Kenfack Dirane posted a status
30 déc. 2018
MON VILLAGE EST MIEUX QUE PARIS

Les médias-mensonge qui émettent en FM même dans nos villages insistent tous les jours sur le fait que nous sommes pauvres dans nos villages africains, que nous vivons avec moins de 2 dollars par jour. Ce qu'il ne savent pas c'est qu'au village, on peut vivre sans argent. Pire, au village, je bois l'eau de source, je mange bio alors qu'à Paris, on mange OGM, l'eau du robinet est celle de la chasse d'eau de mes besoins que j'ai tirée au WC, il y a une semaine.

Le problème est qu'il y a des naïfs en Afrique qui ont cru à leurs mensonges et ont tout vendu du prétendu enfer africain pour prendre la route de Paris. Le paradis annoncé ! Et puis, sur place ils ont compris que le Paradis était en fait un enfer. Et qu'ils viennent de laisser le vrai paradis en Afrique, sauf qu'ils ont honte de rentrer.

Que leur reste-t-il ? la sauvette !!! Vendre n'importe quoi à la sauvette à la sortie des métros, dans les quartiers-ghetto du 18, 19 et 20ème arrondissement de Paris . Sans papiers,sans emploi, croyez-vous que ces personnes sur la photo, même avec 100 dollars par jour et les dépenses de 200 dollars par jour pour survivre, seront-elles un jour mieux à Paris qu'en Afrique ? Bien sûr que non !

Alors ils cherchent à imiter le maître : mentir au maximum. Faire du théâtre pour jouer un rôle de pacha et les photos sur facebook font voir les vins mousseux, les fêtes à go-go, comme la jet-set. Mais la réalité est très triste pour les 99% d'entre eux.

Nous avons analysé les comportements des personnes à la descente de plusieurs vols ordinaires à l'aéroport de Douala au Cameroun, en provenance de Paris.

A leur descente d'avion, la plupart des femmes portaient les dernières robes de soirée à la mode à Paris, avec des chaussures de 10 centimètres de talons et la plupart des hommes africains portaient une cravate et un costume malgré nos 40°c à l'ombre. Aucun Européen n'avait porté de costume, encore moins de cravate, préférant très souvent des bermuda (short).

Question : quel genre de travail ces africains font-ils à Paris pour faire 6 heures de vol en robes de soirée ou en costume et en cravate ? Habituellement ceux qui travaillent au bureau où la cravate est obligatoire, l'enlèvent aussitôt le boulot fini, pour être plus relaxe. On avait donc la certitude que ces personnes ne se comportaient pas comme celles qui portent ce genre de robes ou la cravate au quotidien. Mais que faisaient-elles donc comme boulot ? Ils te diront qu'à Paris c'est indécent de demander quel travail on fait et pour cause.

Au fait, les voilà au travail, sur les trottoirs de "Château Rouge" pour les plus vertueux le jour et le soir, sur le trottoir de Saint Denis ou de Pigalle.

S'il faut choisir entre mon taro ou le malaxé de banane avec le Bounga (poisson fumé) au village et cette modernité de Paris sur le trottoir, je n'ai aucune difficulté à choisir le village. le village africain. Ne vous faites plus avoir. Le paradis est chez nous en Afrique, et non ailleurs. Paris, Washington, Tokyo, Séoul, Berlin, c'est bien, c'est même très bien, mais quand vous avez de l'argent. Et il est aujourd'hui plus facile de gagner cet argent en Afrique qu'ailleurs dans le monde où tout le gâteau est déjà figé et partagé depuis des siècles.

Mais ce que je déteste le plus chez l'africain qui vit en Occident, c'est le manque de courage de dire la vérité sur la souffrance des Noirs en Europe et en Amérique du Nord. Il va même jusqu'à critiquer son pays d'origine tous les jours, pour faire croire qu'il vit au paradis de la démocratie et de la bonne gouvernance.



De 1985 à 2013, c'est après 27 ans que je viens de comprendre qu'en réalité ces voitures envoyées au pays étaient des voitures volées et que les périodes supposées être en voyage étaient au fait des séjours en prison. Et souvent relâchés en attente du procès qui les envoyait derrière les barreaux pour bien longtemps.

Dschang, le 17 décembre 2018


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