Publications de Me Peterson Alerte (17)

Va-t-on encore rater le train?

Il y a quelque chose d'étrangement positif dans la crise électorale que le pays est en train de connaitre, parce que par celle-ci, il est offerte à nos hommes politiques l'occasion de se montrer en des hommes d'Etat, capables de faire preuve de patriotisme.La République voisine a pu connaitre son moment de démarrage grâce une crise pareille dit-on, quand les acteurs politiques de ce pays ont pu prendre conscience qu'il était temps pour eux de mettre les intérêts de la République Dominicaine au dessus de leurs intérêts politiques. Je veux croire que nous sommes capables aussi de faire cela, pour avoir déjà fait l'expérience à Arcahaie le 18 Mai 1803, où Dessaline et Petion ont pu comprendre qu'ils devaient renoncer à leur orgueil et leurs préjugés, et prendre l'engagement de créer la premiere République noire du monde; un idéal qui était plus grand qu'eux et qui pouvait les conduits tous à la grandeur sans qu'il y ait eu de perdant et les permettre de transcender ensemble l'histoire.A chaque nouvel an, nous Haytiens, avons l'opportunité de fêter non seulement l'arriver d'une nouvelle année, mais aussi de fêter notre indépendance tous le 1ers Janvier qui a été la consécration ultime du pouvoir qu'a l'adhésion d'un peuple à un idéal commun. Cette année nous fêtons notre indépendance dans le plus grand déchirement sociétal qui puisse exister et c'est à cause de cela que c'est le bon moment pour nous de montrer vraiment que nous sommes de la postérité des Dessalines, Christophe et Petion, le bon moment de faire preuve de dépassement de soi, le bon moment de nous adhérer a notre devise: "L'union fait la force".Alors plaise à Dieu de nous montre la voie et de nous permettre de retrouver cet idéal d'union que nous avons perdu afin de pouvoir faire rayonner une nouvelle fois la grande lumiere d'Hayti, notre terre de feu.
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J'encourage la classe politique haytienne, si elle ne veut pas perdre la face et s'effacer même de la scène politique, à faire preuve d'intelligence et d'unité. Toute action séparée ne fera qu'entériner cette descente aux enfers que l'on est en train de constater.
 
Vous êtes tous contre Marthely et vous êtes plus nombreux. Prenez conscience de votre force si vous vous réunissez. Rappelez-vous du model que le père de la nation nous a donné. Regardez notre drapeau, l'arme pour renverser Marthely politiquement et démocratiquement s'y trouve.

Rappelez-vous de cette vieille stratégie militaire: "L'ennemi de mon ennemi est mon ami". Dites vous que ce qui vous rallie est beaucoup plus fort que ce qui vous différencie. Dans l'union, dans l'unité, dans la cohésion, vous pouvez trouver la force de vaincre.
 
Aujourd'hui vous ne pouvez plus continuer à vous battre entre vous. Vous êtes tous des frères et des sœurs utérins. Vous venez tous de la matrice de la lutte contre la dictature des Duvalier, nés de la douleur de l'enfantement de 1986. Vous tous avez donné votre jeunesse, avez laissé votre bonheur pour le salut de ce peuple. Ne laissez pas l'histoire vous dépouiller du prix de si grands sacrifices.
 
Comme nos ancêtres, donnez un énième témoignage de solidarité, d'harmonie, d'union et de patriotisme à notre jeunesse en vous ralliant les uns aux autres.
 
Je vous en supplie!

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Mwen reve w' yè swa.

Mwen reve w' k'ap gade m'.
Ou di m' ou we tout anndan m'
Ou we ke m'k'ap bat,
Lespri m' k'ap panse,
Ak nanm mwn k'ap... ay!
Ou di m' ou we lanmou k'ap koule,
K'ap koule nan chak venn nan mwen.
Ou di m' anyen nan mwen pa sekre pou ou.
Zye w'di m' ou santi w' anndan m'.
Ki kote nan mwen, mwen ka sere lanmou m' pou ou?
Ou fe zye w' mache tout anndan m',
Nan chak kwen nan ke m' li antre,
Li fe m santi w' nan chak branch plim sou ko m'.
Oui cherie, regard tankou yon angrè kap nouri nanm mwn.
Kisa ki ka fè m plis plezi ke lè ou kite regard sou mwn?
Anyen nan mond sa pa vo klate zye w' lè w' poze l' sou mwn.
Mwn wè m'ap viv nan zye w'.
Men... pouki se nan rèv mwen wè tou sa?

Peterson,
22 décembre 2013

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De Progrès en Progrès.

Il était 11h 25 du matin, ce Vendredi 27 Mai 2013, quand une procession d’homme en noire au nombre de 22, conduite par Me Sosthène CHOULOUTE et Me Riché AUGUSTIN, respectivement Secrétaire et Conseiller de l’Ordre des Avocats de la Croix-des-Bouquets, arriva au Tribunal de Première Instance de cette ville. Accueilli à la porte principale du Tribunal par Me Jacky C. PIERRE, Bâtonnier de l’Ordre, l’atmosphère dudit Tribunal allait être si électrisant qu’il n’a fallut que quelque minute pour que la première chambre du Tribunal s’affichât comble, tant l’étonnement des gens a guidé leur curiosité.

11h 50 A.M et La salle était encore bruyante quand le son dissonant d’une cloche retentit à l’entré et qu’une voix fort masculine annonça : « le Tribunal ». Immédiatement le tohu-bohu céda la place à la Solennité, toute l’assemblée se leva en guise de respect pour la justice. Un huissier, suivi du Greffier, Du Ministère Public, Du Juge et du Bâtonnier, investit la salle ; le siège pouvait être pris. Sur le rôle : Cérémonie de prestation de serment des Avocats stagiaires du Barreau de la Croix-des-Bouquets.

Personne ne pouvait dissimuler leur joie, et l’agréabilité du moment était à son paroxysme quand le premier postulant fut désigné à venir prononcer la formule du serment conçu en ces thermes : « Je jure d’observer dans l’exercice de ma profession, les principes d’honneur et de dignité qui doivent caractériser les membres de l’Ordre des Avocats ». Seulement une vingtaine de minutes fut nécessaire pour que tous les récipiendaires pussent voir transformer leur statut, passant de simple Bachelier en Droit à celui d’Avocat Stagiaire. Une énième promotion, Baptisée Jean Joseph DALBEMAR, venait d’être ajoutée à l’annal du Barreau. S’en est suivi ensuit les beaux discours de la Circonstance, alors serait-il donc superflu de dire combien l’exaltation fut repérable à mille lieux et comment le bonheur se dessina habilement sur les visages récipiendaires, des parents et autres amis, présents en la Circonstance.

Ce moment de béatitude aurait été le plus parfait qu’aurait connu le Barreau de la Croix-des-Bouquets, si la vigilance du Conseil de l’Ordre n’avait été trompée par le Secrétaire Général de l’Ordre qui, par son manque d’expérience et sa flexibilité, a fait connaitre à certains Conseillers de l’Ordre une aigre mélancolie. Néanmoins, les mots de félicitations des amants du beau et du goût, notamment ceux du Juge de l’audience, le Mag. Wando SAINT-VILLIER, et du Ministère Public, le Mag. Saint-Lot MENEUS, ont su recadrer la cérémonie dans son contexte et montrer combien les efforts que consentis le Barreau à redorer l’image de la profession d’Avocat à la Croix-des-Bouquets étaient appréciés.

Cette dernière prestation de serment qu’a organisé le Barreau de la Croix-des-Bouquets, et la rigueur utilisée afin d’y parvenir, témoigne la volonté qu’a cette nouvelle équipe du Conseil pour redonner à la profession d’Avocat, son éclat d’antan. Selon le discours du Bâtonnier, Me Jacky C. PIERRE, en la circonstance, des séries d’évaluation tant orale qu’écrite ont été subies par chacun des postulant, afin de déterminer leur niveau pour mieux assurer leur pris en charge et mieux les orienter. « Le Barreau de la Croix-des-Bouquets veut se divorcer d’avec la médiocrité et la négligence. L’image, la compétence et la capacité des Avocat du Barreau ne doivent plus faire l’objet d’effritement. Un engagement total de l’Ordre est nécessaire durant toute la période du Stage… ». Pouvait-on entendre de ce discours qui n’a duré que quelques minutes.

De progrès en progrès semble soudain la devise du Barreau de la Croix-des-Bouquets. Cependant, face à l’expansion des faussaires dans la juridiction et, vu la jeunesse dudit Barreau, Ces dirigeants pourront-ils garder leur prestige et protéger l’honneur et la dignité qui doivent caractériser ces membres. A regarder la jeunesse et la détermination du Conseil de l’Ordre, on ose croire à la réussite de ce grand croisade.

Me Peterson Alerte,

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De Progrès en Progrès.

Il était 11h 25 du matin, ce Vendredi 27 Mai 2013, quand une procession d’homme en noire au nombre de 22, conduite par Me Sosthène CHOULOUTE et Me Riché AUGUSTIN, respectivement Secrétaire et Conseiller de l’Ordre des Avocats de la Croix-des-Bouquets, arriva au Tribunal de Première Instance de cette ville. Accueilli à la porte principale du Tribunal par Me Jacky C. PIERRE, Bâtonnier de l’Ordre, l’atmosphère dudit Tribunal allait être si électrisant qu’il n’a fallut que quelque minute pour que la première chambre du Tribunal s’affichât comble, tant l’étonnement des gens a guidé leur curiosité.

11h 50 A.M et La salle était encore bruyante quand le son dissonant d’une cloche retentit à l’entré et qu’une voix fort masculine annonça : « le Tribunal ». Immédiatement le tohu-bohu céda la place à la Solennité, toute l’assemblée se leva en guise de respect pour la justice. Un huissier, suivi du Greffier, Du Ministère Public, Du Juge et du Bâtonnier, investit la salle ; le siège pouvait être pris. Sur le rôle : Cérémonie de prestation de serment des Avocats stagiaires du Barreau de la Croix-des-Bouquets.

Personne ne pouvait dissimuler leur joie, et l’agréabilité du moment était à son paroxysme quand le premier postulant fut désigné à venir prononcer la formule du serment conçu en ces thermes : « Je jure d’observer dans l’exercice de ma profession, les principes d’honneur et de dignité qui doivent caractériser les membres de l’Ordre des Avocats ». Seulement une vingtaine de minutes fut nécessaire pour que tous les récipiendaires pussent voir transformer leur statut, passant de simple Bachelier en Droit à celui d’Avocat Stagiaire. Une énième promotion, Baptisée Jean Joseph DALBEMAR, venait d’être ajoutée à l’annal du Barreau. S’en est suivi ensuit les beaux discours de la Circonstance, alors serait-il donc superflu de dire combien l’exaltation fut repérable à mille lieux et comment le bonheur se dessina habilement sur les visages récipiendaires, des parents et autres amis, présents en la Circonstance.

Ce moment de béatitude aurait été le plus parfait qu’aurait connu le Barreau de la Croix-des-Bouquets, si la vigilance du Conseil de l’Ordre n’avait été trompée par le Secrétaire Général de l’Ordre qui, par son manque d’expérience et sa flexibilité, a fait connaitre à certains Conseillers de l’Ordre une aigre mélancolie. Néanmoins, les mots de félicitations des amants du beau et du goût, notamment ceux du Juge de l’audience, le Mag. Wando SAINT-VILLIER, et du Ministère Public, le Mag. Saint-Lot MENEUS, ont su recadrer la cérémonie dans son contexte et montrer combien les efforts que consentis le Barreau à redorer l’image de la profession d’Avocat à la Croix-des-Bouquets étaient appréciés.

Cette dernière prestation de serment qu’a organisé le Barreau de la Croix-des-Bouquets, et la rigueur utilisée afin d’y parvenir, témoigne la volonté qu’a cette nouvelle équipe du Conseil pour redonner à la profession d’Avocat, son éclat d’antan. Selon le discours du Bâtonnier, Me Jacky C. PIERRE, en la circonstance, des séries d’évaluation tant orale qu’écrite ont été subies par chacun des postulant, afin de déterminer leur niveau pour mieux assurer leur pris en charge et mieux les orienter. « Le Barreau de la Croix-des-Bouquets veut se divorcer d’avec la médiocrité et la négligence. L’image, la compétence et la capacité des Avocat du Barreau ne doivent plus faire l’objet d’effritement. Un engagement total de l’Ordre est nécessaire durant toute la période du Stage… ». Pouvait-on entendre de ce discours qui n’a duré que quelques minutes.

De progrès en progrès semble soudain la devise du Barreau de la Croix-des-Bouquets. Cependant, face à l’expansion des faussaires dans la juridiction et, vu la jeunesse dudit Barreau, Ces dirigeants pourront-ils garder leur prestige et protéger l’honneur et la dignité qui doivent caractériser ces membres. A regarder la jeunesse et la détermination du Conseil de l’Ordre, on ose croire à la réussite de ce grand croisade.

Me Peterson Alerte,

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Depuis l’élection du Conseil de l’Ordre actuel, le Barreau de la Croix-des-Bouquets connait un dynamisme type qui lui donne de la vigueur et de la Jeunesse. Ce dynamisme est tellement subversif que l’heure des déboires semble déjà loin. Quête d’indépendance aboutie et réussie par la procuration d’un local propre au Barreau, emphase mise sur les vraies valeurs de la Profession et la projection d’une nouvelle image des Avocats, souci d’une bonne administration du Barreau et une meilleure implication de l’Ordre dans le fonctionnement de la Juridiction, autant de réalisations qui laissent augurer un avenir fait des meilleurs souhaits pour cette jeune institution âgée de seulement de 6 ans. Néanmoins, il faut avouer que ce chemin n’a pas été parcouru sans peine, car il a fallu renverser une tendance qui faisait considérer le Barreau de la Croix-des-Bouquets, comme étant un repère de rapace, où les faussaires et les incompétents étaient les bienvenus.

Le besoin de bras et d’esprits vigoureux et jeunes étaient inéluctable à la réussite de ces réalisations suscitées. Pourquoi, un noyau d’Avocats passionnés tant du droit que du Barreau devait être construit. Et c’est à cause de cela que Me Jacky C. Pierre, actuel Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de la Croix-des-Bouquets, dès le début de son mandat, s’est fait entourer des meilleurs éléments de l’Ordre afin de poursuivre des objectifs clés, se portant surtout sur une meilleure formation des Avocats de l’Ordre, notamment des Avocats stagiaires et visant à affirmer, non une hégémonie, mais une présence constante du Barreau, comme un partenaire incontournable dans les divers projets de réflexions se portant sur la pratique du droit et de la justice à la Croix-des-Bouquets.

Les réalisations que j’ai pris le soin de citer au premier paragraphe de ce texte, témoignent ce sentiment de progrès qui souffle au sein de l’Ordre. De plus, la rectitude avec laquelle le Barreau a commémoré la Saint-Yves cette année, confirme ce nouveau ton que veut donner l’actuel Conseil de l’Ordre. L’heure n’est plus à la médiocrité ni à l’archaïsme ; l’excellence est prônée et la perfection est visée. Toutefois, pour y arriver, il faut une implication intégrale de tous les membres du Barreau.

Il s’évidente que face à ce but d’excellence et de perfection, les membres du Conseils ont eu raison de procéder avec parcimonie dans le choix et l’accueil des licenciés en droit, postulant à la prochaine cérémonie de prestation de serment, et de prendre des mesures de vérification et d’authentification de pièces Avocat déjà inscrit au Tableau de l’Ordre afin d’y éradiquer ceux qui l’ont pris d’assaut. C’est une entreprise dangereuse pensent certains, cependant, c’est-là une formalité à laquelle le Conseil actuel veut se soumettre.

Fort de ces constats, serait-il superflu de dire que le Barreau de la Croix-des-Bouquets, connait actuellement une nouvelle ère ? Je voudrais laisser la réponse à cette question à la prochaine Assemblée Générale de l’Ordre qui se tiendra à la fin de cette année judiciaire. Cependant, d’ici-là, je dois dire que je tressaille déjà de la brise de ce changement constaté.

Me Peterson Alerte,

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Enfin, les portes de l'avenir s'ouvrent.

Comment parvenir à la maturité si nous restons dans l’ombre des autres ? C’est une question que tous ceux qui aspirent à la célébrité doivent répondre avant d’y parvenir ; le Barreau de la Croix-des-Bouquets en est aussi soumis.

Pendant des années, 7 ans plus précisément, ce Barreau n’a cessé de vivre, tel un parasite, à la merci du Cabinet Chery. Malgré les plaintes et les conciliabules des Avocats qui y sont attachés, rien n’a su convaincre, ni forcer, ou même encourager les membres du Conseil de l’Ordre d’alors à penser de procurer au Barreau son propre local. Il faut dire que cela n’a pas été sans effet sur le développement de cette institution qui a toujours été reconnue, comme l’une des plus nobles que le monde ait connu. Pendant 7 ans, ce Barreau n’a pas pu avoir une administration fiable. Des licenciés en droit de tous poils en ont eu accès, tout ça par la complicité de certains qui prenaient le Barreau comme leur étant sien. Aucune confiance ne pouvait s’établir et la craint régnait de tout part. Qui pouvait collaborer à un Barreau totalement dépendant, ne pouvant avoir même son propre administration ? Qui pouvait  définir un partenariat avec une institution en prise aux désirs de certains qui ne relèvent pas de son Conseil d’Administration ?

Aujourd’hui, le Barreau vit un autre jour, et je pense qu’il s’annonce bon et merveilleux. Ayant triomphé des désirs inavouables et inavoués de ceux-là qui, hier encore, le considéraient comme leur vache à lait, et aujourd’hui qui le voient comme leur ennemie, plus rien ne le retient captif. La diligence et l’engagement des membres du nouveau Conseil de l’Ordre ont revigoré cette institution qui, malgré sa jeunesse, paraissait si vielle, tant la coquinerie des détracteurs absorbait son énergie. Un nouveau dynamisme se dessine et s’expérimente. Malgré les mauvais oracles de certains, la marche vers l’excellence est lancée.

Disposant à présent de son propre local, le Barreau doit mettre en place, à présent,  sa structure afin de répondre à sa mission. Il doit s’ouvrir sur le monde, aller vers les autres et trouver ceux qui le ressemblent. Il faut avouer les difficultés auxquelles le Conseil devra faire face ne sont pas à leur fin, puisque pendant  7 ans c’était la débandade totale, et il n’est pas facile de mettre de l’ordre quand c’était le désordre qui régnait. Le combat n’est pas encore terminé, il faudra triompher de la hargne des récalcitrants qui refuseront de se soumettre à la discipline qu’exige l’excellence. Le Barreau va devoir combattre les ennemis du dedans après avoir soumis ceux du dehors. Ceux-là qui sont là seulement pour critiquer et pour empêcher la marche du progrès. Il faut dire si certains témoignent à cette noble institution leur passion, il serait niais de penser qu’ils sont les seules qui existent, attendu que d’autres, de leur coté, lui  jurent une haine indestructible et infaillible et espèrent voir arriver un quelconque funeste jour.

Trêve ! Il faut cesser de penser à ces jours malheureux ; l’heure est au progrès. Pour le mettre en marche, il faut seulement regarder vers l’avenir. Un avenir qui sera parsemé de fleurs et de difficultés, de gloires et de déceptions, mais qui apportera le rayonnement, j’en suis convaincu. Le temps est venu d’encourager le progrès, de viser l’excellence, de faire régner la discipline, de corriger quand il le faudra, de féliciter aussi quand il le faudra. Pour y parvenir, chacun des Avocats attachés au Barreau de la Croix-des-Bouquets doivent  prendre leur engagement. Ils doivent jurer leur allégeance, témoigner leur fidélité, et surtout, ne jamais oublier le lien qui les rattache à ce Barreau. Les efforts ne doivent pas venir seulement des membres du Conseil de l’Ordre, mais de tous.

Face à ce grand pas fait dans la direction du progrès, il ne me reste qu’à souhaiter du courage à mes confrères du Conseil. Je tiens à leur souhaiter du courage, du dynamisme, de la résistance, de la fermeté et surtout de l’ouverture. Que Dieu ne cesse jamais de regarder, toujours de façon favorable, cette œuvre humaine qui s’assure de la défense des veuves et des orphelins.

Me. Peterson Alerte,

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L'Engagement

Lors de la perpétration d'un forfait, il y a deux façons de réagir : se renfermer sur soi par souci de survie ou d'agir. Il n'est pas permis à tout le monde de faire la deuxième ; ce sont ceux qui sont bouleversés dans leur conscience qui y parviennent. L'on peut décider de fuir, mais lorsqu'on sera rattrapé par le mal, il nous trouvera plus vulnérable.
 
L'offensive est mère de sûreté, disait l'autre et pour la mener il faut être foncièrement engagé. Il faut être engagé pour réagir quand un gouvernement opprime son peuple. Il faut être engagé quand un homme s'apprête à tuer son semblable. Il faut être engagé pour réagir quand un enfant vous dit qu'il a soif ou faim, pour n'avoir rien mangé depuis des jours. Il faut être engagé pour réagir.
 
L'on peut penser être impuissant certaines fois, mais il faut savoir que rien n'est plus pire que de regarder sans rien faire. En acceptant certaines situations sans réagir, font de nous des complices. Ainsi sommes-nous devenus complices du voleur, du violeur, de l'assassin, du meurtrier, parce que nous manquons d'esprit d'engagement, parce que nous refusons d'intervenir.
 
Celui qui est engagé dénonce et affronte, alors que l'homme ordinaire dénonce seulement. Nous ne sommes pas appelés à être ordinaire, mais à être extraordinaire. Seuls nos actes et nos réactions nous permettrons de savoir de quel coté de la ligne nous nous trouverons.
Me. Peterson Alerte,
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Quand la gangrène corrompe tout.

C’est avec une consternation alarmante et criante que j’écris cet article, et en tant qu’homme engagé, non seulement par ma profession et par ma conviction, bénéficiaire d’un intellect sain et probe, il est de mon devoir de dénoncer les dérives qui pourrissent la juridiction de la Croix-des-Bouquets, au point que l’odeur nauséabonde commence déjà à se dégager.

Le sage dit que « La Justice élève une nation », cependant pour que cela soit possible, il faut que ce ne soit pas une Justice à double vitesse, qui se marchande ou même qui se vend à l’encan, où c’est celui qui fait la plus grande offre qui en est en sorti heureux bénéficiaire. Qui l’aurait cru ? C’est pourtant le cas de la justice à la Croix-des-Bouquets qui est à un niveau tel de corruption, de médiocrité et d’allégeance à la sottise, qu’il n’est plus possible d’espérer à un changement pacifique et réfléchi.

Je me demande qui est en sécurité face aux exactions des autorités judiciaires de cette juridiction qui se vendent au vu et au su de tous, comme dans un marché public ? La crainte règne et l’injustice triomphe ! Alors que les justiciables devaient être protégés par ses magistrats, assis ou débous, malheureusement, c’est à des rapaces, des loups portant le manteau de la justice qu’ils font face et qui les dérobent, journellement, de leur avoir, ou encore de leur bien, comme des petites brebis malheureuses et sans défenses.

La situation est tellement grave que je me demande qu’est-ce qu’un avocat peut faire quand il est lui aussi menacé et en insécurité, où il est contraint, s’il veut survivre ou garantir une certaine apparence, d’acquiescer à ces comportements révoltants, ignobles et dégradants ? Toute position contraire ne peut exposer cet avocat concerné qu’aux représailles de ces puissants qui monopolisent et asservissent le système judiciaire, et qui peuvent orchestrer l’arrestation même de ce récalcitrant, sous la base d’accusation fallacieuse et sans fondement, ce, pour avoir voulu faire obstacle à l’avarice et à la cupidité sordide et honteuse de ces hommes d’état infâmes. Que faire d’autre que de fuir ou d’abandonner ?

Le socioprofessionnel ne peut connaitre de la sérénité quand il doit éviter, non seulement, l’insécurité physique (kidnapping, assassinat…), mais aussi l’insécurité judiciaire, parce qu’il doit se plier aux désirs morbides soit d’un policier, d’un juge ou d’un commissaire du gouvernement qui lui fait des exigences intenables, tout ça pour pouvoir accaparer l’épargne de ce pauvre travailleur. Le propriétaire terrien, non plus, ne connaitra jamais la paix quand il est menacé de se voir dépouiller de son bien par celui-là même qui devait le protéger, et cela, à cause de son refus de partager ce bien à cet opportuniste du système judiciaire qui est prêt à faire même des compromissions indignes, malhonnêtes et reprouvées  avec un usurpateur, auquel il accord la protection de la justice pour pouvoir déposséder ce malheureux de son bien.

Je ne peux ne pas être indigné quand je me rappelle l’affaire de Calixte Valentin, où un commissaire du gouvernement, sans égard pour la loi, les justiciables et les victimes, décide d’exécuter une ordonnance du cabinet d’instruction, sujette encore à appel et autres voies de recours, seule garantie qui restait à la victime de se voir réparer ou dédommager, pour pouvoir libérer ce meurtrier, seulement pour faire plaisir au gouvernement. Quelle confiance peut-on avoir dans un tel système judiciaire, quand un substitut du commissaire du gouvernement déroge à la procédure établie par le législateur pour faire des exigences contraires et suspectes de constat de possession, à réaliser en sa présence, pour pouvoir accorder ses conclusions à une ordonnance du Doyen d’un Tribunal de Première Instance aux fins d’arpentage, alors que les titres de propriété lui sont valablement communiqués ?

Je crois qu’il y a raison de tirer la sonnette d’alarme, quand un parquetier ou un juge d’instruction s’arrange avec un usurpateur pour menacer ou même priver de liberté un propriétaire d’un bien immobilier, tout ça parce qu’il a reçu en contrepartie de ses services, soit 14 centièmes de terrain, ou 150,000 gourdes haïtiens. Haïti s’effondre et je me demande à quand est-ce son printemps ?

J’ai comparé la situation de la justice à la Croix-des-Bouquets à la gangrène, cette maladie qui, quand on en est victime, on voit nos tissus frappés de nécrose et dans certains cas, seule l’amputation est source de solution. Devra-t-on amputer la juridiction de la Croix-des-Bouquets ? Sans détoure, je réponds « oui », car ce devra être le cas pour certains membres déjà pourris et frappés d’inertie. Il n’y a que cela qui puisse nous faire encore espérer au sauvetage de cette jeune juridiction.

 

Me Peterson Alerte,

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Avec le mouvement de globalisation qui résume le monde à un simple village, il s'évidente que l’évolution en vase clos n'est plus de mise. Les pays, les multinationaux, les grandes institutions, les professionnels... enfin tout le monde se regroupe, ce, dans cette quête de l'unité qui commence à caractériser l’être humain depuis la deuxième guerre mondiale, et ce n'est pas la petite ville de la Croix-des-Bouquets qui allait être une exception.

Face à un tel mouvement d'entrain, les avocats de la juridiction de la Croix-des-Bouquets, conscients de cela, n'entendent pas bien entendu se laisser dépasser. Ainsi, cherchent-ils, non seulement à rattraper le temps déjà perdu, mais aussi, à se mettre au pas de cette nouvelle forme d'évolution qu’expérimente l'humanité. Le droit, disait toujours les aînés, est une science communicative, c'est-à-dire qui se partage. Cependant, cette communication attributive de cette science de laquelle découle l'Avocature, n'a pas pu, pour autant, empêcher de comportements réfractaires, claniques et même élitistes de la part de certains des plus grands juristes du pays. Donc, le devoir d'innover, de se regrouper, tout en s'organisant, s'impose sans qu'il n'ait pas besoin d'être radical.

Les jeunes avocats de la Croix-des-Bouquets, en se réunissant pour former le "Jeune Barreau de la Croix-des-Bouquets", un mouvement mondialement en progression, reflètent leur velléité à se mettre au pas. Le lancement officiel de cette association témoigne la compréhension de ces jeunes de la nécessité de l'harmonie et de l'union qui peuvent, seuls, conduire à l'excellence. Il n'est pas de la coutume urbaine haïtienne que l'on s'investisse à de tel mouvement. Cependant, c'est une nécessité qui est imposée à l'humanité qui n'en peut plus s’éluder.

Par ailleurs, il est clair que la juridiction de la Croix-des-Bouquets, notamment le barreau de la Croix-des-Bouquets, avait besoin de ce fils pour pouvoir se revigorer. Alors que la profession d'avocat ne cesse d’évoluer, l'avenir des professionnels haïtiens de cet art, militant en Haïti, est de plus en plus menacé. L'accord de chaguaramas, dont Haïti est partie, est comme une épée de Damoclès suspendue sur la tête des professionnels haïtiens de droit. Et dans un pays comme Haïti, où la sécurité professionnelle n’est pas une affaire d’Etat, il n’est que le regroupement et l’organisation qui puisse permettre aux sociaux professionnels d’assurer leur avenir. De plus, la formation des professionnels du droit ne cesse de s’effriter. Jusqu’à date, il n’a pas une communauté universitaire haïtienne digne de ce nom. La majorité de nos avocats ne dispose que d’une simple « Licence en droit » et ceux-là qui font le plus de bruit ne sont, certaines fois, détenteurs que d’un certificat de séminaire suivi à l’étranger. Et alors que le monde bouge vers l’excellence, la médiocrité ne cesse de faire son chemin à travers nos institutions. De nombreux juges, commissaires de gouvernement, avec une passée académique suspecte et douteuse, sont nommés par les autorités du pays pour la distribution de la justice qui a cessé longtemps d’être impartiale et équilibrer. Le citoyen, quant à lui, se trouve assiégé par un système judiciaire corrompu et coûteux La méfiance remplace la confiance que le justiciable avait en son défenseur. L’incompétence règne en roi victorieux, et le savoir ne cesse d’être injurié à longueur de journée.

Par ce constat, C’est donc sur un terrain piégé et miné sur lequel ces jeunes avocats, désireux du changement, sont appelés à marcher, quand on sait en Haïti le savoir d’un avocat est mesuré à la hauteur de son avoir. Certains auraient même pu parler de ces jeunes avocats aux mains vides, sans égard pour leur savoir et leur talent, comme étant frappés de faillite personnel. Le fardeau est lourd à porter.

Néanmoins, il est un fait qu’Haïti n’est plus limité à son petit territoire de 27750 Km2. L’avocat est un cosmopolite qui ne peut avoir une vision simplement nationale. Une lumière doit briller en quelques endroits qu’elle puisse se trouver, et cela encore plus quand il s’agit de faire fuir les ténèbres. De simples idées ne suffisent pas, il en faut de l’action. Les héros nationaux diraient « l’union fait la force », et il n’y a que des prouesses qui peuvent s’en suivre. L’union pour se préparer, s’informer, se former, se transformer, dans le but d’agir, de réagir et de contrôler. Le jeune avocat haïtien ne peut, à lui seul, réaliser tout cela ; il lui faut la science, la dialectique, la tactique, la sagesse, la diplomatie… de ces confrères et consœurs d’outre mer, car la peine d’un confrère est celle de tous les confrères en quelques endroits qu’ils puissent se trouver. Le jeune Barreau de la Croix-des-Bouquets, conscient de cela, s’ouvre et s’offre, non pas au plus offrant, mais à tous ceux-là qui partagent sa vision du monde, malgré la diversité qui les caractérise.

Le Jeune Barreau de la Croix-des-Bouquets, par l’essence même de sa création, se met déjà au pas et appelle les autres confrères et consœurs des seize autres juridictions du pays à s’organiser autour de cet objectif universel qu'est l’excellence. C’est une nécessité si nous voulons vraiment reconstruire notre chère Haïti. Il importe également que nous parvenions à une vraie "union de Jeunes Barreaux d’Haïti (UJBH)", où toutes les juridictions de première instance seront représentées pour travailler au rehaussement de l’éclat de la justice, car aucun changement durable ne saurait être sans la vie associative. La justice, disait l'autre, élève une nation et le savoir élève une jeunesse. A présent, jeunesse active du JBCB, agissons pour rehausser l’éclat d'Haïti aux yeux du monde.

Ecrit par Me Peterson Alerte

avec la collaboration de

Me Jean Shilnet Pierre.

Tout droit réservé, Janvier 2013.

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Une Guerre Fratricide

Depuis les dernières décisions prises par le Barreau de Port-au-Prince, visant à limiter l'exercice de la profession d'avocat dans sa juridiction, par des mesures restrictives ou même coercitives et surtout contraire au décret du 29 Mars 1979 sur la profession d'Avocat, une guerre froide et fratricide s'est éclatée entre le Barreau de Port-au-Prince et celui de la Croix-des-Bouquets. Malgré toutes les tentatives engagées par le Bâtonnier de la Croix-des-Bouquets, Me Jacky C. Pierre, auprès de son homologue à Port-au-Prince, Me Carlos Hercule, aucune solution sérieuse n'est trouvée. Le Barreau de Port-au-Prince s'en tient, il faut empêcher les autres Avocats du pays à venir plaider à Port-au-Prince, moyennant paiement d'un droit de 2500 gourdes à la trésorerie dudit Barreau, pour une période de Six mois. Une attitude présomptueuse pour plus d’un. D'où la réponse du conseil du Barreau de la Croix-des-Bouquets qui, de son coté, soumet, notamment les Avocats de Port-au-Prince, à ces mêmes obligations quand ils doivent venir militer à la Croix-des-Bouquets. Une guerre fratricide qui va l’encontre même de l’intérêt du droit et des citoyens.

Par probité intellectuelle, il importe de questionner le bien fondé de cet état de fait, puis que l'exercice de la profession d'Avocat a toujours été une profession libérale et indépendante. D'ailleurs, l'article 52 du décret du 29 Mars 1979 stipule: " L'Avocat militant postule devant toutes les juridictions en toute liberté et indépendance dans la limite des droits et conventions ». Ce principe qui constitue l’essence meme de la profession d’Avocat est tout aussi bien consacré par les instruments juridiques internationaux comme : le pacte inter-américaine des droits civils et politiques, et surtout par le pacte de la havane. Ce dernier document élargie même la liberté d’exercice de cette profession à d’autre pays. L' Avocat peut et est habile à assurer la défense des intérêts de son client partout où ses services sont requis. Fort de ce constat, il importe de proclamer le caractère illégal et non confraternelle de ces décisions prises tant par le Barreau de Port-au-Prince que par celui de la Croix-des-Bouquets.

Cependant, il faut dire que s’il est un fait que la loi est la boussole qui doit guider les pas de l’homme en société, il est tout aussi important de prendre en compte la réalité, les mœurs et coutumes des différents sujets de la loi, même si certaines fois, nous avons toujours tendance à nous éluder des emprises de la loi pour nous faire nos propres lois avec toutes les conséquences qui peuvent en surgirent. Au regard de la réalité, des mœurs, des coutumes, de l’hypocrisie et surtout de la méfiance qui regne au sein de l’exercice de cette profession en Haïti, la réplique du Barreau de la Croix-des-Bouquets au Barreau de Port-au-Prince parait légitime.

Dans les faits, cette décision qu’avait prises le Barreau de Port-au-Prince semblait ne pas affecter les autres Barreaux d’Haiti à cause des distances qui les séparent de Port-au-Prince. Un Avocat du Cap, de Saint-Marc ou de Jacmel n’a pas trop grand intérêt à venir à Port-au-Prince, sauf en situation exceptionnelle. Cependant, vu la proximité des Juridictions de Port-au-Prince et de la Croix-des-Bouquets, les impactes d’un tel non-sens se font bien plus souffrir. Des Avocats du Barreau de la Croix-des-Bouquets ont même été humiliés. Alors qu’ils étaient en salle d’audience soit pour assurer la défense d’un client, soit pour suivre une audience l’on vient les mettre à la porte comme des étrangers à ce monde de la Basoche dont ils sont pleinement membre. Certaines fois, ce sont des Juges, des Commissaires du Gouvernement de Port-au-Prince qui se mettent en face des Avocats de la Croix-des-Bouquets pour les empêcher de prendre la parole. Alors comprendrons-nous la réaction du Barreau de la Croix-des-Bouquets qui a pris les mêmes dispositions vis-à-vis des confrères de Port-au-Prince. Deux adversaires, pour se respecter, doivent tout d’abord mesurer leur force ; ce n’est qu’après cela qu’une bonne collaboration est possible.

J’ose même dire qu’à la prise de cette décision par le Conseil de l’Ordre de Port-au-Prince, ils n’avaient pas pensé que les effets allaient être aussi catastrophiques pour leur membre. Une situation à la napoléonienne, tant les Avocats du Barreau de Port-au-Prince ont des dossiers à la Croix-des-Bouquets. Cet état de fait met même en danger le mandat de Me Hercule à cause des mécontentements qu’il peut créer par son orthodoxie. Des grognes commencent déjà à se faire entendre tant les Avocats de Port-au-Prince se sentent frustrés quand ils viennent à la Croix-des-Bouquets pour plaider une affaire et se trouve. Et maintenant, le vin est tiré, Me Hercule devra le boire.

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Triste Souvenir

Il est de ces tristesses que ni les plumes, ni les larmes, ni les soupires, ni mêmes les cris ne peuvent exprimer. Nous, Haïtiens, nous sommes marqués par la nature, et nous portons encore une vive cicatrices dont nous sentons encore la douleur. Les années passeront et les générations aussi, mais combien d'enfants, de pères, de mères, d'époux ou d'épouses qui continueront de pleurer une perte à travers les âges.

Peut-être que cette nature dont nous portons l'estampe saura nous caresser à l'avenir? Peut-être saura-t-elle apaiser notre douleur? Peut-être connaît-elle quelques divertissements qui puissent tarir les flots de notre amertume. Nous souffrons au plus profond de notre être. Nous sommes voilés d'une noire mélancolie. Un simple regard autour de nous suffit pour raviver notre peine et nous arracher des cris d'affliction. Cette tâche indélébile, nous la portons comme la marque de Caïn.

La mémoire de ceux qui sont partis nous guette. Ils ne connaitront jamais la paix tant que nous sommes encore poursuivis par ce noir souvenir. Autant que nous sont-ils bouleversés. Notre deuil est ineffable. Nous n'en trouvons de remède que dans nos pleurs et notre solitude. Nous pâtissons de nos négligences d'autrefois et personnes n'est la cause de notre peine.

Peuple du monde d'entier, plaise à Dieu de ne pas vous éprouver par notre déchirement.

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L'Engagement

Lors de la perpétration d’un forfait, il y a deux façons de réagir : se renfermer sur soi par souci de survie ou d’agir. Il n’est pas permis à tout le monde de faire la deuxième ; ce sont ceux qui sont bouleversés dans leur conscience qui y parviennent. L’on peut décider de fuir, mais lorsqu’on sera rattrapé par le mal, il nous trouvera plus vulnérable.

L’offensive est mère de sûreté, disait l’autre et pour la mener il faut être foncièrement engagé. Il faut être engagé pour réagir quand un gouvernement opprime son peuple. Il faut être engagé quand un homme s’apprête à tuer son semblable. Il faut être engagé pour réagir quand un enfant vous dit qu’il a soif ou faim, pour n’avoir rien mangé depuis des jours. Il faut être engagé pour réagir.

L’on peut penser être impuissant certaines fois, mais il faut savoir que ne rien est encor pire. En acceptant certaines situations sans rien faire fait de nous des complices. Ainsi sommes-nous devenus complices du voleur, du violeur, de l’assassin, du meurtrier, parce que nous manquons d’esprit d’engagement.

Celui qui est engagé dénonce et affronte, alors que l’homme ordinaire dénonce seulement. Nous ne sommes pas appelés à être ordinaire, mais à être extraordinaire. Seuls vos actes et vos réactions vous permettront de savoir de quel coté de la ligne vous vous trouverez.

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Étant impliqué au premier ordre dans le cadre de l'adoption internationale, et cela à cause de mes services qui sont de plus en plus sollicités, je pense qu'il est de mon devoir, en tant que professionnel en la matière et surtout à cause de la probité intellectuelle qui doit me caractériser, d'informer le public en général et tous ceux qui sont concernés par l'adoption internationale en particulier, des dernière mesures administratives prises par l'Institut du Bien-être Sociale et de la Recherche (IBESR).
 
S'il y a une chose qui soit certaine, c'est que c'était prévisible. D'ailleurs, l'UNICEF ne cessait de faire pression sur le gouvernement en vue de parvenir à une nouvelle structure procédurale en matière d'adoption internationale. Pour cet organisme international, la façon dont l'adoption se faisait en Haïti s'apparentait au trafic d'enfant. Bon ! C'était leur opinion et leur évaluation de la situation ; je n'entends pas polémiquer là-dessus. Un fait est certain, c'est que l'Institut du Bien-être Social et de la Recherche (IBESR) n'est pas resté impassible face aux constats de l'UNICEF et a choisi de réagir dans leur sens. Pourquoi, une procédure administrative draconienne en matière d'adoption internationale est sur le point de voir le jour et d'entrer en vigueur à partir du 1er Octobre prochain, lors de nouvel exercice fiscal. Ce qui parait paradoxal, c'est que cette procédure dite administrative tien compte des dispositions de la nouvelle loi sur l'adoption qui a été voté par le parlement haïtien, alors que cette loi n'est pas encore publiée pour pouvoir prendre effet.
 
Il est un fait que je ne vais pas pouvoir tout expliquer de ce document de 19 pages, qui redéfinit toute la procédure d'adoption telle qu'on la connaissait avant au niveau de l'Institut du Bien-Etre Social et de la Recherche. Néanmoins, je me ferai le devoir de présenter certaines parties très intéressantes et qui doivent retenir notre attention.
Dans le titre II de ce document titré de « De l'autorisation de fonctionnement », L'Institut du Bien-Etre Social et de la Recherche (IBESR) exige, en dehors de l'autorisation de fonctionnement d'une Crèche ou d'un Orphelinat, un ensemble de document qui doit être soumis à l'IBESR, avant tout dépôt de dossier d'adoption, sous peine d'irrecevabilité du dossier. Parmi ces document on fait mention de :
  1. Lettre de demande d'autorisation.
  2. L'autorisation de fonctionner valide.
  3. Le nombre d'enfants placés ou accueillis par la crèche ou l'orphelinat, y compris leur acte de naissance, leur documentation social et leur certificat médical.
  4. La liste des partenaires internationaux dans le domaine de l'adoption
  5. Copie de la convention liant cette crèche ou cet orphelinat à ce ou ces partenaires internationaux.
C'est là une première obligation à laquelle doit se tenir une crèche ou un orphelinat désireux de s'impliquer dans l'adoption internationale.
 
Un peu plus loin, précisément à la section 2 de ce même titre, L'IBESR entend contrôler et coordonner l'intervention des organismes agréés à l'adoption, notamment ceux qui sont internationaux. Des exigences sont faites à ces organismes en vue de diriger leur action sur le terrain. D'ailleurs, tout doit passer par l'IBESR. L'organisme agréé d'adoption qui veut intervenir en Haïti doit nécessairement avoir la bénédiction de l'IBESR en sollicitant une autorisation, non seulement au près des autorités compétentes de son pays, mais aussi au près des autorités de l'IBESR. Sans l'autorisation de l'IBESR, cet organisme ne pourra pas œuvrer en Haïti, et pour l'avoir des documents sont requis, entre-autre :
  1. Lettre formelle demandant à l'IBESR l'autorisation de travailler en Haïti.
  2. Une lettre de recommandation de l'autorité centrale du pays d'origine.
  3. Une copie conforme de l'agrément et de l'autorisation de travailler en Haïti délivré par cette même autorité du pays d'origine.
  4. Les statuts de cet organisme.La liste des membres du conseil d'administration et du conseil de direction accompagnée des curriculum vitae et des absences d'antécédents judiciaires (Casier Judiciaire) de chacun d'eux.
  5. Le Budget pour l'exercice en cours, le bilan et le compte de résultat de l'exercice précédent en cas d'activité antérieur.
  6. La liste des crèches, orphelinat avec lesquels, ces organismes entretiennent des relations en vue de réaliser des adoptions en Haïti, avec précision des coordonnées et des noms des dirigeants de ces crèches ou orphelinats.
  7. Photos des membres du conseil d'administration et du conseil de direction de ces organismes. En plus d'autres documents pouvant justifier la moralité, la jouissance des droits civil et politique des responsables de ces organismes.
Ce qui a retenu le plus mon attention, c'est que l'IBESR exige que, les conventions de partenariat que doivent signer ces organismes avec des crèches ou orphelinats, lui soit soumis pour son approbation. Cependant tout ça n'est que des préalables. Ce ne sont que des mesures en amont à l'adoption même.
 
En ce qui a rapport à l'adoption en soit, c'est le Titre III de ce document qui le traite. D'ailleurs, la section 1 de cette partie du document est titrée : « La procédure d'adoption ».  Le service d'adoption qui fut autrefois la branche spécialisée de l'IBESR, est désormais renforcé par une cellule multidisciplinaire, ayant pour responsabilité de conseiller et d'orienter les parents biologiques dans leur projet de consentement à l'adoption de leur enfant. Cette cellule est habilitée à faire des recommandations au directeur de l'IBESR. Et cela peut advenir que cette recommandation ne soit en faveur d'une adoption. Les responsables de crèche ou d'orphelinat ne sont peuvent plus conduire directement les parents biologiques au Juge de Paix pour leur consentement. D'ailleurs les parents biologiques ne sont plus maitres de leur consentement à une adoption. Ils doivent d'abord convaincre l'IBESR qu'ils entendent vraiment donner leur enfant en adoption. A ce niveau, les responsables de crèche ou d'orphelinat ne peuvent être consultés qu'à titre consultatif. Ce pré-consentement détermine à lui tout seul l'avenir d'adoption d'un enfant, et l'IBESR en est le seul maître. Et l'enfant âgé de 12 ans est appelé à donner son consentement à son adoption. C'est du jamais vue ! Un mineur peut à présent consentir. Cette disposition de ce document administratif abroge-t-elle les prescrits du code civil haïtien faisant état que le mineur n'a pas de consentement ?
 
En outre, j'ai omis de mentionner que les crèches ou les orphelinats autorisés à faire de l'adoption ne sont plus habilités à faire l'apparentement. C'est-à-dire qu'un adoptant ne peut plus s'adresser directement à la crèche ou à l'orphelinat en vue de se faire apparenter un enfant. D'ailleurs la crèche ou l'orphelinat n'est plus habile à le faire non plus, sa décision serait nulle et non avenue et ne serait d'aucune utilité pour les autorités de l'IBESR. Dans ce nouveau document, l'IBESR s'attribut tous les droits, l'autorisation des organismes intervenant dans l'adoption, l'apparentement des enfants aptes à être adoptés, le consentement des parents biologiques, l'autorisation d'adoption, l'autorisation de départ des enfants. L'IBESR s'attribut tout. Mais la question que l'on doit se poser c'est, est-ce que tout cela est vraiment dans l'intérêt des enfants ? Soit dit en passant les frais de dépôt d'un dossier d'adoption, de reconnaissance d'une crèche ou d'un orphelinat, de renouvellement de l'autorisation de fonctionner, sont doublés et même triplés, par ordre de la nouvelle directrice de l'IBESR, Mme Villedouin.
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Désormais, pour répondre aux exigences de la population haïtienne, et surtout à cause de la lutte pour la promotion de l'homme Haïtien et de la démocratie en Haïti, il est du devoir de tout gentilhomme en général et des avocats en particulier, de veiller sur les acquis que le peuple haïtien a pu conquérir au prix du sang avec la constitution de 1987, notamment avec les articles garantissant la liberté individuelle. Même si depuis 1987 nous avons fait du chemin dans la pratique de la démocratie, il n'est pas, cependant, inconnu de tout le monde que des séquelles vieilles de près de deux cents ans, tourmentent encore la réalité de ce peuple courageux et résistant. Malgré ces acquis, nous n'avons pas fini avec les excès de pouvoir, les abus, l'autoritarisme de nos mandatés, les arrestations illégales, la mise en second plan des lois à la place des désirs des dirigeants, qui nous forcent encore à combattre pour gagner la liberté de tout un peuple et la protection de cette liberté.

L'avocat haitien, depuis toujours, s'est toujours retrouvé au premier rang des luttes et protestations faites en faveur de la protection des droits des citoyens. Beaucoup d'entre-eux se sont convertis en martyres pourqu' aujourd'hui ce peuple puisse croire en un avenir meilleur. Parmi ceux qui sont tombés, nous pouvons cités des noms illustres comme Yves Volel, Armand Benoit, Emile CAUVIN, Seymour CAUVIN, Max CHARLMERS, Anhony ERVILUS, Vergnaud Joseph, Hubert LEGROS, Anthonio VIEUX etc...tous tués pour avoir levé la voix contre les exactions de certains dirigeants qui n'ont jamais eu aucun égard pour la population ou pour la loi.

Beaucoup d'années sont passées depuis, mais ces sangs continuent hier et aujourd'hui encore à crier, réclamant,  comme l'âme d'Abel et ceux des justes, justice devant Dieu et surtout, devant les générations qui les ont suivis. Voilà donc pourquoi, nous, jeunes avocats d'aujourd'hui, sommes tenus d'honorer ces sacrifiés par l'exercice digne de cette profession qui nous mettra toujours entre les agresseurs et les victimes, entres les persécuteurs et les persécutés .

Pour y parvenir, le sens des termes, solidarité, esprit d'appartenance et de sens de responsabilité ne doit jamais nous être écarté. Une solidarité entre toutes les associations d'avocat en générale et des Barreaux du pays est obligatoire, avec la responsabilité pour chacun de veiller sur l'exercice de cette profession si noble dans ses limites. Et c'est donc ce à quoi le Barreau de la Croix-des-Bouquets, malgré sa jeunesse, doit se tenir, sans réfuter ou refuser l'aide de ses ainés, notamment le Barreau de Port-au-Prince.

S'il est un fait certain que depuis Duvalier, les pratiques de nos gouvernants n'ont pas changé, il est donc, impérieux aux barreaux d'Haïti de développer des stratégies calculées afin d'assurer la garanties des droits les plus élémentaires de la population haïtienne dans son ensemble. La population doit pouvoir faire confiance à ses avocats, tout comme elle fait confiance à son armée. Le Barreau de la Croix-des-Bouquets doit tout faire pour protéger les cruciens, cruciennes des racailles, des avocats opportunistes qui cherchent, au premier moyen offert, à appauvrir la population.

Le devoir de contrôler et de discipliner ses membres est le premier des devoirs d'un Barreau. Et le Barreau de la Croix-des-Bouquets ne peut échapper à cette règle. Des objectifs doivent être fixés par le conseil de l'ordre, des perspectives doivent être définies, l'exercice de la profession d'avocat doit être orienté dans le but d'offrir le meilleur à une population assoiffée de Justice. Pour y arriver, il est plus que claire que le décret du 29 Mars 1979 à lui seul ne suffit pas. Il faut à tout prix doter le barreau de solides règlements intérieurs réglant les relations entre avocats et surtout définissant l'exercice honorable de la profession d'avocat à travers un code de déontologie établi par l'assemblée. Un barreau qui n'a pas le contrôle de ses membres ne peut, non plus, les protéger et les risques de deviance sont tellement multiples, qu'ils ne peuvent être dénombrés.

Donc étant conscient de tout cela et des effets qui pourront etre néfastes tant pour l’image du barreau que pour celle de ses membres, il devient impérieux que nous devons tout faire pour doter au plus vite le Barreau des règlements intérieurs solides et d’un code de déontologie où est définie l'identité du barreau de la Croix-des-Bouquets. Nous ne pouvons continuer à vivre dans l'ombre du barreau de Port-au-Prince qui a ses propres réalités et qui sont surtout différentes des nôtres. Comme nous le dirait Vilaire, il nous faut tout savoir et tout fondre, être un, oui, mais divers et vaste. c'est là le credo d'un véritable éclectique.

Arriver à être le barreau le plus structurer d'Haïti, est un rêve audacieux mais pas impossible. Beaucoup de choses manquent au Barreau de Port-au-Prince pour être le barreau de référence qu'il prétend être. Cependant, vu la déficience des autres barreaux d'Haïti, le Barreau de Port-au-Prince parait être le principale interlocuteur en matière juridique des organisations internationales. Parvenir à détrôner ce barreau vieux de plus d'un triple cinquantenaire est un rêve, s'il est rendu concret et matérialisé par le Barreau de la Croix-des-Bouquet, mettra ce dit barreau au premier rang lors des négociations qui permettront à Haïti d'atteindre la démocratie et l'État de droit tout en faisant de lui, le principal interlocuteur d'Haïti en matière de droit.

Nous devons tout faire pour permettre aux différentes organisations internationales, intervenant dans le domaine juridique en Haïti de voir en nous leur semblable, qu’à un point tel qu'elles ne peuvent ni ne pourront nous esquiver. Si effectivement nous voulons atteindre des objectifs bien définis et bien fixés, nous devons au préalable établir un plan d'action. Des initiatives doivent être prises tant par les membres du conseil de l'ordre que par les avocats membres du Barreau de la Croix-des-Bouquets, et aussi des différents cabinet d'avocats de la juridiction de la Croix-des-Bouquets afin de rendre attractive et attrayant ledit Barreau aux jeunes bacheliers en droit les plus talentueux de nos universités et aux organisations internationales.

D'incommensurables sacrifies doivent être consentis, de grands travaux doivent être lancés pour structurer le Barreau et encourager les avocats membres à s'améliorer. Ce qui peut se faire par des concours, et encore par la création d'une école du Barreau ouverte à tous les avocats membres. Tout doit être dirigé vers l'excellence. en somme nous prêt? Soyons-le !

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Le 21 Septembre 2012 a vu élire à la tête du Barreau de la Croix-des-Bouquets un nouveau Conseil. Ce Conseil dirigé par Me Jacky C. PIERRE, comme Bâtonnier, remplace celui de Me Jean Auguste BRUTUS, qui dirigea le Barreau depuis sa création en 2007.

Les avocats, après avoir été convoqués à l’ordinaire, se sont réunis en assemblée générale, recevant les rapports du conseil sortant et ont procédé à l’élection d’un nouveau conseil pour assurer la gestion et la pérennité du Barreau. Car, Malgré les cinq années d’existence que va connaitre le Barreau le mois prochain, il est un fait que le Barreau de la Croix-des-Bouquets reste un Barreau à construire. Le nouveau conseil s’engage à prendre enfin cette direction afin que ledit Barreau puisse devenir une référence.

A noter que sur les 83 avocats inscrits sur le tableau de l’ordre, 54 ont été présent lors cette assemblée générale.

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