Publications de Louis Perac (2)

   

   Point central de la campagne pour les régionales de 2015, la question des transports en commun dans la capitale et en banlieue parisienne semble déchainer les passions. Alors qu’une nouvelle hausse du prix des billets a été annoncée par la majorité socialiste, Valérie Pécresse, chef de file du groupe UMP au conseil régional, fustige «la passivité scandaleuse et l’indifférence de la région» en la matière.

   Le chiffre d’une hausse de 3% du prix des billets pour 2014 a été lâché. Si cette hausse peut paraitre somme toute relativement faible, le problème est qu’elle vient s’ajouter à plusieurs augmentations consécutives dans ces trois dernières années. En l’espace de trois ans, le prix des « Pass Navigo » a grimpé de 10 euros par mois pour les zones 1 et 2, et de 13 euros par mois pour les zones 3 et 4. Pour l’UMP, trop c’est trop et Valérie Pécresse réclame aujourd’hui un « gel symbolique du cout des billets pour l’année 2014 ».

   Mais ce n’est pas assez pour l’opposition UMP qui affirme que Jean-Paul Huchon, en 14 ans de présence à la tête du conseil régional d’Ile-de-France, a un bilan globalement négatif sur les transports parisiens. Pour les franciliens, l’incommodité des transports aux heures de pointe, l’insécurité croissante et les retards incessants sont autant de facteurs qui font des transports en commun un lieu redouté. Pour Valérie Pécresse, l’UMP doit ainsi s’engager en faveur d’une « révolution des transports ».

   Pour cela, son programme en vue des régionales de 2014 mêlent des propositions classiques, mais parfois aussi assez novatrice. S’il s’agit logiquement d’améliorer la sécurité dans les transports, notamment sur les lignes ou réseaux où les incivilités sont les plus fréquentes, ou encore de garantir aux franciliens une meilleure régularité des trains et bus, la secrétaire générale de l’UMP propose en outre d’encourager le transport fluvial pour désengorger les artères parisiennes ou encore de proposer des gares « multi-services », avec Wi-Fi, parkings, commerces… En bref, un programme chargé pour l’UMP qui souhaite faire de ce sujet délicat, bien trop souvent mal vécu par les franciliens, le fer de lance de sa campagne en vue des élections de 2015.

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               Installé depuis 14 ans à la tête de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon est aujourd’hui vivement critiqué par l’opposition. Cumulant les scandales, notamment quant à gestion des subventions, sa place à la tête de la région est très largement remise en cause. Pour Valérie Pécresse, qui brigue le poste du socialiste pour 2015, sa gestion relève purement et simplement de la « gabegie ».

                Un rapport accablant a été révélé par le magazine « Le Point », pointant une gestion tout à fait dispendieuse et hasardeuse des fonds publics, notamment en ce qui concerne les subventions, normalement destinées à promouvoir des projets d’intérêts généraux pour le développement économique, social ou culturel de la région. Mais certaines subventions peuvent laisser pantois, tout particulièrement celles qui concernent la visibilité internationale de l’Ile-de-France. 

                En effet, plusieurs subventions accordées par la région ont été très largement pointées du doigt. Parfois farfelues, ces subventions s’accumulent dangereusement et la somme peut très rapidement devenir rondelette. Citons pêle-mêle 40 000 euros pour soutenir la «filière des olives palestiniennes en Ile-de-France », ou encore 400 000 euros destinées à financer en partie le plan climat à Dakar, mais aussi 200 000 euros accordées pour aider à la construction d’une piste cyclable au Chili…  La fondation Ifrap, à l’origine de ce rapport, estime que l’on pourrait « économiser 6 milliards d’euros en cinq ans », en repensant le système du personnel de la région, dont le nombre a augmenté en flèche, ou encore la gestion des subventions.

                Mais Jean-Paul Huchon est aussi une personnalité qui dérange. Souvent resté dans l’ombre, il a cependant été condamné par la justice pour « prise illégale d’intérêt » à six mois de prison avec sursis et 60 000 euros d’amende. En effet, il a été accusé et reconnu coupable d’avoir encouragé le conseil régional à choisir des entreprises dans lesquelles sa femme était salarié pour un projet de communication mais aussi de l’avoir nommé à son cabinet. En bref, après 14 ans de mandat, la trace que laisse Jean-Paul Huchon en Ile-de-France n’est donc pas entièrement positive et reste entachée de quelques questions qui pourraient lui être fatales aux régionales de 2015.

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