Publications de innocent Buchu (14)

Le centre d’échange et de création artistique  Yole!Africa en partenariat avec ALKEBU Film Productions organise du 02 au 10 juillet 2016 la 11e  édition du CIFF (Congo International Film Festival) autre fois appelé SKIFF (Salaam Kivu International Film Festival) à Goma. Dans le but de contribuer à la paix et la stabilisation durable à travers des manifestations artistiques et les renforcements des compétences dans ce domaine plusieurs musiciens locaux seront à l’honneur. Ils presteront  devant un publique_diversifié.

-          Par Innocent Buchu

Début juillet, des centaines de festivaliers, amoureux de l’art et invités en provenance de différents continents vont se rencontrer dans cette ville touristique de l’Est de la RDC. Grand et plus anciens Festival en RDC le CIFF a vu le Jour depuis 2005 en Province du Nord Kivu en ville de Goma sous l’initiative du Cinéaste Congolais Petna NDALIKO. Il rassemble chaque année les Cinéastes Congolais et étrangers autours de l’échange d’expérience pour un avenir commun. Dans le but d’encourager les œuvres locaux le CIFF  met en compétition plusieurs films locaux et décerne des prix à ceux qui seront meilleurs. Il offre également les séances de capacitation dans différents domaines de l’art aux personnes ayant souscrit à l’offre de formation sans aucune condition financière.

Pour agrémenter les moments forts de ce festival, différents artistes  sont sélectionnés par le comité de l’organisation. Pour cette année,  Muhinder MC  l’un des artistes sélectionnés, affirme croire au management efficace pour la réussite de ce  festival comme l’a été  aux éditions passées ou il a presté.    

Le CIFF considéré comme le principal parrain du film et de l’art en RDC ;  Personne ne peux douter de la performance, du service  de cette organisation qui du jour le jour expose les musiciens locaux (gomatraciens) à la scène internationale, explique NATI administrateur de musique chez YoléAfrica

Plusieurs artiste Musiciens se bousculent dans l’enregistrement des chansons en vue d’une sélection de ceux qui vont faire l’OpenMic, dont la condition principale est d’avoir un texte jugé pertinent par le jury de sélection.

Trois chansons des dix prévues,  ont été enregistrées au studio de YoléAfrica de Goma dans les quelles au moins 12 artistes de la  « musique engagée » ont participé. La chanson far sera commune « Wake Up », écrite et  réalisé selon le thème du festival choisit  pour cette année « Plus Beau Qu’avant ».

 Très interpellateur ce thème extrait de l’hymne national Congolais  attire l’attention de plus d’un congolais et africain sur notre avenir commun.

Pour ces musiciens plus engagés comme jamais, le CIFF n’est que le début de nouvel  élan de leurs carrières  et une bonne occasion pour le monde entier  d’intérioriser  les messages prévus autours de ce grand thème Plus beau qu’avant.

 

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Attendu pour ce grand événement « danser pour le changement et chanter pour la paix », le foyer culturel de Goma  veut parvenir au public amoureux de la culture et de la paix son message de Bienvenu pour le festival Amani 2016.

-par Innocent BUCHU

Du 12 au 14 février 2016, Goma va encore se mouvoir au ton de la musique. Tout le monde sera représenté ! Plusieurs artistes de musique et de danse, locaux, nationaux qu’internationaux vont agrémenter ce grand show de l’année gomatracienne, ont annoncé les organisateur du Festival Amani  lors de la conférence de presse tenue ce 21 novembre 2015 au sein du foyer culturel de Goma.

Au rendez-vous musical, à l’international ; l’artiste Werrason de la Rd.congo avec ses pas de danse à la congolaise, NNEKA du Nigeria, au rythme du Hiphop aux paroles conscientes et engagées, Casimir Zoba du Congo brazza connu par son tube « Ancien Combattant », Joel SEBUJON de l’Ouganda, Aly KEITA, malien, et  KAREYCE Fatso du cameroun.

Au niveau regional, l’artiste JC KIBOMBO et INNOSS’B tous deux de Goma EN RDC ; l’artiste KODE et Angel MUTONI tous deux du RWANDA.

Au niveau local, KEREN la Celine Dion gomatracienne, Melissa KASOKI et Wivine Windy du collectif KeyVoices et en fin l’artiste rappeur BlackMAN, tous de goma en RDC.

A la danser six groupes ont été retenu y compris  le HIPHOP Street Dances.

Pour la phase préparatoire, enfin d’approcher le public progressivement du grand show, le festival Amani, Saana Weekend continue, tous les samedis comme d’habitude au Foyer cultuel de Goma.

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Le fils du ghetto ravis de sa sélection

« Oui, j’ai été sélectionné », répond SADIKI 9  surnommé BIN-G pour dire ‘’Fils du Ghetto’’, de son vrai nom SADIKI Bin SAIDI. Micro à la main, chemise déboutonnée à la capuche et un jean lors qu’il nous donnait cette interview avant de monter sur le podium de GomaHipHopLive dans l’enclot du centre de création artistique Yolé ! Afrika.

Avec sa chanson « The time is now »(en Français ‘’il est temps’’ et ‘’Niwakati’’ en Swahili), un titre qui  charme son publique.

« Ce qui m’a inspiré pour ce refrain c’est le thème du festival SKIFF (Salama Kivu International Film Festival) 2014 organisé par Yolé!Afrika » explique Bin-G. pour lui il est temps d’accomplir des grandes choses. Le gigantesque moment de réaliser son rêve, « c’est pour quoi je suis SADIKI 9, à mes yeux ce chiffre 9 est la plus grande des unités. Et moi j’ai un grand rêve ! »

Cet artiste se réjouit de sa participation à la première saison de l’émission Goma HipHopLive, « c’est génial comme idée » s’exprime t-il, pour le reste il se dit très optimiste sur la situation du Hiphop Gomatracien, dont «pour prester, la sélection commence à être conditionnée par la qualité du texte », comme c’est le cas avec Hiphop Live

« Il ne faut pas profaner le Hiphop ! » crie Sadiki 9, très anxieux.

On ne fait pas ce genre de musique pour une seule personne (pas pour sa copine) mais pour plusieurs (l’univers entier) c'est-à-dire donner un messager pour changer les choses « grâce à la critique sociale, les propositions voire même la révolution sur une situation »

« Rien ne me fraye ! »Sourit-il, mais ce qui peut inquiéter notre star, c’est la liberté d’expression de son pays, dit-il.

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« Taisez-vous, c’est moi le père ! »

« A tout seigneur, tout honneur » dit-on. Ceci est strict et non négociable dans certaines familles en R.D.C.
J’en ai rencontré une.


« A tout seigneur, tout honneur » dit-on. Ceci est strict et non négociable dans certaines familles en R.D.C.
J’en ai rencontré une.


Le père a une chaise réservée au salon, dans la salle de repos et dans salle à manger. Personne d’autre n’a le droit de s’y asseoir. Je dis bien, personne !


A son arrivé, on se croirait dans un monastère ! Tous les enfants deviennent brusquement trop sérieux et remettent rapidement de l’ordre. « Comme le chat est revenu, souffle l’un des enfants, les souris n’ont qu’à arrêter de danser. »


Même sa femme ne fait pas l’exception ! Fini les racontars, les commérages et toutes les historiettes de la journée : seul le coq chante.


« Qui a mi ses pieds dans mon salon ? » demande-il, avec un visage froissé.
Personne d’autre a part l’ainée n’a le courage de lui répondre. Mais, pourquoi ? Eh bien, parce qu’il est autonome financièrement !
Si autonomie financière signifie aucun contrôle parental, je me demande ce que deviendra cette maison quand tous les enfants le seront.
Chaque enfant dans cette maison cherche à s’occuper à tout moment pour éviter de dire devant leur père.
‘’Toutes les fois que vous voudrez parler, taisez-vous !’’


« Je ne supporte pas sa présence » dit un de ses fils. Il pense connaitre tout ce qui est utile pour sa famille y compris leurs idées.
« Parler sans rien dire » c’est la qualification qu’il donne à l’opinion de ses petits. Pour celui qui trouve l’occasion de dire, il doit bien penser avant de parler et bien peser avant d’agir.
Ce père pose souvent des questions au sujet dont il a l’idée ferme.


« La ferme! Malade» sont ses mots en interruption à celui qui parle le contraire de son opinion.
N’a le droit de dire que celui qui d’avance soit de son coté pour telle ou telle autre opinion.


Il est un vrai génie !? Avant même qu’un membre de sa famille parle, lui connait déjà ou il veut en venir et il le coupe directement la parole.

Celui qui ne pas du même avis que lui, a d’avance peur d’extérioriser sa pensée.
Comme un vieux chien, un jour il se retrouva sans force et c’était sa mauvaise fin, sans considération ni respect […]

Alors, si cette famille était une République ?


-Par Innocent Buchu

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Les sourds, grands consommateurs des SMS !

Les manifestations organises sur le territoire national congolais contre une loi au parlement  ont causé beaucoup  des perturbations dans plusieurs domaines de la vie. Aussi certaines décisions prises par le gouvernement dit ‘’raison d’Etat’’ et qualifiée de ‘’violation’’ de droit voire même qualifiée de ‘’crime’’ par d’autres.

-par Innocent BUCHU

La coupure de la connexion internet ainsi que du service de messagerie téléphonique (SMS) font part de ces décisions.

Sourd et enseignant de sourds à l’école Ephata, Debby KUBABURHANZI, secrétaire de l’Association de Sourd du Nord-Kivu nous partage ses opinions :  dit ce dernier dans la première phrase de notre entretien.

Dans un téléphone il ya plusieurs services  toujours dans le but de communiquer m’explique, Debby pour lui l’Appel ne lui concerne pas « moi je suis exclus de cette option seul les SMS ! » cela pour dire que les sourds sont hors communication s’il les SMS ne fonctionnent pas.

Il est difficile pour ce secrétaire de l’Association de sourds de communiquer avec sa hiérarchie ses frères et ses amis de tous les coins du monde.

La coordination des activités de sourd aussi perturbées vue que leur expression à distance se fait par SMS.

Comment un sourds va-t-il aviser son absence au travail se demande Debby avec énergie ! 

« Lors qu’une innovation entre dans la société on cherche à s’adapter bien que mal » souligne Debby avec un air nerveux, « bloquer notre communication n’est pas grave ! Mais très très très grave !  Et on ne peut pas baisser le bras » 

Bien que tard, comme tout est rétablie il doit s’en réjouir !

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Le weekend à l’institut Mwanga

(ph:Innocent Buchu)

Une vraie conception, un bon pagne une bonne tenue et l’application!?…
Depuis novembre 2014 l’institut Mwanga dit Collège a fêté son 50 ans d’éxistence, cela étant chaque samedi de l’année du cinquantenaire, les élèves ne seront plus en bleu blanc, l’uniforme de tous les jours, mais en Pagne imprimé du 50aire. Cette tenue du weekend sera expirée d’ici fin 2014.
Comme dans une institution bien organisée, cet événement ne devrait pas passer inaperçu. Cinquante ans !?


Okay, parlons de cet uniforme de samedi. En générale ce vêtement spécial prescrit pour ces élèves est un bon. Ce que je sais est que l’on porte un uniforme (Bleu-Blanc, comme choisie par l’E.P.S.P et cette école) pour que tous les élèves soient égaux et sans concurrence. Alors qu’est ce qui m’intéresse dans tout ça ! Tout me viens quand je viens de voir un groupuscule des élèves de cette école qui discutent entre eux de la couture d’un de leur qui est à une dizaine de mètre. Et directement je m’introduis dans leur conversation. « J’aime ce pagne et son exception du weekend, c’est bien choisie sauf que certaines élèves utilisent un modèle trop sexy  qui joue sur la réputation de l’école! » m’explique Cynthia, une jeune fille de 15ans. « Sans oublier les concurrences qui s’observent malheureusement ! » ajoute-t-elle avec un air inquiet.

Par contre Jonathan, garçon de 17 ans se sent bien quand il est en veste en classe  Cela fait une diversité qui est aussi nécessaire. C’est un problème de modèle ou de la couture ! Une question d’inattention ! Je ne sais pas pour quoi les autorités de cette école n’ont pas pensé à la réglementation de la couture dans l’application de cette tenue.

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RASAC, un petit garçon de 6 ans devient orphelin de mère il y a de cela cinq mois. Il ne connait pas vraiment son père qui est mort avant qu’il ne soit né. Son père était mort de la maladie du Sida, sa mère aussi. Désormais ce petit réside avec sa grande sœur Aminatha de 8ans chez son oncle AMADI qui est encore célibataire. C’est sure Rasac est aussi porteur du VIH et son état sérologique fait à ce qu’il ne vive pas son enfance comme d’autres gamins du quartier et même pas comme avant que les voisins ne connaissent qu’il est séropositif. « Tous mes amis à la maison comme à l’école se moquent de moi, ils disent que je vais mourir bientôt », parle cet enfant innocemment avec un aire inquiet. Il est déjà à l’école primaire, il a été informé de son état sérologique grâce à ses amis du quartier qui ne veulent plus jouer avec lui sous prétexte qu’il va les contaminer. « Maman nous a dit que tu souffre du Sida, on n’a pas le droit de jouer avec toi pour ne pas souffrir aussi comme toi », c’est ce que lui expliquent ses amis. Son enseignante ne lui donne plus des exercices, il n’a plus envie d’aller à l’école. « Avant Rasac était un petit dérangeur ici et meme à l’école mais depuis un temps il est devenu timide et trop sérieux, il ne va plus chez nos voisins jouer avec ses amis » craint son oncle Amadi. Les parents d’autres enfants de son âge au quartier ne lui laissent pas la chance de jouer même à coté de leur maison. Les adultes le regardent avec un œil de deuil et de pitié, pour eux Rasac va mourir ! Rasac sait déjà qu’il va mourir comme sa mère et son père, « ils ont aussi dit qu’on ne guérit jamais ! » m’explique Rasac tout triste. Chaque soir, il donne de rapport à son oncle… encore mes amis se sont moqués de moi ! Il n’a pas choisi cette maladie ! Amadi croit qu’il n’est plus en paix dans ce quartier, il en a marre de ses voisins qui dérange son neveu. Il considère de l’horreur le mot qu’utilise ce dernier envers cet enfant. Aujourd’hui son oncle décide de vendre sa maison et déménager dans un autre quartier pour permettre à son neveu de vivre en paix comme tout enfant, parce que là il sera inconnu et recommencera à zéro.

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GOMA VEUT DE L’EAU et Moi aussi !

Cher lecteur! Nous allons toujours lutter pour que Goma soit une ville digne de cette appellation.

Je vous fais part aujourd’hui de mon expérience... L'’EAU dans ma ville...

J’habite à Goma, une ville pierreuse au bord du lac Kivu à l’Est de la R.D.Congo.

Allonger dans mon lit, une multitude de rayons lumineux à travers la fenêtre de ma chambre,  quand j’attends de loin sonner  la clochette de la paroisse notre dame du mont Carmel. Je me sens aussi fatiguer… un bain me fera du bien ! D’habitude je bois de l’eau avant de quitter le lit. J’ai une bouteille à ma table qui maintenant est vide pour la deuxième fois dans une même semaine. Je ne peux m’empêcher de m’énerver du manque de l’eau dans ma ville.

Direction la douche, elle se trouve à l’extérieur de la maison. Je prends tout le nécessaire pour le bain. Un seau à ma disposition, à deux mètre de la douche un robinet. J’avance vers le robinet je place le seau et je l’ouvre, un bruit sort du tuyau, donc à la place de l’eau.

Très vite j’entre vérifier dans la réserve à l’intérieur de la maison. Avec force je bouscule un bidon avec mon pied tous les bidons chutent, je comprends qu’il n’y a pas d’eau dans tous les réservoirs.  Nom d’une pipe ! Je n’ai plus où chercher à part au lac Kivu bien sûre. Je fixe du regard à ma montre, je risque d’être en retard à la fac.

Pour une deuxième fois je regarde le robinet et je réalise qu’il s’agit d’une absence notoire et signe du sous-développé.

Et pas uniquement pour moi, mais aussi pour la plupart des habitants de Goma voir même du Kivu. Je peux sentir l’absence de la REGIDESO (REGIE DE LA DISTRIBUCTION D’EAU ).

Dans des rues du quartier le langage n’a pas changé. Ce sont les mêmes discours partout, la question de l’EAU est évoquée ! Et le silence des autorités qui explique leur mauvaise volonté me révolte.

Nous somme toujours dans le sentiment de « tout ira bien » mais jusqu’à  quand ? Le peuple est entrain de faire de son mieux pour réveiller l’autorité somnambule. J’ai également vu des mouvements comme #GOMANEEDSWATER (#GOMAVEUTDELEAU) dans les rues de Goma une marche  avec bidon vide un peu par tout, et même à l’internet à propos du même sujet. Vue même un enseignant de l’université est venu avec un bidon vide dans l’auditoire.

De ce fait, en réalité, je ne suis pas le seul ! Tout le monde se souci de cette situation de manque d’eau même ceux qui habitent le bord du lac. Je ne trouve pas Goma grande ville que certaines pauvres mais qui, les autorités respectent le droit de la première nécessité notamment droit à la vie.

 Un manque d’eau c’est une privation de la vie.

#GOMAVEUTDELEAU !

Relatez nous votre situation (en abondance ou carence) d’EAU dans votre ville, province ou pays.

Vos commentaires sont les bienvenus !!!

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Commerçant ambulant de Goma: « NYA BK »

Tous sur eux transportent la tête, le dos, les mains et sont munis d’un sac d’articles (cirage praticot, singlet, ceinture, chaussette, et maquillage pour femme etc..), ils sont reconnaissables. 

Les ‘’Nya bk’’, c’est comme ça qu’on appelle ces marchants ambulants de la ville de Goma. Alors pour quoi l’appellation Nya Bk ? Seulement parce que la majorité de ces marchants proviennent de BK(Bukavu).
Ils sont piétons et font de tours dans tous les coins Gomatraciens
. « J’ai tous les petits articles nécessaires qu’on oublie d’acheter et je vais dans des quartiers pour chercher des clients » m’explique George un commerçant ambulant diplômé et père de trois enfants. Il parts très tôt le matin dans le « Qui cherche » (débrouillardise) pour voir comment rentrer avec(un petit sachet) une petite chose pour la survie de sa famille.
Pour lui, entrer dans le marché centrale et attendre les clients c’est lui faire perdre le temps. « Je vis au taux du jour, j’ai laissé ma famille sans rien à manger je dois rentrer d’abord à midi laisser quelle que chose puis retourner dans ce service et chercher le repas du soir… alors si j’attendais le client au marché qui peut-être ne viendra pas ! …

(ph:innocent buchu)

Toujours grâce à son « Qui chercher » il garde sa famille et il arrive à scolariser sa petite fille Landryne de 8ans.
Pour Nathalie, une cliente de 28 ans, “ces marchants m’aide”, pour elle parfois on se retrouve sans transport d’aller dans le grand marché et directement on le voit passer et d’ailleurs ils vendent à un bon prix.
Le grand défie que rencontre George c’est seulement la pluie et le soleil accablant, quand il pleut il a du mal à faire son business.
Pour être un marchant ambulant dans cette ville Gomatracienne il faut avoir aussi une bonne santé physique pour parcourir de kilomètre que renferme cette dernière pavée de pierre…

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Adieu, mon Général BAHUMA !

Cet homme, ne parlait pas trop mais faisait trop et grand, c’est comme ça que j’ai fait sa connaissance…

-Par Innocent Buchu

Je ne suis pas militaire, non ! Et je n’ai jamais envié ce boulot.

Je suis qu’un simple citoyen Congolais (RDC)…

« Soldats, je suis content de vous ! » Napoléon Ier

Mon Général, tu as fait ton travail avec un cœur d’amour de ta patrie, et tout le monde le témoigne même ceux qui ne voulaient pas de toi.

Aujourd’hui ils t’appellent leader, oui sans doute tu es un, ils ne se trompent pas du tout même si pour eux c’est n’est qu’un simple jeu de la bouche avec leur bonne diction.

Aux yeux d’un congolais conscient tu as été formidable lors de ton passage sur terre.

Toujours soumis à ton chef. Même dans de mission suicide tu étais prêt pour défendre ton diplôme d’un bon soldat. Cou de chapeau.

Je sais qu’à coté des Héros, tu es, comme Lumumba Patrice E., Laurent Désiré K., ton frère Mamadou et tout ce martyre mort par amour de frères et sœurs congolais et du congo.

c’est un ami bloggueur qui m’a apris ta mort.

Que ton Ame repose en paix !

Portrait !

Décidé, actif, et loyal, le Général-Major Jean-Lucien Bahuma AMBAMBA, commandant de la 8eme région militaire dans la province du Nord-Kivu, est décédé le samedi 30 août à Pretoria en Afrique du Sud, où il a été conduit après un étourdissement pendant une mission de travail en Ouganda, des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Ce vaillant officier s’en va instantanément sans avoir achevé sa mission.

Originaire de la province orientale, le général Lucien Bahuma Ambamba, né le 26 juin 1957 à Yangambi, est fruit de la 10ème promotion de l’école des officiers EFO Kananga.

Il a d’abord évolué dans le bataillon de sécurité de la BSP (Brigade Spéciale Présidentielle avant de devenir une division).

Il a rejoint par la suite le MLC de Jean-Pierre Bemba avant son intégration aux FARDC à la suite du brassage.

Il a ensuite servi comme garde du corps rapproché du président Mobutu.

En suite il a suivi une formation complémentaire à l’académie militaire française de Saint-Cyr en France. De plus l’Energique général Bahuma a suivi un stage de formation à l’Ecole de renseignement militaire de l’armée égyptienne d’Alexandrie.

Il fut parmi les officiers ex-FAZ qui ont créé le centre d’instruction de Pambua à Gbadolite en Equateur.

Un bon tacticien son travail a conduit au succès des FARDC contre les rebellions comme la CNDP aujourd’hui partie politique de la majorité présidentielle, le M23 aujourd’hui inexistant de même que les ADF ( Alliance des Forces Démocratiques).

Il devient le commandant de la 8e région militaire (Nord-Kivu), en juillet 2012, en provenance de la 5e région militaire (Kasaï Oriental) en relève le General Mayala Vainqueur qui est affecté à la 2e région militaire correspondant à la province du Bas-Congo.

Il assure en 2013 l’harmonie de l’opération « pomme verte » en collaboration avec un grand monument MAMADOU Ndala Moustapha et la brigade d’intervention de la MONUSCO.

Il coordonne également l’opération «  Sokola » qui a comme mission de désarmer les ADF rebelles Ougandais.

Mort dans une mission de service lorsqu’il prenait part à une rencontre dans le cadre des consultations périodiques mixtes pour l’évolution de la situation sécuritaire à la frontière commune, avec son homologue Ougandais.

Est en suite remplacé par le Général Emmanuel ELOMBE qui prend toute sa responsabilité dans la province…

« Il y a trois sortes d’intelligence : l’intelligence humaine, l’intelligence animale et l’intelligence militaire ». Aldous Huxley

Mon général tu resteras gravé dans ma mémoire et ceux de mes frères congolais conscients.

Que vive le Congo de BAHUMA AMBAMBA !

Connaissez-vous cet homme ? – Faites vos commentaire…http://skyafrika.wordpress.com

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Ces poubelles publiques rares à Goma

L’insalubrité dans la ville de Goma, dans l’Est de la RDC n’étonne plus personne. On se croirait dans une compétition des poubelles dans le quartier Katindo, l’un des plus peuplés. Dans des rues, devant des portes des cuisines, entre des maisons, etc… ces poubelles sont omnipotentes.

Avant de trop parler poubelle, je trouve bien de me questionner sur nos parcelles. Répondent-elles vraiment aux critères de ce qu’on devrait appeler parcelle ? Certains croiront que j’exagère, mais, croyez-moi, nous avons des parcelles de 2 mètres sur 2 ! Juste la maison ! Pas de toilette, pas de cuisine et logiquement pas de poubelle.

Et nos immondices ? Obligatoirement, elle doit être dans un coin loin de la maison que les visiteurs ne verront pas facilement. Oui, et après on en fait quoi ? Parce qu’on finit par les jeter devant la porte de la parcelle pour donner l’impression que ça vient de loin !

Pour que ceci soit facile, un stratagème est courant dans la ville. Des petits sacs de 50 à 100kg qu’on utilise comme poubelle ou on mélange déchets dégradable et non dégradables.

Malheureusement, peu sont ceux qui pensent à vider leurs petits sacs qui se remplissent au bout d’une semaine.

A une certaine période, des véhicules de la mairie passaient pour les ramasser. Mais, pour des raisons que j’ignore, ces véhicules ont disparu !

Heureusement que certains individus y trouvent leur comptes ! Là, je parle des transporteurs des sacs (de la maison au lac Kivu).

Il m’arrive d’en croiser un qui passe régulièrement dans mon quartier. Il passe de porte à porte pour proposer ses services rémunérés à 200FC par tour (environ 0.2 $).

C’est vrai qu’il n’y a pas de sot métier, mais, je crois que le salaire devait être égal au travail accompli !

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RDC, GOMA : 8MARS DANS L’EGLISE

-Par Innocent BUCHU

Une journée aux yeux de femmes pas comme les autres. C’est avec des versets bibliques que certaines entre elles ont passé cette dite journée de la femme, 8mars.

Toujours pour commémorer la journée de la femme mais d’une manière autre que d’habitude c'est-à-dire sans défilé et pagne imprimé pour la journée. En vue d’épargner ces fidèles de ne pas tombé dans ce piège d’ambiance inutile. Le diocèse de Goma invite toutes les femmes à participer aux activités du 8 mars dans leurs paroisses respectives. Une bonne idée, car elle a fait à ce que certaines n’abusent pas de leur journée.  Entre-elles malgré ce message da le diocèse se sont lancées à embêter leur copains, fiancés et maris…

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RD Congo:HISTOIRE DE LA PEDAGOGIE

             institut de Goma (photo crédit Charly kasereka)

                     

                         Depuis bien de temps, la RDC est devenue et reste jusqu’en ces jours le terrain d’expérimentation de multiples théorie due à son état socio-sécuritaire, politico-économique qui laisse à désirer.

                                                         En politique, la théorie 1+4 a été la prière d’achoppement pendant une période, la plus récente d’ailleurs influencé les idées et idéaux, les pensées et les idéologies du congolais dans les dimensions de sa vie. Le comité des élèves est en ces jours dirigés par un président avec le 1erministre à la tête du gouvernement des élèves dont la conduite est l’attribution d’un parlement scolaire.

                                                         Prenant une face de lecture, beaucoup de nouvelles branches font du fil à retorde et aux enseignant et aux apprenants :

  • L’éducation environnementale depuis la prison
  • La biologie des la troisième année des humanités
  • La biodiversité et autres
  • Lutte contre la violence sexuelle faite aux filles
  • Éducation à la sexualité responsable en milieu scolaire,…
  • La méthode SESAM dans l’apprentissage du français

                                                 ces différents courant continue de servir de base au débat contemporain, dans un contexte ou il semble que la pédagogie en RDC traverse une crise confortée à ce fameux slogan, lutte contre, (le VIH/SIDA,  les IST/SIDA, la corruption, la fraude, la torture, l’impunité, les violences sexuelles, la déforestation, l’analphabétisme,… . Introduction par certaines sa soifs étrangères, de perpétuer par leurs structures les mécanismes d’exploitation des ressources naturelles, la pédagogie en RD Congo se doit de s’adopter à ces conditions liée au phénomène de la mondialisation. Parallèlement, la crise sociale (caractérisé par la remise en question du valeur traditionnelle et par la montée en puissance de l’individualisme). La génération de la technique, l’informatique et internet pour tous, et même la crise de la notion du travail lui imposent de répondre à de nouvelles interrogations sur ses missions et son statut.

                 Ainsi donc, l’histoire de la pédagogie s’avère d’importance capitale par ce que non seulement profondément liée à l’histoire de la pensée, mais aussi et surtout que sa connaissance permet de s’ouvrir à d’autres modes de pensée, de relativiser ce que l’on connait, d’acquérir des moyens d’analyser une situation actuelle, de savoir par quoi l’éducation est influencée et pourquoi nous pouvons l’être à notre tour c’est dire, en bref qu’il est indispensable de maitriser la façon dont on percevrait l’être humain et la valeur de ce qu’on voulait lui apprendre pour se tailler sa propre ligne de conduite enfin pédagogie. 

 

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