Publications de Obambé GAKOSSO (5)

Adieu Nino Malapet

77 ANS. BEL âge pour un Africain. Tout le monde n’a pas le luxe d’arriver à un âge aussi avancé. Le 29 janvier dernier, des suites de maladie, Nino Malapet, Jean-Dieudonné Malapet pour l’État civil nous a quittés. Les Bantous de la capitale, c’est l’histoire du Congo contemporain. Nino Malapet était un saxophoniste hors-pair. De grand talent. C’était un plaisir que de l’entendre jouer de ce très instrument.

Du temps de sa jeunesse

LE PLUS BEL HOMMAGE RENDU à cet immense artiste est signé de Clément Ossinondé, que j’ai eu le plaisir d’écouter le dimanche 12/04/2009 dernier, à l’Olympia, à l’occasion des 50 ans fêtés avec brio, des Bantous de la capitale. Lisons-le, on ne sera pas déçus: http://www.starducongo.com/Dieudonne-Nino-MALAPET-N-est-Plus_a4840.html


La suite: http://obambegakosso.unblog.fr/2012/02/01/adieu-nino-malapet/


Obambé GAKOSSO, February 2012

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Joyeux Noël et Buanana 2010

Dans quelques jours, nous allons dire au revoir à 2009. Espérons que cette année embarque toutes les mauvaises choses qui nous sont arrivées l'an passé.Certains ont, j'en suis sur, passé un excellent 24 décembre, et même un merveilleux 31 décembre. Tant mieux pour eux! D'autres, ce ne sera pas forcément le cas, pour au moins une raison parmi des milliards d'autres:solitude;pas de sous;doit aller travailler;santé défaillante.Malgré tout, je vous souhaite à tous et à toutes:Un joyeux Kwanzaa, la célébration du génie africain ;Un joyeux Noël pour celles et ceux qui le fêtent;Surtout une très bonne année 2010, supérieure en points positifs par rapport à 2009. Je vous souhaite à toutes et tous surtout la santé, le reste suivra, selon vos vœux, vos projets, vos intentions.A celles et ceux qui vont s'empiffrer, une pensée pour ceux qui n'en ont pas. A celles et ceux qui vont se saouler, idem, pensez à ceux qui ont soif.Une pensée pour le peuple de Guinée; une pensée pour le peuple du Niger; une pensée pour l'Est de la RDC avec ses millions de morts, passés par pertes et profits depuis 1998; une pensée pour la Somalie; une pensée pour la Casamance; une pensée pour le Cabinda: je leur dis deux mots: FORCE - COURAGE!A toutes et à tous, je dis: UJAMA-UHURU-UMOJA (Fraternité - Liberté - Unité) (Mwalimu Julius Nyéréré)!Quelques photos de mon continent préféré:De gauche à doite: Bobo Dioulasso (Burkina Faso), Makerere University (Uganda), le Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi (RDC), Les Comores (ne me demandez pas où!!!) et Pointe-Noire (Congo-Mfoa)Obmbé GAKOSSO, December 2009©
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Parmi les débats qui ont longtemps accompagné la campagne électoraleUS et même après, avec l'élection du fils du berger d'un village kenyan, il y avait celle de savoir quelle serait l'attitude d'Obama vis-à-vis de l'Afrique. J'avoue que cela ne m'intéressait pas trop car j'ai toujours pensé que c'était un débat d'arrière-garde. Par contre, je mettais tout le temps une nuance en me demandant plutôt si, avec nos chefs d'État, il allait bêtement suivre les lignes tracées par tous ses prédécesseurs, depuis des décennies.Pour lire la suite: http://obambegakosso.unblog.fr/2009/10/29/barack-obama-frappe-un-grand-coup-les-officiels-kenyans-ont-mal-aux-usa/Bonne lecture, Obambé GAKOSSO
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Le lien, http://obambegakosso.unblog.fr/2009/10/15/africains-desirs-deurope-une-illusion-qui-nest-pas-prete-de-finir/Le texte complet auquel Hilaire Kouakou a participé:

L'Europe, objet de tant de désirs de la part des damnés de la Terre. Combien de romans, d'essais n'ont-ils pas été écrits au sujet de ces mille et une forme d'émigration? Exil économique, exil politique, exil scolaire, exil sanitaire, j'en passe et des meilleurs.Tout le monde a déjà du voir les images de ces gueux des temps de modernes serrés dans des barques, aux larges du Sénégal, de la Mauritanie, du Maroc, de l'Algérie etc. qui risquent leurs vies, les douleurs et peines de leurs parents et autres proches pour accéder à cette Europe que l'on croit bénie des dieux. Comme l'avait dit un Frère un jour, Le pays où Dieu dort, par opposition aux pays où Satan dort. Il y en a qui meurt, il y en qui survivent, mais dans quelles conditions arrivent-ils sur la terre promise?La Tour Eiffel, objet de tant de désirsDe tout temps, l'être humain a toujours été un grand voyageur. Des vallées de l'Afrique orientaled'où il serait parti (ou peut-être même de l'actuel Tchad), l'Homme a passé sa vie à bouger, à émigrer, à explorer les contrées les plus lointaines, même les plus hostiles à sa vie. Ce n'est donc pas moi qui condamnerai les aventuriers de toutes sortes, qu'ils soient Congolais, Sénégalais, Togolais ou tunisiens. Cependant, je m'interroge chaque jour sur ce qui peut motiver certains d'entre nous à abandonner une situation plus ou moins confortable. Récemment, à l'occasion d'un repas familial, il m'a été rapporté le cas d'une jeune fille de 30 ans environ, basée à Paris chez une amie, avec un gamin de 6 ans né d'un papa Afro-Français. Ce gamin ne pouvait aller à l'école car dans cette dernière, on aurait exigé à la mère une photocopie d'une pièce d'identité… du papa! J'avoue que je ne sais pas s'il existe une telle disposition, mais l'essentiel n'est pas là. en effet, la maman dispose d'un récépissé (obtenu je ne sais comment) de 3 mois. Le papa, basé quant à lui en Afrique aurait refusé d'envoyer la fameuse photocopie. Aïe! Ne comprenant pas trop, j'apprends qu'en fait les deux parents se sont séparés sans la moindre douceur ni tendresse et ne se parlent plus depuis un moment. Je me mets à ressentir de la peine pour cette jeune Soeur que je ne connais pas qui doit vivre le martyr dans un pays qui n'est pas le sien, loin de son père et de sa mère. Je manque de tomber de très haut quand j'apprends pour finir que Mlle bossait au ministère des Finances de son pays et gagnait relativement bien sa vie (traitement officiel) et avec les à côté (comme on dit si pudiquement chez nous) elle s'en sortait même très bien. Attirée comme hélas! trop de jeunes et moins africains par les sirènes de l'Europe (particulièrement de Paris), elle a pris un visa court séjour, a débarqué là avec un gamin sur les bras pour tomber dans une situation que très peu de ses collègues dans son pays lui envieraient. Les jours passent, le gamin ne peut toujours pas aller à l'école et le papa, dans son pays vit sa vie. Qu'adviendra-t-il d'elle quand son récépissé va expirer? Quand son amie la mettra dehors?Il y a un peu plus de 3 ou 4 ans,ce sont deux cousins (africains) qui se dirigent dans une ville de province française pour récupérer un colis venant de leur pays. L'hôte est très aimable et les reçoit gentiment. Après avoir remis le colis à l'un des visiteurs, il lui dit ne pas comprendre pourquoi son frère aîné, cadre supérieur dans une très belle boîte aux larges des côtes africaines, tient absolument à venir en France. Il tient un long propos que l'on peut résumer comme suit: Je ne vous comprends pas! Qu'est ce que vous avez tous à rêver d'Europe? Que faites-vous ici en Europe alors que dans votre pays il y a de l'argent à se faire à gogo. J'ai eu ce boulot par une agence d'intérim ici, difficilement. Je gagne quelques milliers d'€ et vous savez ce que je fais? Chaque matin, je conduis des collaborateurs de ma boîte de la terre ferme vers la plate-forme. Le soir, c'est l'inverse. Voilà mon boulot! Vous pensez vraiment qu'ici, un chauffeur de taxi ou un autre conducteur pourrait gagner autant que ça? Votre frère, tous les jours me parle de venir ici, travailler dans une boîte pétrolière car il croit qu'il gagnerait mieux sa vie ici. C'est vraiment un rêveur, j'ai beau lui dire qu'ici en France c'est dur, il ne m'écoute pas. Les filles et plein de jeunes et de moins jeunes que je connais là-bas me parlent d'europe du soir au matin.

Une collègue de collège, un peu plus de 40 ans avait trouvé du boulot il y a peu par le biais d'une relation de son mari, alors que, depuis son bac, elle n'avait pas fait grand chose de son temps. Les salaires et autres traitements n'étant pas toujours fixées en fonction de l'expérience et des diplômes, elle eut le bonheur de débuter avec 200.000 XAF/mois, combien même certains Bac+2/+3/+4 dans la même maison, arrivés là 1 ou 10 ans avant elle n'atteignaient pas cette paie. 6 mois à peine après, elle prend des congés payés (tiens donc!) et s'envole pour l'Europe. Dès son arrivée pour des vacances, elle a le courage et l'honnêteté (il faut bien le reconnaître) d'appeller son époux pour lui dire qu'elle ne rentrerait pas au pays et que s'il ne la suivait pas (elle savait très bien que lui n'avait jamais rêvé d'Europe), il pouvait se trouver une autre épouse et qu'elle ne lui en voudrait pas.Je pourrais multiplier ce genre d'exemples. Je peux comprendre (encore une fois) qu'une personne dans une ville comme Mfoa, Abidjan ou Yaoundé qui gagne 50.000 ou 80.000 XAF ait envie de foutre le camp, croyant qu'en arrivant à London, Madrid ou Paris, sa paie serait multiplier par 10 ou par 1000 (on peut toujours rêver), mais les autres, les cadres supérieurs et autres cadres moyens du public comme du privé, sont-ils conscients qu'en se retrouvant de ce côté-ci de la Méditerranée, le processus déjà pour avoir le droit de travailler sera tellement long qu'ils seront à la merci de n'importe qui (un cousin véreux, un époux malhonnête capable de mettre son épouse sur le trottoir, un frère irresponsable…). On connaît ces phénomènes tous plus ou moins. L'Europe de 1970 n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui, ni celle des années 80 encore moins 90. La France (pour ne citer que celle-là) est depuis un bon moment une puissance moyenne qui ne cesse de se fermer, comme l'a si bien rappelé un Frère assez bien informé des choses de la diplomatie.J'ai beau me triturer les méninges sur cette question, je trouve que l'une des plus meilleures méthodes pour bien instiller aux Frères et Soeurs restés dans nos pays que les choses ont changé, que parfois il vaut mieux gagner un peu là-bas que de devenir esclave chez les autres, est de leur tenir un langage de véritéObambé GAKOSSO, October 2009©, All Rights Reserved
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