Publications de Pacifique Zikomangane (2)

Une fillette accusée de s’être transformée à plusieurs reprises en gros serpent a échappé de justesse à la justice populaire dans le centre commercial de Burhuza situé à Burhale à 50km au Sud-Ouest de la ville de Bukavu. C’est une femme qui se dit servante de l’église locale CADESA de la place qui a rencontré cette fillette à un puits pendant la journée. Toutes les deux étaient venues puiser de l’eau. Et d’un coup, la femme a commencé à pousser des cris de détresse, alertant ainsi les  gens aux environs qui sont venus à son secours.  Et lorsqu’ils sont arrivés sur place, la femme a expliqué les raisons de ses cris disant qu’elle a vu de ses propres yeux la fillette se transformer en gros serpent à plusieurs reprises pendant qu’il priait. La foule irritée a demandé à la femme de reprendre sa prière pour voir comment la pauvre fillette va encore  une fois se transformer en serpent, mais avant même qu’elle commence à prier d’autres commençaient déjà à frapper violemment la fillette. Les responsables de l’église CADESA à Burhuza ont nié toute appartenance de cette femme à leur église. La police est intervenue  pour sauver l’enfant et la femme a été arrêtée. Les défenseurs des droits de l’enfant dans ce milieu demandent qu’elle ne soit pas libérée avant d’éclaircir les raisons qui lui ont poussé à nuire à la vie de cet enfant. Malgré la présence des instruments juridiques nationaux et internationaux sur la protection de l'enfant en République Démocratique du Congo, les enfants sont souvent victimes des plusieurs abus notamment les tortues et surtout ils sont rejetés par leurs familles une fois accusés d'être des sorciers.  

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Je n’ai pas encore compris la démarche de certains pays africains au sujet de la CPI, vouloir se retirer de cette institution ou encore demander la suspension des procès de dirigeants kényans, demande déjà rejetée d’ailleurs par le Conseil de Sécurité de l’ONU me paraît absurde. A mon avis c’est vouloir une chose et son contraire à la fois. Tous ces pays répriment à travers leurs législations internes les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les crimes de génocide crimes pour lesquels la CPI est également compétente. Tous avec un même objectif mettre fin à l'impunité. De cette réalité, j’en déduis avec raison que les relations entre ces pays africains et la CPI ne sont pas de concurrence mais plutôt celles de collaboration et de complémentarité. 

 Vouloir se retirer de la CPI au motif qu’elle ne s’intéresse qu’aux africains c’est un aveu de faiblesse et une honte aux yeux du monde. Il y a une bonne et intelligente façon pour les pays africains de se soustraire de cette institution qui n’a pas de police et qui compte en permanence sur la bonne foi de ses pays membres pour l’exécution de ses mandats d’arrêts. Il faut que ces pays commencent à réprimer en pratique et non plus en simple théorie ces genres de crimes au niveau de leurs territoires respectifs, ce qui constituerait une arme efficace pour dissuader la commission d’éventuels crimes. Je reste convaincu que ce n’est que de cette manière, la plus noble d’ailleurs, que les pays africains obligeront peut être la CPI à orienter son regard vers d’autres coins du monde car je ne vois pas Fatou Bensouda accepter d’aller en chômage lorsqu’elle trouvera que le travail que devait faire sont institution, est déjà et continue à être bien fait par les pays africains eux-mêmes. 

 L’essentiel pour les victimes africaines ce n’est pas de rester ou de se retirer de la CPI, mais plutôt que justice leur soie rendue et pour les peuples africains l’important est «plus jamais ces genres de crimes ». Coaliser pour demander le report du procès d’un ou des dirigeants africains c’est bien, mais ça aurait été mieux de coaliser en amont pour arrêter ou dissuader la commission de ces crimes. La communauté internationale sait très bien que les pays africains n’ont jamais été unis, et qu’ils n’ont jamais parlé tous le même langage ; malheureusement c’est dans la consécration de l’impunité que nous volons montrer aux yeux du monde notre solidarité. Africain que je suis, j’aurais voulu voir cette solidarité dans la résolution des conflits qui déchirent le continent, dans l’abandon de soutenir et d’entretenir les groupes armés qui déstabilisent nos pays et qui commettent ces crimes. Avec une solidarité basée sur ces éléments je pense même que la CPI aura elle-même honte de continuer à exister et si oui ça sera pour d'autres continents et non plus l'Afrique.

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