Publications de kamgang ngueyap euloge (8)

GHANA: “ L’EVEIL” DES EGLISES, LA PAROLE ET LES PASTEURS

De nos Jours, l’Eglise est dévenu un facteur incontournable de destabilisation des foyers dans certains pays Africains, une catégorie de personnes n’ayant connue la parole qu’après la trentaine, se laissent berner par des Pasteurs acquis à la cause de la richesse au detriment de l’enseignement de la parole.

A Accra capitale du Ghana, on note la presence des centaines d’églises “reveillez“  à chaque kilomètre carré environ, voir plus. A titre d’exemple, il ya cent quatre vingt cinq églises dans le Quartier Dome que j’ai côtoyé et sillonner minutieusement.

L’église ici est une affaire de tous mais reste majoritairement fréquentée par les femmes et les enfants. Des femmes qui ont pour seul soucis la reconnaissance et l’acceptation de Dieu pour qu’il les viennent en aide,  qu’elles aient la paix , le pardon et la vie éternelle. Mais c’est sans compter sur des Pasteurs qui  pour la plupart sont improvisé, ont été formés sur le tas, ou alors ont suivit une formation accélérée de quelques mois dans l’un des nombreux centres de formations des hommes de Dieu ou Ecole de l’Enseignement de la Bible de cette ville.

Des écoles où on s’inscrit sans limitation d’âges ni niveau scolaire requis; la langue Anglaise n’étant notamment pas une barrière, il suffit de parler la langue Nationale ”Ntwi”, pour être admit comme étudiant Pasteur.

Dans ces églises où l’éloquence vaut mieux que la connaissance de la Bible, nulle n’à besoin de faire la Théologie pour en être capable. Les Femmes subisssent la domination et les atrocités des Pasteurs qui ont l’emprise sur leur vie de croyant, active et d’amour.

A la tombée de la nuit, on note la presence des guides à la parole de Dieu sur les espaces vert et les terrains non occupés, voués à la formation des candidats recherchant le seigneur.

Nombre de Femmes attachées à ces églises, changent Systématiquement de mode de vie au point d’ignorer  leur Mari, leur enfants, leur foyer et leur famille pour s’occuper uniquement de la Parole de Dieu et des exigences des Pasteurs.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un cas de violation de droits humains dans une des églises ne soit publié dans la presse locale, les mouchoirs de poches et les eaux bénites sont vendus aux enchères et il est dit que le plus grand acquéreur ou enchérisseur se verra une place au soleil du Paradis.

Une Dame Employée de banque a du abandonner son emploi, son foyer et ses trois enfants pour s’installer dans un camp de prière où celles qui y fréquentent finissent par devenir des proies pour des Pasteurs. Ces derniers leur ayant inculper dans la tête des valeurs radicales qui condamnent le conjoint non pratiquant, c’est le Diable en personne, qu’il marche sur du sang, qu’il dejeune avec les demons, et que si vous continuer a partager sa couche, l’esprit démoniaque vous envahira et votre mort sera très proche; à coup sure vous vivrez sur le sang comme lui et vous ne connaitriez point le paradis et ses merveilles.

Des hommes de Dieu qui se font appeller Bishop, Apôtre prophètes. Reverent et autres avec leurs photos flanquées sur les affiches publicitaires partout dans la ville.

Une quadragénaire a fait fesser sa mére biologique dans l’église où elle est soumise sous prétexte qu’elle est possédée par le demon, celle ci du mourir de suite de ses blessures.

Les cotisations sont faite de façon exorbitante, en dehors des 10% sur le benefice de votre activité ou de votre salaire que vous devrez verser à l’église chaque mois, les fidèles enveloppent des sommes d’argent importante pour les services divers, pendant une séance de culte qui dure deux heures de temps, les adeptes sont appeler à mettre de l’argent dans les quatre ou cinq enveloppes qui leurs seront remit. avec precision d’eviter des billets rouges et jaunes car se sont des petites notes, Dieu ne les aiment pas, que quiconque oserait de violer cette loi sera maudit car c’est avec cet argent que Dieu nourrit ses disciples.

Le resultat ne se fait pas attendre au grand Bonheur du Pasteur. En une année sabbatique, il partira de zero à hero, se procura une luxueuse villa avec des nombreux véhicules 4x4 dans le parking.

Au seuil des radios et  télévisions, les charger de communication des églises se bousculent le temps d’antennes, on ne trouve même plus d’espaces pour les annonces nécrologiques.

Les évangélistes ambulants sont aussi nombreux que ceux prêchant dans les églises, les enclos et sous les tentes.

A tous les coins de la rue, vous trouverez un messager de Dieu avec un haut parleur à la main entrain de vanter les mérites de Jésus Christ et de la parole. D’autres ayant installé des baffles, micro à la main et doté d’un générateur excellent dans un vacarme assourdissant. Que vous aimez ou pas, vous êtes obligé de faire avec. Plus écœurant encore est celui des prêcheurs qui s’installent aux premiers rangs dans les bus de transport urbain, lunettes accrochées sur le nez comme des chercheurs, n’ayez pas la malchance d’être tout près de lui. Il vous crachera toute sa salive dessus durant son homélie;.

Après un signe de croix, il adresse une brève prière en langue Ntwi, tant pis pour celui qui ne comprend pas. Que vous soyez d’avis d’écouter la parole ou pas, peu importe. Une chanson faisant les louanges de Jesus  est immédiatement entamée, et magistralement toutes les Femmes prennent le relais en décortiquant la mélodie comme si elles s’y attendaient. Même des personnes apparemment épuisées au départ retrouvent le sourire, seul l’étranger dans ce cas de figure se marre, se sent frustré et abusé. Vous n’aurez jamais la raison de vous plaindre car on ne blasphème pas le nom de Dieu, Les passagers vous le diront en vous rappelent que ici c’est le Ghana. Tenez vous tranquille, quelque soit la langue dans laquelle vous vous exprimez ( français, portugais, espagnole ), pourvu que vous soyez africains, ils vous diront : Nigerian Man, go back to your Country, you come to Ghana to thief our Money; ce qui veut simplement dire , Nigerians retourner dans votre pays, vous venez ici pour voler notre argent.

Après cette chanson, le prophète ambulant lira pour vous un passage biblique rehaussé de quelques notes d’humours pour  ensuite passer à la collecte de l’argent qui lui permettra de mettre quelque chose sous la dent. En ce moment précis, tous les gestes sont apprécié, du billet rouge de un cedis à la pièce de monnaie lancée dans la cagnotte, Dieu vous viendra en aide, il lavera vos péchés, vous bénira, vous délivrera, et vous gagnerez beaucoup d’argent avant d’aller au Paradis, le Temple des merveilles qui est aux Cieux.

Le porte à porte n’est pas du reste, le prophète ou l’apôtre tisse son nid dans des domiciles pendant que les époux sont aux bureaux et les enfants à l’école, beaucoup de femmes  trouveront la grossesse  en écoutant ces charlatans, et ce n’est qu’à la naissance du bébé que le Mari se rendra compte que l’enfant ressemble étrangement au prophète. Des citoyens à Accra ont abandonnés leur business ou se sont vu Limogés de leur emploi, d’autres ont fermés leur commerce en suivant les églises “reveillez”.

Un bon nombre de Femmes se livrent aux Hommes de Dieu par raccourcit de vite recevoir la bénédiction, le résultat ne sera autre que l’irrespect du conjoint, l’abandon de foyer, grossesses inappropriées.  

Dans la plupart des églises du Ghana, on suit la messe de l’assemblée générale le Dimanche pendant que les enfants sont à Sunday school, il faut cotiser.

Le lundi, c’est le culte de la bénédiction du pays et son peuple, il faut cotiser.

Mardi de la protection du pays contre les catastrophes naturelles telles les innondations et les tremblements de terre, il faut cotiser.

 Jeudi est le jour de l’ignitiation à la prière du gain, comment prier pour gagner beaucoup d’argent, pour se soigner, pour foudroyer son voisin, comment prier pour trouver un Mari,  pour tomber enceinte, Il faut cotiser.

Le vendredi, on suit la messe de la descente du saint esprit et de sa pénétration dans les corps des fidèles, il faut cotiser.

Et tous les derniers vendredis du mois, c’est le all night, prière toute la nuit; les thèmes varient, pourvu que cela attirent les fidèles, tant pis pour ceux des maris qui ne fréquentent pas la même église que Madame, vous ne la verrez sûrement que le Samedi dans l’après midi, le Pasteur aura eut le temps de laver la malediction en elles avant la séance de la délivrance le Samedi, il faut cotiser.

On délivre ceux qui ont péchés, ceux qui ont le démon et ceux qui vivent sous le même toit avec les non croyant, il faut cotiser.

Celui qui a cotisé cent cedis recevra la bénédiction à l’immediat, et celui qui a cotisé cinq cedis attendra la bénédiction la semaine prochaine.

Beaucoups de malades se sont fait priés dessus sans resultats avant de se retrouver agonisant sur un lit d’hôpital.

La négativité des églises réveillez à son impact palpable sur la société. La radicalisation et le nettoyage de cerveaux vous rend esclave de la parole de Dieu.

Au Ghana, les hommes de Dieu font recours au marabouts afin de se doter des pouvoirs mystiques leur permettant de contrôler leurs sujets.

Un Apôtre de Dieu qui à une bonne bague remit par un marabout puissant, à le dessus sur vous car cela permet d’attirer les adèptes. il lui suffit de lever la main, que tout le monde dans l’église est déjà couché, et c’est ca leur miracle.

 

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           LA BLAGUE EN CONVERSATION TELEPHONIQUE DU 31 OCTOBRE

 

 

BLAISE COMPAORE: allooo! Hollande, la situation est mauvaise dans mon pays, les         petits gamins ont envahi mon palais.

 

FRANCOIS HOLLANDE : bat toi.

 

BLAISE COMPAORE :  mais  mon protecteur, fait quelque chose

 

FRANCOIS HOLLANDE : debloque rapidement les sous, je t’envoie et les hommes et les grenades

BLAISE COMPAORE : je suis dans un trou.

FRANCOIS HOLLANDE : sort du trou donc et va te cacher au Tchad.

 

BLAISE COMPAORE: Mon protecteur, je préfère Paris

 

FRANCOIS HOLLANDE : il vaux  mieux acceuillir EBOLA que toi

 

BLAISE COMPAORE : eehh! L’homme Francais.

 

FRANCOIS HOLLANDE : tu vas nous dire  est passé le journaliste Norbert Zongo

 

BLAISE COMPAORE : pardon ?

FRANCOIS HOLLANDE : la Haie t’attend

 

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ADIEU MADIBA

Mandela, lorsque le regime de l'Apartheid en Afrique du sud t'incarcérait sous le reigne de Pether Botha en 1963, j'étais loin d'être né.

Tu t'es battu pour la cause des noirs mais aussi celle des blancs. Tu as essuyé des souffrances pour la liberation d'un peuple sévissant la ségrégation raciale.

Tu t'es sacrifié pour obtenir une Afrique du Sud ou blancs, noirs et Indiens vivent désormais unis.

27 ans de prison pour le prix de la liberté

Des théâtres se sont manifesté pour toi en faveur de ta lutte contre l'injustice.

Des peintres ont immortalisés tes images.

Des chanteurs et musiciens ont scandés ton nom sur des scènes de spectacle.

Tes photos ont parcourru les pages des journaux.

Et ta libération de la prison de Robben island le 11 février  1990 a fait la fierté de tout un monde.

Tu es devenu un chef d'état exemplaire dont l'Afrique et le monde tout entier en rêve.

Aujourd'hui ta mort nous laisse sur notre faim.

La tristesse nous anime depuis ton décès en cette date du 05 Decembre 2013.

Que la terre des ancêtres vous soit légères.

Que ton exemple soit mis en pratique par des chefs d'états du continent Africain, pour incarner une Afrique prometteuse et Emergente.

La planète entière de rend un vibrant hommage.

 

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Le sommet du 6 et 7 décembre, qui réunit à Paris les chefs d'État africains a pour thème la paix et la sécurité. Que font ils au pouvoir, ces chefs d'états que la France observe depuis plus de deux décennies et que les peuples sont fatigués de leurs manipulations politiques et de leurs pillages. à qui cela profite réellement?

Biya Paul ,,,,,1982/2013…….31 ans de pouvoir.

Blaise Compaore….1987/2013……26 ans de pouvoir.

Idriss Deby……1990/2013………23 ans de pouvoir. Pour ne citer que ceux de la Cemac

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                          RAZAR LARMATONSIPILCA

Je suis noir, tout noir, bien noir très noir.

Autour de moi, mon père et ma mère tous  blancs.

A trois à table nous mangeons de la banane douce, des feuilles des légumes verts parfois fanés par l'importation.

Dans ce chateaux de milliardaire Lombard, je suis choyé, aimé. Eulogio Kamganini est mon nom d'adoption, l'adolescence a pointé son visage au grand jour, à l'école ca se sait, tout le monde  chuchotte, il vient d'ailleurs.

Seul dans la rue, quelque chose peut se passer differement, le vent effleurant mes Oreilles avec le mot anodin et revoltif << negro>>.

Pas une, pas deux fois seulement, tout le temps, sur une croisière à moto où dans un hyper marché.

Lorsque je regarde l'univers dans lequel je me trouve, je me dis que quelque chose s'est passée ou doit se passer. A la maison je suis l'enfant choyé, très aimé du château du milliardaire Lombard.

A table on se nourrrit de la banane douce, des légumes réfrigérés venant d'ailleurs. Le temps a dévoilé son visage, j'ai compris qu'il existe un endroit les peuples qui y vivent sont tous noirs, bien noirs très noirs, noirs comme une casserole posée sur le feu de bois.  

se cache t-il mon identité

Je vis avec mon père et ma mère blancs.

Je suis noir.

Je suis NKON NI FO HAKUNA LAMARTONSIPILCA RAZAR DE MAFOTRECIA.

Je suis dans la forêt d'Afrique les légumes se mangent tout frais à même le champ.

J'ai été vendu pour être choyé et aimé.

J'ai été acheté sous le label << adoption >>.

Ma terre me réclame, m'attire.

L'envie de chanter avec les oiseaux comme à ma naissance me deverse dessus comme de la neige.

 Mon corps, mon sang et mon esprit réclament leur retour sur le territoire des fauves.

Mon identité m'a été arraché

Mon identité m'a été détourné

Mon identité m'a été volé.

Ma terre me cherche

Massa du Kenya, Chegué du Congo, Mandara du Cameroun  ou fils de Selassié

Cette terre m'attire en rêve et en méditation.

Elle me réclame.

Elle me veut, pas demain ou après demain, non! elle me veut tout de suite.

Je dois la retrouver mon identité, sur les terres de mes ancêtres, pour ensemble chanter avec les oiseaux au petit matin, me nourrir du lait caillé et des sauces vertes d'Afrique.

L'Afrique les offrandes à Dieu se font au pied des arbres.

Je suis noir.

Je suis NKON NI FO HAKUNA LARMATONSIPILCA RAZAR DE MAFOTRECIA

Des nuits souvent je ne dors Presque jamais.

A douze ans et à l'heure 14 que voici, un songe m'a baladé dans le ventre qui m'a porté, c'était un calvaire, et à la naissance je fus abandonné.

 Les plus beaux amours d'un nouveau m'ont été refusés. Mal nourrit mal soigné et ensuite l'orphelinat puis le relais.

Quel cauchemars et quelle violence. Donner moi la possibilité de m'en aller avant que je ne sois mis à la porte.

Je sais que vous m'aimez mais je me sens étranger.

Je sais que vous évitez de me laisser souffrir, je suis enivré.

Je sais aussi que l'échec ne sera pas une fin en moi.

Je suis dans les ténèbres.

Je suis NKON NI FO HAKUNA LARMATONSIPILCA RAZAR DE MAFOTRECIA.

Je vis avec mes soucis , mes tristesses et mes peines.

Mon coté animal s'est revitalisé, je suis le fruit d'une chair inconnue, parfois j'ai l'impression d'avoir été volé avant d'être vendu sur ce label << adopté >>.

Je suis noir,

NKON NI FO HAKUNA LARMATONSIPILCA RAZAR DE MAFOTRECIA est mon nom.

 

 

 

 

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la traversee

                  LA TRAVERSEE

Beni-asser, au Coeur de la nuit, Dinga se fraya un passage parmi les pirogues amarrées sur la baie, sauta dans son audiac archi-plein, disposa ses pagaies et s'assit sur le flanc, tout près du moteur.

Il regarda sa montre, contempla la boussole et chaussa les lunettes marines, son gillet de sauvetage et puis un verre de vodka dans la gorge. Il tena un bref discours et demanda à tous ceux qui porteraient un talisman ou une quelconque écorce de protection de bien vouloir s'en débarrasser avant que le départ de soit engagé car dit-il, la mer et ses Dieux n'acceptent pas cela. C'est alors qu'une dizaine de passagers sur les 223 de l'embarcation, tous de l'Afrique sub-saharienne se débarrassèrent de leurs colliers, amulettes et gri gri qu'ils détenaient dans leurs bagages, et ceux notamment noués aux reins et à l'avant bras.

Nous sommes inconfortablement embarqué et sans gillet de sauvetage s'écria Dossou. L'heure étant bien choisit par les passeurs car la gendarmerie royale et ses bergers allemand ne sont pas sur la beige à cette heure de la nuit , une prière très brève fut ordonnée, priant le ciel de demander à la mer de leur permettre de traverser paisiblement la méditerranée.

Peu après que l'engin ait été démarré, Dinga orienta sa pirogue dans le sens de la boussole, une grande torche à manche lui sert de projecteur, son assistant quant à lui utilise un sceau accordé à la pirogue pour vider l'eau qui progressivement s'infiltre par petites fissures .

Dossou la jeune fille Guinéenne fut prise de peur, elle raccrocha sa bandoulière et sauta dans l'eau qui lui atteignait les genoux et aussitôt demanda à son demi-frère Ammar de lui suivre; Je te demande de descendre, ce voyage ne nous convient pas, nous ne saurons même pas nager en cas de danger,  laissons les avec les 1800 euros que nous avons payé pour le voyage, il vaut mieux retourner en Guinée ou rester ici au Maroc, cet Espagne me semble bien loin.

Ammar descendit à son tour, pendant que le maître accélérait lentement son engin et la pirogue progressivement fenda la mer jusqu'a perte de vue sur le regard larmoyant de Dossou et de Ammar.

Il est 1h 05 minutes du matin, la mission de départ des migrants est terminée, les passeurs retournent à leurs domiciles, seuls Dossou et Ammar restent sur la beige sous un silence de cimetière.

Il fait trop froid en ce mois de janvier 1998, le calme règne, Dossou a arborée son vieux blouson bleu et désespérément elle raconte des anecdoctes pour justifier la raison de son refus de voyager et soudain le jour parait.

La journée fut longue, leur capital financier épuisé, le visage de chacun d'eux exprimait la détresse. Peu avant  la tombée de la nuit, Dossou est accoudée sur le comptoir de la buvette de la place, dialogue avec le barman, attendant le propriétaire pour lui proposer ses mérites et talents de serveuse improvisée. De parvenue la nouvelle, L'embarcation d'hier n'est pas arrivée à la côte nord, la pirogue a chavirée au large de la mer, tous les occupants sont morts, 14 corps seulement ont été repêchés, la guarda civile Espagnole et la Gendarmerie Royale Marocaine qui patrouillaient en haute mer

            Continuent de faire des recherches

Stupéfait, Dossou ouvra grandement sa bouche et se morda les doigts laissant briller ses pupilles,  glissa du tabouret, croisa les bras sur sa poitrine et posa délicatement les pas jusqu'au coin du bistrot. Elle éclata en sanglot, les Dieux du Fouta diallon dit –elle m'avaient parlé, j'ai écoutée mon coeur c'est pour cela que j'ai la vie sauve, de ses jambes, elle lanca des grands pas, se dirigea vers la porte, l'ouvrît et se jetta dehors.

Ammar es-tu cria t-elle en langue Malinké. Dans une tente qui sert d'abri aux pécheurs elle le rejoignit; Ammar est couché à même le sol, grelottant, enveloppé dans un vieux tissu encollé des écailles de poissons et parsemé de trous, une toile qui sert au salage des crustacés a fumer. Elle lui tira de toute ses forces, lève toi mon frère, vient ici en ce jettant dans ses bras.

Ecoute je te parle, Dieu nous aiment, nous vivrons encore longtemps sur terre, tous ceux qui sont parti dans l'embarcation de fortune…..Nigerians, Burkinabés, Congolais, Camerounais et autres, tout le monde est mort. Cette histoire nous restera gravée dans l'esprit, nous en parleront a plusieurs générations. Je pense qu'il vaut mieux déployer notre énergie pour nous faire de sou et emprunter le chemin retour si tu le veux évidement. Je sais que faire chemin retour du Maroc en Guinée Conakry par route sera autant pénible que lorsque nous venions, mais cela vaudra la peine, j'ai les larmes aux yeux, j'aime ma  mère tu m'entends, il n'est pas question que je livre ma vie ainsi sans sécurité et si loin.

C'est par souci d'une vie meilleur que j'ai choisis cette aventure mais hélas ca se stop ici. Je vais retourner auprès d'elle, elle m'est chère, j'irais chanter comme très souvent dans les cabarets fréquentés par les blancs pour trouver de quoi nous nourrir, je sais très bien jouer au Goni, un jour un mécène détectera mon talent et m'emmènera en occident lors d'un festival pour représenter la culture de chez nous, cette fois j'irai par avion avec un passport authentique.

Regarde cette étendue d'eau, elle est gourmande,  elle ne se rassasiera sûrement jamais. La douleur a pénétrée mes os.

Ma grand mère me disait souvent je cite : tant que cette dame ne s'est pas mise nue devant un homme, il ne saura jamais ce que lui reserve sa poitrine, cette eau semble calme, mais lorsque sa gueule est ouverte elle engloutit tout. Ceux qui avaient hâte de rejoindre frères et amis a l'arrivée a l'île espagnole de Ceupta après la traversée ne seront plus jamais entendu. Des familles attendrons peut-être des décennies avant de savoir que leurs fils avaient été dévorés par la mer.

Le téléphone sonnera encore, venant du Mali du Sénégal, les mêmes voix poserons les mêmes questions et les mêmes problèmes.

Allo! Allo! ( manè), je voudrais parler à Check Ndiaye,

Allo! Allo! ( termussoh), mon mari a appelé avec ce numéro l'année dernière, dite lui que c'est Fatoumata sa femme, que les enfants n'ont pas mangé depuis deux mois, et que la rentrée scolaire c'est demain, je n'ai pas assez de credit, depuis quatre ans qu'il est la-bas , s'il n'a pas pu traversé pour entrer en Europe il n'a qu'à retourner au Mali, je suis fatiguée d'attendre et d'esperer.

Les passeurs quant à eux exprimeront leur désolation puisqu'ils ne les auront plus vu.

A Tizzaouati il fait très chaud, le sable dance, forme des dunes qui avalent les hommes. A Magnia, on s'installe, on attend et on guette la moindre discretion des garde-côtes pour se lancer à l'assaut des grillages qui à chaque tentative laissent des traces et blessures profondes dans la chair des migrants. Tous portent des larges cicatrices sur le corps. Et le Détroit de Gibraltar quant à lui engloutit les humains par centaine depuis des temps et par vague successive. Malgré cela, les candidats pour le paradis terrestre n'ont jamais tiré leçons, puisqu'une autre embarcation est entrain de se mettre sur place.

   

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eclipse

A mon arrivée au Ghana ce dimanche matin 03 novembre 2013, j’ai cru avoir le privilège de voir l’éclipse solaire qui est la disparition d’un astre qui résulte de l’interposition d’un autre corps céleste entre cet astre et l’observateur.

Aux environs de 13 heures 00, la ville d’Accra  s’est légèrement obscurcit pendant une vingtaine de minutes, mais malheureusement, à l’aide de lunettes spéciales  et différentes autres méthodes ( miroir ou eau dans un récipient ) on a pas vu le soleil tout jaune traverser par l’ombre de la lune comme prévu à 1h 22 minutes , heure  du Ghana.

Que s’est t-il passé pour que nous n’ayons pas la possibilité de voir cette éclipse

 

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