Publications de Na-ideyam sabre (13)

En partance du Tchad pour le Cameroun où ils espèrent traverser le pays tant admiré par les Tchadiens pour les études et surtout pour sa libre circulation grâce à la Cémac, 19 étudiants tchadiens ont passé un mauvais quart d’heure à 130 km de Yaoundé.

«Tant que le crapaud n’a pas touché à l’eau chaude, il ne saura pas qu’il existe deux sortes d’eau : l’eau chaude et l’eau fraîche», a dit un proverbe bantou. Ce proverbe résume bien le cas de 19 étudiants tchadiens lors de leur voyage de N’Djaména à Yaoundé. Après trois jours de voyage épuisant, grande a été leur surprise alors ils espéraient arriver à destination pour se reposer. En effet, le vendredi 27 septembre 2013 vers 6 heures du matin à 130 km de Yaoundé que le calvaire de ces 19 jeunes bacheliers commença. Le bus qui les transportait fut un arrêt pour le contrôle des pièces à un poste de la gendarmerie. «Deux hommes en treillis survinrent par la suite et nous lancèrent contrôle mixte gendarmerie-police. Sans vérification d’identités, les papiers de certains passagers furent confisqués. C’était nos cartes d’étudiants, laissez-passer, carte de séjour», explique avec beaucoup d’amertume, Allah-ndigta Ndoyhognan le début de ce qu’il appelle «son chemin de croix». Ce énième arrêt pour le contrôle et les formalités est le plus dur moment de tout leur voyage. La surprise ne fait que continuer. Avant que le gendarme qui effectuait les fouilles et les formalités ne s’asseye sur son banc après avoir arraché tous leurs papiers de voyage, il leur lança : «Vous êtes des Tchadiens mais que cherchiez-vous en masse au Cameroun ? Après avoir mis le feu sur la Centrafrique, vous voulez reproduire le même scenario dans notre pays ? Sachez que vous n’êtes pas des modèles en Afrique centrale. Et n’existe-t-il pas des universités chez vous ?». Une menace ou un contrôle ? Après avoir adressé ces paroles haineuses, à ses compatriotes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), Allah-ndigta Ndoyhognan, lui, s’attendait à «un rapatriement ou un mandat de dépôt en prison». La surprise ne fait que continuer sinon recommencer. Le chef de poste leur ordonna de payer 1 000 F CFA chacun afin qu’ils puissent les laisser continuer. «Ce n’est rien pour les Tchadiens, riches que vous êtes», se plaisait-il d’ajouter. Ce que ce chef de poste ignore, un riche ne se peinerait jamais de voyager avec un bus pour se fatiguer. Pire, de venir au Cameroun au lieu d’aller aux Etats-Unis, au Canada ou en France pour étudier. Ainsi, «les 19 riches pingres étudiants tchadiens» cherchaient à savoir pourquoi doivent-ils payer les 1 000F CFA chacun. Et à quoi cet argent va leur servir ? «C’est de trop et nous n’avons plus d’argent pour vous donner», rétorque les 19 étudiants. Silence cathédral de la part du chef de poste. Et la situation se dégrada. Les gendarmes descendirent leurs bagages et l’ordre fut donné au chauffeur par ces derniers de continuer son chemin sur Yaoundé. Un jeune camerounais, n’ayant pas apprécié l’attitude de ses compatriotes en treillis, voulant prendre leur défense, fut sérieusement bastonné. Oh le pauvre ! Il a été retenu environ une heure avant d’être relâcher pour continuer le reste du chemin à pied. Et après, ce fut le tour d’un des 19 qu’un gendarme infligea une paire de gifle.

L’aggravation de la situation

Face à la dégradation de la situation, les 19 étudiants tchadiens ont décidé de contacter l’Ambassade du Tchad à Yaoundé par des coups de fil qui ne résolurent pas le problème mais plutôt l’empirèrent. Contactés par le conseiller de l’ambassadeur, les gendarmes s’énervèrent au téléphone et lui raccrochèrent au nez. D’un ton nerveux, ces derniers informèrent aux 19 étudiants que leur situation est grave et qu’ils doivent attendre l’arrivée du sous-préfet. Les yeux de Allah-ndigta Ndoyhognan se rougirent, sans autre appui et désespéré, il entendit que des invectives venant des villageois insolent.
Après six heures d’attente, le sous-préfet vint enfin. Celui-ci, comme tout bon politicien a su convaincre les 19 étudiants. «…nous nous excusons de ce malentendu […]. Si vous venez au Cameroun pour les études, c’est parce qu’il y a la sécurité et c’est cette sécurité que nous voulons préserver. Aussi sommes-nous à la veille des élections. Alors nous allons procéder aux fouilles de vos bagages […]. Nous nous excusons encore pour les 1 000 F Cfa que vous n’avez pas prévu pour payer encore le transport pour Yaoundé. Nous allons vous déposer avec nos véhicules à Ayos (une localité à quelques 5 Km du poste de contrôle, Ndlr) où vous allez prendre le bus», s’excusa le sous-préfet. «Qu’avaient-ils dit au préfet ? Et celui-ci savait-il que nous avons été arrêtés pour 1000 F Cfa par personne ?», s’interroge Allah-ndigta Ndoyhognan. «Heureusement pour eux, nous avons référé nous taire!», conclut-il. Ainsi prirent fin les six heures de détention des 19 étudiants, assoiffés, affamés, la peur dans le ventre et les voilà encore en route pour une nouvelle aventure. L’espoir d’arriver à Yaoundé s’est amaigri mais la capitale camerounaise les a accueillis aux environs de 17 heures.

Encadré

La sécurité de la sous-région menacée par les forces de défense et de la sécurité elles-mêmes

Après cet incident, la foire aux questions surgit. Étant donné que la sécurité sous-régionale est menacée depuis quelques années par des terroristes et autres groupes djihadistes et surtout le fameux Boko Haram, la question qui taraude l’esprit est de savoir qui sont ces hommes, de surcroît, militaires, qui choisissent délibérément d’échanger obligatoirement la sécuriser de tout un pays au pris de 1 000 FCFA ? Cette courte expérience des 19 étudiants montre à suffisance que la guerre contre Boko Haram lancé il y a une semaine serait sans résultat si les hommes qui doivent assurer la sécurité des villes et des frontières se préoccupent plus des jetons que de la sécurité qui est devenu le combat de tous les présidents.

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Pourquoi les noirs ne s’embrassent pas en public?

 «Coincé avec les noirs, lâché avec les blancs », voilà comment on pourrait résumer la versatilité comportementale des noirs dans leur relation amoureuse. De quoi veux-je parler ? Eh bien, je veux parler de ces noir(e)s qui se surpassent quand ils sortent avec des blancs, mais qui font le service minimum quand ils sortent avec des noir(e)s. En effet, tout se passe comme si, dans une relation endogame, c’est-à-dire une relation avec quelqu’un de sa communauté, le noir est atrophié, sclérosé, bloqué. Mais une fois qu’elle est avec son blanc, ou une fois qu’il est avec sa blanche, ils se lâchent ! Avant de m’expliquer, je tiens à préciser que quand je parle ici des noirs, je parle non pas de tous les noirs, mais de la plupart. Alors, il est de toute évidence qu’il y’en a qui ne sont pas comme ce qui va suivre. En effet, et il suffit de regarder autour de vous, les noirs entre eux ne s’embrassent pas en public, ils ne s’offrent pas des fleurs, ils ne se disent pas « Je t’aime ». On m’expliquera que cette gestuelle amoureuse et cette impétuosité langoureuse ne sont pas établies dans leur culture. Soit ! Mais je remarque quand même aussi qu’une fois en couple avec un blanc ou une blanche, on fait tout se qu’on ne fait pas avec « les nôtres » : se tenir par la main, se dire des mots doux, se faire des bisous, autant de choses que nous les noirs nous abstenons de faire entre nous. Le phénomène s’observe même dans les projections cinématographiques. En effet, dans les films africains par exemple, y compris les films tournés et réalisés en Europe par des africains ou des antillais vivant là-bas, les acteurs noirs ne s’embrassent jamais ! Il n’y a que dans les films et séries télévisées américaines que vous pourrez voir des noirs s’embrasser pour de vrai. Pour justifier cela, les prétextes ne manquent bien évidement pas. Demandez lui pourquoi il ne veut pas vous enlacer en public, il vous dira que c’est parce qu’il ne veut pas s’afficher, ou alors qu’il n’a pas besoin de s’exhiber pour vous prouver son amour. Prenez alors l’initiative de l’embrasser spontanément, et vous constaterez sa gêne à travers son regard furtif visant à s’assurer que personne autour de vous n’observe la scène. Et quand finalement il consent à laisser ses lèvres se faire happer par les vôtres, il fera toujours tout pour que cet enlacement ne dure pas longtemps. Mais allez le voir quand il est avec sa blanche : Il lui tient la main, il lui ouvre la porte et il lui porte son sac; une fois dans le lit, il lui fait des cunnis, tout ceci sans qu’elle n’ait à le lui demander. Vous l’aurez donc compris, avec la noire il se fait désirer, mais avec la blanche il ne se fait pas prier. La preuve que sa prétendue pudeur se fait en réalité à la tête du client… Alors, qu’est ce qui peut expliquer cette dissemblance comportementale ? Comment justifier cette politique câline du deux poids deux mesures ? Le fait est que 9 noirs sur 10 ont grandi sans avoir jamais vu leurs parents s’embrasser ou se faire des câlins. D’ailleurs, lorsque ces noirs étaient plus jeunes, combien de fois leurs parents ne les ont-ils pas enjoints d’aller se coucher au moment même où, en regardant une série télévisée, une scène d’embrassade romantique est apparue à l’écran… Chez les noirs, on grandit ainsi avec l’idée que toute intimité doit se vivre cachée. Même son copain ou sa copine, on n’a pas le droit de le montrer avant un certain âge. C’est donc dans un contexte familial de « charia sentimentale » que ces noirs vont hériter du détachement émotionnel observé chez leurs parents. Et c’est ce qui débouchera à l’âge adulte sur les situations décrites précédemment. Le sujet est si tabou que quand un noir embrasse sa copine noire en public, deux noirs sur trois qu’ils croiseront sur leur chemin, vont les regarder avec de gros yeux de curieux affichant un regard hagard. Ce qui est assez parlant quant à la perception étrange que les noirs ont de la chose. Bien souvent vous verrez des noirs et vous serez incapables de savoir qu’il s’agit d’un couple, et ce tout simplement parce que Monsieur marche devant et Madame marche derrière…comme à l’armée ! Le plus insolite est que même le jour de leur mariage, les noirs n’osent pas s’embrasser, ils se contentent de se faire un simple bisou sur la bouche après avoir pourtant été déclarés mari et femme par monsieur le maire… Qu’on ne me dise pas que c’est par pudeur qu’ils se retiennent, moi je dirais plutôt qu’ils ont honte ! Ben oui, ils ont honte, honte du regard des autres, honte du qu’en dira-t-on. Sinon comment expliquer que quand ils veulent bien s’embrasser, ils le font loin de leur environnement immédiat. C’est la preuve que leur prétendue pudeur n’est en réalité qu’une question d’éclairage. Moins il y’a de gens autour, plus ils se sentent à l’aise pour le faire. C’est cela la vérité ! L’ampleur de la gêne est telle qu’il ne serait pas exagéré de dire que les noirs ne savent pas aimer. Tenez par exemple, quand ça leur arrive de se promener dans des jardins publics, ils s’y rendent comme du bétail en pâture dans une exploitation agricole : aucun mot doux, aucune caresse, aucune attention tactile, rien ! Pourtant, nous vivons pour la plupart dans la société occidentale, et beaucoup sont même nés et ont grandi ici où s’embrasser en public est normal, tellement banal que personne n’y prête même attention. Alors arrêtez d’invoquer de faux prétextes pour justifier vos complexes ! Si vous l’aimez, je ne vois pas pourquoi vous devez avoir honte de l’embrasser. Quand on s’aime il est tout à fait normal de se l’exprimer. Je ne suis pas en train de dire à l’africain de se transformer en occidental, je ne suis pas en train de dire au noir de devenir blanc, je dis juste qu’il faut s’affranchir de la honte et rester cohérent. Je ne conçois pas que quand quelqu’un est avec une noire, il se refuse à l’embrasser en public au prétexte que c’est contraire à sa culture, mais quand il sort avec une blanche, hop il devient subitement frappé d’amnésie sur sa culture, si bien qu’il s’adonne à cœur joie à cette même pratique dont il disait pourtant qu’elle ne fait pas partie de sa culture…Il faut être cohérent, soit vous dites que vous n’embrassez pas en public, auquel cas, que vous soyez avec une noire ou une blanche vous ne le faites pas. Soit alors vous embrassez votre blanche en public, et dès lors rien ne justifierait que vous n’en fassiez pas de même avec votre noire. Pour ma part, je ne me gène pas du tout pour rouler des pelles en public. Je considère le baiser comme étant une manière de se taire en disant tout; le baiser permet de couper la parole quand les mots deviennent superflus. Maurice MAETERLICK ne croyait pas si bien dire lorsqu’il écrivait : « Il y a des choses qu’on ne peut dire qu’en embrassant parce que les choses les plus profondes et les plus pures ne sortent peut-être pas de l’âme tant qu’un baiser ne les appelle ». Le fait d’embrasser son ou sa chéri(e) en public n’est donc rien d’autre qu’un geste d’attention, une marque d’affection, cela n’a absolument rien à voir avec l’exhibition comme certains coincés du cul voudraient le faire croire. Personne ne vous demande de vous embrasser au point de tâter les testicules du gars ou de peloter les nichons de la fille. Un baiser tendre et affectueux, ça ne rend pas malheureux. Alors, embrasse celui qui t’appartient, ce ne sera qu’une manière parmi d’autres, de déclarer ton bien. Tendancé !

 

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Ce que je pense de la Coton Tchad

En cette saison des pluies, il est bon de projeter une réflexion sur la destinée et l’avenir de la CotonTchad, Société nouvelle.Presque un an après la réforme de la Coton Tchad pour la sortir de l’impasse, on remarque qu’il n’y a pas de changement majeur. Cette énième tentative pour sortir cette société de son marasme économique semble ne rien apporter. Alors qu’on constate que les cotonculteurs tchadiens souffrent cruellement dans leur quotidien pour labourer le coton, jadis imposé par le colonisateur. Des milliards de francs cfa ont été injectés pour tenter l’ultime sauvetage d’une société d’Etat en goguette chronique. Continuer à injecter de l’argent dans cette société n’est-ce pas continuer à dilapider les maigres ressources nationales au profit d’une structure qui a brillé par la mal gouvernance? Quand on sait que l’ancienne société, la Coton Tchad, monte souvent au créneau par des cas avérés de malversation financière, on comprend mal l’empressement des autorités, à lui redonner une nouvelle vie. A bien y réfléchir, sauver coûte que coûte cette «brebis galeuse» pour la ramener «au bercail» en dépensant à hue et à dia, est fort inopportun.Faut-il continuer à sauver la Coton Tchad, Société Nouvelle? Oui, mais avec prudence car la conjoncture nationale actuelle se prête peu à une générosité qui prend des airs de prodigalité. Le pays n’a pas les moyens d’un tel vice, loin s’en faut! Ne se rappelle-t-on pas que pour une maigre augmentation de salaire des fonctionnaires, il a fallu des mois pour que le gouvernement lâche du lest pour trouver une solution à la crise? Mais, évidemment on me demandera que faut-il faire avec la CotonTchad, Société nouvelle? Je répondrai: délester l’Etat d’une charge qui le plombe; regarder du côté de certains repreneurs privés qui ne demandent qu’à récupérer une société à potentiel certain, mais qui souffre d’une culture de gestion désastreuse dont tout laisse à penser qu’elle est héréditaire. Car l’Etat, par les temps qui courent, a bien d’autres chats à fouetter: la sécurité qui demande des moyens de plus en plus importants car dit-on, Boko haram est à N’Djaména; la pauvreté des populations qui appelle une intervention d’urgence non sans une certaine approche providentielle car la crise et l’insécurité alimentaire au sahel s’annoncent rudes et de l’autre côté, la cherté de la vie; l’énergie dont le déficit condamne irrémédiablement notre économie au surplace…
Beaucoup de domaines où l’Etat penserait mieux investir pour qu’il y ait un développement réel que la Coton Tchad qui a englouti de fonds mais dont la destinée et l’avenir restent sombres. Ce n’est pas dans la résurrection artificielle d’une entreprise déjà mille fois morte et mille fois ressuscitée qu’on trouvera la panacée à des penchants fondamentalement mortifères. Sauvons la Coton Tchad Société Nouvelle, oui mais d’un sauvetage définitif que d’une résurrection vers la morte lente.Sabre Na-ideyam
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Après plusieurs années, le comité d’organisation de l’élection Miss Tchad peine à se professionnaliser.
Comme dirait quelqu’un, le ver est dans le fruit. Ce ver s’appelle copinage et bureaucratie. Comment peut-on réussir à bien organiser si le comité qui est chargé de cela est truffé de conseillers à la présidence, à la primature et autres responsables du Ministère de la Culture? De nos jours, lorsque les gens savent qu’il y a de l’argent quelque part, ils perdent la tête et leurs efforts tendent à trouver la meilleure façon d’en garder le plus au détriment de la qualité.


C’est ainsi qu’au lieu de trouver des professionnels dans les différents domaines, le ministre de la Culture qui s’est taillé le rôle de président du Comité a pris la précaution de s’entourer des conseillers du Chef de l’Etat et du Premier ministre ainsi que de son SG et d’un de ses collaborateurs. Comme si, il n’y a pas d’autres Tchadiens. C’est la même logique qui a prévalu dans la désignation du jury. Aucune base logique ne permet que ce soit Taboye qui la préside. Même s’il est enseignant de Lettres, est-ce qu’il est le seul dans ce pays? Pourquoi sur les onze millions de Tchadiens, le comité n’a trouvé que la famille Sakkal pour en faire de la maman membre du Comité et de la Fille membre du Jury, l’une travaille à la Cour Suprême et l’autre dans une banque de la place.


Vraiment, tant que l’esprit actuel n’est pas revu, rien ne sortira de bien de cette élection tant attendue par les Tchadiens et qui entre dans les habitudes des uns et des autres comme l'évènement de l’année. Les Tchadiens voudraient savoir réellement ce qu’on fait des 70 millions alloués pour l’organisation de cette manifestation culturelle. Est-ce que cette année enfin la miss Tchad trouvera une vraie voiture neuve malgré le démenti du rapport du Comité d’organisation dans notre édition n°185, La Voix, pour dire que la voiture donnée à la miss sortante est d’occasion.

La miss de cette année ne doit pas faire exception dans la mesure où Tchami Toyota n’importe pas des Rav4 neuves. La voiture à elle donnée ne doit absolument pas dépassée les 12 millions chez nos concessionnaires du quartier.


Malgré tout, il faut persister dans l’organisation de cette compétition qui permet aux jeunes filles de se « brasser ». Contrairement aux idées reçues, Ibrahim Mahamat Adam, le chargé de la Communication du Comité Miss Tchad affirme que «les filles ne viennent pas à Miss Tchad pour la débauche». Il en appelle aux familles tchadiennes de laisser leur fille concourir parce qu’«on a de très belles filles qu’on empêche de venir représenter leur pays».
Il faut reconnaitre que nombreux sont les internautes et autres qui ne manquent pas de critiques. Un clin d’œil sur la page facebook «La Beauté Tchadienne» fait prendre conscience de la volonté des jeunes à avoir une meilleure organisation. Des critiques acerbes sur l’organisation de cette élection sont lisibles sur cette page.
Des gens ont même critiqué la présélection «Miss Fashion et non Miss N’Djaména alors comment peut-elle se présenter au concours au nom de la capitale?», a posté un internaute. Supercherie des supercheries, à Bol, c’est la Miss Airtel 2012, élue lors d’un concours entre deux établissements de la place qui a représenté la région. Simple coïncidence ou cela cache le mauvais jeu des délégués?


Par ailleurs, dans les autres régions du Tchad, les informations font croire que la sélection s’est faite au gré et au plaisir des délégués du ministère de la Culture, qui ont certifié la tenue d’une telle organisation par des soi-disant procès-verbaux pour justifier les deux cent mille reçus du Comité national.
«La Première dame, étant informée de cette mauvaise organisation, n’a pas voulu être présente à l’élection», explique une source proche du comité d’organisation. Cette absence de la Première dame, marraine de la cérémonie, explique à suffisance qu’elle refuse de cautionner cet amateurisme. Grande surprise! Alors qu’elle était attendue, elle s’est faite représentée par le Premier ministre (sic !!).
Encore très grave, les journalistes de la presse privée n’ont pas été invités pour couvrir l’événement. Que cachent les organisateurs? Selon des informations, c’est par manque de moyens financiers pour les perdiems des journalistes que ces derniers n’ont pas été invités. Et pourtant, un budget de 72 millions a servi à l’organisation. Même ceux de la télé et de la radio qui étaient présents n’ont pas eu de places assisses parce que le comité ne les a pas pris en compte. Que font donc les deux journalistes au sein du comité s’ils ne peuvent même pas s’occuper de leurs collègues?
Il est temps de confier cette cérémonie aux hommes qualifiés pour une véritable élection Miss Tchad.

Sabre Na-ideyam

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Réclamant réparation pour l’année blanche et de meilleures conditions d’études, les étudiants ont pris à partir le premier ministre.

 

Il est douze heures passées ce 10 décembre 2012, quand le premier ministre, Emmanuel Nadingar, quitte le Complexe universitaire de Toukra où il s’était rendu pour présider la cérémonie d’ouverture du 17ème Colloque sur la pharmacopée et la médecine traditionnelle africaine. Embuscade ou simple coïncidence? Les étudiants sont sortis de salles massivement pour l’attendre dans la cour. Raison: avoir une promesse du premier ministre pour l’amélioration des conditions d’étude. Très rapidement, ils sortent des feuilles sur lesquelles on peut lire: «des ordinateurs pour tout le monde», «nous réclamons réparation de 500 000F CFA pour l’année blanche», «j’ai faim son excellence», «de l’eau pour les étudiants», etc. Devant cette subite mobilisation des étudiants et leurs réclamations inattendues, le premier ministre n’a pas voulu s’adresser à ces derniers. Attitude qui augmente la colère des étudiants qui poussent à nouveau, très fort des cris hostiles et dérision accompagnés d’insulte de tout côté contre lui. En guise de réponse, il esquisse un sourire au coin des lèvres en levant la main pour les saluer. La colère augmente de plus en plus chez les étudiants obligeant la sécurité à plus de vigilance. Le premier ministre  est escorté de très près par ses gardes du corps jusqu’à sa voiture où il démarre en trompe pour quitter les lieux. Malgré son départ brusque, les étudiants se mettent à sa poursuite avec des cris.

 

Echec de la médiation du recteur et du ministre de l’Enseignement supérieur

 

Avant la sortie du premier ministre de l’amphithéâtre, le recteur de l’Université de N’Djaména, Dr Ali Abdelrhamane Haggar et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et Technique, Pr Hassan Taïsso ont tenté en vain de calmer les étudiants. Ces derniers très remontés ont rassuré de ne pas humilier Nadingar à seule condition qu’il leur fasse la promesse d’améliorer une promesse de la part du premier ministre pour l’amélioration de leur conditions d’étude. Pour le recteur de l’Université de N’Djaména, Dr Ali Abdelrhamane Haggar, il y a des revendications acceptables et inacceptables. «On ne peut pas améliorer vos conditions d’études en un seul jour. C’est un processus et le gouvernement s’est engagé à le faire». En face, les étudiants estiment qu’avoir de l’eau potable au sein du complexe ne doit pas être un processus. «L’eau que nous buvons est salée et c’est depuis le début des cours que nous avons parlé de cela. Ils trouvent que nous prêchons  dans le désert», renchérissent les étudiants. Certains étudiants vont jusqu’à accuser le premier ministre de bloquer les 500 000F qu’ils exigent pour la réparation d’une année académique perdue.

Faut-il le rappeler? Ce comportement des étudiants n’est pas digne. Ce vivier de futurs cadres du Tchad doivent arrêter de manifester bruyamment chaque fois. Ils sont appelés à diriger le Tchad de demain, pour cela, ils gagneront à adopter des comportements qui pourront les aider plus tard. Une personnalité, petite soit-elle ne devra pas être humiliée, huée, insultée…comme ils l’ont fait ce jour là!

La sagesse voulait que leurs représentants continuent par la voie indiquée, de poser leurs différentes doléances qui, sûrement, seront pris en charge par le gouvernement.

 

Sabre Na-ideyam

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Les canaux d’information se multiplient depuis quelques années au Tchad comme partout dans le monde. Cette profusion constitue-t-elle un gage de pluralisme et d’indépendance pour les jeunes Tchadiens?

 

Après les chaînes de télédiffusion par satellite et l’ascension progressive des médias privés, qui posent de manière récurrente la question de l’indépendance éditoriale, les réseaux sociaux viennent à leur tour bousculer le paysage médiatique tchadien. Dans le monde arabe par exemple, les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter, ont inéluctablement bouleversé et défié l'arsenal médiatique déployé pendant de longues années par les régimes autocratiques. Car, nul ne peut ignorer leur rôle dans la révolution  qui a fait tomber des dirigeants (Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Kadhafi en Libye). Depuis lors, ils sont promus comme l’instrument de «révolution» par les régimes occidentaux du fait que la réalité des sites communautaires (Facebook et Twitter) est toute autre pour ceux qui sont hostiles à la «démocratie».

 

La perception Facebook et Twitter

 

Présenté par la communication occidentale comme un soutien «banché aux révolutionnaires», Facebook et Twitter sont aujourd’hui un élément clé du dispositif de propagande d’impérialisme de grandes puissances. Ils sont considérés comme un «média de la haine», aux yeux de nombreux dirigeants africains et arabes. Au Tchad, c’est le verrouillage du jeu politique censé garantir la représentation et l'expression des volontés populaires qui aide à la conquête du champ médiatique par les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’ils commencent à combler le vide né d’une certaine absence de journalisme professionnel dans certains organes de presse. Car aux yeux des utilisateurs, les médias nationaux traditionnels tardent à faire leur mue pour s’ériger en médias de service public garant d’une information indépendante et d’une mission d’intérêt général. La libre expression sur les réseaux sociaux sont perçus comme générateurs de chaos contribuant davantage au morcellement et ne jouant pas nécessairement un rôle fédérateur. Les réseaux sociaux sont donc perçus comme moyen de manipulation pour certains hommes politiques, étant donné que nous sommes dans une ère où chacune des informations diffusées participe à un fragile jeu politique et géopolitique.  Avec cette évolution rapide, il est à se demander le rôle des journalistes, des professionnels des médias, des  usagers des médias, des clubs de presse, des Ong et différentes organisations des professionnels des médias dans les dix prochaines années. Car les réseaux sociaux se proposent d’améliorer la substance et la qualité des débats médiatiques sur des toiles où l’information passe très rapidement et à grande échelle avec une discussion à bâton rompu et sans gêne. Ne peut-on pas dire que c’est cette montée en puissance des réseaux sociaux partout dans le monde et leur rôle perturbateur qui fait qu’au Tchad, la fibre optique est restée inopérationnelle depuis plusieurs mois?

 

Sabre Na-ideyam

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La huitième semaine de grève des travailleurs du secteur public a débuté le lundi 19 novembre dernier. Depuis le mois de juillet, ils débraient régulièrement pour obliger le gouvernement à appliquer un accord portant sur l'augmentation des salaires. Dans les hôpitaux, la situation est chaotique.

 

 

Assis au pied du mur de l’Hôpital servant d’ombre, des parents de malades ne savent à quel saint se vouer. Chaque jour, ils  assistent impuissants à des cas de décès qui ne cessent de croître les laissant perplexe sur le sort de leur malade. Sur des lits, dans la chambre d’hospitalisation, l’on regarde des malades agonisants et fatigués, las d’attendre la visite d’un médecin. Chaque passage d’un visiteur, est une commisération dédaigneuse pour ces malades sans médecins. «Il y a chaque jour des cas de décès ici à l’hôpital. Le personnel de santé des armées est débordé et ne s’y connaît pas dans le traitement de certaines maladies. Je n’ai jamais vu dans ma vie une souffrance comme celle-ci depuis que je travaille ici», explique avec beaucoup d’affliction une infirmière de l’hôpital de la Mère et de l’Enfant. Même reproduction canonique de cette souffrance à l’Hôpital général de référence nationale (HGRN), hôpital de l’Union de Chagoua et hôpital de la coopération Tchad-Chine.

Face à ce débrayage du personnel de santé, un enfant d’environ dix ans a succombé le 16 novembre dernier, à l’hôpital de l’Union suite à la morsure du serpent. «Nous avons amené l’enfant mordu par le serpent de toute urgence depuis le quartier Gassi mais nous nous sommes confronté à un problème d’infirmiers. Il n’y avait pas d’infirmier et le temps qu’un volontaire sorte l’argent pour qu’on l’amène dans une clinique, l’enfant a succombé entre mes bras», explique le père, larmes aux yeux. Cette situation de grève entraîne des cas de décès  par douzaine dans des hôpitaux de la ville de N’Djaména pour faute de soin approprié. Mais apparemment, le gouvernement n’entend pas le cri de la population. Et pourtant. Les syndicalistes continuent à durcir le ton. Au vu de cette situation, aucun gouvernement responsable ne peut rester indifférent. Selon un personnel soignant de l’armée affecté à la HGRN, face au nombre croissant des malades qui arrivent chaque jour, le personnel armé déployé à l’hôpital ne traite que les cas graves au profit de certains cas de maladie. «Nous ne pouvons traiter tous les cas donc nous les priorisons». A l’hôpital Polyclinique Sultan Ibn Kasser, il n’y a aucun service qui fonctionne. Le personnel a observé strictement le mot d’ordre de la grève sèche. Beaucoup de gens n’ont pu s’établir le certificat médical car, tous les services de l’hôpital sont hermétiquement fermés. Alors que ce certificat qui s’établit à 500F CFA dans cet hôpital se délivre aujourd’hui à plus de 10 000F CFA dans les cliniques. Ce qui punit certains jeunes sans moyens qui cherchent à s’établir le certificat médical. Cette grève lancée depuis cinq mois, il le faut le rappeler, fait perdre  des milliards de francs à l’Etat car, les services sont presque morts.

 

Sabre Na-ideyam

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Après la session extraordinaire du conseil des ministres des pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), la 7ème session du conseil ordinaire des ministres s’est tenu du 19 au 21 novembre dernier à l’Hôtel Santana et Kempinski.Les experts et les ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale ont, durant trois jours, examinés différents documents cadres de la commission dont notamment, les rapports d’activités, le projet du budget biennal 2013-2014 mais aussi et surtout, le processus d’harmonisation des politiques forestières en Afrique centrale. Selon Sandjima Dounia, secrétaire général du ministère de l’Environnement et des ressources Halieutiques, la conservation des faunes sauvages est de nos jours, un enjeu majeur. Elle permettra d’apporter des éléments objectifs d’aide à la décision pour comprendre et anticiper les évolutions possibles des écosystèmes forestiers en Afrique centrale dans les prochaines décennies. C’est pourquoi, l’élaboration d’un budget biennal conséquent permettra d’atteindre les objectifs que s’est fixé l’institution à l’horizon 2040 qui est d’identifier les variables majeures susceptibles de perturber et/ou d’infléchir la dynamique passée et actuelle des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo afin de fournir aux décideurs politiques et institutionnels des éléments de réflexion en vue de l’élaboration des politiques nationales et régionales. Car, qu’il s’agisse des forêts denses humides ou forêts sèches en passant par les différentes formes de savanes, les écosystèmes forestiers jouent un rôle égal dans la stabilisation du climat global en terme de séquestration du carbone et donc des gaz à effet de serre.Les problèmes de la COMIFAC en questionLa COMIFAC fait face à plusieurs difficultés qui entravent son fonctionnement. L’on note l’insuffisance du personnel dans la Commission, les arriérés de cotisation des pays membres qui défavorise le fonctionnement du secrétariat exécutif, la non mise en œuvre des recommandations et le manque de la main d’œuvre jeune dans les bureaux des pays membres. C’est pourquoi, à l’issue de la rencontre, les experts ont exprimé leur souhait pour la formation et la participation des jeunes afin de mieux connaître les défis de la protection des écosystèmes forestiers dans le monde et principalement en Afrique centrale. Un autre problème qu’a soulevé les experts: le Soudan qui est membre de la COMIFAC et pourtant, de part sa position géographique, ce pays ne se trouve nulle part en Afrique centrale. A l’unanimité, les experts, ont voté un budget de 3 210 milliards de francs CFA pour le biennal 2013-2014 afin de mieux faire face aux difficultés que va rencontrer le secrétariat exécutif dans les deux prochaines années. Et pour ces deux prochaines années, c’est le Tchad qui assurera la présidence de la COMIFAC. Tout de même, certains experts estiment qu’il y a trop de rencontre autour de la COMIFAC mais rien de concret en termes d’exécution et de la mise en œuvre des décisions prises et des résolutions des rapports pour la protection des faunes et flores. «Si la Commission était efficace, l’on ne parlera pas de braconnages ni des braconniers au Cameroun et au Tchad», explique un expert camerounais.Sabre Na-ideyam
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Bon plan santé: boire du café fait du bien

A tort ou à raison, on a très souvent accusé le café d’avoir des effets néfastes dans le corps humain, mais on oublie malheureusement que boire du café, a également ses avantages. Selon les experts, consommé avec modération, le café a même des vertus.


Généralement, c’est l’effet de stimulation qui est tout d’abord recherché pour les consommateurs de café. D’ailleurs, consommée sous forme de thé, café, soda contenant du cola, on apprend que la caféine permet de rester bien éveillé. Chez les pratiquants de sport, cela permet de prolonger ses heures d’entraînement sans ressentir les effets de fatigue. Dans le domaine médical, les médecins ont recours à la caféine pour activer la fonction respiratoire des enfants prématurés, indique-t-on. Dans le même ordre d’idée, la caféine permet de mieux avaler certains médicaments prescrits à un patient par son médecin, notamment le paracétamol. Elle possède même un bref effet antidouleur toujours dans le domaine médical. De même, la caféine permet de prévenir certains maladies dangereuses comme le cancer du col de l’utérus, le cancer du côlon, le cancer de la bouche voire du pharynx et autre œsophage.

En outre, la caféine permet aux personnes âgées, notamment des femmes, de conserver leurs facultés mentales. La preuve, une étude réalisée sur un échantillon de 7 000 femmes âgées de plus de 65 ans sur une période de 4 ans, a été effectuée. Les chercheurs ont principalement suivi le fonctionnement de leurs facultés cognitives pendant cette période, et les résultats sont étonnants. Ils démontrent en effet, que la caféine a eu un impact positif sur leurs mémoires. Les femmes âgées qui ont bu plus de 3 tasses de café par jour, perdent moins leurs capacités mentales contrairement à celles qui boivent moins d’une tasse par jour. Qu’en est-il des hommes? D’après les chercheurs, boire du café permet également de diminuer le ralentissement des signes neurologiques en rapport avec la maladie de Parkinson en occident. La caféine est également bénéfique sur les organes comme le foie.

Attention, l’excès de caféine peut nuire


Comme toute chose, la consommation exagérée de la caféine, peut nuire à la santé, d’où la fameuse maxime: «à consommer avec modération». Rappelons que les avantages sus cités liés à la prise du café, ne sont que les résultats d’une consommation journalière et régulière, mais surtout sans exagération. Consommer le café à l’excès, peut plutôt provoquer l’effet inverse. En clair, le consommateur sera plus exposé aux inconvénients tant décriés, qu’aux avantages.

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De la LRA à Boko Haram, les voies de la foi sont impénétrables. Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, Armée de résistance du Seigneur, Boko Haram… le nom du divin est sur toutes les lèvres africaines, islamisées par-ci, christianisées par-là. Que comprendre quand le chrétien copte Nakoula Basseley Nakoula produit le film «l’Innocence des musulmans», monceau d'inepties rarement égalé? Que conclure quand des musulmans tombent dans le panneau de l’arnaque artistique et prennent le chemin de l’ambassade américaine la plus proche, équipés d’armes de fortune ou d’arsenal lourd? Assiste-t-on à un concours de «bas de plafond»?

Hélas, ce ne sont pas les propagateurs de haine qui paient les pots cassés…

Les oreilles du Tout-puissant doivent siffler plus souvent qu’à leur tour. Et pour de coupables incantations. Bridé parfois, négligé souvent, démodé puis «tendance», il devrait peut-être sortir de son silence apparent. N’est-ce pas le rôle de la presse de Lui tendre un micro? Mais voilà, où adresser une demande d’interview? A un prêtre réfugié dans son confessionnal? A un imam en route pour La Mecque?

 

Pourquoi le sénateur Ernie Chambers a porté plainte contre Dieu?

 

La question n’est pas anecdotique. Puisqu’en 2007, un sénateur américain, Ernie Chambers, déposait une plainte contre Dieu, affirmant que Celui-ci «l'avait menacé lui et les habitants du Nebraska, et avait semé la mort, la destruction et la terreur partout dans le monde». Il reprochait au Tout-puissant de violentes intempéries et en appelait à la Justice des Etats-Unis. Le juge Marlon Polk ne ricana pas. Instruisant le dossier autant qu’il pouvait, il rejeta finalement la plainte, arguant du fait qu'il ne pouvait convoquer la partie adverse —c’est-à-dire Dieu— en l'absence d'une adresse connue. Le procès ne pouvait avoir lieu si l'accusé ne pouvait être joint. Le sénateur avait atteint son but qui était de démontrer qu’aux Etats-Unis «tout un chacun peut intenter une action contre n'importe qui, même Dieu».

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Des inondations catastrophiques ont sévi dans presque tout le Tchad faisant d’énormes dégâts matériels et humains dont des sans abris ou des personnes sinistrées. L’aide apportée aux sinistrés pour la cause, se retrouverait chez beaucoup d’autorités, notamment certains ministres et autorités municipales du 9ème Arrondissement. Deux  maires adjoints de Walia et leur conseiller accusés de détournement sont en garde à vue.

 

Après les 1 milliard de F CFA débloqué par le gouvernement pour voler au secours des sinistrés sur l'ensemble du territoire national, les 116 millions de l’opération coup de cœur et les 51 millions des entreprises chinoises, le quotidien de plusieurs sinistrés, jusqu’à aujourd’hui, reste inchangé. Ces aides qui leur sont destinées, prennent toujours une direction inconnue. Ainsi, chez certaines autorités municipales du quartier Walia, on constate que les produits, notamment le riz, le mil, les moustiquaires, les nattes et surtout bâches sont stockés en quantité plutôt que chez les sinistrés, véritables destinataires de cette aide.  «C’est depuis longtemps que nous alertons les autorités sur ce détournement mais elles ne nous écoutent pas. Dans ma famille par exemple, nous n’avons rien reçu sinon des sacs vides. Voilà aujourd’hui que la vérité commence à éclater. Ce n’est pas seulement les deux maires adjoints  et leur conseiller seulement. Mais, il faut que l’enquête s’étendent jusqu’aux ministres», indique Abdallah, un sinistré.

Beaucoup d’hommes sont touchés  par ces inondations dont certains ministres et autorités du 9ème Arrondissement habitant les quartiers périphériques. Mais, comment comprendre, par exemple qu’un ministre ou maire victime d’inondation peut-il s’accaparer tout seul les produits destinés à tous les sinistrés? Les maires adjoints arrêtés et leur conseiller expliquent que, ces bâches pour lesquelles ils sont accusés ne sont pas en réalité détournées. «Il se faisait tard et c’est pour des besoins d’urgence des sinistrés que j’ai ramassé ces bâches pour apporter au conseiller qui est chargé de distribution donc de la logistique», explique le maire premier adjoint.

A Walia, Toukra où se trouvent les vrais sinistrés, l’on est étonné d’entendre que beaucoup de sinistrés n’ont pas bénéficié d’un seul sac de riz, d’une seule moustiquaire ou d’une natte, bâche, etc. En lieu et place des dons, ce sont des sacs vides pour mettre du sable afin de bloquer l’eau. Véritable calvaire que subissent les populations. «Très sincèrement, lorsque le gouvernement a mis à la disposition de chaque commune d’arrondissement touchée par les inondations la somme de 50 000 000 F Cfa, nous avons pris le soin de remettre cette somme entièrement aux maires de chaque commune d’arrondissement. C’est à lui et son comité local composé de délégués de quartiers, des chefs de carré et même des députés de gérer cette somme. Mais la question qui se pose est, est-ce bien fait ou mal fait? Est-ce bien équitable? Ce sont les questions qui méritent d’être posé», se défend Issa Adjidei, gouverneur de la ville de N’Djaména.

Il faut relever que, sur le marché, actuellement, des produits destinés aux sinistrés y sont vendus. Notamment, les céréales, nattes et bâches. Nous avons tenté de joindre la ministre de l’Action sociale, de la Famille et de la solidarité nationale. Mais la ministre n’a pas trouvé du temps pour nous répondre.

 

Sabre Na-ideyam

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Vème Congrès du MPS: Les Coulisses

Quatre commissions pour les assises

 

Quatre commissions dont la commission Politique Générale, Economique, Sociale et enfin, la commission gouvernance du parti ont été mises sur pied pour plancher sur les grands sujets de ce 5ème congrès ordinaire du MPS.

 

Des va-et-vient troubles les travaux

 

Des interminables va-et-vient des participants et militants du parti lors des travaux des commissions ont failli gâcher le bon déroulement de ceux-ci. Cette attitude un peu révoltante de ces personnes a tout de même été interrompue par la sécurité afin de laisser libre cours aux réflexions et aux échanges de se poursuivre dans la quiétude. On rappelle que de ces échanges sortiront les grandes décisions et les recommandations qui devront guider le parti les cinq prochaines années.

 

Hassan Sylla dirige la politique générale

 

Le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Hassan Sylla a dirigé vaillamment la commission Politique générale. Selon les informations, ce jeune loup aux dents longues a maîtrisé son sujet. Notons que cette commission réfléchissait sur la redéfinition des objectifs du parti et surtout sur la redéfinition des objectifs en ce qui concerne les alliances lors des élections. Il se raconte que désormais, il ne sera plus question de tisser les alliances avec des partis pour le plaisir dans des régions où le MPS ne peut remporter des voix.

 

Les partis alliés préparent la réplique

 

Face aux rumeurs qui ressortent des travaux de la commission politique générale, les partis politiques alliés du MPS ne veulent pas se laisser faire. «Faudra-t-il que nous rallions les partis de l’opposition dans ces régions s’il le Mps refuse nos alliances? Ce n’est pas assez clair à ce niveau», ont chuchoté certains responsables de ces partis dans les couloirs. Les indiscrétions estiment que sans alliance avec le parti de Bamina, les partis alliés n’auront aucun avenir radieux. Car les alliances avec le Mps permettent souvent aux petits partis de se faire une place au soleil.

 

Des militants de provinces frustrés

 

Les militants venus des provinces se disent frustrer du simple fait que toutes les commissions sont dirigées par les hauts cadres, notamment les ministres et autres hommes forts du parti, résidant à N’Djaména. «Sans les militants, le Mps ne pourrait être ce qu’il est aujourd’hui. Nous les provinciaux ne sont associés dans aucune fonction. Le Mps ne se limite pas qu’à N’Djaména. Et pourtant, nous mobilisons des gens plus qu’eux lors des élections», explique un congressiste venu de Kélo.

 

Places assises pour les congressistes, pas suffisant !

 

Beaucoup de congressistes ont boudé les travaux en commissions à cause du manque de places assises. Pour eux, l’on ne peut rester débout ou s’assoir sur le sol pendant des heures pour suivre les débats. «Je me suis inscris simplement puis je suis sortir car, il n’y a pas de place disponible dans notre commission. Il faut que l’on s’asseye convenablement pour suivre les débats. Facteur d’incitation à la participation. Malheureusement, il n’y a pas de place», déplore un congressiste de la commission politique générale. Comme ce congressiste,  des centaines des congressistes se sont désintéressés des travaux par commission alors qu’ils sont venus pour cette cause.

 

La guerre pour les sandwichs

 

«Toutes les délégations sont prises en charge convenablement», ont  témoigné les nombreux participants. Or, à l’heure de pause, ils se dirigent tous vers les stands à la recherche de sandwich. Comme des charognards qui ont aperçu la chair, les militants du MPS s’agglutinent sur les sandwichs comme s’ils n’avaient pas mangé depuis des lustres. Pis, ils se bagarrent pour des sandwichs qui sont en nombre suffisant pour tout le monde. Chose qui a fait dire à un journaliste que ce comportement montre à suffisance que les Tchadiens ont faim.

 

Sabre Na-ideyam

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Prostitution: Moursal, tertiaire Sodome et Gomorrhe!

Dans les bars  Nathy et Boucaro de Moursal, il se passe des choses incroyables. Le plus vieux métier du monde bat son plein. Pourtant, autrefois cette pratique se développait plus dans les quartiers Kabalaye et Sabangali.

 

Les unes sont assises sur des bancs, d’autres sont en compagnie des hommes dans le bar. Tandis que débout, certaines attendent sous un hangar servant de salle d’attente. Les mineures prostituées pour la plupart attendent leur tour de passe avec des gaillards de l’âge de leur père. Ses filles qui ont presque le même âge (11 à 16 ans) s’adonnent à la pratique du plus vieux métier du monde. Autrefois, la prostitution était pratiquée par des dames d’un certain âge, qui vivaient dans des quartiers précaires et attendaient discrètement leurs clients, plus ou moins habituels et fidèles. C’est là, une reproduction canonique de ces anciens temps dans des auberges comme celui du bar Nathy ou du bar Boucaro. Ces mineures prostituées que l’on retrouve généralement aux alentours du lycée Sacré-Cœur et Avenue Kondol ont changé de stratégie d’attraction. Traquées par la police, ces filles ont trouvé une nouvelle stratégie pour se fondre dans la pénombre de la nuit dans ces auberges où elles peuvent passer incognito.

Dans ces auberges, la nouvelle génération de prostituées va à la recherche des clients. Elles ont su s’imposer dans le milieu avec leur allure provocante, leur fraicheur et surtout leur charme. Selon certaines personnes, si ce phénomène s’est amplifié au Tchad, c’est surtout à cause de la vie chère. Sans emploi et sans soutien, collégiennes, lycéennes, étudiantes, ces filles devant les difficultés familiales, ont choisi de vendre leur charme pour assurer la pitance quotidienne, subvenir aux besoins de leurs parents. D’autres par contre, n’ont pas choisi ce métier de plein gré. A de rares exceptions près, elles ont été contraintes d’une manière ou d’une autre. Certains individus véreux vont en effet chercher des adolescentes ou même des mineures dans les provinces, et leur promettent un travail de domestique à N’Djaména. Ces pauvres filles, qui ont toujours rêvé de la capitale, sautent sur l’offre sans aucune réflexion, car sans instruction, leur niveau de compréhension reste bas. Une fois sur place, ces proxénètes les contraignent à la prostitution. Alice, âgée d’environ 12 ans explique qu’elle est «arrivée à N’Djaména petite. C’est une tante qui m’a emmenée, mais depuis deux ans, elle ne m’achète pas de savon et me menace chaque jour. Pour avoir de quoi à manger, j’ai quitté la maison familiale pour venir habiter avec des amies et le seul moyen  que je trouve le mieux, c’est de me pointer à l’auberge du bar Nathy». A seulement 12 ans, Alice vient de coucher avec un quadragénaire. Sa robe blanche est couverte de tache de sang. Elle est en pleur ce jour. Quand au monsieur, il assure avoir payé le dû avant de passer à l’acte.

Cette histoire vécue il y a deux semaines montre la pire situation que traversent certaines mineures pour leur survie dans la capitale tchadienne. Bien que les temps soient durs, les jeunes filles doivent adopter un comportement responsable. Quant aux parents et aux autorités, leur responsabilité est interpellée face à cette situation qui tend à être officialisée.

 

Sabre Na-ideyam

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