Publications de Steven Jambot (12)

Philippe Merlant est journaliste et formateur. Depuis deux ans, il s'essaie à un exercice nouveau : la conférence gesticulée. Seul sur scène, il s'interroge sur les raisons de la désaffection du public pour les médias et la proximité entre le  « système médiatique » et le pouvoir politique. Un spectacle en forme d'enquête où le journaliste s'appuie sur l'histoire des médias, des exemples récents de la presse française et son expérience personnelle.


En octobre 2014, Philippe Merlant a été invité à présenter son spectacle, « Le mystère du journalisme jaune », aux Assises internationales du journalisme et de l'information, à Metz. Je l'ai rencontré à cette occasion pour l'Atelier des médias.

Ce spectacle permet au public de découvrir les coulisses de l’information. Les spectateurs sont amenés à participer, créant un lieu d’échange. Philippe Merlant contribue ainsi à la réconciliation des citoyens avec leurs journalistes par la compréhension des contraintes de la profession et des responsabilités de chacun, public compris.(Les Indignés du PAF, Mediapart)

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Disquaires a Gaborone

(De Gaborone et Francistown – Botswana) Au Botswana, il en est des produits culturels comme des biens de consommation : la plupart d’entre eux sont importés d'Afrique du Sud.

Dans le centre-ville de Gaborone, les étalages des disquaires de rue sont remplis de CD d’artistes sud-africains comme Malaika ou des stars américaines de la chanson. Il ne reste que peu de place pour les auteurs botswanais. Pour les livres et le cinéma, c’est la même chose.

Les principaux acteurs du marché estiment que, tous secteurs confondus (livre, disque, cinéma, art, etc.), près de 80% de la production et des ventes sont étrangères :
  • sur ce qui est importé, l’Afrique du Sud pèse pour une bonne moitié.
  • le reste vient principalement des États-Unis et des autres pays anglo-saxons.
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(De Gaborone, Botswana) « U-B », comme on l'appelle ici, est la principale université du Botswana. Dans un pays en pleine croissance, les formations essaient de s'adapter et de s'ouvrir à l'international. Rencontre avec Leapetswe Malete, directeur des partenariats internationaux de l'Université du Botswana.


Nous nous sommes rendus sur le campus de « UB », comme on l'appelle ici. C'est la principale université du pays. Avec ses airs de campus américain, elle accueille 15 000 étudiants en plein cœur de la capitale, Gaborone.


D'où viennent les étudiants qui étudient à UB ?


La plupart sont du Botswana. Seuls 4 % sont étrangers. Beaucoup viennent des pays d'Afrique australe mais nous en avons aussi qui viennent d'Europe (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Finlande, ...), des États-Unis, du Japon et dans le futur – espérons-le – de Chine et de Corée du Sud. Actuellement, nous n'avons qu'un seul étudiant sud-africain. C'est peu comparé aux années 80 et 90, à l'époque de l'apartheid, où ils représentaient 5 à 10 % de nos effectifs. Certains d'entre eux n'avaient pas accès à des hautes études ou aux formations qu'ils souhaitaient chez eux, c'est pour ça qu'ils venaient à l'Université du Botswana et dans d'autres pays de la région. Mais ça a changé. En fait, un grand nombre des universités qui étaient historiquement des universités de blancs ou « de privilégiés » ont ouvert leurs portes aux étudiants noirs. Par conséquent, beaucoup d'étudiants ont préféré rester chez eux, en Afrique du Sud, plutôt que d'aller à l'étranger.


Comment se passent les relations avec les universités des autres pays de la région ?


Depuis plusieurs années, nous avons commencé à nouer des relations avec d'autres universités de la région, comme au Zimbabwe, pour nous aider à nous développer dans plusieurs domaines et notamment dans la formation des professeurs. Mais nous essayons aussi de nous rapprocher avec l'Afrique de l'Est comme l'Ouganda, la Tanzanie ou encore le Mozambique. Et en particulier, nous développons nos partenariats avec des universités sud-africaines pour des échanges d'étudiants, mettre en commun nos compétences et nos domaines de recherche.


Comment se situe l'université du Botswana par rapport à ses voisins d'Afrique du Sud ?


Les universités sud-africaines sont plus puissantes et ont une légitimité historique. Beaucoup d'entre elles existent depuis une cinquantaine ou une centaine d'années. Elles évoluent dans un pays plus grand et une économie plus développée que nous où l'industrie est très développée. Le Botswana est né en 1966 en tant que pays, notre université a été créée en 1982, donc pour nous l'enjeu majeur est de réussir à répondre aux besoins d'un pays dont l'économie est en pleine expansion.


En arrivant sur le campus, nous avons vu plein de camions et de grues. L'université est-elle en train de s'agrandir ?


UB est une université dans un grand pays mais qui est peu peuplé et jeune. Notre université a été créée en 1982 et est en pleine expansion. Beaucoup de formations sont jeunes ou en train d'être créées : une école de médecine, une filière de sciences appliquées ou encore des formations d'ingénieurs. Pour ça, nous faisons appel à des professeurs qui viennent de l'étranger. Ils représentent déjà un tiers des intervenants.


N'avez-vous pas peur de perdre vos meilleurs éléments pour d'autres universités de la région ?


Nous avons beaucoup de chance d'être la seule grosse université au Botswana. Nous avons la crème de la crème des étudiants qui sortent du lycée, même si certains sont obligés d'aller en Afrique du Sud, en Europe ou en Australie pour certaines spécialités mais globalement nous réussissons à avoir la crème de la crème.


Que souhaitez-vous pour l'avenir de l'université du Botswana ?


Mon rêve, c'est que l'université du Botswana devienne une vraie African academy. Capable de répondre aux besoins économiques de notre pays, de la région mais aussi de toute l'Afrique. Mais qu'elle reste aussi vraiment et uniquement africaine dans l'idée qu'elle prenne et fasse rayonner les idéaux d'une société africaine, de la culture africaine, les courants de pensée africains et les identités africaines.

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Et en bonus, interviews de trois étudiants croisés à la fac — en pleine période de vacances, ce sont un peu des « survivants » !

Warona, 20 ans, étudiante en sciences biomédicales à UB, vient du Nord du pays

"Je suis venu à UB et n'avais pas vraiment envie d'aller en Afrique du Sud. C'est un peu dingue là-bas. Bien sûr, j'ai des amis qui y sont allés, d'autres aussi en Australie ou même au Canada. Pour les étudiants en sciences, ça vaut le coup de partir à l'étranger car il n'y a pas toutes les spécialités ici et on n'a pas toujours le matériel le plus perfectionné. Je connais beaucoup d'étudiants botswanais qui partent à l'étranger mais tous souhaitent revenir à la fin de leurs études."

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Kabelo, 20 ans, arrive à UB à la rentrée pour étudier l'économie.

"Je suis venu ici parce que c'est la seule université majeure de mon pays. Bien sûr, j'ai pensé aller en Afrique du Sud. Mais j'ai beaucoup d'amis qui étudient là-bas et certains m'ont découragé. En fait, pas grand chose ne change, si ce n'est ce qu'il y a autour. Le diplôme aussi. Un diplôme de UB a de la valeur au Botswana mais pas encore suffisamment à l'extérieur du pays. J'espère que cela va changer. Ce que je souhaite, c'est devenir un économiste connu au Botswana et développer mon pays pour le mettre sur la carte du monde."

Emedy, 20 ans, vient de Kasane, près de la frontière avec l'Afrique du Sud. Elle fait des études pour devenir puéricultrice.

"Avant, je voulais devenir médecin mais je pense avoir trouvé ma voie en devenant nourrice ; je suis plutôt contente. Je voulais faire mes études en Afrique du Sud parce que j'ai entendu qu'il y a beaucoup d'universités sympa et vraiment meilleures là-bas. J'ai pas mal d'amis qui étudient à Pretoria ou Cape Town. Ça leur plaît. Ils disent pas mal de choses positives. Mais je me sens bien ici et on n'arrête pas de nous dire que nous sommes dans une grande université internationale, il doit bien y avoir une part de vérité là-dedans."


Avec Jean-Louis Dell'Oro

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Centre-ville de Mafikeng

Chaque mois, près de 250 000 voitures franchissent la frontière séparant le Botswana de l’Afrique du Sud. Située à 25 kilomètres de la frontière, Mafikeng est la première ville sud-africaine à en bénéficier. Avec ses cinq centres commerciaux et ses centaines de petits magasins en centre-ville, Mafikeng fait un peu office de supermarché géant pour la région.

« La vie est moins chère, plus facile ici », explique Oupha, 38 ans. Née au Botswana, elle a décidé de s’installer à Mafikeng il y a une quinzaine d’années. Car ce que viennent chercher les Botswanais, c’est une variété de produits qu’ils ne retrouvent pas chez eux à bon prix. Benjamin, 43 ans, traverse régulièrement la frontière pour son travail de charpentier. Somnolant à moitié, le sourire aux lèvres, il veille sur la palette d’œufs qu’il ramène, en mini-bus collectif, à Gaborone au Botswana. Il confirme : « presque tout ce qu’on utilise au Botswana vient d’Afrique du Sud, même si les choses sont en train de changer car le Botswana se développe de plus en plus ».

Si Mafikeng ne dépend pas que du commerce transfrontalier, les Botswanais représentent tout de même une part non négligeable dans l’économie de certains secteurs. « Ils constituent près de 18% de notre clientèle », indique ainsi Jeffrey Mabunda, responsable des produits au « North West Parks and Tourism Board », sorte d’office régional des parcs de la province du Nord-Ouest de l’Afrique du Sud.

La proximité géographique et la rapidité des formalités administratives au poste frontière – comptez une quinzaine de minutes – n’expliquent qu’en partie ce transit permanent. C’est que les Botswanais et les habitants de Mafikeng parlent la même langue, le setswana, et partagent une histoire commune. Jusqu’à l’indépendance du Botswana en 1966, Mafikeng était, bien qu’en dehors du protectorat britannique de l’époque, la capitale du pays. Depuis, la ville a complètement réintégré l’Afrique du Sud et perdu un peu de son faste.

Mais les liens entre les Botswanais et les habitants de Mafikeng n’ont pas pour autant changé. Des liens qui continuent de se tisser chez les jeunes générations puisque les Botswanais représentent, selon les filières, jusqu’à 25% des effectifs des lycées et de l’université. D’ailleurs, qu’ils vivent d’un côté ou de l’autre de la frontière, beaucoup d’entre eux considèrent qu’ils font partie d’une seule et même communauté.

Vusi, 32 ans, est parti de l’un des townships de Soweto, là où habitait Nelson Mandela, pour trouver du travail à Mafikeng. Il nous livre son sentiment sur les relations qu’entretiennent les Botswanais avec cette région d’Afrique du Sud :


Jean-Louis Dell'Oro, avec Steven Jambot.
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Afrique australe : web-reportage participatif

Une première coupe du monde de football sur le continent africain, ça n'est pas rien. Qui plus est en Afrique australe, une vingtaine d'années seulement après la fin de l'apartheid. C'est dans ce contexte que je pars sur les chemins de l'Afrique australe, comme Jean Rolin l'avait fait dans "La ligne de front" dans les années 80. Je serai accompagné par Jean-Louis Dell'Oro, un ami de longue date qui sort comme moi d'une école de journalisme française.

Du 5 juin au 9 juillet, nous serons tous les deux en Afrique australe. Cinq semaines où nous allons traverser les frontières, lignes de démarcation. Nous rapporterons des tranches de vies et réaliserons des enquêtes de terrain sur les relations transfrontalières entre la première puissance d'Afrique et ses voisins. Nous bourlinguerons ainsi entre le Bostwana, le Zimbabwe, le Mozambique, le Swaziland, le Lesotho et l'Afrique du Sud.

Sur notre blog mais aussi ici, sur le site de l'Atelier des médias, vous pourrez suivre notre parcours et nos rencontres sur place. Nous posterons des billets avec des photos, du son et de la vidéo (si les connexions Internet nous le permettent).

Notre web-reportage sera participatif. N'hésitez pas à commenter nos posts mais aussi à nous interpeller sur les réseaux sociaux comme facebook et twitter. Vos remarques et suggestions sont plus que les bienvenues. Et si vous habitez en Afrique australe, nous serons également ravis de vous rencontrer !

Steven et Jean-Louis, web-reporters

Pour nous contacter, reportagesauxfrontieres@gmail.com
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Ecoutez le reportage (16 min. et 22 sec.)


On ne le sait pas toujours mais l’Etat du Vatican possède ses propres médias : le quotidien l’Osservatore romano, la chaîne de télévision CTV et surtout Radio Vatican, chaîne internationale.

Inaugurée en 1931, cette radio est directement rattachée au Saint-Siège. Elle émet en FM autour de Rome et produit des programmes et des journaux dans une quarantaine de langues qui sont repris sur des radios du monde entier (notamment à Paris sur Radio Notre-Dame).

La radio vaticane se définit elle-même comme « la voix du pape » et se donne pour mission « d'évangéliser » dans le monde entier. En ces temps difficiles pour l'image de l'Eglise marqués par des affaires de pédophilie, le Vatican se pose des questions sur la façon dont il doit communiquer.

Bien que média d'État, Radio Vatican revendique son sérieux. En cette période troublée, parle-t-on des affaires qui secouent l’Eglise sur ses ondes ? Politique de l'autruche ou au contraire volonté de rendre compte et d'expliquer ? J'étais à Rome il y a quelques jours et j'ai mené l'enquête.
Vous pouvez écouter mon reportage ci-dessus. J'attends vos questions dans les commentaires de ce billet.

[Photo : Steven Jambot / RFI]
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Radio France et France Télévisions sont des opérateurs d'importance vitale. A ce titre, et en tant que groupes d'audiovisuel public, il ont une place à jouer en situation de crise.Depuis 2006, et les premières alertes de l'Organisation mondiale de la Santé à propos du risque de pandémie de grippe aviaire, Radio France et France Télévision se sont préparés et ont élaboré des plans de continuité d'activité.Bruno Lenormand coordinateur pandémie grippale pour Radio France explique que les chaînes du groupe radiophonique public pourraient être réquisitionnés pour palier une éventuelle fermeture des établissements scolaires. Pour lui, "tout est nominal", tout est prêt à Radio France.

Ecoutez l'interview (53 sec.)

A France Télévisions, les risques sont aussi pris très au sérieux. 170 000 masques sont entreposés en région parisienne. 1200 à 1300 personnes sur le dizaine de millier de salariés de France télévisions seraient d'astreinte en cas de crise. Les programmes de substitution aussi sont prêts. Ici, c'est France 5, qui transformerait son antenne.Philippe Mauger est coordonnateur des mesures de défense et de Sécurité civile de France télévisions. Il explique aussi que la direction des programmes du groupe d'audiovisuel public pense à des programmes pour rassurer.

Ecoutez l'interview (6 min 11 s)

Ces deux interlocuteurs ont tenu à rappeler qu'ils ne faisaient qu'imaginer des éventualités, et que cette grippe A H1N1, dans sa forme actuelle, est moins dangereuse que la grippe saisonnière que nous connaissons bien.--Sites à consulter :- le site du gouvernement consacré à la grippe : www.grippeaviaire.gouv.fr- le site de l’institut national de Veille sanitaire : www.invs.sante.fr--[Photo : hdaniel, CC, via Flickr]
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Ecoutez le cours (11 min. 40)


Je suis un gros utilisateur de twitter et utilise l'outil au quotidien depuis maintenant 2 ans.

Personnellement, je l'utilise comme une source d'information. Pour moi c'est une "source de sources" et une source de divagation et donc de découvertes. J'ai constitué mon réseau, et continue à le constituer au quotidien. Ces contacts proposent leurs lectures, leurs analyses (en 140 signes), leurs coups de cœur/coups de gueule, racontent des blagues. J'écoute beaucoup et trouve des dizaines de choses intéressantes au milieu de ce que certains considèrent comme du bruit (des messages sans intérêt). C'est assez chronophage, mais on trouve de la vraie info.

Pour ceux qui utilisent les flux RSS (l'abonnement aux actualisations de sites/blogs via un agrégateur du type Google reader ou Netvibes), twitter est un complément. Chaque jour, je consulte des dizaines d'articles/billets que je n'aurais jamais pu voir autrement.

Le côté simple et instantané est génial. Twitter a souvent de l'avance sur les agences de presse. Je me souviens de plusieurs événements que j'ai suivi en direct sur twitter : attentats de Bombay, avion dans l'Hudson, tremblement de terre en Chine, les derniers crashes d'avions ou encore... la mort de Michael Jackson.

Chaque tweet est pour mon moi l'occasion de tester la réputation de son auteur. Chaque utilisateur se constitue au quotidien une réputation et est jugé digne de confiance ou pas.

L'interaction avec la communauté est essentielle. Il faut participer. Quand je me pose une question à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse sur Google, quand j'ai besoin d'un service ou d'un boulot, je le demande simplement sur twitter. Et vous savez quoi ? J'ai des réponses. Plusieurs.

Ce n'est donc pour moi pas un simple gadget mais un véritable outil de travail.

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Les twitterers de l'Atelier des médias :

@Atelier_medias : le compte de l'émission
@couve : Philippe Couve
@cuisineanxious : Simon Decreuze, réalisateur de l'émission
@transnets : Francis Pisani
@congolese : Cédric Kalonji
@M_C_B : Marie-Catherine Beuth, du Figaro (blog "Etreintes Digitales")
@annelauremarie : Anne-Laure-Marie, journaliste à RFI, qui remplace Philippe Couve
@gploquin : Guillaume Ploquin, qui remplace Simon cet été à la réalisation de l'émission
et moi @StevenJambot.
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StreetReporters : les jeunes s'emparent de l'info

Ecoutez le reportage (8 min. 12)

Cette semaine, dans la rubrique Médias du monde, je vous propose un reportage sur StreetReporters.net. Ce site Internet d’information participatif est destiné aux jeunes de 20 à 30 ans.Proposant principalement des reportages vidéos, il invite celles et ceux qui le souhaitent à proposer leurs sujets et même à rejoindre la rédaction. Ses responsables veulent donner les moyens à tous de pouvoir faire des reportages.N'hésitez à me poser vos questions. J'y répondrai dans l'émission numéro 89 diffusée samedi.
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Le SMS, premier sur l'info en Afrique de l'Ouest

Alerte info, une agence de presse basée à Abidjan en Côte d'Ivoire propose la diffusion des actualités sous forme de SMS que vous reçevez sur votre téléphone portable, 24h/24 et 7j/7.Elle compte aujourd'hui 1500 abonnés friands d'information qui paient, selon les offres, entre 10 000 et 20 000 Francs CFA, soit 15 à 30 euros par mois, pour reçevoir minimum 6 SMS par jour.La société Alerte info est basée dans la capitale ivoirienne et dispose de bureaux à San-Pédro et Bouaké. Elle est aussi implantée à Cotonou et Ouagadougou.Trésor Affri est directeur commercial et marketing d'Alerte info. Il explique le fonctionnement du service et le profil de ses abonnés

Ecoutez l'interview (2 min. 45)

Il y a des opérateurs Internet qui proposent ce genre de service à l'international. Antonin Sabot, web journaliste, a travaillé par le passé pour un sous-traitant d'Orange qui fournissait depuis Paris des actualités sur téléphone portable à destination du Sénégal et de la Côte d'Ivoire. Retour sur expérience :

Ecoutez l'interview (30 sec.)

Alerte info souhaite être d'ici deux ans la première agence de presse ouest-africaine, et se développer en direction de l'Afrique centrale et australe. Ses dirigeants ont aussi comme ambition de proposer un fil en anglais de leurs contenus. Mais alors qu'initialement la société ne proposait que des SMS d'actualité, elle a lancé un site Internet d'information dont les contenus sont payants et propose aussi des offres d'envois de SMS groupés pour les professionnels et particuliers.
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Un portail pour la presse privée malienne

A l'initiative de l'ASSEP, association des éditions de la presse privée du Mali, les journaux maliens se sont dotés d'un portail commun agrégeant les articles de leurs éditions. Depuis le mois de mars, on y trouve chaque jour des articles de la presse quotidienne, hebdomadaire et mensuelle du Mali. Dramane Aliou Koné, président de l'ASSEP, explique les raisons du lancement de ce portail : "pour exister, il faut être sur le Net".

Ecoutez l'interview (1 min.)

Parmi les articles publiés, on trouve ceux de l'hebdomadaire le "Scorpion". Mahamane Hamèye Cissé, son directeur de publication, est "heureux de la création de ce site". Il explique que les journaux maliens se positionnent sur Internet et espèrent en tirer des ressources financières.

Ecoutez l'interview (5 min.)

Pour l'instant, les ressources issues de la publicité présente sur le portail de la presse privée malienne ne sont pas suffisantes. Mais cela pourrait changer. Et pour redistribuer les ressources, l'association hésite encore entre deux solutions : soit la rémunération de chaque titre selon les contenus publiés et le nombre de visites ; soit mettre en place un fonds d'investissement pour financer à moyen terme les projets de certaines éditions.

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"Pourquoi s'intéresser à Twitter quand on est une personnalité politique ? Quels sont les risques ?" C'est à ces questions que 3 personnalités politiques françaises étaient invitées à débattre par l'Express.fr. mardi 21 juillet de 13h à 14h.Prévenus à l’avance, tous les utilisateurs de twitter pouvaient participer et poser leurs questions. Il suffisait d’ajouter le code #lexpress à leurs messages sur la plateforme de microblogging.Pendant une heure, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, Benoît Hamon, porte-parole du parti socialiste, et Alain Lambert, sénateur de l'Orne et ancien ministre du Budget, ont chacun posté près d'une réponse par minute.Marie-Amélie Putallaz, journaliste et animatrice de communauté à l'Express.fr a encadré ce débat. Elle tire les premières conclusions :

Ecoutez l'interview (2 min. et 30 sec.)

Les participants ont eux aussi tiré le bilan des échanges. Alain Lambert a tweeté : "la concision évite quand même la langue de bois, elle oblige à élucider sa pensée pour répondre clairement". Nathalie Kociuscko-Morizet a jugé l'exercice "difficile" et écrit rester "dubitative sur la valeur ajoutée au débat".A lire aussi :- Extraits choisis à lire sur le site de l'Express.fr- "#lexpress : Twitter en trait d'union entre politiques et citoyens" par Emmanuel Gadenne sur Webusage.net.- "Débat politique sur Twitter : une expérience peu convaincante" sur vicastel.net- "L’Express expérimente un “débat” sur Twitter, ou plutôt une cloud micro-interview crowdsourcée" par Enikao
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