Publications de Sinatou Saka (36)

Qwant ou Google? J'ai fait le test!

Je voudrais préciser pour commencer qu'il ne s'agit pas d'une comparaison technique des deux moteurs de recherche. Il s'agit juste d'une mise en perspective de deux expériences d'utilisateur. Alors pour ceux qui ne le savent pas, il n'existe pas que Google au monde. Plusieurs moteurs de recherches comme DuckDuckGo ou Qwant existent sur ce marché. C'est justement du dernier exemple que je voudrais vous parler. Pourquoi lui? Parce que Qwant est un moteur de recherche créé en France.

Pour faire ce test, j'ai commencé par effectuer exactement la même recherche sur les deux moteurs. (Voir capture ci-dessous)

Première remarque: Les résultats avec Qwant sont mis dans des catégories directement. Ils s'organisent en plusieurs colonnes sur une même page : Web, Actualités, Qnowledge Graph (colonne ne s'affichant que lorsqu'il existe un article sur Wikipédia), Social, Shopping. Il est possible d'affiner la recherche pour chaque colonne en tapant un autre mot-clé à l'intérieur de celle-ci. Les résultats peuvent être affichés selon trois formats : Classique (colonnes, par défaut),Mosaïque  ou Liste. Il est également possible de créer un compte gratuitement, afin de de créer des carnets et des notes (Mais sérieusement, entre nous, combien d'utilisateurs se servent de cette fonctionnalité?)

Sur Google à présent, tous les résultats s'affichent sur la même page. Certains diront que Qwant est plus clair mais pour ce qui me concerne, il me propose trop de chose d'un coup. Mon esprit a du mal à faire le tri dans ces résultats "plus ou moins" pertinents au final ( franchement, les résultats dans les colonnes "actualités" et "shopping" ne me concernent et ne m'intéressent pas du tout).

Ma conclusion: Google dépouille sa page d'accueil et Qwant l'encombre. Vous me dites ce que vous préférez?

Deuxième remarque: Le contenu: Si vous regardez de près les captures plus haut, vous remarquerez que Qwant met plus en avant mes comptes sur les réseaux sociaux. Alors que Google ressort également, à part mon compte Facebook bien sûr des articles que j'aurai écris ou des sites où je suis citée. Pour moi, les deux types de résultats ne me dérangent pas vraiment mais pour ceux qui souhaiteraient cacher leurs vies 2.0, Qwant ne leur rend pas vraiment service. Par ailleurs, quand je fais des recherches scientifiques sérieuses, j'avoue que le Facebook de l'auteur m'est moins utile qu'un ouvrage où je peux lire ses idées. Autre détail qui me surprend (mais rien de grave), c'est que dans cette logique, Qwant ressort mon compte Google + alors que Google qui a tout intérêt à promouvoir son réseau social n'en fait pas cas sur la première page.

Troisième remarque plus sur l'entreprise: Qwant est adhérent à la convention européenne et respecte donc la notion de la vie privée des internautes. Ce qui n'est pas tout à fait le cas du géant américain qui "vend" nos requêtes à des publicitaires. (A chacun de décider donc s'il protège ses données et utilise Qwant ou utilise Google malgré tout...)

Il est également possible d'alterner les deux outils et d'utiliser au besoin, le moteur de recherche qui convient le plus à ses objectifs et envies.

En définitive, je préfère les interfaces plus épurées et j'espère pour Qwant (qui continue à se développer en tout cas) d'accroître son audience afin de mieux répondre aux besoins des internautes sur tous les aspects.

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Mon ordinateur portable n'est pas très sécurisé en ce moment. Des onglets s'ouvrent sans que je le veuille, des pages web s'activent tout seul et des téléchargements se lancent automatiquement. Ce qui entraîne un défaut de performance et surtout une mémoire pleine. Bref, je vous épargne de mes déboires informatiques de ces derniers jours. Je sais, en tant que journaliste, mes sources aussi sont donc de facto exposés. Mais heureusement, j'ai découvert justement l'utilité d'une extension- un petit programme- tout simplement efficace. Alors, ce n'est pas l'alternative à un anti-virus mais elle limite les dégâts. Cette extension c'est WOT (Web of Trust).

Qu'est ce que WOT?

WOT est donc une extension qui peut s'ajouter  à votre navigateur, qu'il s'agisse de Firefox, Internet Explorer ou Google Chrome. 

Comment ça marche?

Chaque fois que vous faites une recherche ou consultez un site, WOT vous indique si le site est fiable ou non. L'extension se base sur l'avis d'une communauté d'internautes.

Elle permet d'éviter  des sites malveillants comme les faux-antivirus, les fausses versions de logiciels, les sites frauduleux (imitation de sites de banques, d'enchère en ligne, etc.) les sites d'arnaques, les sites contenant des virus, les sites diffusant des logiciels contenant des chevaux de Troie, les sites qui essaient de vous voler vos mots de passe, etc...

Pour télécharger WOT, c'est par ici et surtout n'oubliez pas de vous enregistrer pour faire partie de la communauté qui note les sites. 

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Et si nous effacions toutes nos données de Google?

Oui, vous avez bien lu, il est possible de disparaître des serveurs de Google. Et je ne parle pas du tout du droit à l'oubli de Google ou de logiciels spécialisés. Comment? Je vous explique tout dans la suite.

En effet, très peu de personnes le savent mais Google permet depuis plusieurs mois de paramétrer vos différents comptes sur Google afin de supprimer tout le contenu.

Grâce au Google Dashboard qui conserve l'ensemble de vos activités (noms, prénoms, mail, contacts, fichiers laissés sur le Drive, agenda...),  ce service permet de télécharger quand vous le désirez vos données ou de les supprimer. On peut ainsi importer tout son carnet d'adresse, télécharger tous les e-mails reçus ou envoyés.

A l'initiative de ce service, le Google Data Liberation Front (En français : Front de libération des données Google).

Il s'agit d'une équipe de l'ingénierie chez Google, dont "l'objectif est de faciliter le déplacement des données des utilisateurs dans et hors des services de Google." L'équipe, qui consulte les autres équipes d'ingénierie Google sur la façon de "libérer" les services Google, supporte actuellement 27 services. L'objectif du Front de libération des données est d'assurer que les données peuvent être exportées hors de Google une fois qu'une personne ou une société cesse d'utiliser leurs services.

Google Data Liberation Front est à l'origine de Google Takeout.

Google Takeout est une plate-forme de Google créée par le Google Data Liberation Front permettant à l'utilisateur de télécharger les données qu'il a mises sur certains services Google, en format ouvert.

Le GDLF espère que faciliter la possibilité pour les utilisateurs de quitter Google les incitera à y rester.

Google, bonne élève alors? pas tant que ça car  le géant du web finance peut-être de beaux projets liés à la protection des données mais ne garantit pas non plus la non-utilisation de celles-ci à des fins commerciales.

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Les nouvelles news, le genre d'info qu'on aime

Mon coup de cœur cette semaine c'est Les Nouvelles NEWS. Chaque jour, je prends du plaisir à visiter ce site et ça me plaît. J'ai donc décidé de vous le présenter.

Il s'agit d'un site d’information générale paritaire. Il donne la parole aux hommes mais surtout aux femmes. Ne vous méprenez, les Nouvelles News ne se contentent pas d'avoir une rédaction mixte. Elle s'efforcent surtout de mettre de la parité dans l'actualité en faisant attention à l'impact des informations sur les hommes et les femmes à la fois.

A l'origine de ce site, Isabelle Germain, journaliste dans la presse économique et d'information générale pendant 20 ans et aujourd'hui présidente de la commission stéréotypes du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes depuis 2013.

Pendant 10 ans, à l’AFJ chargée de promouvoir nos études sur la place des femmes dans les médias, je répète que les femmes sont sous-représentées et stéréotypées dans le contenu de l'information. Mais la dénonciation ne suffit pas : d’une étude à l’autre la situation n’évolue pas ou très peu. La presse perpétue les stéréotypes qui enferment les femmes dans la sphère privée et gardent la sphère publique pour les hommes.
Lasse de crier dans le désert, je décide de créer un magazine dans lequel les femmes auront la parole autant que les hommes, de l’actu avec 50 % de femmes dedans en somme. 
Point d’angélisme. Il ne s’agit pas de dire que les femmes sont meilleures que les hommes ou l’inverse. Du pragmatisme : quand on prend en charge 80 % des tâches familiales et domestiques -ce qui est le cas des femmes- on a une autre façon de concevoir la vie dans la cité, on a d’autres priorités, d’autres ambitions pour "la politique" au sens le plus noble du terme. Il faut que les femmes expriment ce qu’elles ont à dire au monde. Faute de quoi nous continuerons à vivre dans des démocraties incomplètes.

Un magazine d'information indépendant qui a vocation à traiter l'actualité tout en respectant la parité. Il veut donner autant de visibilité aux femmes qu'aux hommes dans le contenu de l'info et gommer les stéréotypes sexués.

Les articles sont classés dans des catégories assez originales qui correspondent à la ligne éditoriale du site, on peut citer:

Sexisme ordinaire: Actualités illustrant ces réalités sexistes de la société

Ça fait du bien: Actualités qui dépeignent les coups de coeur de la rédaction

Entreprendre: Actualité des femmes dans le monde de l'entreprise ou de l'économie. 

J'adore ce site parce qu'il ne fait pas pour autant de la propagande pour les femmes. Il essaye tout simplement de mettre en avant des informations récentes (faisant partie de l'actualité d'ailleurs) liées aux femmes (sans tomber dans les stéréotypes qu'on connaît tous très bien-la femme est intéressée par la dernière mode vestimentaire ou ménagère-). Les nouvelles News me permet de découvrir des informations originales, innovantes et courageuses qui se passent près de moi ou plus loin, qu'il s'agisse de politique, société ou économie. Les Nouvelles News c'est (le plus important) des articles et points de vues qui me ressemblent. C'est différent des médias traditionnels parce qu'eux justement ne parlent pas de ces événements (du moins pas suffisamment quand c'est le cas). C'est aussi différent des magazines féminins parce qu'il ne s'agit pas de parler simplement de femmes mais d'avoir plutôt une approche et un traitement différent de l'actualité de tous les jours.  Et c'est loin ( à mon avis) d'une revue féministe car il ne s'agit pas là encore de revendications.

Les Nouvelles News, au lieu de m'enfermer dans un féminisme dur, m'ouvre et me rassure sur ma condition de femme. Et comme une des rubriques du site, ça motive, rafraîchit, modernise et fait du bien! Bonne découverte à vous et partagez vos avis surtout.

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L'avenir de "l'info-résumé" sur le web

Depuis quelques jours, un article (1) me hante l'esprit. Vous savez, le genre d'article qui vous marque. En le lisant, j'ai eu l'impression que je creusais presque ma propre tombe (pourtant, je l'ai épinglé sur mon profil Twitter)  et surtout que je perdais énormément de temps dans ma petite vie « d'apprenti-journaliste ».

Le titre « Consommer moins d'info est bon pour la santé ! ». Je l'ai découvert grâce à un projet dont je parlerais plus tard qui tente d'apporter une solution à cette infobésité ambiante. On ne vas pas se mentir, l'information est partout et tout le temps. Je m'y drogue mais je me demande si dans quelques mois, je ne ferais pas une overdose. Surtout en découvrant cet article qui dit ceci:

Loin de nous informer, les « infos » nous remplissent le crâne de faits qui n'ont aucune utilité pratique ni théorique dans nos vies, sur lesquels nous n'avons aucune prise, et qui bien souvent ne nous concernent aucunement.

L'article explique comment la consommation répétée d'informations nous embrouille le cerveau, nous fait perdre du temps, ne nous aide pas à prendre de meilleures décisions, nous rend passifs.

Exemple: une voiture passe sur un pont, le pont s'écroule. Comment la presse va-t-elle traiter le sujet ? Si le conducteur est encore en vie, vous pouvez être sûr qu'il sera le premier à avoir la parole au 20 heures. Pourquoi ? Parce que c'est excitant pour le spectateur, qui va ressentir toutes sortes d'émotions fortes en écoutant le témoignage (où le conducteur allait, à quoi il pensait, ce qu'il a ressenti), et aussi parce que c'est une information facile, rapide, et bon marché à produire pour le journaliste. L'information utile à tirer de l'événement aurait dû concerner la solidité du pont, sa structure, et le risque que se produise la même chose ailleurs. Mais c'est trop compliqué à étudier et à expliquer aux « infos ».

Je ne suis pas totalement d'accord avec cet exemple présenté dans l'article,mais tout n'est pas faux. Selon l'auteur de l'article donc,  les infos ne nous font pas réfléchir : elles ne font que nous aider à conforter nos préjugés. (On ne va pas exagérer quand même, le journalisme ce n'est pas seulement l'info en continu, d'ailleurs, vous pouvez retrouver un article sur l'émergence du journalisme long format sur l'atelier)

Vous l'avez compris, avoir l'information utile (et seulement ça) est importante et représente aujourd'hui une nécessité. Ça urge ! Certains l'ont compris ! Comment va évoluer cette pratique et a-t-elle un avenir sur le web ?

« L'info-résumé », une approche reposante de l'actualité

 

Les projets Brief.me (lancé par Laurent Mauriac et Damien Cirotteau ex-Rue89 avec Jean-Christophe Boulanger et Alexandre Brachet) ou Newstap.es (lancé en Californie par Marie-Catherine Beuth,chroniqueuse sur l'atelier) ou Yahoo News Digest (que j'apprécie tout particulièrement) s’attaquent à ce défi: "mettre en évidence et en relief l’information qui le mérite" car on le sait désormais, Internet va trop vite et nous avons de plus en plus de mal à suivre le rythme. D'où des outils qui nous font des synthèses (pas algorithmiques surtout).

Créer de nouvelles temporalités

Actualisation incessante de fil d'actualités Twitter ou Facebook, alerte info, breaking news, l'information connectée n'a plus de limite. On en reçoit sans cesse et la vérité c'est qu'on retient très peu de chose. Qu'il s'agisse d'un dernier Vine posté par un média ou l'application mobile du journal qui nous informe en continu, notre esprit est en permanence sollicité. Même privé de son mail, chez soi, nous consommons sans cesse de l'info. Au point où certains sont obligés de prendre des distances avec l'ère connectée, absolument envahissante. Ces formats résumés proposent alors de contrer cette logique et permettent au lecteur d'être informé seulement, une à deux fois dans une journée.

Brief.me sera dans un premier temps une newsletter généraliste envoyée par e-mail à 18 heures et soigneusement mise en page. Les entrées seront brèves et renverront sur l’article des médias qui ont développé l’information.

Des informations utiles

Quel est l'intérêt de passer 30 minutes de son temps à regarder la vidéo d'un chat qui joue au piano ? Sincèrement aucun. Par contre, il y a un véritable plus à lire un article sur les principales nouveautés de la loi sur les stagiaires récemment adopté en France par exemple (moi ce sujet m'intéresse en tout cas).

Brief. Me et les autres mettent donc l'accent sur ces informations qui nous permettent d'apprendre mais aussi de comprendre l'actualité.

Cependant, on peut se demander si ces projets qui se réclament d'une ligne éditoriale journalistique, de qualité ,permettront aux médias de se concentrer un peu plus sur l'essentiel ? Encore faudrait-il qu'ils se développent suffisamment même si ils semblent répondre à un besoin croissant des lecteurs qui je pense vont vite les adopter.  

(1) La version française de l'article rédigé par le Guardian à l'origine est ici

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Hello, j'ai testé Ello

Depuis quelques jours, un nouveau réseau social a fait son entrée sur le web. Il s'appelle Ello et se distancie très clairement de Facebook en se définissant déjà comme anti-Facebook (sans le nommer bien sûr).

Depuis le 24 septembre, des dizaines de milliers de personnes ont demandé à s'inscrire sur Ello. Le site a été fondé par le créateur américain Paul Budnitz, qui avait auparavant lancé une marque de jouets (KidRobot) et conçu des vélos à son nom.

Nous l'avons testé pour vous et nous livrons nos premières impressions.

L'inscription

L’inscription ne peut se faire qu’après invitation d’un profil déjà existant, et ce processus a connu selon Le Monde.fr quelques ralentissements après une première vague de milliers de demandes de compte qui a déferlé le 24 septembre. Depuis, le site a plusieurs fois été inaccessible en raison d’un trop grand nombre de connexions, laissant présager d’un début de notoriété.

Nous avons cependant décroché notre invitation et nous sommes inscrits sous le pseudonyme de @fouineuse.

 

Remarque: L'utilisateur dispose d'un compte, s'abonne à d'autres comptes et peut partager des photos ou des textes.

L'interface

Remarque: Pour certains, cet interface est sobre et épuré mais pour moi, il est surtout sombre et manque de clarté. J'ai vraiment du mal à comprendre comment ça marche. Bref, le site n'est pas très intuitif. Mais heureusement, je découvre le guide de "survie" qui pour le moment ne m'a pas beaucoup servie. Ello is very complicated...

Alors, vais-je l'adopter?

Ce nouveau réseau social a le mérite de prôner un Net plus sain et c'est tant mieux.

« Nous avons créé un réseau social où la vie privée  est respectée, les données ne sont pas vendues, et où les communications entre les personnes devront toujours être simples et non pollués par des espaces publicitaires », affirme M. Budnitz.

Mais il est loin de convaincre les premiers utilisateurs comme moi puisque, voici les premiers enseignements de l’enquête RJMetrics :

  • 36% des inscrits sur Ello n’ont jamais posté sur le réseau social
  • 27% ont posté plus de 3 publications
  • 6 jours après l’inscription, 20% des membres sont toujours actifs.

Par ailleurs, le sociologue Antonio Casilli interrogé par Télérama critique la politique de protection de la vie privée d'Ello. Pour lui, 

"La plateforme porte d’abord une énorme contradiction dans sa politique vis-à-vis des données d’utilisateurs : on leur garantit que leurs données ne seront pas utilisées à des fins publicitaires, tout en leur précisant dans les conditions d’utilisation que celles-ci pourront être partagées avec des entreprises tierces à l’avenir....C’est l’idée de la « privacy as a service », dérivée du « software as a service », selon laquelle un internaute ne dispose d’aucune donnée sur son ordinateur mais doit se connecter à un service pour y accéder. Si on file la métaphore jusqu’à la vie privée, cela veut dire qu’elle n’est plus entre vos mains, mais qu’elle est nichée sur une plateforme, en l’occurrence Ello. C’est une forme de privatisation de la vie privée, puisqu’une entreprise possède de facto un droit de propriété sur vos données".

Il faut préciser que plusieurs plateformes comme diaspora-fr se sont déjà portés alternatives des géants du web avant Ello.

Si certains d'entre vous réussissent à tester le service, n'hésitez- pas à me donner votre avis également.

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Oui, pourquoi pas?! Il serait en effet  possible de constituer son propre portefeuille de données et tirer bénéfice de leur commerce en vendant par exemple ses données de brossage à un fabricant de dentifrice, son génome à un laboratoire pharmaceutique, ou en révélant sa géolocalisation en échange d'une ristourne au restaurant du coin. Sur le coup, l'idée paraît tentante mais sommes-nous prêts à échanger toutes les informations sur notre vie contre de l'argent?

C'est l'option trouvée en tout cas par des voix influentes comme celles de l'essayiste et chef d'entreprise Jaron Lanier ou du chercheur en Informatique Alex Pentland pour contrer le monopole des grandes entreprises comme Facebook et  Google qui collectent à grande échelle les traces laissées par les internautes sur les sites et qui font preuve d'ingéniosité pour connecter tous les objets du quotidien et ainsi augmenter le produit dont eux ils disposent comme bon leur semble.

Cette information est révélée dans un article intitulée "De l'utopie numérique au choc social" paru dans le dernier numéro du Monde Diplomatique (soit dit en passant, vous devrez vraiment -sérieusement- vous abonner à ce journal. Je ne peux que vous donner l'aperçu d'un article parmi tant d'autres), écrit par Evgeny Morozov. Celui que plusieurs considèrent comme technophobe  émet plusieurs réserves sur cette position de Jaron Lanier et Alex Pentland.

Selon le chercheur, l'idée des données comme une propriété privée ne fera qu'accentuer l'"internet des objets" et donc la place des grands groupes numériques.

En effet, Google continuera à insérer dans nos maisons des gadgets qui en réalité ne servent en priorité que ses intérêts économiques puisqu'il nous aurait simplement convaincus de leur utilité  . Le seul élément qui viendra troubler le géant américain c'est la concurrence commerciale et non un semblant d'éveil moral quant à l'importance de disposer soi même des informations qui nous concernent.

La concurrence étant une règle dans le système néolibéral américain, l'information sera donc plus que jamais réduite à une marchandise alors qu'il faudrait tenter de l'extraire. (Je ne sais pas vous mais je n'apprécie pas beaucoup en ce moment de recevoir dans ma boite aux lettres postale des publicités de site sur lesquels j'ai jamais donné mon adresse)

Comment sommes-nous arrivés donc là? Au point où tout le monde accepte cette situation et semble ne rien vouloir caché?

Pour Evgeny Morozov, cette situation proviendrait de l'omnipotence accordée à la technologie par les politiques. Ce pouvoir accordé aux nouvelles technologies aurait poussé les Etats à fournir des données aux entreprises du secteur afin de leur permettre de se développer. Ainsi, avec la limitation du rôle de l'Etat au fil des années, de nouvelles entreprises qui font partie du même cercle financier et anarchiste que Google et Facebook font leur entrée et prônent une nouvelle "économie du partage" sans intermédiaires. C'est le cas par exemple des services comme Uber et AirBnb qui bousculent la stabilité du secteur de l'hôtellerie et des taxis.

"Dans leur système, le travailleur, radicalement individualisé, ne bénéficie que d'une protection sociale symbolique; il assume les risques qui pesaient auparavant sur les employeurs; ses possibilités de négociation collective se réduisent à néant".

dit-il.

En terme plus simple, tous les utilisateurs de ces services travaillent en quelque sorte pour l'entreprise de médiation qui fait donc moins de dépenses et plus de marges. Cependant, je dois reconnaître que tous ces nouveaux services stimulent, créent de l'émulation et de l'innovation au cœur des secteurs traditionnels.

Dans ce monde autorégulée par le marché, que dis-je d'avis d'utilisateurs (je me corrige avant que vous ne me traiter de gauchiste ..), la loi a de moins en moins sa place et Evgeny Morozov se demande pourquoi on ne s'en débarrassera pas alors.

Ce dernier va même plus loin en disant que  l'économie de partage tend à devenir une norme de nos jours, norme qui risque de mettre à l'écart tout ce qui ne veulent pas s'y conformer à l'avenir.

Tenez la dernière fois, j'ai traité une amie de dépensière parce qu'elle préfère prendre un billet de train à 145 euros que de voyager en covoiturage à seulement 35 euros. (Bon en réalité, je lui ai sortis des arguments écologiques  aussi mais je pensais surtout que c'était un gaspillage de sa part...)

Alors quels sont les limites de cette économie de partage? Qu'à t-on le droit de partager ou non? Pourquoi faire ces choix? Avec qui partageons nous ces données?  Sommes nous informés de l'utilisation qui en est faite?

Je sais, ces questions ne sont pas nouvelles mais les moyens et outils mis en œuvre pour nous soutirer toujours plus de données le sont par contre et sont à juste titre ou pas considérer comme un progrès de notre société alors que dans le même temps Douglas Merill, cofondateur de ZestFinance affirme:

"Toute donnée personnelle est pertinente en termes de crédit"....

Affirmation à laquelle Evgeny Morozov répondra à la fin de son article en disant:  

"On se retrouve à débattre de la manière dont un écran d'Ipad conditionne les processus cognitifs de notre cerveau, au lieu de comprendre comment les données recueillies par notre IPhone influencent les mesures d'austérité de nos gouvernants".

Je vous recommande vivement d'acheter l'article en entier ici  mais surtout de vous abonner au Monde Diplomatique.

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The Internet's Own Boy: l'histoire d'Aaron Swartz

La première fois que j'ai entendu parler d'Aaron Swartz, c'est un acteur important du web (je ne me souviens plus de son identité, c'est certainement lors de mes "glanderies" nocturnes sur le web) qui le citait en exemple. Je me rappelle alors avoir parcouru sa page Wikipédia sans m'attarder réellement sur le personnage parti trop tôt...

Vous savez, il n'est pas très rare de regarder un film et de couler des larmes à la fin. Mais très vite, on se sent (moi en tout cas) stupide d'avoir succombé à une scénarisation parfaite ou au bon vouloir d'un réalisateur marchand. Mais cette fois, c'était différent, j'étais triste et je le ressentais au plus profond de mon être, peut-être parce que c'est une histoire réelle ou parce que le combat d'Aaron me semblait si noble...

Le film commence par l'histoire d'une famille heureuse, joyeuse aussi et on y voit Aaron Swartz jeune mais déjà mature, surdoué, génie et activiste.

A 12 ans, il crée sur l'ordinateur familial un projet précurseur de Wikipédia (à cette époque, Wikipédia n'avait aucune chance de prospérer pour les gens) ; à 14 ans, il fait partie de l'équipe qui cofonde la technologie RSS, qui permet d'être informé en temps réel des mises à jour de pages Web. A 16 ans, il fait son entrée à Stanford, la prestigieuse université américaine mais il rêve d'autre chose. La fac ce n'est pas pour lui!

Il créé alors avec des amis Reddit.com, un projet collaboratif qui a du succès. Reddit est racheté ensuite par Conde Nast et Aaron devient employé de l'entreprise. Il ressent  un mal être permanent au sein de l'entreprise et ne s'épanouit toujours pas! Travailler derrière un bureau, faire du profit ne sont pas ses aspirations, Aaron veut changer le monde et le seul moyen pour y arriver c'est faire de la politique. Liberté numérique, libre accès aux données, Aaron sera de tous les combats et co-fonde Demand Progress, une association qui lutte contre la censure sur internet.

Le documentaire donne ainsi la parole à sa famille, ses proches et à différents acteurs du web comme Tim Berners Lee,l'idole d'Aaron.

Ils lui ont brisé son rêve..

En octobre 2010, choqué par l'accès payant en dehors des campus à la base de donnés de Jstorn, l'une des principales bases de données de publications scientifiques, Aaron Swartz cache un ordinateur dans un placard du Massachusetts Institute of Technology pour télécharger l'intégralité de la base de données de Jstor. Arrêté puis libéré sous caution,subissant une  pression judiciaire très forte, Aaron Swartz s'est suicidé avant la tenue de son procès. Comment expliquer ce geste d'un homme qui nourrissait de fortes ambitions politiques pour son pays et qui a longtemps répété qu'une peine criminelle mettrait un terme à son ascension?

 

Méritait-il de mourir ainsi? Lui qui défendait toujours le droit des internautes et une vision plus saine du web, que voulait-il faire avec ses données? Les mettre en ligne gratuitement ou les mettre en lien comme il l'avait déjà fait pour sortir des solutions innovantes?

On ne le saura jamais! Pour le père d'Aaron, 

« Jobs et Wozniak ont lancé Apple en créant des boîtiers pour téléphoner gratuitement en piratant les réseaux. Bill Gates a lancé Microsoft en utilisant les ordinateurs de la fac, ce qui était strictement interdit. La seule différence entre Jobs, Gates et Aaaon, c'est que lui voulait rendre le monde meilleur, pas gagner de l'argent.  » 

Et ce n'était certainement pas du goût de tout le monde. 

L'histoire d'Aaron questionne à propos de ce que nous voulons avoir comme web dans quelques années. Allons-nous continuer à rester sourds? Dans une interview qu'il a accordé en 2012, Aaron expliquait à propos de son combat:

" Il y a en quelque sorte deux perspectives très polarisées: La première considère que tout est parfait , Internet a crée la liberté et tout est fantastique et la seconde considère que tout est terrible, Internet a créé tous ces outils pour cracker, espionner. Ce qu'il faut savoir, c'est que les deux perspectives sont vraies. Internet est à l'origine de ces deux perspectives incroyables et étonnantes. Mais laquelle gagnera à la fin? ça ne sert à rien de dire que l'un fonctionne plus que l'autre car les deux se valent et la fin ne dépend que de nous, de celle qu'on aura choisi et mis en avant."

Les gouvernements ont fait leur choix. Qui doit décider des limites à avoir? Pourquoi? Une belle phrase d'Henry David Thoreau est mise au début du documentaire et dit ceci:

"Ils existent des lois injustes. Devrons-nous tenter d'obéir? Devrons-nous tenter de les modifier jusqu'à réussir à les changer? ou les transgresser sans attendre? "


Quel est votre choix ?

Le film est sous licence Creative Commons et vous pouvez le télécharger ici en MP4 ainsi que les sous-titres ici.

Vous pouvez aussi comme moi avoir votre quart d'heure de blues en allant sur le site d'Aaron ou sur son compte Twitter pour voir ses publications.

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En écoutant une interview d'Evgeny Morozov, critique américain des technologies sur France Culture la semaine dernière, il a affirmé ceci

" les éléments de langage qu'on utilise dans ce domaine (ndlr: les technologies). Vous savez tous ces termes : disruption, entrepreneuriat, innovation, l'ouverture, la rupture et ainsi de suite. Ce sont des mots creux ou alors ce sont des mots qui sont polysémiques. Ils changent de sens selon le jour. Ou alors "l'économie partagée", voilà un terme particulièrement ridicule. Il faut être critique du vocabulaire même, qui nous est imposé par la Silicon Valley parce que bien souvent ces termes ont été adoptés par des gens dans d'autres domaines, par des responsables politiques, des théoriciens et ça s'applique à des sujets sérieux sans comprendre le peu de profondeur de ces termes. Aujourd'hui on parle de politique en open-source. Vous allez me dire, ce que ça veut dire ça ? Je n'en ai aucune idée, moi. Il n'y a pas plus creux."

Cette phrase m'a fait alors penser à une autre interview, celle de Ethan Zuckerman, grand activiste d'internet, toujours sur France Culture, dans la même émission qui a tout simplement qualifié de critique facile les arguments du chercheur Morozov.

Afin de me faire mon propre avis, j'ai décidé de faire un exercice tout bête.

Pour qualifier effectivement de critique facile le discours du chercheur, il faudrait que celui-ci soit faux à mon avis parce que le vocabulaire qui entoure des objets est quand même très important. S'il permet de le vendre, pourquoi ne devrait-il pas permettre de le critiquer?

Pour le coup, je ne m'intéresserais pas au discours qui entourent les objets en soi ( quoique ce serait plus facile de vous expliquer que les chromecast de Google par exemple ne vous permettent pas de profiter instantanément de vos préférences musicales ou cinématographiques, il faille d'abord disposer de ces contenus sur un support ou encore que les Google Glass n'ont pas été "que designed for you" mais d'abord correspondent à un besoin-qui n’existe même pas pour répondre aux intérêts économiques d'une entreprise à travers un objet du quotidien) mais aux valeurs qu'ils véhiculent.

Comme je l'expliquais plus haut, j'ai donc vérifié tout simplement si les termes comme innovation, open source, open data (j'ajouterais personnellement "réalité augmentée") qualifiés de creux par Evgeny Morozov le sont vraiment. Pour faire cet exercice, j'aurais pu tout simplement interroger des gens pour recueillir leurs compréhensions afin de m'assurer que les termes sont bien compris ou encore demander l'avis d'experts dans le domaine (qui sait? ils vont peut-être se contredire :D) mais tout ça, c'était bien trop ambitieux on va dire ou je suis peut être assez flemmarde en ce moment.

Bref, j'ai choisi un seul mot (Open Data) et j'ai fait le tour de la littérature numérique (juste quelques sites web, rassurez-vous) pour voir ce qu'ils en disent et ce qu'on peut retenir.

Sur Wikipédia, une donnée ouverte (c'est le résultat qui s'affiche quand on entre Open Data)

"est une donnée numérique d'origine publique ou privée".

Sur le site de la ville de Nantes

"Le mouvement « Open Data » (ou « données ouvertes ») est une démarche de publication de données numériques en ligne selon une série de dix critères garantissant leur libre accès et réutilisation par tous".

Sur la plateforme municipale de Bordeaux,

"le mouvement international Open Data prône la mise à disposition massive et la plus large possible des données notamment publiques – gratuitement et sans restriction d’usage – afin de favoriser le développement économique et l’action démocratique."

Ainsi, malgré des bases communes sur la notion (je vais garder ma bonne foi même si d'un côté c'est un mouvement ou une démarche et de l'autre c'est simplement une donnée ouverte), on remarque que beaucoup de choses restent peu explicites:

Dans un premier temps, de quelle donnée on parle? Brutes? enrichies? ou futures? Sous quel format sera disponible la donnée? Pourquoi telle donnée plutôt qu'une autre? Qui décide de mettre à disposition les données? et puisque j'entend souvent les politiques prôner l'"Open Data", je me demandais si au nom de la transparence, nous auront droit aussi à la facture des dîners municipaux ou à celle des sondages?

En parlant de transparence, Daniel Kaplan disait  que

" la transparence totale dresse les intérêts particuliers les uns contre les autres, inhibe la prise de décision et réduit la confiance ".

(Je n'irais pas aussi loin)

Ensuite, nous en savons très peu sur l'utilisation des données mis à la disposition du public (du moins, la question fait encore débat et est loin d'être résolue).

Par ailleurs, les termes Open Data, Big Data ou encore Open Gov (démocratie ouverte?) sont très souvent confondus par plusieurs acteurs. Ce qui dénote quand même du flou autour de tous ces termes.

Aussi, malgré que ce soit un terme à la mode et à connotation positive dans les discours, plusieurs institutions n'ont pas franchi le pas du "tout ouvert". Pourquoi?

Ces quelques controverses cachent la partie inconnue de l'Iceberg et surtout des intérêts et enjeux économiques, stratégiques, politiques aussi bien dissimulées derrière des termes positifs mais pas claires .

En parlant d'Open Data, Tim O'Reilly ("le gourou" du web)disait,

"il y a dans l'usage des technologies collaboratives au cœur du Web 2.0 un potentiel de rénovation profonde de l'action publique. L'expression " Government 2.0 " suggère l'idée d'une plate-forme d'innovation ouverte, permettant à chacun de contribuer à résoudre des problèmes collectifs en faisant remonter l'information et l'expertise diffuse dans la société".

Je ne sais pas si vous avez tous saisi l'essence des mots soulignés mais en ce qui me concerne et pour ne pas m'attarder à nouveau sur des expressions, je ne suis pas certaine que tout le monde (si déjà tout le monde se sent concernés et participent-généralement c'est une minorité qui est constante-) est capable d'apporter des solutions aux problèmes dits collectifs.

Et vous qu'en pensez-vous maintenant? Evgeny Morozov a t-il raison lorqu'il parle de concept creux? Est-ce une critique facile ou justifiée?

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J'ai regardé les anges de la télé réalité

Ma soutenance de mémoire c'est dans quelques heures. Dans 17 heures précisément!!!Oui je compte!!!!J'ai le don de me mettre la pression il paraît alors je vais détruire tous ces clichés sur ma personne. Je vais me détendre en regardant une émission de télé réalité. Youhou!!

En effet, depuis que j'ai regardé secret story, je pense qu'il n'y a rien de mieux pour trouver des personnes intelligentes (s'ils l'ont été ) stupides ( je ne vois pas un autre mot pour qualifier des adultes qui se critiquent toute la journée devant mon écran ). Ça peut être drôle ou simplement vous faire penser à autre chose ( c'est certainement ce dernier sentiment que je recherche).

Je décide donc de regarder lesanges de la télé réalité sur nrj12.Ça passe tous les jours à 18h 15 on dirait .

Vous imaginez, une chaîne diffuse ce genre d'émission tous les jours. C'est comme si on vous demandait de consommer du MC do (pas le KFC, j'aime bien ça moi, c'est déjà un autre level ) tous les jours. Hey mais c'est de la mal bouffe, allez vous repondre. C'est pareil!

Les anges de la télé-réalité, c'est une émission où les plus stupides d'une émission stupide se réunissent tout simplement. Vous comprenez? En terme officiel, cette émission rassemblerait, les meilleurs de toutes les émissions de télé réalité ( meilleurs comiques en gros ).

Franchement, le pire c'est que des adolescents adorent cette émission,exactement comme le mc do.

Du moins la regarder pour la critiquer. Il n'y a qu'à lire les discussions hallucinantes et enthousiastes qu'ils entretiennent à travers les commentaires sur le site de l'émission.

Qu'on ne vienne plus se plaindre du niveau de l'éducation nationale, si ça continue comme ça, le langage SMS ne sera plus un problème mais des termes comme "c'est dar" ou "yen a assez" se glisseront dans les copies.

Tout ça parce que les chaînes de télévision manquent de créativité.

Petit exercice de sémiologie:

Le téléspectateur est toute suite immergé dans un environnement idyllique, presque parfait.

L'acteur ou le candidat devrais je dire est à l'image même de la cible de ce programme: jeunes et insouciants.

La caméra est omniprésente pour ne rien rater des "sentiments" de nos candidats et ces derniers donnent tout pour s'afficher au premier plan. Entre exhibition permanente et comédie, tout est permis.

Sur fond musical tendance ( il faut se rassurer de mettre la musique à la mode en ce moment ), dansant et joyeux, la présence relative du "parrain" des anges, chacun des candidats essayent de réaliser son rêves sans oublier surtout de verser une larme.

Vous vous demandez quels rêves? Non, ils ne veulent pas travailler au New York Times ou à RFI, encore moins à Wall Street, ils veulent devenir mannequin ou danseur. Pas mal le projet non?

Bref, les candidats s'offrent donc des vacances tous frais payés et en échange, ils doivent vivre la vie dont rêvent des milliers d'adolescents avec sa bonne dose d'émotions et de larmes très importantes pour la production. Un candidat ému, c'est tous les jeunes en quête d'identité à l'adolescence, qui se reconnaissent en lui, qui sont émus donc plus il y en a, mieux c'est.

En résumé la télévision profite de ces émissions dont sont friands les jeunes pour instaurer les normes à la fois vestimentaires, sociales et culturelles aussi. Elle garde ainsi le contrôle sur les goûts des consommateurs et bien sûr pour motiver et booster le comportement d'achat.

Si vous tombez sur ce genre d'émission, vous saurez quoi penser désormais ou pas....

Je retourne à présent à mon stress ante soutenance, je pense que cet article vient de m'aider à canaliser ce stress.

À très vite  

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Crédit photo: Elhombrenegro (flickR)

Après la première session à Abidjan qui s'est déroulée du 12 au 16 mai 2014, Internet sans Frontières organise (en collaboration avec l'Université de Clemson) une seconde session de formation sur la sécurité informatique qui se tiendra du 2 au 6 juin. Elle s'adresse aux journalistes, aux blogueurs et ou aux activistes originaires ou vivant dans un pays du Golfe de Guinée. J'ai eu la chance d'être sélectionnée parmi les candidats qualifiés pour suivre cette formation aux outils de contre-surveillance basés sur les logiciels libres. Les séances de formation sont animées par le Dr Brooks, professeur à l'université de Clemson et son équipe.

Seize journalistes, blogueurs ou activistes venus du Tchad, du Sénégal, d'Ouganda ou encore vivant en France sont en ce moment à Paris, plus précisément à  Mutinerie pour une formation proposée par "Internet sans Frontières" et l'Université de Clemson. Il s'agit d'une série de modules, des séances d'échanges et des exercices sur la sécurité en ligne. Les participants apprennent à faire attention à leur activité sur le web, à envoyer des mails en toute sécurité, à conserver des informations délicates sur leurs ordinateurs et à naviguer de façon anonyme sur le web.

Au cours de la formation, des outils comme Psiphon sont aussi utilisés par les participants afin de sécuriser leurs conversations mobiles. 

Chaque jour, un nouvel aspect de la sécurité en ligne est abordé afin de permettre aux participants d'assimiler progressivement les aspects tels que le chiffrage souvent technique de la formation.

Vous vous demandez si nous sommes devenus paranonaïques depuis l'affaire Snowden? On pourrait non? Mais ce n'est pas le cas, certaines personnes, et de plus en plus, diffusent des informations sensibles sur Internet et il vaut mieux prévenir et être informés des outils disponibles pour conserver "notre liberté" sur le web.

Au delà de ces séances enrichissantes, c'est surtout la rencontre entre personnes exposées ou potentiellement exposées sur le web. J'ai fais la connaissance d'un philosophe djiboutien exilé en France depuis quelques années mais aussi du célèbre blogueur Makaila Nguebla obligé de quitter son pays pour la France. Ils visent tous un seul objectif: ne plus craindre le pire à cause de leurs publications sur Internet.

Je reviendrais dans un prochain article sur le parcours de ces personnes.

Sur le site d'Internet sans Frontières, voici les objectifs et la présentation de ce projet.

Pourquoi ces séminaires de formation sont-ils nécessaires? 

Un nombre important de cas prouvent l'utilisation accrue des médias sociaux par des régimes répressifs, afin d’identifier et d’attaquer les défenseurs de la démocratie et les droits de l’homme en Afrique de l'Ouest, notamment ceux qui sont novices dans l’utilisation de ces médias. Il est facile pour des gouvernements répressifs de trouver des entreprises de télécommunications prêtes à leur fournir des systèmes de surveillance sur Internet et des technologies de filtrage qui peuvent être employés contre des journalistes et des activistes web. 


La surveillance du réseau permet aux régimes répressifs de suivre les internautes, ce qui peut mettre en danger non seulement des journalistes et des activistes mais également des utilisateurs de médias sociaux. Un débat a d’ailleurs lieu actuellement quant à savoir si Internet et les médias sociaux sont plus avantageux pour les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme, ou pour les gouvernements répressifs. Les troubles récents au Moyen-Orient et en Afrique fournissent des exemples de gouvernements se servant des médias sociaux pour identifier des dissidents. Il est important pour les journalistes et activistes web du Golfe de Guinée d’apprendre le fonctionnement des systèmes de surveillance sur Internet et les meilleures façons de les contrer. 

Les objectifs du projet “Soutien Internet à la Démocratie en Afrique de l'Ouest” 

L’objectif principal du projet «Soutien Internet à la démocratie en Afrique de l'Ouest» est de permettre l'accès à Internet sans entraves aux habitants des pays dont les régimes cherchent à restreindre la liberté d’expression, la liberté de la presse, la démocratie et les droits de l’homme. Le but des séminaires de formation est de former des publics dits “à risque” (journalistes, activistes du web et des médias sociaux qui cherchent à protéger les droits de l'homme et défendre la démocratie) à l’utilisation des technologies contre la censure (Counter-Censorship technologies). Après les séminaires, les participants seront intégrés dans la communauté en ligne du projet (réseau sécurisé) et recevront des mises à jour régulières des technologies contre la censure avec lesquelles ils auront été familiarisés lors des formations. Au terme de ce projet, davantage de journalistes et d’activistes web pour la démocratie et les droits de l'homme du Golfe de Guinée auront les outils et les connaissances dont ils ont besoin pour contourner la censure actuelle sur Internet, ainsi que les technologies de surveillance. 

Durée du projet 

Le projet est dans sa deuxième année (pour une durée de trois ans). A la fin de cette période, des partenariats entre l'équipe du docteur Brooks à Clemson, des universités d'Afrique de l’ouest et des groupes d’utilisateurs activistes auront eu pour résultat de rendre le projet autonome. Les personnes qui participent aux séminaires de formation au cours de la première, deuxième et troisième année continueront à recevoir un soutien technique à travers un forum sécurisé.

Tous les participants sont invités à partager leurs nouveaux savoirs dans leurs communautés respectives afin de permettre la diffusion large de tous ces outils.

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"Vous qui surfez sur le web, vous qui par l'intermédiaire des réseaux sociaux parlez avec vos proches et le monde entier, récemment encore, vous pensiez le faire en toute liberté… Mais des mots tels que Wikileaks, Prism ou Snowden vous ont peut-être mis la puce à l'oreille : que connaissez-vous du fonctionnement d'Internet ? À l'instar des hackers, il s'agit, à notre tour de saisir les enjeux politiques et économiques qui se cachent derrière nos écrans. Les gardiens du nouveau monde nous raconte l'émergence d'une nouvelle génération de militants hacktivistes qu'il devient chaque jour plus indispensable d'écouter."  C'est par ces phrases que commence le film documentaire où le hacker  n'est plus synonyme de personnes cherchant à s'introduire frauduleusement par souci de notoriété dans un réseau ou système informatique.

Flo Laval est photographe et réalisateur documentaire. Il collabore avec des médias comme Spray Magazine, Melting Pop, TV5, Sud Ouest, Libération ou encore des ONG tels que Planet Finance. A partir de son projet multimédia Rencontres Africaines, il s'est spécialisé dans la production de reportages photo et/ ou vidéo web.

C'est donc en découvrant ce dernier travail que je suis tombée sur la dernière réalisation de l'auteur. Son film documentaire, les gardiens du nouveau monde. Je l'ai alors contacté et j'ai eu l'honneur de regarder le chef d'oeuvre. Florian Laval m'a alors accordé un entretien.

Ces individus "braconniers de l'usage" comme l'aurait décrit Michel De Certeau

Sinatou Saka: Les gardiens du Nouveau Monde vise-t-il à redorer l'image des hackers dans la société?

Flo Laval: Les hackers ont souvent une image négatif. Mais il faut savoir que l'individu qui fait des choses illégales sur internet n'est pas un hacker, c'est un bandit. Le hacker c'est une personne curieuse, qui détourne peut-être l'usage des objets pour permettre aux gens de comprendre le monde dans lequel ils vivent. C'est comme un boulanger qui commet un meurtre. A ce moment, il n'est plus boulanger mais meurtrier. C'est exactement comme ça pour les hackers. A travers ce documentaire, je voulais alors redéfinir ce terme et essayer de comprendre comment les univers du hacking se sont développés, comment ils interagissent avec d'autres communautés.

Du hacking au hacktivisme

S.Saka:  Dans votre film documentaire, vous négligez donc totalement l'aspect autrefois peu recommandable de ces personnes qui étaient accusées de contaminer nos ordinateurs de virus.

Flo Laval: La communauté des hackers est avant tout humaniste. On parle trop dans les médias du côté anxiogène de cette communauté. Pour moi, c'était un peu l'occasion de réaliser un contre point de vue.

Aller au bout de l'histoire

S.S: Avec les nouveaux formats qu'offrent le web, pourquoi avoir choisi un film documentaire?

Flo Laval: Lorsque j'ai rencontré le producteur, "Les Films d'un Jour", le choix du format s'est fait naturellement. Le format long reste une valeur sûre et très pertinente.

Internet: IRL (In real life) ou AFK (Away From Keyboard)?

Sinatou S: Les gardiens du Nouveau monde, c'est le titre de votre film, Internet est donc devenu un monde à part entière qui mérite d'être protégé?

Flo Laval:  L'expression nouveau monde est un clin d’œil. En effet, Internet n'est plus aujourd'hui simplement un monde virtuel, un cyberespace.  Je suis totalement d'accord avec la philosophie des hackers qui parlent de "Away From Keyboard" en parlant de notre activité sur Internet car ce monde est de plus en plus réel. Ce qui se passe sur Internet, c'est la continuité de ce qui se passe dans la réalité, ce sont des conséquences de la vrai vie avec comme particularité que ce monde est sans limite et offre des possibilités infinis.

Récit d'un humaniste

Sinatou Saka: Vous interrogez des acteurs civiles , des organisations aussi, pourquoi le choix de ces personnes et pas d'autres?

Flo Laval: A la base, je viens du milieu associatif et je suis fasciné par la défense des droits de l'homme et des libertés. Lors d'un stage à la FIDH( Fédération Internationale des ligues des droits de l'homme), j'ai vu venir des hacktivistes dans ce milieu et j'ai donc décidé de comprendre ce qui se passe et qui sont ces personnes. C'est donc d'abord des rencontres passionnantes que j'avais envie de suivre de façon approfondie comme Okhin (célèbre activiste français).

La place de l'Afrique

Sinatou Saka: Votre précédent documentaire, Rencontres Africaines, témoignait d'une passion pour le continent. Vous abordez cependant très peu le hacktivisme, l'usage du libre en Afrique, Pourquoi?

Flo Laval: C'est un mouvement qui est d'abord parti des USA et en Europe. L'un des plus grands événements du mouvement des hackers, OHM ( Observe, Hack, Make) se déroule alternativement en Allemagne et au Pays-Bas et il y avait très peu de représentants africains.

En Afrique, elle est beaucoup moins "impactante" même si certaines communautés très intéressantes commencent par émerger.

"On veut changer le monde mais on dépend de Google"

Le pouvoir du hacking réside en ce qu'il faut se méfier du pouvoir et de la centralisation. Le fondement d'internet est une structure décentralisé, une structure libre. Va-t-elle alors se généraliser?sommes-nous prêts? alors que nos données personnelles vaudront d'ici 2020,1000 milliards de dollars  que les entreprises du web voudront se partager?  Cette vidéo vous donnera quelques éléments de réponses

En définitive, depuis le printemps arabe,l'image positive des hackers a pris le dessus sur les à priori face à ces personnes qui contournent et sauvent des vies avec ou sans grands moyens.

Pour Florian Laval, il ne faut cependant pas attendre des hackers, qu'ils changent le monde. C'est à nous de nous inspirer de leurs actes et de changer notre entourage.

"Le web comme espace à défendre pour qu'il ne devienne pas un espace d'oppression", c'est l'objectif de tous ces mouvements, de ces gardiens du nouveau monde.

Tags : Hackers, hacktivistes, militants pour un Internet libre et neutre.
Documentaire de 55'
Réal. : Flo Laval
Prod. : Les Films d'Un Jour

Déjà disponible en ligne, le DVD (20 €) ou le VoD (5€), chez l'Harmattan ou si vous voulez organiser une projection du documentaire dans votre ville, Florian Laval est disponible ici et ici.

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A Grenoble, Sciences et Innovations se partagent

Ces derniers jours, les médias ont énormément parlé de Grenoble. Pourquoi? Nous avons un maire écolo (croyez-moi, c'est rare). Ce qui n'est pas très surprenant, à Grenoble, tout le monde roule à vélo. (Bon, j'exagère un peu). Mais qu'importe, on s'éloigne du sujet principal de mon article.

Ce que les médias disent très peu cependant, c'est que Grenoble a été sacrée deuxième ville la plus innovante d'Europe après Barcelone le 11 mars 2014.

Ce prix vise à récompenser la ville qui offre le meilleur «écosystème d’innovation» en connectant les citoyens, les organismes publics, les établissements d’enseignement et les entreprises.
Et oui, je vis dans une mini-Silicon Valley :)
Bref, qui sont ces acteurs qui font bouger les choses à Grenoble? Je vous parlais la dernière fois de ceux qui font à Co-working à Grenoble. Aujourd'hui, je suis allée à la rencontre de nouveaux acteurs très particuliers. C'était à l'occasion de  la 3ème édition du Forum des projets Echosciences Grenoble organisée par et pour la communauté des acteurs de la culture scientifique de la métropole grenobloise le jeudi 17 avril au Stade des Alpes! 


Qu'est-ce que le Forum des projets ? 
"C’est un temps de rencontres et d’échanges où chacun peut présenter ses idées. C’est le moyen de faire connaître les projets locaux et les personnes qui les portent. C’est un catalyseur pour favoriser les croisements de programmation, les possibilités de collaboration entre les acteurs culturels et scientifiques de Grenoble et de son l’agglo. "
Des profils, les plus variés se sont donc rassemblés pour présenter leurs projets avec comme point commun: les sciences!
Je vous rassure, ils ne veulent pas marcher sur la lune (quoique...) mais cherchent plutôt à rendre la science accessible à tous.
Les projets:
Que veulent-ils réaliser?
Au nombre de 12 cette année, j'aurai du mal à tous vous les présenter. J'ai donc décidé de présenter mes 5 pépites. Le plus dur a été de choisir car ils étaient tous aussi innovants les uns que les autres.
 
  1. Lebeedule
" la fabrication additive (autre nom de l'impression 3D) sera bientôt synonyme de "chimie verte"."
Sébastien, docteur en chimie souhaite concevoir un livret de fiches pratiques permettant l'organisation d'ateliers de création, fabrication et utilisation de technologies eco-responsables comme les générateurs éoliens, hydrauliques ou photovoltaïques.
La finalité? Sensibiliser les plus jeunes aux problématiques environnementales et de santé publique liées à l'utilisation de matériaux plastiques et à leurs persistance dans l'environnement.
  • 2- AE2M
" Certaines personnes handicapées moteur ne peuvent pas accéder à une pratique musicale instrumentale"
Jacques, musicien, enseignant au Conservatoire de Grenoble désire élaborer des prototypes de systèmes pour permettre aux personnes handicapées de jouer de la musique dans les meilleures conditions et de pouvoir jouer avec des musiciens valides, amateurs ou professionnels.
Des projets pour l'adaptation ergonomique du matériel musical (AE2M) ont même déjà commencé.
  • 3- Planète Sciences
"Planète Sciences débarque à Grenoble"
L'association Planète Sciences développe des activités scientifiques et techniques de manière ludique (animation de proximité pendant les vacances, clubs..) afin de promouvoir l'intérêt, la pratique et la connaissance des sciences.
J'ai lancé un défi aux porteurs de projet de présenter leurs idées en une minute maximum et il l'ont très bien réussi.
  • 4- Les sciences....parce qu'elles le valent bien.
" La mixité , ça nous rend tous plus intelligents"
Cette phrase est tellement juste qu'elle encourage aussi toutes ces femmes brillantes qui refusent de faire carrière dans la science à cause des préjugés ou des stéréotypes de la société.
Frédérique assure la direction du Centre de Recherche et Développement du groupe Viseo, société de services informatiques. Cependant, elle se demande comment intéresser les filles aux filières de formations et aux métiers scientifiques et techniques?
Craindraient-elles de se retrouver dans un milieu exclusivement masculin? Avec les dispositifs qui existent déjà pour motiver les filles, Frédérique envisage de repérer les associations qui portent ce genre de projets afin d'échanger ou de créer une dynamique commune.
Ecoutez-là ci dessous, elle s'est aussi prêtée à mon défi de 60 secondes.
  • 5- SoScience!
"Pour une recherche responsable"
L'entreprise "SoScience!" mêle recherche scientifique et enjeux sociaux.
Objectif: réunir les laboratoires publics ou privés, des écoles d'ingénieurs et des grandes entreprises pour donner accès aux entrepreneurs sociaux à des services qui leur sont normalement inaccessibles.
  • résoudre des problèmes et aider les étudiants à participer à des projets formateurs en donnant l'opportunité aux écoles de s'adapter aux nouveaux enjeux.
  • Dynamiser la recherche au sein des laboratoires et avoir de nouveaux brevets.

Éloïse nous présente le projet et nous donne un exemple très précis.

Si vous trouvez que l'événement a été long, elle ne s'est pas arrêtée là.

Les participants ont eu droit à un atelier sur le mécénat de compétences. En présence de Nicole Guidicelli, correspondante de l'association Admical, pionnière du mécénat et de Nicolas Klein, entrepreneurs de Pro Bono Lab ou encore de Nicole Joulia, directrice de communication Centre-Est au sein d'Orange notamment, il s'agissait de montrer l'intérêt des entreprises pour le mécénat de compétences. Les 5 étapes clés d'une stratégie de mécénat  tels que la détermination du projet, la sélection des entreprises, la préparation du projet ou la sollicitation de l'entreprise ont été évoquées par les intervenants.

Etes-vous convaincus maintenant que Grenoble innove très vite? Bravo à l'équipe de la Casemate, du CCSTI( Centre de Culture Scientifique, Technique et Industriel) de Grenoble mais aussi à EchoSciences Grenoble pour l'événement très bien organisé, le cahier du forum dans lequel on peut retrouver ce que deviennent les anciens porteurs de projets  mais aussi pour le très beau cocktail à la fin ;)

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DoYouBuzz or Do you lying?

Depuis quelques jours, je suis face à un problème important que vous connaissez certainement. Les technologies évoluent tellement vite qu'on ne fait plus la différence entre les outils pertinents ou non. Nous avons donc tendance à nous perdre au sein de cette vague de sites et d'applications.

Pour résoudre ce problème,j'ai donc décidé d'évaluer certains nouveaux sites internet qui sont supposés nous rendre service.

Aujourd'hui, je vous donnerais mon avis sur DoYouBuzz.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce site , il permet de créer un CV et de le diffuser sur d'autres sites de recrutement le plus rapidement et tout ceci gratuitement (c'est ce qui est promis en tout cas).

Pour apprécier le site,j'ai alors créé mon CV (que j'ai supprimé aussi déjà) afin de tenter toutes les fonctionnalités. Voici ce que je retiens de cette expérience:

Des designs uniques et personnalisables

"Sélectionnez votre design, vos couleurs et votre mis en page. Chaque CV est optimisé pour une lecture rapide par les recruteurs. Quinze designs (modèles de CV types) au choix pour vous exprimer. Parmi la gamme de designs que nous proposons, vous êtes certain de trouver celui qui correspond à votre profil et à votre personnalité"

Mon avis

Vous convenez avec moi que quinze modèles, très ressemblants, ce n'est pas ce que l'on appelle un large choix. Alors quand au nombre des quinze, seulement les sept modèles moins intéressants sont gratuits, c'est plutôt contraignant. Et à part la couleur, mon CV ressemble à tous les autres CV. D'ailleurs, heureusement que celui-ci est personnalisable, ce qui peut effectivement rendre le CV assez claire.

"Votre CV est un site web et accessible 24h/24"

Mon avis

Drôle de promesse, l'accessibilité d'une page web est plutôt naturelle. Quel rôle joue le site dans cette fonction?

Statistiques de visites

"Découvrez-en plus sur les personnes qui consultent votre CV avec l'intégration de Google Analytics: provenance géographique,mots clés, nombre de visites,etc."

Mon avis:

Je me réjouis de voir la provenance géographique des visites sur mon blog mais pour mon CV, je ne sais pas vous mais moi,je ne vois aucun intérêt à cette fonctionnalité. Quant aux autres, ils sont réservés aux membres Premium du site (comme quoi, rien n'est gratuit au final).

Dépôt de CV en un clic sur plusieurs sites d'emplois

Mon avis:

Le site ne m'a proposé que cinq sites et j'en ai remplis que deux parce que croyez moi, au lieu de la promesse "en un clic", il fallait compléter plusieurs rubriques pendant des heures.

Génération automatique du format papier

Mon avis:

J'ai envie de dire Génial! ça c'est vrai et c'est assez intéressant pour les recruteurs mais quand j'y pense, c'est pas bien une nouveauté puisque les recruteurs peuvent imprimer n'importe quel CV en ligne.

Référencement optimisé

Mon avis:

Ici, faudrait demander ce que les concepteurs du site entendent par "optimiser", parce que moi, c'est toujours mes blogs et mes comptes sur les réseaux sociaux qui apparaissent en premier en terme de résultat sur Google.

Votre CV en plusieurs langues qui facilite les candidatures à l'international

Mon avis:

Sur la version gratuite, vous traduisez vous même votre CV, la fonction de traduction est réservée aux abonnés Premium.

Application I-Phone

Mon avis:

A quoi ça sert? 

Le CV DoYouBuzz vous propose un champ e-mail et téléphone. Si des recruteurs sont intéressés par votre profil, vous ne pensez pas qu'ils vous appellerons directement?

En définitive, voilà ce que je peux retenir de mon expérience DoYouBuzz qui a été laborieuse il y a quelques semaines déjà (il a peut être évolué jusque là. J'en doute en tout cas).

Si vous avez du temps et de l'argent (contrairement à moi), faites un tour sur le site pour me donner votre avis. 

Merci au Grand Livre du CV qui m'a donné des repères pour cet article!

Sinatou Saka est passionnée de journalisme et geek par nature. Elle vit depuis Septembre 2013 à Grenoble où elle étudie les enjeux de l'information et de la communication dans notre monde numérique. Sinathlafricaine sur Mondoblog, elle partage avec vous de temps en temps sur sa page de l'Atelier des Médias les innovations grenobloises dans le numérique et ses petites découvertes .

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Il y a quelques mois, en fouillant mes mails, j'ai ouvert un ancien mail que mon frère m'avait envoyé pour récupérer une information sensible. En ligne sur Gtalk, il m'a donc toute suite écrit pour me demander pourquoi j'avais consulté le mail. J'ai trouvé ça hyper bizarre et pour me rassurer, il m'a dit qu'il m'espionnait et qu'il veillait sur ma présence sur Internet. Rassurant? Bref...

Voilà pour l'anecdote qui m'a vraiment effrayé mais qui m'a motivé à chercher comment mon frère avait su que j'avais consulté ce mail. 

 

Après des semaines de quête sans résultat, je pense avoir trouvé l'outil. Il s'agit d'une extension complètement gratuite (géniale non?) qui permet de savoir quand vos mails sont ouverts.

 

Si comme moi, vous en avez aussi marre des mails sans réponse, des demandes d'interviews sans suite, vous serez peut être soulagé après l'installation de cette extension. Elle se nomme Streak!

 

Simple à utiliser, vous aurez désormais la certitude que votre correspondant a reçu votre mail. S'il n'y répond pas, c'est une autre histoire...

 

Comment fonctionne-t-elle?

 

L’extension affiche généralement un petit œil rouge à côté des messages envoyés. L’œil devient vert quand le message est lu, qu'importe si ce dernier dispose ou non de l'extension.

Streak permet aussi de savoir où se trouve la personne au moment de la lecture du message.

 

L'extension est disponible sur Chrome et Safari pour le moment!

 

Par ailleurs,j'avais aussi envie de vous parler de l'extension "Hors Connexion" qui vous permet de lire vos mails sans Internet. (Pratique pour nos amis en Afrique) Et de l'option "Labo" dans vos paramètres Gmail qui vous permet d'annuler un mail déjà envoyé. Elle n'est pas belle la vie ?

 

On y reviendra plus tard ;) Ne vous inquiétez pas!

 

Si vous avez de super extensions, partagez-les avec nous!

 

Sinatou Saka est passionnée de journalisme et geek par nature. Elle vit depuis Septembre 2013 à Grenoble où elle étudie les enjeux de l'information et de la communication dans notre monde numérique. Sinathlafricaine sur Mondoblog, elle partage avec vous de temps en temps sur sa page de l'Atelier des Médias les innovations grenobloises dans le numérique et ses petites découvertes .

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Après des semaines d'absence sur mes blogs, j'émerge doucement de mon hyperactivité et de mes nombreux projets. D'ailleurs, je viens vous présenter l'un deux aujourd'hui. Il s'agit surtout d'une initiative que  j'ai eu le plaisir de coordonner avec des jeunes de la diaspora béninoise.

Initiée  par mon compatriote Bernard WANNOU, cette "pétition digitale" est une réponse aux résultats de recherche de l’étude de projet pour l’Afrique et spécialement pour le Bénin, lancée il y a 2 mois par Bernard W.

 

L’objectif de l’étude était de déterminer un moyen  durable pour lutter efficacement contre la pauvreté au Bénin et préparer un avenir meilleur  aux prochaines générations. Ces études révèlent les ordres de priorités.

Pour changer une nation il faut changer les mentalités et seule une éducation solide peut y conduire et surtout une éducation qui répond aux défis du 21 siècle.

 

Pour ce fait,  une campagne mondiale (Challenge for Change) pour interpeller la communauté internationale et en particulier les organes des Nations Unies (UNDP UNICEF UNESCO UNWOMEN) et l’Union européenne sur l’urgence de l’éducation au Bénin a donc été lancé.

Le but?  Rassembler les gens autour d’une cause grâce aux nouvelles technologies.

Ce concept futuriste de lutte contre la pauvreté est né au Etats Unis en 2010 où grâce à une photo, une phrase et un hashtag, on peut créer le changement dans le monde depuis sa maison, son bureau ou son pays.

 

Plusieurs hashtag étaient  donc réservées pour la campagne sur les réseaux sociaux tels que : #ONU, #UNICEF, #BENINNEEDSMOREEDUCATION, #MYVOICECOUNT, #PNUD…

 

Pour participer à la campagne #BENINNEEDSMOREEDUCATION, il suffisait soit de se prendre en photo avec l’inscription « BENIN NEEDS MORE EDUCATION » sur une feuille et la poster en statut sur la page Facebook de la campagne « Challenge for Change Benin »  soit envoyer simplement sa photo  à l’administrateur de la page. 

 

Cette campagne qui s'achèvera à la fin du mois de Février a atteint plus de 48000 internautes et près de 6000 personnes se sont déjà engagées.

 

Voici quelques photos extraites de la campagne:

 

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Chantier solidaire Bénin 2014

Un maillot pour aider le Bénin. Voilà comment, je pourrais résumer le sujet de mon article du jour mais rassurez-vous, j'expliquerais tout ceci.

En effet, il y a quelques semaines, j'ai découvert l'association Apprentis d'Auteuil, une fondation catholique reconnue d'utilité publique.

Apprentis d'Auteuil éduque et forme plus de 14 000 jeunes en difficulté pour leur permettre de s'insérer dans la société en adultes libres et responsables tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif.

Et alors? Vous vous demandez certainement. Des associations, il en existe une panoplie.

La particularité de celle-ci pour ce qui concerne leur action au Bénin c'est de vendre des maillots de sportifs aux enchères pour aider à financer un chantier éducatif au Bénin.

Mais comment mobilisent-ils tous ces maillots? 

A travers des appels tout azimuts sur le site de Microblogging Twitter.

Quelques tweets des 3242 au compteur du Projet chantier solidaire Bénin 2014: 

Et la technique marche puisque l'été dernier la vente finale de tous les maillots gracieusement offerts par les sportifs  a permis de rassembler 10 632 euros, coquette somme qui a été intégralement reversée au budget du chantier.

En partenariat avec  l’ASFED(Association pour la Scolarisation des Femmes en Difficulté),le chantier des Apprentis d’Auteuil du Languedoc Roussillon a donc effectivement démarré. Le but final  est de construire un ensemble fermier permettant l’autosuffisance alimentaire des jeunes filles prises en charge par le foyer Sainte Bibiane au Bénin.  8 jeunes de l'association ont alors travaillé pendant 3 semaines sur le terrain afin de réaliser fondations, clôtures et bâtiments. 

Voilà comment Twitter ainsi que d'autres moyens nés des nouvelles technologies peut être à l'origine d'un véritable projet social.

Pour retrouver et encourager l'association qui mérite tout notre soutien, sur Twitter, c'est par ici.

Sinatou Saka est passionnée de journalisme et geek par nature. Elle vit depuis Septembre 2013 à Grenoble où elle étudie les enjeux de l'information et de la communication dans notre monde numérique. Sinathlafricaine sur Mondoblog, elle partage avec vous de temps en temps sur sa page de l'Atelier des Médias les innovations grenobloises dans le numérique et ses petites découvertes .

 

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Mon premier Apéro Pitch à Grenoble


Pour commencer, je pense qu'il faut éclaircir le concept d'Apero Pitch.

 

Il s'agit d'un événement où se rencontre entrepreneurs et futurs entrepreneurs venant de tous les horizons.

 

Ceci pour permettre à ces derniers (les pitchers) de présenter leurs idées et d'avoir un aperçu de ce qu'elles valent immédiatement devant des personnes compétentes qui écoutent mais aussi donnent des conseils.

 

Dans une ambiance super détendue et sympathique.

 

Voici les règles du jeu:

 

- 2 minutes pour pitcher;

 

-3 minutes de questions;

 

-2 minutes de suggestions;

 

-Boire Une Petite Mousse; (Suivez le lien pour comprendre)

 

-Retournez au point 1.

 

 

 

 

Pour soutenir ces soirées totalement gratuites, il suffit d'acheter le Mug des gens intéressants.

 

 

Et enfin, si vous voulez découvrir tous les événements hyper intéressants de Cowork in Grenoble, rendez-vous sur leur site.

 

Quant à moi, je serais au World Café mardi prochain.

Sinatou Saka est passionnée de journalisme et geek par nature. Elle vit depuis Septembre 2013 à Grenoble où elle étudie les enjeux de l'information et de la communication dans notre monde numérique. Sinathlafricaine sur Mondoblog, elle partage avec vous de temps en temps sur sa page de l'Atelier des Médias les innovations grenobloises dans le numérique et ses petites découvertes .

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A La Découverte de Cowork in Grenoble

Nous sommes le jeudi 14 Novembre et pour la première fois, depuis mon arrivée à Grenoble, je vais rencontrer la communauté de ceux que j'appelle les "startupers" de Grenoble.

 

Ceci déjà pour une interview que j'ai réalisé pour le journal de Sciences Po Grenoble que vous allez découvrir dans cet article mais aussi pour assister à mon tout premier "Apéro Pitch".

 

Qu'est ce que c'est l'apéro Pitch? Je vous en parlerai dans mon prochain article.

 

Pour l'heure allons à la découverte de Cowork in Grenoble avec Mathieu Genty, coworker convaincu qui nous accueille.

 

« Quartier général » des innovations technologiques à Grenoble, équipé de deux salles de réunion, une salle de formation et une cuisine, j’ai visité cette semaine l’espace Cowork in Grenoble pour en savoir plus sur ce centre.

 

Comment définirez-vous votre espace ?

Mathieu Genty : L’espace est un lieu où se cristallise la communauté des entrepreneurs de Grenoble. C’est un lieu qui permet de rassembler les gens qui font des choses, qui créent des entreprises, qui dirigent des associations.

C’est un lieu d’entraide pour toute la communauté.

 

Comment se développe votre espace avec les « co-workers » ?

(les coworkers sont ceux qui font vivre l’espace, c’est-à dire les entrepreneurs. A Cowork in Grenoble, il n’y a pas d’employé, tout le monde est entrepreneurs.)

Mathieu Genty : Il paye  pour être dans l’espace. On a des forfaits journée ou mois. Donc vous ne payez que ce que vous consommez.

 

Ce qui représente votre business model ?

Mathieu Genty : C’est notre business model sachant qu’à lui tout seul, nos prix sont trop bas pour que le business model suffise à lui-même.

Donc il faut qu’on soit créatif et qu’on trouve des modes de revenus alternatifs autour.

 

Quelle est la différence avec les fablab ?

Mathieu Genty : Les fablab sont des lieux de productions d’objets physiques. Alors que chez nous, ce sont des gens qui travaillent l’immatériel : la pensée, l’idée. Donc ici, on ne fabrique rien, en tout cas, pour l’instant. Mais on a un projet de Fablab en cours pour la fin de l’année. On verra si ça se fait ou pas.

 

Comment envisagez- vous l’avenir de votre espace ?

Mathieu Genty : L’espace de Cowork in est un outil pour notre communauté et l’idée c’est d’ajouter de nouveaux outils régulièrement en fonction des besoins qui se décèlent. Notamment, il y a l’accélérateur de startup qui démarre effectivement à la fin du mois, l’idée du fablab a germé également et sans doute bientôt une école d’entreprenariat. L’idée c’est de structurer, de consolider, l’écosystème entrepreneurial grenoblois.

 

Quelles sont d’après vous les trois tendances à l’œuvre aujourd’hui et qui feront le monde de demain ? (Façon soon soon soon)

Mathieu Genty : La collaboration, la coopération et puis le fait de remettre du sens au cœur de ce que font les entreprises.

Croyez-vous encore en la capacité à innover ?

Mathieu Genty : Je pense que Grenoble considère trop l’innovation comme devant être technologique. Aujourd'hui, les innovations se déplacent et elles se déplacent sur des nouveaux modes de consommations tels que l’innovation marketing, l’innovation d’usage et plus seulement sur l’innovation technologique. Et ce sont ces nouveaux modes que nous traitons à Cowork in Grenoble. Ainsi, tout ce qui est consommation collaborative, économie collaborative sont des innovations qui passent complètement inaperçu aux yeux des politiques et des décideurs alors que c’est là que va se construire le monde de demain avec la même importance que l’électricité a transformé notre monde d’aujourd’hui.

 

Pour finir, comme le dit si bien Géraldine Lepers, coworkeuse, à Cowork in Grenoble,

Si vous travaillez, vous rencontrez des gens et si vous êtes entrepreneur, vous avez des idées.

 

Pour retrouver la communauté des coworkers de Grenoble sur Twitter, cherchez #Ceuxquifont

Vous pouvez aussi écouter l'interview.

 

Sinatou Saka est passionnée de journalisme et geek par nature. Elle vit depuis Septembre 2013 à Grenoble où elle étudie les enjeux de l'information et de la communication dans notre monde numérique. Sinathlafricaine sur Mondoblog, elle partage avec vous de temps en temps sur sa page de l'Atelier des Médias les innovations grenobloises dans le numérique et ses petites découvertes .

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Ouverture de la Startup Weekend Grenoble

Dans une ambiance agréable et une salle comble, les participants ayant assisté à l'ouverture de la Startup Weekend Grenoble étaient soit venus proposer une idée en 1 minute, soit écouter les idées proposées (comme moi).

 La sélection des projets retenus pour le weekend serait donc le résultat des votes des participants et des équipes qui se sont  formés autour d’une idée.

54 heures s’enchainent ensuite pour concevoir une prototype, réfléchir au business model et voir comment valider l'idée.

Des mentors seront là pour  accompagner les équipes et des speakers mettront un coup de projecteur sur les points à ne pas rater.

Au terme du weekend c'est- à dire dimanche, chaque équipe aura  10 minutes pour convaincre le jury de la viabilité de son  idée. 

Retrouvez le résumé en tweets de la première journée de la Startup Weekend Grenoble ici

Sinatou Saka est passionnée de journalisme et geek par nature. Elle vit depuis Septembre 2013 à Grenoble où elle étudie les enjeux de l'information et de la communication dans notre monde numérique. Sinathlafricaine sur Mondoblog, elle partage avec vous de temps en temps sur sa page de l'Atelier des Médias les innovations grenobloises dans le numérique et ses petites découvertes .

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