Publications de ziad maalouf (560)

Tchad : La liberté de la presse en question

Plusieurs événements récents sont venus remettre en cause la liberté de la presse au Tchad. La condamnation du directeur de publication de Ndjaména Bi-hebdo à une peine d'emprisonnement avec sursis, un projet de loi qui veut serrer la vis, une profession inquiète et qui le fait savoir via une publication interdite de diffusion... L'Atelier des médias a invité les acteurs de la presse et les responsables politiques pour faire le point. Détails à lire et table ronde à écouter dans ce billet.

 

 

 

Un mot tout d'abord pour préciser que c'est l'Institut Français du Tchad qui nous a invités Simon et moi à Ndjamena. Nous avons animé ici pendant deux jours un atelier pratique gratuit avec des confrères ou de futurs confrères. Impossible pour nous, vous le comprendrez bien de passer dans ce beau pays sans tenter d'en savoir plus sur ce qui se trame dans la presse. Sans tenter aussi de recueillir différents sons de cloche. Malheureusement, le ministre de la communication était en déplacement au moment de l'enregistrement de la table ronde mais nous l'avons tout de même rencontré et l'entretien est à écouter ci-dessous.

 

 

Nous étions présents au Tchad quelques semaines après la condamnation du directeur de publication de Ndjamena bi hebdo à de la prison avec sursis et à une forte amende pour diffamation. Les conditions du procès n'ont pas permis de savoir ce qui lui était clairement reproché. Officiellement, les reproches concernaient la publication d'un extrait de pétition contre la mal-gouvernance. Il semble, en fait, que c'est l'éditorial du journal qui publiait cette pétition qui a courroucé le régime. 

 

Une partie de la profession avait réagi rapidement en se mettant en grève et en publiant un Journal des journaux au titre explicite, C'en est assez, qui exprime le ras le bol de la manière dont les pouvoirs publics traitent la presse, ou une partie de la presse. Les auteurs de ce journal éphémère et interdit de diffusion étaient avec nous pour la table ronde.

C'est dans ce contexte extrêmement tendu que le parti au pouvoir, le MPS, a fait savoir qu'il souhaitait réformer la loi régissant la presse. Un projet_de_loi a fuité. Pour les observateurs locaux, il n'y a aucun doute sur son authenticité. Le Ministre de la Communication explique, quant à lui, que ce texte ne vient pas de ses services. Nous revenons dans le débat sur plusieurs aspects de ce texte. Globalement, il est clair que l'objectif de cette nouvelle loi est de serrer la vis et limiter la liberté d'expression dans le pays. Une manoeuvre grossière qui tranche avec le discours habituel du régime tchadien, fier de la liberté de ton de sa presse.

 

Voici les premières lignes du rapport mondial de RSF qui classe le Tchad à la 103ème place sur 179 en termes de liberté de la presse pour 2011-2012.

 

"Le Tchad connait depuis plusieurs années un climat de défiance permanente entre les autorités et une presse privée parfois turbulente ne bénéficiant que d'un tirage limité paraissant surtout dans la capitale. Les menaces et les actes d'intimidation sont fréquents."

 

Les événements des dernières semaines ne font que confirmer cette analyse. Cela étant, le pays ne manque jamais de souligner qu'aucun journaliste n'est emprisonné ici. 

Nos invités pour parler de la situation des journalistes et de la liberté de la presse au Tchad étaient:

 

Geoffrey Touroumbaye, rédacteur en chef de Ndjamena Bi-hebdo. Une publication suspendue depuis deux mois au moment de notre passage à Ndjaména. Son directeur de publication, Jean-Claude Nékim, a été condamné le 18 septembre 2012 à 12 mois de prison avec sursis et à une forte amende.

 

Gata Nder, journaliste, professeur a l'université, chroniqueur politique sur Ndjamena bi-hebdo. Il a coordonné le Journal des journaux publié quelques jours après le jugement condamnant Nékim. Il s'agit du troisième numéro de cette publication qui défend la liberté de la presse. Cette édition a regroupé 13 journaux francophones et arabophones ainsi que 4 organisations professionnelles. Elle dénonce avec des mots très crus la mal gouvernance, les détournements de fonds, les atteintes à la liberté de la presse. Les accusations sont violentes, les mots durs, le ton affirmé, les titres provocateurs : L'impunité pour les nuls, Tchad le retour à la pensée unique, Le declin de la justice tchadienne, Le cimetiere des illusions perdues. 

 

 

Nguérébbaye Adoum Saleh, rapporteur général du Haut Conseil de la Communication HCC, l'autorité administrative et indépendante qui garantit depuis 1994 la liberté de l'information et de la communication et qui joue un rôle de médiation entre les journaliste et le pouvoir. Une institution bien embarrassée par le climat de tension qui règne depuis plusieurs mois au Tchad. Embarrassé aussi par le projet de loi qui circule sur internet et pour lequel son organisme n'a pas été consulté. Parmi les dispositions prévues, il y en a une qui inquiète particulièrement. Elle est relative au statut de journaliste professionnel qui doit justifier, je cite :

"...d’un diplôme supérieur délivré par une école professionnelle de journalisme, à défaut, une licence de l’enseignement supérieur assortie d’une formation professionnelle de deux ans ... dispensée dans une école de journalisme agréée par l’Etat..."

 

Mahamat Moussa Abba, journaliste à la télévision publique, Président de l'union des journalistes tchadiens, une des entités qui ont signés le Journal des journaux

 

Laldjim Narcisse, journaliste, représentant local de Reporters sans frontières, l'organisation de défense de la liberté de la presse qui a été très active pour dénoncer les errements du régime tcahdien quant au respect de la liberté de la presse. Elle est co-signataire et principal diffuseur du Journal des journaux. Elle a dénoncé le projet de loi rendu public sur internet dans des termes extrêmement sévères.

 

Hassan Sylla Bakari, ancien journaliste, Ministre de l'information et de la communication du Tchad

Lire la suite...

Matter. un nouvel accélérateur d'innovation média vient de se lancer à San Francisco.Il est soutenu par la radio publique et par la Knight Foundation. Il attire déjà pas mal d'attention. Marie-Catherine nous livre ses impressions et ses informations sur cette initiative. 

 

 

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

Happy birthday Les Observateurs!

C’est la fête de nos amis et cousins, les observateurs de France 24. Depuis 5 ans Julien Pain et son équipe donnent vie et crédibilité à des vidéos et des photos amateurs du monde entier. Une spécialité qui inspirait le scepticisme il y a encore peu et que développent aujourd’hui tous les grands médias.

Pour fêter cet anniversaire, France 24 a invité quatre observateurs à Paris. Trois d'entre eux étaient dans notre studio cette semaine: Enas de Libyablog, Sanogo de Côte d'Ivoire et Alen qui vient de Shanghai. Ils font partie des contributeurs réguliers du site et de l'émission Les Observateurs de France 24.

 

C'est un hasard mais la semaine où Les Observateurs ont fêté leurs 5 ans, Julien Pain a été victime d'une usurpation d'identité. Voici le récit qu'en a fait Julien sur son site

 

L’histoire serait drôle si elle n’était sordide. J’ai reçu, vendredi dernier, l’appel d’un homme qui m’a dit tout de go : "C’est vous qui m’envoyez des menaces par e-mail ?", puis a poursuivi en précisant : "C’est à propos de la vidéo de moi tout nu". Intrigué, j’ai poursuivi la conversation et reconstitué la mésaventure vécue par cet homme.

Il s’avère qu’un "brouteur", un Ivoirien spécialiste de l’arnaque sur Internet, tente de se faire passer pour moi afin d’extorquer de l’argent à des internautes crédules. L’affaire est assez bien montée. Une soi-disant jeune fille établit le contact avec sa future victime sur un site communautaire, dans cette affaire Badoo.com. Une fois le poisson ferré, elle lui propose de continuer la discussion par webcam. Un chat s’engage et l’arnaqueur fait monter le thermomètre en faisant visionner à l’internaute - appelons le Robert - une vidéo pornographique. Robert s’excite, se déshabille et je vous passe la description de la suite. Ce qu’il ignore, c’est que l’image de sa webcam est enregistrée par le brouteur.

Le brouteur pourrait se contenter de demander de l’argent en échange de la restitution des images. Mais le chantage est plus pernicieux. Pour lui soutirer de l’argent, l’arnaqueur reprend contact avec Robert en usurpant une identité, afin vraisemblablement de rendre ses menaces crédibles. C’est là que j’interviens…

Voici donc le message envoyé à Robert par "Julien Pain" de FRANCE 24.

 

Ce mail reprend des éléments graphiques d’une newsletter de FRANCE 24.

Dans un jargon pseudo-juridique, il est intimé l’ordre à la victime de supprimer d’Internet la vidéo filmée au travers de sa webcam. L’internaute, paniqué et pensant que la vidéo a fuité sur le Net, envoie alors un message pour s’expliquer. Avant de m’appeler, Robert avait d’ailleurs répondu au mail de "Julien Pain", envoyé d’une adresse france24@yahoo.fr, et avait reçu en retour un numéro de téléphone ivoirien. Je n’ai pas pu résister, j’ai appelé ce numéro et eu la chance de pouvoir parler… à "Julien Pain". Voici l’enregistrement de cette conversation ubuesque.

 

Pendant la conversation téléphonique, l’arnaqueur me confirme qu’il est bien Julien Pain, journaliste à FRANCE 24. Alors que je me fais passer pour Robert, il entre ensuite dans une explication alambiquée sur les raisons pour lesquelles il m’a contacté. La vidéo compromettante serait sur le point d’être mise sur Internet et lui seul pourrait empêcher cette diffusion. Il me confirme d’ailleurs que, si je ne suis pas ses instructions, les images passeront également sur FRANCE 24. Il termine la conversation en me demandant de lui envoyer sous les plus brefs délais 250 euros pour qu’il puisse acheter une carte de télécommunications "prépayée" et régler ainsi cette affaire.

 

C’est l’histoire d’un propriétaire aux méthodes mafieuses qui voulait déloger les squatteurs de son nouveau pavillon. Dimanche 25 juillet, il est arrivé avec une bande de "gaillards" encagoulés qui ont mis à sac la

maison située dans la ville de Montreuil, en banlieue parisienne. Une
scène que les voisins

se sont empressés de filmer…
Lire la suite...

Cette semaine Francis Pisani est allé près de Paris à la conférence LeWeb. C'est un des événements les plus importants de l'Internet en Europe. Francis y a apprécié plusieurs choses et y a découvert l'application TaxiBeat, une application qui facilite la mise en relation de taxis et de clients.


Chaque semaine, Francis Pisani chronique les évolutions et révolutions de la société numérique dans l'Atelier des médias. Il vient d'effectuer un voyage autour du monde que vous pouvez découvrir ici et sur son blog 
Winch5 etv son compte twitter

Lire la suite...

J'ai visité l'Institut du futur

Marie-Catherine Beuth a visité avec ses camarades Knight Fellows, l'Institute for the future (IFTF). Il s'agit d'un organisme à but non lucratif qui tente d'anticiper les évolutions du monde dans le futur. Il est opportunément situé au coeur de la Silicon Valley, un des lieux où notre présent a été construit par le passé...

Vous pourrez, d'ici quelques jours, lire un billet de Marie-Catherine sur ce thème. En attendant, n'hésitez pas à écouter et partager cette chronique audio.

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

Cette semaine Francis Pisani est allé en Wallonie pour participer à un "Démo Day", un jour de démonstration organisé par NestUp, un incubateur de Start Up belge. Notre sage numérique a été fasciné par les entreprises qu'il a découvertes et il est allé jusqu'à dire que son voyage en Wallonie valait celui qu'il a effectué récemment à Singapour.

Chaque semaine, Francis Pisani chronique les évolutions et révolutions de la société numérique dans l'Atelier des médias. Il effectue en ce moment un voyage autour du monde que vous pouvez suivre ici et sur son blog Winch5 etv son compte twitter

Lire la suite...

Le Hacking : une Renaissance façon 21ème siècle?

Quelle injustice! Quand on parle des hackers, ces bidouilleurs informatique, on pense au détournement, au piratage, aux virus et à toutes sortes de comportements illégaux. Pourtant le hacking est bien plus que cela. On lui doit les plus belles entreprises, les technologies les plus utiles. Apple, la plus importante capitalisation boursière au monde, les jeux vidéo, première industrie culturelle de la planète et l’internet, un réseau qui représente 20% de la croissance économique mondiale sont des enfants du hacking. Sans parler tout simplement du micro ordinateur. Vous en doutez? Un livre, un ebook, retrace cette histoire incroyable du 21ème siècle. Hackers : bâtisseurs depuis 1959, publié par Owni et signé Ophélia Noor et Sabine Blanc. Elles sont nos invitées cette semaine.


 

Depuis trois ans, Ophélia Noor et Sabine Blanc suivent le dossier du hacking pour Owni. On leur doit une couverture fort utile, car rare, de ce mouvement en Europe et dans le monde. C'est également grâce à elles que des évènements comme le HackThePress et l'OpenBidouilleCampont pu voir le jour.

 

Dans cet ouvrage, elles s'efforcent de retracer l'histoire du hacking dont elles placent, "arbitrairement" le commencement à la fin des années 50 au MIT. Elles rappellent, par ailleurs, les liens entre ce courant de pensée et l'émergence des technologies qui ont changé le visage du monde: l'ordinateur personnel, l'Internet, l'opensource, les FabLab...

Vous pouvez, en cliquant sur ce lien, lire les 18 premières pages du livre. Vous pouvez devez aussi vous rendre sur le site d'Owni pour l'acheter. Son caractère numérique en fait une mine de liens intéressants ou essentiels pour mieux connaître le hacking ainsi que les organisations et courants culturels qui en découlent.

 

 

Lors d'une récente conférence TED, l'excellent Andrew Blum terminait en citant cette phrase "les gens câblés ont devoir de s'y connaître en câbles". A la fin de la lecture du ebook d'Ophélia et Sabine, on finit par se demander si, dans un monde "hacké", on n'a pas intérêt à mieux connaître l'histoire du hacking, cette Renaissance discrète mais efficace façon 21ème siècle.

 

Ci-dessous, vous trouverez le texte de présentation du ebook posté sur Owni

______________________

 

Aujourd’hui, la porte d’entrée grand public dans l’univers des hackers, ce sont les reportages racoleurs au JT de 20 heures sur les “vilains-pirates-chinois-qui-en-veulent-à-votre-CB”. Hackers = vilain, et puis c’est tout. Ces mêmes JT seront aussi diffusés en replay sur Internet. En toute contradiction.

Car sans les hackers, il n’y aurait pas d’Internet. Il n’y aurait pas d’ordinateur non plus. Avant d’en arriver à nos PC connectés à 5 megabits/seconde, il y a un demi-siècle d’histoire du hacking.Stricto sensu, le hacking n’est rien d’autre que l’usage créatif des techniques, l’art de démonter les systèmes – hacker signifie mettre en pièces en anglais – pour mieux en reconstruire d’autres, en fonction de ses envies, ses besoins, son simple plaisir. Autrement dit, sous le clavier de Jude Milhon, “St. Jude”, patronne des hackers, morte en 2003 :

 

Le contournement intelligent des limites imposées, qu’elles le soient par votre gouvernement, vos propres capacités ou les lois de la physique.

 

Si la littérature sur le domaine n’est pas inexistante, elle est malheureusement trop souvent en anglais. Il faut lire Hackers: Heroes of the Computer Revolution, l’ouvrage référence de Steven Levy, pour se plonger avec délice dans les prémisses du hacking moderne, au Massachusetts Institute of Technology, le prestigieux MIT. Une histoire qui commence dans un club de modèle réduit de train, à une époque où les ordinateurs font passer le bahut normand de grand-maman pour une table de chevet.

Nous ne parlons pas que de technique dans notre eBook. La richesse extraordinaire de ces gens ingénieux est indissociable d’une éthique : libre accès aux machines et au code, liberté de l’information, et donc partage des connaissances, éloge du code comme véritable art, primauté de l’horizontalité contre la pyramide hiérarchique, des actes et non des grands discours incantatoires, ce qu’on appelle la do-ocracy.

Historiquement centrés sur le logiciel, le software, les hackers exercent maintenant aussi leur curiosité et leur inventivité sur les objets, le hardware. Les années 2000 sont celles d’un retour au physique, avec l’explosion des lieux de travail collaboratifs qui gravitent autour de cette sphère : hackerspaces, makerspaces, fab labs, etc. Récemment, on observe même un effet de mode autour du DIY, le do-it-yourself, “faites-le vous-même” : il suffit de bidouiller trois LED et une imprimante 3D pour se revendiquer hacker.

De la cave au Parlement européen

En soi, le hacking est donc éminemment politique, au sens noble du terme, qui renvoie étymologiquement à l’organisation de la cité : il est un pied de nez permanent aux systèmes fermés et oligarchiques, toutes tentatives de confiscation du savoir. Ces “sorcières” modernes, pour reprendre l’expression de l’e-zine underground Phrack, sont prises en chasse dès les années 70, et la chasse s’intensifie au fur et à mesure qu’un écosystème se développe autour de l’informatique et de l’Internet. En face, la communauté se mobilise, “l’hacktivisme” se structure, avec par exemple la création de l’Electronic Frontier Foundation (EFF) en 1990.

Politisés, certains hackers sont carrément entrés dans la danse politique “classique”, avec le Parti Pirate, né de la lutte du site de téléchargement The Pirate Bay. Somme, c’est un système qu’on peut bidouiller comme un autre, nous l’avait expliqué l’élu berlinois Pavel Mayer, proche du Chaos Computer Club, l’influent collectif allemand :

La machine politique du Parlement a des boutons, des leviers, que vous pouvez contrôler, vous devez comprendre ce qui se passe si vous les actionnez. On modifie la machine quand on sait exactement comment elle fonctionne.

En théorie, l’esprit du hacking s’applique à tout domaine. Mais le système politique, coriace, se laissera-t-il détourner ? À moins que ce ne soit lui qui hacke les hackers…


Voir le diaporama de l’ebook, ici. Photographies par Ophelia Noor.
“Hackers, bâtisseurs depuis 1959.” (105 pages, 4,49 euros) est disponible au format “epub” sur Immatériel, la FNAC (Kobo) et Amazon (Kindle), ainsi que sur OWNI Shop au format .PDF etepub, sans marqueur ni DRM.

Lire la suite...


Par Marie-Catherine Beuth

La présidentielle américaine de 2012 devait être "la première élection Twitter", portée par une maturité nouvelle des réseaux sociaux. Au lendemain de ce scrutin, qui a prolongé le bail des Obama à la Maison Blanche, il est temps de regarder comment les médias sociaux ont participé à cette élection. 

A7EiDWcCYAAZT1D.jpg
"Four more years". Le tweet de la victoire, posté par Barack Obama, s'est imposé en quelques instants comme le tweet le plus retweeté de l'Histoire. A peine publié, les compteurs sont rapidement montés à plus de 200 000 retweets. Il flirte désormais avec plus du triple de partages. La journée du 6 novembre a été marquée par un autre record pour Twitter, qui a recensé plus de 31 millions de messages liés à l'élection américaine postés sur la plateforme pendant la journée. Une grande partie de ces messages indiquait "a voté".
Ce record est juste une des preuves que les réseaux sociaux ont surtout permis à tout un chacun de donner son avis sur le scrutin. Tumblr a ainsi enregistré un record de publications, avec 170 posts par seconde. Petit peuple et people ont été égaux devant les outils numériques : les célébrités ont allègrement utilisé Twitter pourmobiliser leurs followers ou exprimer leurs réactions une fois le vote plié.

Lire la suite sur le blog de Marie-Catherine et écouter la version audio ci-dessous

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

Arte Radio: 10 ans de créativité sonore

Cette semaine, l'Atelier célèbre à sa manière le dixième anniversaire d'Arte Radio. Nos guides sont Silvain Gire, fondateur, Thomas Baumgartner, compagnon de la première heure et ex-numéro 2 de Silvain ainsi que Delphine Saltel qui a signé une quarantaine d'oeuvres depuis 2003. Un dossier réalisé avec Céline Develay Mazurelle et Simon Decreuze.


C’est l’histoire d’un pari. Nous sommes en 2002. Il y a 10 ans. 10 ans c’est une fraction de seconde à l’échelle de la vie. Une éternité à celle de l’internet. Sous l’impulsion de Jérôme Clément, alors patron d’ Arte et d’Alain Johannes, journaliste visionnaire décédé il y a peu, la chaîne de télé culturelle franco-allemande lance sa radio. Elle confie le projet à un duo assez improbable. Silvain Gire, alors 38 ans, journaliste radio passé par France culture et Christophe Rault, 23 ans, jeune ingénieur du son, à peine sorti d’école, formé au cinéma.

Le premier visuel d'Arte Radio en 2002 (source)


Une télé qui lance sa radio sur internet. C’est une drôle d’idée qui ne manquera pas d’inspirer les sceptiques, les critiques, les puristes en tous genres. Et pourtant, 10 ans après, alors qu’Arte Radio fête ce vénérable anniversaire, (c’est un ailleul pour tous les projets internet), non seulement la radio d’Arte vit encore mais elle a accumulé les prix, 3 Europa, un Italia, 1 Phonurgia nova. Des distinctions peu connues, aux noms étranges et pourtant les plus belles que l’on puisse rêver d’avoir quand on fait de la radio.

Et c’est là que la logique s’inverse. Car Arte Radio n’est pas seulement un pari réussi, c’est devenu une des références mondiales de l’art radiophonique. Dignes successeurs de Yann Parenthoen, frères de l’ACR, l’atelier de création radiophonique, ses concepteurs et ceux qui les ont rejoints, Thomas Baumgartner, Arnaud Forest et Samuel Hirsch, sont allés contre tous les courants, et notamment celui qui voulait qu’internet soit un mouroir pour la qualité, la précision, les médias plus anciens.
L’œuvre est là : plus de 1600 créationsdocumentaires, fictionsreportageschroniques. Autant d’écritures différentes mais ayant toutes en commun : un son léché, travaillé, recherché. Une orchestration audacieuse, sans commentaires. Depuis 10 ans, Arte fait une radio originale qui mérite bien une émission spéciale non ?

Quelques liens qui reprennent l'histoire d'Arte Radio sélectionnés par Céline Develay Mazurelle:

La Gaité lyrique pour les 10 ans choisit tous les mercredis un son dans les archives d'Arte Radio

Le dossier de Syntone autour de l'anniversaire d'Arte Radio.

Un portrait de Mehdi Ahoudig sur Syntone

L'historique de la radio avec les noms des personnes qui ont façonné l'histoire d'Arteradio (Rault, Joannes, Gire, Baumgartner...) 

Entretien avec de Silvain Gire 

Hommage à Alain Joannes sur Obsweb

Le blog d'Alain Joannes

Interview de Thomas Baumgartner par Saooti

Une analyse sur le côté autobiographique par Christophe Deleu

Entretien avec Silvain Gire

Comment se voir refuser son projet? Editorial agacé de Silvain Gire

 

Les sons à découvrir sélectionnés par Céline Develay Mazurelle (+ ziad et simon)

 

L'histoire, les premiers sons:

-Arte Radio à 10 semaines 

-Outrageons la marseillaise 

-Manifeste radio 

-Mon son préféré 

-Chanson Yaourt 

-Arteradio rejoint le Creative Commons  

 

Auto fictions- bio sonores et documentaires au long cours:

-Le journal de prof de Delphine Saltel (en 2003) 

-Bonne conduite. je passe mon permis par Frederique Pressman: 

-Série Psychoses: Agathe, schizophrène en consultation psy par Claire Hauter 

-Ma grand mère fait de la radio par Charlotte Bienaimé

-Le grand doc de Mehdi Ahoudig Qui a connu Lolita? Primé par le prix Europa

Prise au nid par Delphine Saltel

Le club d'essai, une radio libre en 1946 par T. Baumgartner
L'expérimentation sonore et les matières sonores:

-Anton Mobin et ses expériences sonores, ici sur les emballages 

-Anton Mobin et l'OUlipo 

-Jeanne Robet et les archives de "Photosonor" 

-Jeanne Robet et une cassette trouvée 

-Thomas Baumgartner Son dit

-Thomas Baumgartner et son Micro-trottoir universel

 

La belle fiction :

-Le Bocal de Mariannick Bellot, une fiction multiprimée et au long cours

-Comme un pied de Mariannick Bellot, prix Europa 2011 et Italia 2012 (une fiction autour du foot) 

-La série JO 2012 par Silvain Gire : 

-Une fiction de Silvain autour des commentaires du web : 

 

Les délires éditorialisés autour de l'actualité

Très très drôle, le Artesarko.com (écouter plus pour gagner plus!!!)

Une radio qui cogne pour une France qui gagne

Très beau son de chorale en Afrique

 

Lire la suite...

Crise de la presse : même Superman jette l'éponge !

Par Marie-Catherine Beuth

La nouvelle, pour le moins historique, a poussé plusieurs de mes confrères Knight à organiser une expédition chez le marchand de comics le plus proche : Clark Kent, alias Superman, a, à son tour, perdu confiance dans l'avenir de la presse !

Dans le dernier numéro (#13) de l'illustre BD, l'homme d'acier jette l'éponge et démissionne de son poste au Daily Planet, le quotidien dans lequel il officiait sous l'alias de Clark Kent depuis la fin des années 30.

Le coup d'éclat de Clark Kent a lieu au Galaxy Broadcasting building, "domicile du journal Daily Planet et de son édition numérique", souligne le scénario. Le jeune journaliste se fait sermonner par son rédacteur en chef, qui réclame des nouvelles de Superman. Ce dernier se met alors à questionner les choix éditoriaux de sa hiérarchie, qu'il accuse de "ne plus savoir identifier l'information" avant de dénoncer leurs derniers reportages - copié-collé des briefings de la Maison Blanche, histoires d'enfants cachés de people et autres services commandés.

Son patron affirme de son côté que "la presse est un média agonisant" qui ne peut résister que si elle offre aux lecteurs ce qu'ils veulent. Tant pis si c'est "une Une sur une star de la téléralité".

Lire la suite sur le blog de Marie-Catherine et écouter la version audio ci-dessous

 

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

Quand l'Atelier rencontre le LabDavanac

Pour la deuxième année consécutive, l'Atelier des médias s'est délocalisé pour aller rendre visite à Damien Van Achter à Eghezée, près de Namur en Belgique. L'occasion de faire connaître ses MasterClass et son LabDavanac, une école du journalisme pas comme les autres.

 

Le métier de journaliste, même s'il ne varie pas dans ses fondamentaux, évolue chaque jour dans ses techniques de production de diffusion, de travail. Libre à chacun de suivre, ou pas, la dernière tendance, de tester ou pas les derniers outils. Libre à chacun aussi de comprendre, faute d'utiliser, Facebook, Twitter, Storify, Wordpress, Tumblr et mille autres outils qui facilitent la vie du journaliste mais prennent aussi beaucoup de temps.

Chacun donc est libre de choisir mais quand on parle de formation initiale, d'écoles de journalismes, de masters, d'IUT, les enjeux ne sont pas les mêmes. Depuis deux ans, Damien Van Achter, alias Davanac a monté le Labdavanac à destination des élèves de l'école IEHCS de Bruxelles. Le Labdavanac c'est une série de ‘’masterclass’’ pour former, sensibiliser, ouvrir les yeux des futurs journalistes face aux nouvelles technologies. Les surentraîner aussi aux réseaux et aux outils numériques. L'an dernier nous avions enregistré une émission sur le BD-journalisme lors de ces masterclass. Pour les masterclass 2012 nous avons choisi de donner la parole au chef d'orchestre Damien Van Achter et à ses élèves. 

 

Les projets défendus sur KissKissBankBank par les élèves de Damien présents lors de notre passage

 

En France, l'homosexualité est dépénalisée depuis 30 ans, permettant à une génération de ne plus être culpabilisée pour son orientation sexuelle. Aujourd'hui, la France envisage l'autorisation du mariage entre personnes du même sexe, témoignant de l'évolution des mentalités. Pourtant, pour de nombreux jeunes, faire son coming-out reste un véritable combat. Ils sont encore nombreux à craindre la réaction de leur entourage et parfois à raison, puisque certains d'entre eux se retrouvent rejetés par leurs proches et livrés à eux-mêmes suite à cette confession. Lire la suite et soutenir

 

Courgettes pas assez grosses? On jette! Tomates périmées? On jette! ? Salade défraichie? On jette! En Europe, presque 50% des fruits et légumes sont gaspillés au cours de la production, du transport et de la distribution. A quoi sont dues ces pertes? Que deviennent-elles? Comment les éviter et les réutiliser?

Ce gigantesque gâchis a lieu à chaque étape de la chaîne de production et de distribution alimentaire. Pour des raisons diverses, tous les maillons de la chaîne jettent une quantité plus ou moins grande de fruits et légumes. Des aliments qui sont pourtant toujours propres à la consommation. Il y a des problèmes de transport, de conservation, d’emballage, etc. Mais aussi et surtout une logique de vente et de consommation qui pousse au gaspillage et influe sur tous les acteurs de la chaîne. Une logique qui provient de la mentalité des consommateurs, des pratiques des producteurs, et enfin, des législations imposées à ceux-ci. Lire la suite et soutenir

 

Happenings festifs, performances exhibitionnistes, "vandalisme" artistique,... Voïna est un collectif artistique protestataire à vocation politique qui exploite toutes les formes possibles d'art pour se faire entendre. La contestation en Russie ne se résume pas qu'aux prestations des Pussy Riot. Ce collectif de punkettes féministes n'est qu'une partie visible de l'iceberg. Les artistes de Voïna sont actifs anonymement depuis 2005 et luttent publiquement contre le régime depuis l'élection de Dimitri Medvedev en 2008. La plus célèbre de leurs actions est celle de "La bite prisonnière du FSE". Lire la suite et soutenir

Lire la suite...

Grâce à son voyage en Asie, dans le cadre de #Winch5, Francis Pisani a découvert plusieurs réseaux sociaux dont le modèle repose sur la qualité des relations et non sur la quantité. Il existe par exemple un réseau coréen, Between,  qui met en relation de deux personnes (un couple en général). 

Francis analyse cette tendance et la met en perspective dans cette chronique à écouter dans le lecteur ci-dessous.

 Écoutez la chronique (5 min. et 53 sec.)



Chaque semaine, Francis Pisani chronique les évolutions et révolutions de la société numérique dans l'Atelier des médias. Il effectue en ce moment un voyage autour du monde que vous pouvez suivre ici et sur son blog Winch5 etv son compte twitter

Lire la suite...

"2012, l'élection Twitter", clament les médias américains. Et c'est vrai, chaque débat de la campagne présidentielle américaine ne prend vraiment que toute sa saveur lorsque je lis mon fil Twitter en parallèle. Dans ce contexte, ignorer les médias sociaux pour un journaliste, semble plus obsolète que jamais.

A point, l'entreprise de communication Cision vient de publier, en partenariat avec l'université de Canterbury, une étude sur les pratiques et points de vue des journalistes sur les médias sociaux. Menée auprès de près de 3600 journalistes, elle révèle que les journalistes canadiens sont les vrais champions des réseaux sociaux.

Que leur vaut ce titre ? Ceux sont les journalistes qui utilisent le plus les médias sociaux et les intègrent le plus dans leurs pratiques professionnelles, selon Cision. Ils ont aussi la meilleure connaissance de ces supports. 79,9% d'entre eux utilisent Twitter, devançant de peu le Royaume-Uni (79,4%) et les Etats-Unis (77%). Les journalistes américains préfèrent le réseau social professionnel LinkedIn, utilisé par 85,8% des sondés.

Lire la suite sur le blog de Marie-Catherine et écouter la version audio ci-dessous

 

Écoutez la chronique ( 5 min. 00 sec.)

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

La radio face à la révolution numérique

La semaine dernière, Paris accueillait pour la deuxième fois la rencontre Radio 2.0. L'Atelier s'est associé aux organisateurs pour une table ronde spéciale Radio et interactivité avec les audiences. L'occasion de faire le point sur la manière dont le média radio négocie le virage numérique. Compte-rendu et enregistrement audio dans ce billet.

 

 

Quel type d’engagements, d’implications, de relations, de discussions la radio peut-elle proposer à ses auditeurs et utilisateurs en ligne? Plus généralement, de quelle manière la radio est confrontée aux nouvelles réalités numériques? Quelles sont ses faiblesses, ses avantages face à l'internet? Au sein de l'internet? 

Carel Pedre (source)

 

À l’heure du participatif, de la conversation avec les publics à travers les réseaux sociaux. A l’heure de la télé connectée et ses téléspectateurs qui conversent, commentent, critiquent le programme en parallèle sur Twitter, Facebook et ailleurs? Qu’en est-il de la radio? La radio sur le web, dans un navigateur, en vidéo, la radio par internet avec des lecteurs, des applications, des podcasts ?

 

Une vue en contre-jour de la table ronde (merci @GillesBruno)

 

La radio a-t-elle besoin de créer de nouvelles relations avec ses audiences? Si oui pourquoi et comment? Nous en avons parlé avec nos invités à l'occasion de Radio 2.0 2012 Paris.

 

Joel Ronez, Directeur des nouveaux médias de Radio France 

Laurent Guimier Directeur de l'information numérique du pôle news de Lagardère Active. Fondateur de l'émision Des clics et des claques #DCDC

Carel Pedre, présentateur télé et radio à Haïti (blog)

Yann Oger, Directeur des radios du groupe Ouest France (Hit West)

Ndiata Kalonji, Président et co-fondateur de Saooti

Venus Jennings Spécialiste Programme à l'UNESCO

 


Écoutez l'enregistrement (68 min. et 35 sec.)

Un exemple de l'émission des clics et des claques animée par Laurent Guimier en 2011-2012

Des clics et des claques - 08/02/2012 par Europe1fr

 

Lire la suite...

Circa, une application pour grignoter l'information

Cette semaine, Marie-Catherine partage la découverte d'une application qui vient de se lancer. Dans le cadre de son année à Stanford, elle s'intéresse de très près à la manière de consommer l'information et aux solutions innovantes dans le domaine.

 

Extrait du billet publié sur son blog avec le même titre

L'idée m'est venue au rayon lait : la personnalisation de l'information devrait s'inspirer du nombre étonnant d'options qu'offre le monde alimentaire. Ici, le lait s'achète avec lactose, sans lactose, entier, demi-écrémé, écrémé à 4%, 2%, 1% ou totalement, dopé à la vitamine D ou pas.... Il semble impératif d'adresser tous les besoins possibles, plutôt que d'accepter que certains renoncent au lait. 

Si on file la métaphore alimentaire, les médias pourraient aussi se pencher davantage sur le contrôle de portions - une notion essentielle à mon projet en tant que Knight fellow. La technologie et le Web poussent les rédactions à produire toujours plus, alimentant une infobésité collective, bien que plus d'informations n'est pas forcément synonyme de plus de connaissances.

Cette semaine s'est lancée une nouvelle application de personnalisation de l'information qui résout partiellement ce problème : Circa. Circa a été cofondé par Ben Huh, le créateur de l'encyclopédie de LOLcatz "I Can Has Cheezburger", Matt Galligan, fondateur de SocialThing et SimpleGeo, et Arsenio Santos - et est financé par une belle assemblée d'investisseurs. (

Vous pouvez lire la suite du billet et écouter la chronique audio ci-dessous.

 

Écoutez la chronique + le Off (8 min. et 28 sec.)

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

De nouveaux modèles pour l'éducation #winch5

De retour d'une Masterclass de #LabDavanac, Francis a souhaité nous parler de nouveaux modèles d'éducation. Il prend l'exemple d'un jeune Russe, Yury Lifshits, qui a monté un espace de co-working à Saint Pétersbourg et qui souhaite étendre ce modèle à l'enseignement supérieur. 

Vous pouvez écouter la version audio de cette chronique ci-dessous ou lire les compte-rendus du voyage de Francis Pisani autour du monde sur son blog

 

 Écoutez la chronique et le OFF (11 min. et 28 sec.)



Chaque semaine, Francis Pisani chronique les évolutions et révolutions de la société numérique dans l'Atelier des médias. Il effectue en ce moment un voyage autour du monde que vous pouvez suivre ici et sur son blog Winch5 etv son compte twitter

Lire la suite...

Difficile d'innover au Japon ! #winch5

En s'appuyant sur l'exemple de NTT-Docomo, Francis explique pourquoi il est difficile d'innover au Japon et, particulièrement, pour les grandes entreprises. Cette chronique est issue du voyage Winch5 autour du Monde, des innovations et des réseaux sociaux que Francis vient de terminer.

 

La chronique audio est à écouter ci-dessous. Vous pouvez aussi retrouver le récit de Winch5 sur le blog de Francis. Dans la foulée de la chronique, vous pouvez écouter les réflexions de Francis quant au déclin du Japon et de l'Europe.

 Écoutez la chronique et le OFF (9 min. et 39 sec.)



Chaque semaine, Francis Pisani chronique les évolutions et révolutions de la société numérique dans l'Atelier des médias. Il effectue en ce moment un voyage autour du monde que vous pouvez suivre ici et sur son blog Winch5 etv son compte twitter

Lire la suite...

Stanford : l'esprit d'entreprise cultivé en amphi

Dans cette chronique américaine hebdomadaire, Marie Catherine analyse la manière dont l'esprit d'entreprise est insufflé aux étudiants dans la Silicon Valley.

 

Extrait du billet publié sur son blog avec le même titre

"Tu travaillerais pas sur une start-up, toi ?". La réponse a fusé, jeudi matin, en plein cours de storytelling à la d.school, l'institut du design de Stanford. Un étudiant a profité de la projection d'une vidéo en classe pour interpeller ses pairs sur le genre de format pubs qu'ils auraient préféré à l'immonde bannière qui a interrompu notre visionnage. La réplique immédiate de l'instructeur a fait rire l'assemblée et cessera sans doute de m'émouvoir dans quelques mois.

En attendant, je reste sidérée par les encouragements méthodiques adressés par l'université à direction de ses étudiants pour se lancer dans la folle aventure del'entrepreneuriat. C'est peut-être un des secrets du succès de la Silicon Valley et qui explique pourquoi -  du Silicon Sentier au Silicon Bosphorus en passant par le Silicon Roundabout et le Silicon Wadi - il ne suffit pas d'assembler en un lieu start-ups, investisseurs et universités pour répliquer la réussite de la Valley. (lire la suite)

Pour tout savoir de la position de Marie-Catherine et profiter de la version off, écoutez la chronique dans le lecteur ci-dessous. 

Écoutez la chronique + le Off (8 min. et 28 sec.)

Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est en ce moment Knight Fellow à Stanford aux Etats-Unis. Elle est l'auteure du blog 
Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

Lire la suite...

Safirlab est un programme lancé cette année par l'Institut Français, voulu par le ministère français des Affaires étrangères. Il a pour objet de séduire une cinquantaine de jeunes du monde arabe porteurs de projets, leader d’opinions, futur décideurs, en les invitant en France pour leur proposer une formation et des rencontres ciblées. La première session s’est tenue à Paris du 24 septembre au 5 octobre 2012.

Retour sur cette expérience avec 5 des 44 jeunes invités originaires de Libye, de Tunisie, du Maroc, de Jordanie et d’Egypte. Tous portent un projet média, il répondent à nos questions dans la table ronde à écouter ci-dessous.

C'est Alain Juppé, successeur de la maladroite Michèle Alliot-Marie au MAE, qui a voulu Safirlab. L'idée était d'établir de nouvelles relations avec la jeunesse qui avait fait vaciller les dictatures de la rive sud de la Méditerranée. Un tournant pour une diplomatie qui, trop longtemps, avait préféré entretenir des relations avec les pouvoirs vieillissants et corrompus et bouder la société civile et les forces de changement. Une manière aussi de se racheter et de courtiser celles et ceux qui veulent construire un monde arabe nouveau, dynamique, innovant. 

La coordination et l'organisation de Safirlab ont été confiées à l'Institut Français, CFI avec le partenariat de l'Université Paris-Dauphine.

 

Le programme SafirLab a été conçu également dans l'esprit de l'International Visitor Leadership Program de l'Etat américain. La version anglo-saxonne est une institution mondialement connue. Elle a été lancée il y a 72 ans et fait venir environ 5000 personnes par an aux Etats Unis.

Vous pouvez écouter l'entretien que nous ont accordé cinq invités (détails ci-dessous) de Safirlab dans le lecteur ci-dessous. Merci à Lama Azab pour la traduction.


Écoutez la table ronde (42 min. et 40 sec.)

 

 

Reem Eltaib (au micro ci-dessus), 24 ans, co-fondatrice de Radio Tram à Alexandrie en Egypte. Son projet : Renforcement de sa web-radio par et pour les jeunes d'Alexandrie.

 

Montasser Drissi (ci-dessus), 20 ans, étudiant à l'École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech, Section Graphisme. Son projet : Aider les activistes (Mouvement du 20 février + ONG) à mieux utiliser les médias numériques.

 

Nadia Bseiso  (ci-dessus), 27 ans, Jordanienne, photographe. Son projet : Produire une exposition sur les conditions de vie des femmes immigrées dans les usines textiles implantées dans les zones économiques spéciales de Jordanie

 

Olfa Riahi (ci-dessus), journaliste et animatrice radio sur iFM à Tunis. Son projet : Création d’une radio sur le créneau information et culture avec un espace web pour débats liés aux grands enjeux de la région.

 

Rida Aghel (ci-dessus), 28 ans, Libyen, Rédacteur en chef de l'hebdomadaire libyen Tripolis hebdo papier libyen. Son projet : Développer l'édition papier du journal Tripolis et créer une édition Web. 

 

(Disclosure-Déclaration d'intérêt) J'ai fait partie des personnes consultées pour la conception et l'organisation de Safirlab. Je l'ai fait de manière bénévole et gratuite. Je n'étais pas certain d'y consacrer une émission mais la rencontre avec les jeunes porteurs de projets média m'a convaincue de l'importance de parler de cette initiative très peu médiatisée. Ce n'est d'ailleurs pas sans émotion que le matin du 24 Septembre 2012, je me suis rendu à l'université Paris Dauphine afin d'assister à la journée inaugurale du programme Safirlab. Le passage de l'idée à la réalité a été très impressionnant.

 

Crédit photos: Max Court (Merci!!!!!)

Lire la suite...