Publications de Seydou Badiane (29)


La connexion de l’ensemble des ordinateurs du monde entier constitue l’internet. Cela est possible à l’aide  de leurs différentes adresses IP (Internet Protocol/ Protocole Internet) qui sont composées seulement de chiffres. Cette communication ne sera pas laborieuse pour les machines, contrairement à nous utilisateurs. Ainsi pour nous faciliter l’usage, le système de noms de domaines ou DNS (Domain Name System) a été conçu pour permettre aux différents ordinateurs de s’identifier et de communiquer entre eux.

Dès lors, ils existent différents domaines : .sn.com.org.net.gov.infobiz, etc. Avec les mutations sans cesse notées et les nouveaux contenus qui ne font qu’augmenter sur la toile de jour en jour, de nouvelles initiatives sont nées. Ce qui a fait que de grandes communautés économiques comme l’Union européenne et l’Asie ont obtenu leurs e-identités, successivement avec le dotUE (.eu) en 2005 et le dotAsia (.asia) en 2006.

Pareillement, le continent africain possédera son propre gTLD (generic Top Level Domain) dotAfrica qui sera  disponible dans le premier trimestre de 2013.

Un  projet que l’Union africaine a confié à UniForum SA, une société sans but lucratif basée en Afrique du sud, avec une expérience de plus de dix-sept ans dans le milieu.

" L’opportunité de ce nom de domaine est  la promotion des peuples et des  cultures africains sur l’internet. "  a indiqué Koffi Fabrice Djossou, représentant de ladite société lors d’un  point de presse à Dakar le mercredi 9 août 2012. En effet, le .africa accordera aux africains  leur propre espace sur la toile. C’est une sorte d’intégration numérique.

Donc, selon lui cela permettra de "faire de l’internet une  réponse à la réduction de la pauvreté sur le continent." Mais aussi, de disposer d’  "une stratégie globale  de mise en place d’un internet ouvert et vecteur d’information de masse." Avec l’importance des TIC aujourd’hui ainsi que tous les profits qu’elles peuvent générer, M. Djossou nous affirme qu’"un nom de domaine peut-être un outil porteur et internet est un instrument  stratégique. Donc, il est temps que les Africains soient d’avantage  plus présents et dotAfrica est une solution."

L’Afrique est absente du marché. C’est le moment pour ne plus être un simple spectateur mais être un acteur et de développer des applications et des contenus locaux. Cela accordera une formation plus efficace, un renforcement des capacités et un transfert de compétences.

 " Seuls 5 revendeurs de noms de domaines sont accrédités en Afrique sur 900 revendeurs, dont 2 seulement fonctionnent. Et l’un est du Sénégal. ", révèle M. Djossou

C’était une occasion de décortiquer tout ce qui tourne autour des noms de domaines. Ainsi M. Alex Corenthin de NIC Sénégal (comité de gestion des noms de domaines .SN) a confié que 5.000 sites sont sous le domaine du .sn. Comparé aux pays environnants, le Sénégal est largement en tête sur l’utilisation des noms de domaines identifiant un pays. Il a reproché à certains propriétaires de sites de la presse en ligne et d’entreprises de préférer des extensions autres que celle du Sénégal. Un constat, pour la plupart des utilisateurs, le prix du domaine local est un peu cher. Mais selon M. Corenthin, un point sn à 30.000 pour la première année et 20.000 FCFA  pour les autres années qui suivent, c’est vraiment un prix acceptable pour une entreprise qui génère des revenues. Car cela lui revient  à moins de 2.000 FCFA le mois.

Ceci nous fait penser à une question selon laquelle : est-ce que le .africa ne sera pas au détriment des domaines de pays qui existent déjà ? Mais la réponse est claire si nous lisons ces mots du président de ce projet:"dotAfrica sera utilisé comme un mécanisme visant à promouvoir le développement des services internet de l’Afrique et de l’écosystème, et de mettre en valeur la fierté africaine, l’identité et le savoir-faire. "

Lire la suite...

« Leader au Sénégal, présente au Mali depuis 2002, en Guinée Conakry et Guinée Bissau depuis 2007, Sonatel est l'opérateur global et sous-régional de référence. » Le Groupe Sonatel est le premier opérateur de télécommunication au Sénégal. Elle est restée seule sur le marché durant des dizaines d’années. « En 1997, la Sonatel est privatisée et entre dans le capital de FranceTélécom à hauteur de 42,33% ». Ainsi, depuis 2006, ses produits sont commercialisés sous la marque Orange. La quasi-totalité des abonnés se plaignaient depuis des années, mais seulement lors des discussions entre amis. L’entreprise n’a pas baissé ses tarifs malgré la présence de deux concurrents : Tigo et Expresso. Beaucoup de clients de ces deux derniers possèdent leurs puces Orange en même temps. Par conséquent, aujourd’hui, conscients de l’ampleur des réseaux sociaux, des internautes utilisent Facebook comme vecteur de contestation et se mobilisent pour le « rétablissement de la concurrence effective dans le domaine des télécommunications ». Voici la présentation du groupe qui a été créé, intitulé : « SI TOI AUSSI TU TE SENS ARNAQUE PAR ORANGE !!! » Ce groupe a connu très vite un grand nombre d’adhérents. A la minute où nous écrivons ce billet, il est à 10.686 membres. Et ce nombre ne cesse d’accroitre d’heure en heure. Ainsi c’est une occasion pour ces clients longtemps meurtris de s’exprimer librement, en relatant toutes leurs indignations envers les services de l’entreprise.

Ceci montre que le consommateur se sent abandonné par les consuméristes. Commençons par ce commentaire qui l'évoque.

" Je pense que le problème viens du faite qu'au Sénégal nous n'avons pas de véritable association de défense des consommateurs (je me demande même si l'ASCOSEN existe toujours). Il nous faut une vraie association avec des personnes dépourvues d'une quelconque ambition politique et qui soit capable de mettre la pression aux entreprises aussi bien de services qu'industrielle. ", a posté un membre sur le mur du groupe .

L’ASCOSEN est l’Association des Consommateurs du Sénégal. Une association qui reçoit beaucoup de critiques de la part des sénégalais. Ces derniers la soupçonnent de rouler pour le précédent gouvernement, celui de Wade. Beaucoup de concitoyens disent qu’elle ne défend pas les consommateurs mais plutôt les intérêts de ses dirigeants.

On se demande pourquoi cette augmentation ? Auparavant, un appel au service client coûtait 10f Cfa, mais maintenant il est à 25f. C’est moins grave, mais des fois, tu peux appeler deux à trois reprises à ce service et personne ne prend ton appel. Alors que tu as perdu ton crédit.

" L’internet, arnaque suprême "

Le service internet ! Un mal qui touche tous les internautes sénégalais. On ne peut pas comprendre avec des milliards de bénéfice chaque année, Orange-sn ne peut pas mettre à la disposition de ses clients une connexion internet fiable. Même le dernier venu, Expresso, propose une offre et un service meilleurs à ses abonnés. Rappelons qu’il avait un chiffre d’affaire de  635, 361 Milliards F CFA  en 2011

Ce qui fait chaque jour on voit un Twittos qui manifeste son mécontentement  directement sur le compte Twitter officiel de l’entreprise  @orange_sn

"Boycottage du produit"

Pourtant on lit ceci sur leur site :

« Sonatel a construit un réseau moderne, entièrement numérisé par des boucles de transmission et des liaisons internationales par câbles sous-marins à fibres optiques haut débit. Sonatel dispose de l'une des bandes passantes Internet les plus importantes d'Afrique 6.5 Gbits/s. » …..  « le Groupe Sonatel fait vivre à ses millions de consommateurs les meilleures opportunités de la convergence entre les technologies du mobile, de l'internet et de télévision »

Et ce Twitte?

"Tarifs élevés, avec Orange S'cool"

Lui, il démontre la cherté  des tarifs d’une offre attribuée aux élèves et étudiants dénommée « Orange S’cool ». Qui, normalement, devrait avoir des tarifs abordables pour ces derniers. Mais le paradoxe est bien expliqué ici. On paie extrêmement cher quand on effectue un appel hors des heures de réduction.

 Cette cyber-contestation veut aller plus loin. Selon certains membres, ils organiseront des actes concrets sur le terrain : « C'est le moment pour le client de se faire respecté de faire valoir ses droits et de se protéger !!! » a posté un membre.

" Filmer les cas d’arnaques "

Ce commentaire l’explique bien.  En conséquence, ils comptent utiliser des enregistrements vidéo et audio qu’ils relayeront sur la toile pour preuve. Et   produire un documentaire sur les « arnaques  locales»  de l’entreprise. C’est pourquoi ce monsieur demande de tout filmer ou d’enregistrer: lenteur lors des connexions internet, les crédits qu’on reprenne après expiration de la date d’utilisation et même les conversations avec le service clientèle.

Si cela se réalise, ça sera vraiment une objection contre les spots publicitaires que l’entreprise partage sur sa page Facebook et qui passent sur les chaînes de télévision de la place.

Reste à savoir où ira cette mobilisation et quels seront les résultats de ces contestations?

Les contestataires seront-ils satisfaits, tels que ceux de la  Tunisie avec la chute de Ben Ali ou d’Egypte avec Moubarak ? 

A suivre !

Lire la suite...

Moi apprenti « Car rapide » !

Moi apprenti  "car rapide" , je me réveille chaque jour à cinq heures du matin. Et je bosse jusqu’à vingt trois heures. C’est pourquoi, je reste quatre semaines sans me laver le corps. Oui! C’est la réalité, un mois sans se laver le corps. Vous vous dites que ce n’est pas possible. Mais ne vous inquiétez pas ! Cela ne me cause aucun problème, j’en ai l’habitude. C’est le cas pour la plupart de mes camarades aussi. D’ailleurs, c’est ce qui fait que ma peau résiste aux égratignures. J’ai une peau très rude, elle est couverte de poussière et de sueur. Je porte les mêmes habits pendant un mois. Mais ne vous inquiétez pas ! Cela ne me cause aucun problème, j’en ai l’habitude. A chaque fois que ma maman ait l’information qu’un féticheur est dans le coin, elle y va pour me trouver quelque chose soi-disant me protéger ou multiplier mes chances de succès dans ce métier qui est le transport. Cela fait que j’ai 500g de talismans et d’amulettes sur le corps. Oui ! 500g de « téré » et de « ndombo »!  La suite...
Lire la suite...

 

Un débat sur «  le journalisme citoyen en ligne : quel apport pour une société civile forte ? » a été organisé par la Fondation FRIEDRICHEBERT STIFTUNG.
Thème qui a permis au Dr. Mamadou Ndiaye, Enseignant-Chercheur au CESTI de présenter une communication où il est revenu sur le concept du journalisme citoyen. Et on peut retenir ceci : un journalisme participatif où chaque citoyen, chaque lecteur, chaque consommateur peut devenir informateur pour un média collaboratif. Avec des exemples de grandes plateformes du journalisme participatif comme OhmynewsAgoravox … Selon lui, l’éthique, la déontologie et la responsabilité sont les défis du blogueur.
Une communication qui a incité un débat ou un « faux débat » selon la plupart des intervenants. C’était quoi le débat ou le « faux débat »? C’est simplement:  le blogueur peut-il se considérer journaliste?
La « vieille école » a bien plaidé en faveur du journalisme classique  car les doyens étaient sur les lieux. Tous, ils ont défendu l’idée selon laquelle un blogueur n’est pas un journaliste, on ne doit pas lui attribuer l’intitulé de journaliste, le blogueur ne fait pas du journalisme; car il est régit par des règles et des procédés de traitement de l’information.
Heureusement que le président du Réseau des Blogueurs du Sénégal Basile Niane faisait parti de l'assistance. Il a  confirmé que cela est un faux débat. Basile a défini le  blogging d’abord. Ensuite il a rappelé le rôle important  joué par les blogueurs sénégalais lors de l’élection présidentielle avec Sunu2012. Et enfin, la nouvelle vision humanitaire de ces blogueurs qui s'intitule Sunucause.
A mon avis le blogging est aujourd’hui une « partie intégrante » du journalisme. Je ne dis pas le journalisme de la « vieille école », mais  ce journalisme moderne, le journalisme du futur. Notons bien qu’il y a une différence entre le blogging et la presse en ligne. A l’heure actuelle tous les grands organes de presses veulent non seulement maintenir le public déjà obtenu, mais aussi augmenter l’audience par l’e-réputation, donc la présence en ligne. Particulièrement à travers les réseaux sociaux. De ce fait, dans ces grands organes les journalistes ont chacun un blog où ils publient les mêmes articles déjà parus dans la version papier. Si c’est avec la télévision, le blog permettra au journaliste d’approfondir le sujet sur lequel il a fait un reportage. Comme nous le savons tous, à la télévision tout est programmé autrement limité. Le journaliste ne peut pas se permettre d’effectuer des commentaires détaillés.  En ce moment son blog lui permettra de revenir largement  et même de donner son avis personnel sur un sujet dont il a pris plusieurs minutes ou même des heures à traiter et arrivé à la rédaction on lui demande de tout faire pour que son commentaire ne dépasse pas deux minutes, trois minutes,... Cela n’est pas permis  lorsque le reportage passe sur les écrans. A partir du blog les lecteurs ou téléspectateurs pourront donner leurs avis sur un billet du journaliste. Et ce dernier aussi aura la possibilité de les répondre. Ainsi il y a l’extension du lectorat parce qu’un billet posté dans un blog peut être lu par tout internaute du monde et  restera en ligne tant qu’il n’est pas supprimé. Nous avons aussi un contact qui s’établit et une sorte de fidélisation.
Dans tous les domaines du web c’est là où nous pouvons affirmer que le Sénégal est en retard parce que les journalistes se limitent seulement à un reportage qui passe à la télé et à un papier, mais ils ne bloguent pas. Même s’ils en existent des exceptions, ils ne sont pas nombreux. J’en connais d’aucuns qui tiennent des blogs.                                                                                                                                             
  Nous pensons que cela cessera du fait que selon  M.  Mamadou Ndiaye que nous avons nommé plus haut : le blogging fait parti des modules de formations dispensées au CESTI.  Ce qui veut dire que les étudiants ont leurs blogs et leurs comptes sur les réseaux sociaux. Et cesti-info un site d’information animé par les étudiants, en ligne depuis février 2012.
On peut se poser la question à savoir si le blogueur peut devenir un journaliste ? Mais ce qui est sûr c’est que le journaliste du futur est obligé d’être un blogueur. 
Lire la suite...

Pout et ses vendeuses de fruits

 

Connu par ses fruits notamment mangues, oranges, mandarines, clémentines, pamplemousses…. et sa forêt du nom de « alu kaagn » (d’après nos sources Kaagn était un grand coupeur de route qui attendait ses victimes sur cette partie de la forêt située juste après l’usine SIGELEC), Pout est  à 54 km de la capitale sénégalaise Dakar.

Au garage de Pout, tout car qui y s’arrête ou  ralentit est aussitôt pris d’assaut par ces braves femmes vendeuses de fruits :

« Kou done  lathié mango yi ? mango yangui ! bol, témer. »

« Ay wa orange » serithieu bangui ! kou done lathié sérithieu xaleyi ? »

« Clémentine yangui ! ay wa clémentine ! … »

Qui demandait les mangues ? Les mangues sont là, le bol est à 500f.

Des oranges ! Voici un présent ! Qui demandait le présent pour les enfants ?

Des clémentines sont là ! Vends des clémentines !

De véritables argumentations pour faire écouler son bol de mangues ou son sachet fruits à la main.

Ce sont des dizaines de femmes qui chaque jour tendent leurs produits aux  clients qui se trouvent dans ces milliers de voitures qui traversent cette partie de la route nationale n° 2. Qu’il pleuve ou qu’il ensoleille, ces épouses, ces sœurs, ces grand-mères sont présentes, assises ou debout en train  d’attendre le ralentissement d’un véhicule.

Pout, une zone très riche en activités économiques par son sol qui est très fertile car bien disposé pour tous types d’agriculture. Egalement par son sous-sol qui former essentiellement de marne (mélange naturel de calcaire et d’argile). Ce  qui fait la présence de trois cimenteries dans la zone : DAGOTE qui démarrera ses productions d’ici peu, la SOCOCIM qui a des carrières dans le secteur. Il y a aussi d’autres industries comme SISMAR qui s’active dans le domaine des équipements agricoles. La SIGELEC qui est dans la production de piles. La SEEMAP qui est le domaine de l’agro-pastoral.

Lire la suite...

Au Sénégal, les abris provisoires n’existaient que dans les écoles primaires. Aujourd’hui, nous les retrouvons dans les collèges et les dans lycées. Pareillement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Puisque nous avons des cours qui sont dispensés dans certaines écoles primaires environnantes. Du coup, on peut parler d'abris provisoires car les étudiants ne sont pas dans le bon endroit, autrement, ils ne sont pas dans des amphithéâtres ou salles de TP. Car c'est les bons endroits où doivent se dérouler des enseignements universitaires.

« Aujourd’hui nous n’allons pas faire cours parce que notre hutte est tombée hier. Nous sommes fatigués. Le vent et la poussière nous empêchent de bien suivre la leçon du maître. Et ce n’est pas prudent d’être sous une hutte, car elle peut tomber sur nous. Nous voulons étudier dans des salles de classes. », déclare le petit Mor Kébé, un élève en classe de CP à l’école Ngomène 2.

Et pourtant, Ngomène 2 est un village qui est non loin de Pout qui est à une cinquantaine de Km de la capitale sénégalaise, Dakar. Dans ce village il y a une école primaire ouverte depuis sept ans. Elle compte aujourd'hui 6 cours mais 2 salles de classes seulement. Le reste c'est en  abris provisoires.

Et voici ce que nous dit un enseignant de l'école M. Ndiaye qui est titulaire de la classe de CE1 qui fait partie des abris provisoires.

« Cela fait quatre années que j’enseigne et cela fait quatre années que je dispense mes cours dans  des abris provisoires. Je n’ai jamais été dans une salle de classe. Je sais qu’il y a une très grande différence entre les enseignements que l’on dispense dans  une salle de classe et ceux que l’on dispense sous  un abri provisoire. Du côté des enfants comme du côté de l’enseignant qui dispense les cours. Car il y aura un impact sur les explications du maître et éventuellement sur les résultats des élèves. Comme tu le vois, en étant ici à l’intérieur, tu aperçois tout ce qui se passe aux alentours. Donc les enfants ne suivent pas tout le temps. A chaque fois qu’il y a un bruit à côté ils essaient de jeter un coup d’œil. Le matin c’est la fraîcheur qui nous fatigue et les après-midi c’est le soleil et surtout si c’est en période de chaleur. Comme ces genres de situations sont fréquentes dans le pays, dans certains villages ce sont les habitants qui construisent des abris et même des toilettes pour leurs enfants. Mais ici, comme tu le vois, les parents n’ont même  pas le temps de s’acquérir des conditions dans lesquelles les enfants travaillent. Bien vrai que c’est sur la responsabilité de l’Etat de construire des salles de classe. »

C’est exactement dans de telles conditions que la plupart des enseignants  qui sont dans les campagnes dispensent leurs cours. Le ministre de l’éducation actuel Ibrahima  Sall devrait faire de la construction de salles une de ses priorités. Même si Kalidou Diallo, ex ministre de l’éducation, avait estimé lors du denier vote du budget de ce ministère, que l’existence d’abris provisoires dans certaines localités est un mal nécessaire.

Car les bonnes conditions de travail ont forcément un impact sur les résultats des apprenants. Il ne faut pas seulement chercher à élever le taux de scolarisation du pays mais aussi et avant tout il faut de la qualité dans les enseignements. Et cette qualité pour l'avoir il faudra de vraies écoles, il faudra que les apprenants soient dans de bonnes conditions afin de bien suivre les enseignements.

Lire la suite...

Malgré les 40% du budget alloués à l'éducation, le Sénégal n’arrive pas à disposer d’un enseignement de qualité. La quantité, elle est là. Avec une multiplication du nombre d’écoles primaires, de collèges, de lycées et d’universités. Du côté public comme du privé. Mais on  n’arrive pas à atteindre les 50% au Bac. Seul ¼ des étudiants sortent de l’université avec des diplômes. Et n’oublions pas qu’une année universitaire d’un étudiant sénégalais revient au contribuable à un montant  de 2.000.000 F CFA. Moins de 100.000 F CFA pour l’année scolaire d’un élève.

Mais aussi il y a des centaines d’abris provisoires dans le pays. Des écoles qui comptent six cours mais qui ne disposent que de deux salles de classes ou une école qui ne compte que des abris provisoires. Donc des instituteurs qui sont obligés d’enseigner dans des conditions pénibles.  Des étudiants qui font le tour des écoles primaires pour que des professeurs puissent disposer leurs cours. Des étudiants qui sont obligés d'aller au front à chaque fin du mois.

Aujourd’hui, les grèves des acteurs de l’enseignement viennent encore d’approfondir la « plaie » de l’éducation sénégalaise.

Cette année, nous avons vu des élèves ou des étudiants, connus  comme étant des perturbateurs de cours, sont devenus des régulateurs de cours. Partout dans le pays ils descendent dans la rue pour solliciter le retour des enseignants  dans les salles et dans les amphithéâtres.  Mais ces syndicalistes sont insensibles aux appels. C’est vrai, ce sont les revendications qui font subsister un mouvement syndical. Mais comme le dit l’adage « chaque chose a son temps ». Comment peut-on imaginer en pleine campagne présidentielle faire signer des engagements à des ministres qui ne sont pas sûrs si leur mouvance continuera à diriger le pays ? Du moment où le président sortant s'est déclaré candidat à l’élection, normalement  il ne devrait plus prendre des engagements au nom de son gouvernement. Puisque rien ne lui rassure qu’il sera réélu. A plus forte raison qu’il soit en campagne. 

Où va le pays, avec toutes ces crises de valeurs et d’éthiques notées durant ces dernières années? Pourtant l’éducation est  l’un des meilleurs moyens pour y remédier. Elle est un domaine capital dans la formation de la jeunesse d’un pays, voire dans son développement.

Cette éducation ne peut passer que par la scolarité en masse de la population.

Toutes les revendications qui sont soulevées par les syndicalistes existées  mais n'ont pas été résolues jusqu'à ces jours, périodes d’élection. Donc vont-ils se résoudre en pleine campagne ? Pourquoi ne pas attendre après le scrutin ? On me dira qu’ils n’auront pas notre temps après l’élection du président. Le cas échéant, c’est bien légitime de vaquer.

 

Lire la suite...

 

A quelques heures du scrutin, on peut se demander quelle valeur pour nos cartes d’électeurs ?                            Récemment  Abdoulaye Wade a déclaré lors d’un meeting à Thiès que c’était lui qui avait demandé au président du conseil constitutionnel  Cheikh Tidiane Diakhaté d’arrêter   les poursuites sur  l’ancien premier ministre Idrissa Seck. Nous le savons, même s’il ne dit pas  c’est encore lui qui a demandé à ce  président du conseil  constitutionnel de valider sa candidature. Et il ne faut l’oublier c’est ce même conseil  constitutionnel qui déclarera les résultats issus des urnes après ce 26 février. Ainsi nous peuple sénégalais, pouvons être pessimistes sur la valeur de nos cartes d’électeurs. Parce que  les cinq sages n’ont pas respecté la constitution du pays, vont-ils respecté le choix des électeurs sénégalais. Nous le savons tous, la candidature de ce vieux, qui déclare publiquement qu’il se dédit sans gêne est anticonstitutionnelle.                                                                                                                          

Le vin est tiré, il faut le boire. Il ne devrait pas être candidat, il est candidat. La seule solution c’est d’aller  voter massivement. Avec  une quinzaine de morts et  toutes les manifestations qui se sont déroulées au Sénégal depuis  qu’il a violé la constitution en se déclarant candidat, nous osons dire que le peuple votera contre. Gare au conseil constitutionnel. Si toutefois il déclare Wade vainqueur, ce qui s’est déroulé en Côte d’Ivoire se passera au Sénégal. Car la jeunesse sénégalaise a décidé de se débarrasser de ces dirigeants sans aucune morale ni éthique.

Lire la suite...
 N’est-il pas grand temps de rappeler à  ces policiers  qu’ils seront là après l’élection présidentielle ? Quel que soit le candidat qui sera élu. Ils doivent savoir que ces candidats et ce peuple  qu’ils sont en train de tirer des lacrymogènes sur eux sont avant tout des citoyens, mais aussi des candidats qui ne demandent que leur droit. Droit établi  par la constit...ution du pays. Même si le commissaire central reçoit un arrêté du ministre  Ousmane Ngom. La constitution est au dessus d'un arrêté ministériel. Surtout si c'est un arrêté non conforme à la loi. La morale existe chez la race humaine. Et il y a des choses ignobles à  la dignité humaine. Pourquoi il ne peut dire la vérité et la réalité au ministre de l’intérieur. Pourquoi  interdire en pleine campagne électorale des candidats et des populations à tenir des manifestations ? Quelle fin en cela ? Pourquoi ne pas les laisser manifester calmement et les encadrer ? Cela nous coûtera moins que ces tonnes de lacrymogènes balancées sur des citoyens du pays. D’après nos informations il y a de cela quatre ans une grenade lacrymogène coûtait soixante dix mille francs. Par conséquent, aujourd’hui elle doit coûter plus. On ose se demander combien de milliards de francs qui sont partis  en fumée depuis des mois ? Des forces de l’ordre qui prônent le désordre. Si ces policiers avaient choisi d’encadrer les manifestants et non d’essayer de les empêcher  à tenir des manifestations, il y aurait moins de balivernes  aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que le statut de policier est plus durable que celui de président de la République, plus encore que celui de ministre de l’intérieur. Rappelons qu’ils partiront et vous laisseront ici avec le peuple.                                                                                     C’est vraiment infâme  de voir des grenades lancées sur des populations qui manifestent paisiblement. Encore immoral de voir des grenades tirées à l’intérieur d’un lieu de culte. Et scandaleux si nous savons que c’est la Zawiya d’El Hadj Malick SY. L’Imam et des condisciples y étaient pour la  séance de «Khadaratoul Djouma » qui est un moment de méditation et de prière. Des lacrymogènes dans une mosquée, qui n’appartient pas à ces fidèles qui y prient mais plutôt à Dieu. Ainsi un véritable sacrilège vient d’être commis. Et ce n’est pas la première fois. On se rappelle des grenades tirées  dans la  cathédrale. Aucune révérence envers les lieux de culte.                                                                                        Mame El Hadj Malick a implanté cette mosquée au centre de la propriété coloniale de l’époque. Malgré l’attitude que les blancs avaient par rapport aux chefs religieux. Avec tout cela, elle n’a pas été atteinte. Jusqu’à aujourd’hui, sous l’ère d’Ousmane Ngom et de  Wade.
Lire la suite...