Publications de Laetitea (11)

Le cinéaste le plus âgé (en activité) de toute l'histoire du cinéma fête aujourd'hui ses 104 ans. Toujours aussi prolifique, le cinéaste centenaire portugais Manoel de Oliveira entame l'avenir à toute allure « Filmer est mon travail et ma passion, confiait-il cette année lors de son entretien avec le Figaro. Ma vie a passé trop vite et je n'ai pas de temps à perdre ». C'est-à-dire, l'embouteillage cinématographique portugaise semble ne lui poser aucun problème.

Quelques repères, en résumé...

Manoel de Oliveira - LaetiteaLe cinéaste portugais, Manoel de Oliveira (Manoel Cândido Pinto de Oliveira), est né à Porto le 11 décembre 1908. Même si son œuvre, d'une radicale modernité, éclectique, parfois excentrique, à commencée en 1931 avec un documentaire à l'époque du cinéma muet avec « Douro, Faina Fluvial », c'est en 1942 que Oliveira, saisi par la passion du 7ème art dès l'âge de 18 ans, signe son premier long métrage, intitulé « Aniki Bóbó ». Ce surprenant doyen du cinéma européen, entre 1942 e 2012, compte une bonne quarantaine de titres sur pellicule, depuis Aniki Bóbó jusqu'à Gebo et l'ombre (O gebo e a sombra, histoire tirée d'une pièce éponyme de l'auteur dramatique, son compatriote, Raul Brandao). Parmi ses nombreux films : Amour de perdition (Amor de Perdição, 1979), Le Couvent (O convento, 1995), Voyage au début du monde (Viagem ao Princípio do Mundo, 1997), Un film parlé (Um Filme Falado, 2003) et Cristophe Colomb, l'énigme (Cristóvão Colombo - O Enigma, 2008), pour n'en citer que quelques-uns.

L'oeuvre du vénérable Manoel de Oliveira s'impose chaque année davantage comme celle d'un véritable auteur. Pour en savoir un peut plus sur l'un des réalisateurs importants issus du cinéma portugais, je vous invite à découvir la rétrospective intégrale qui vous est présentée à la Cinémathèque française, à l'occasion de la sortie de son tout dernier film.


Laetitea


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Lisbon & Estoril Film Festival 2011



Lisbon & Estoril Film Festival 2011





Si les quatre premières éditions de la manifestation, jusqu'en 2010, se sont savamment déroulées sous le drapeau d'« Estoril Film Festival » (ville d'origine), dorénavant enrichies d'une innovation importante dû à l'élargissement géographique, les prochaines s'affirmeront désormais sous l'entité rebaptisé « Lisbon & Estoril Film Festival ». Pour la première fois, le festival cinématographique se déroulera non pas sous l'échelle d'une seule ville mais celle d'une dualité harmonieuse étroitement liée, forment une ambitieuse dimension supplémentaire.

Cette année, au programme des prochaines séances du 04 au 13 novembre marquant le cinquième anniversaire de la manifestation, le « Lisbon & Estoril Film Festival » accueille une fois de plus de nombreuses personnalités. Paul Auster, J.M. Coetzee, Peter Handke, Don DeLillo, Siri Hustvedt, Luca Guadagnino, Sophie Auster, Gidon Kremer ou K'naan, pour ne citer que quelques exemples.

Pour toute information – ciblée - détaillée concernant ce Festival (films sélectionnés en Compétition, Jurys, Palmarès, programmes, interviews, débats, événements, archives, etc.) et suivre toute l'actualité de la manifestation à travers des articles, photos et des vidéos ou tout autre éclairage axé sur ce festival :


www.leffest.com
(site bilingue. Il n'est disponible qu'en anglais ou portugais pour l'instant)


Je ne reviendrai pas ici sur les détails répartis dans les cinq éditions, car la plupart sont déjà évoqués dans le nouveau site (voir ci-dessus). Je voudrais plutôt mettre brièvement l'accent sur la bénédiction du diagnostic : si l'on tient compte de sa création en 2007, tout en reconnaissant l'autonomie et la particularité de l'inspiration du comité central présidé par Paulo Branco, ce festival annuel, en quelques éditions à peine, s'est affermi au cours de ces années pour devenir rapidement une importante manifestation mondiale concernant le cinéma, le haut-lieu de rencontre des cinéastes et des gens de culture intéressés par le septième art sur territoire portugais. Le cinéma portugais quant à lui poursuit son envol vers la gloire, mais dans des conditions difficiles. Economiquement, il est au creux de la vague il est vrai.

Mais revenons à notre festival. Personnellement je voudrais préciser : d'après la conception de l'histoire portugaise, le festival de Figueira da Foz (à deux cents kilomètres au nord de Lisbonne) - créé en 1972 dans le cadre des activités d'animation culturelle menées depuis 1954 dans une semi-clandestinité par le Centre d'Etudes et d'Animation Culturelle de Lisbonne - était au Portugal ce que celui de Banalmadena était à l'Espagne: une manifestation essentiellement culturelle, suivie par un public jeune et curieux, conçue à l'époque du fascisme comme une tentative de diffuser la culture cinématographique à travers les mailles de la censure. Avec la liberté retrouvée, ces deux festivals ont alimenté sans restrictions la boulimie visuelle d'un public longtemps sevré, tandis que sous le salazarisme, comme sous le franquisme précisons-le, ils ouvraient furtivement et brièvement une fenêtre sur un monde interdit. Le Festival Internationale de Cinema de Figueira da Foz termine sa course en 2002. À présent, le Portugal reprend son souffle festivalier et dans cette perspective le Lisbon & Estoril Film Festival parvient par sa estructure, sa qualité et son audace révolutionnaire à une remarquable (et héroïque) plongée culturelle en plein coeur du cinéma mondial.

« Lisbon & Estoril Film Festival » carrefour de tous les cinémas en prise directe sur la réalité complexe du monde d'aujourd'hui !



      Laetitea


Images et logos de l'article sous licence exclusive.
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Sous la férule de la Parole


Une caméra développant la « traversée des apparences » des faciès grimaçants, en plein coeur du cinéma muet, c'est le pouvoir absolu d'un soupire malin ou ridicule, d'un sourcil ou d'une bouche qui se crispe, d'un regard (la stratégie des regards) engoissé ou obsessionnellement redoutable. C'est aussi une prestation historique - de l'acteur - particulièrement guignolesque forçant l'intrigue drolatique ou encore un geste facile suggérant l'horreur ! À cela devait se greffer, jadis, un tas de clichés pour des raisons de grossissement du tissu (extra-)narratif, jusqu'a revêtir des aspects visuellement moins signifiants. C'est aussi un genre aujourd'hui totalement ignoré des jeunes générations de cinéphiles.

S'il y a un ordinaire du cinéma, on le cherchera d'abord dans ce qui a dominé si longtemps, dans ce qui aujourd'hui encore émerge du passé, dans le cinéma classique. Pas plus que la modernité, un classicisme - légendaire - du cinéma ne se laisse enfermer dans des dates, dans des définitions. On peut le définir par la fiction, par la mise en scène et la dramaturgie, par la transparence, par l'adéquation entre un mode de production et un mode de vision, par l'excellence dans le moyen, qu'importe : chacun en a sa définition, mais le cinéma classique existe, et il est américain !

Si désormais, le cinéma, qu'il soit français ou portugais (pour ne citer que les filmeurs qui me sont les plus proches), a pour idéal d'offrir au spectateur un monde de rêve, autant dire qu'il symbolise l'épreuve du langage complet (la télévision et le Net font d'ailleurs l'objet de notations équivalentes dans de nombreux cas). Précisément, cinématographiquement, il y a quelques décennies (...) le classicisme - diplodocus - américain a connu au moins un événement majeur, une véritable révolution, celle du parlant. Or, cette révolution a beaucoup tranché, comme toute révolution, mais d'abord et paradoxalement, dans l'image cinématographique. L'image muette était souvent tentée par l'Image, la métaphore, le figuré sinon le figural. Justement, le parlant est vu aujourd'hui, fréquemment, comme une sorte d'affranchissement de l'image, laissée libre de sereinement représenter le monde sans en véhiculer la lourdeur signifiante, et répondant enfin à cette supplique muette des personnages de l'écran : qu'on les dote de la pièce manquante « la parole ». Comme une mise en valeur par les teintes vives des dialogues !

« On ressent à la longue comme un agacement du mutisme obstiné de ces silhouettes gesticulantes. On a envie de leur crier : Mais dites donc quelque chose ! » (Brisson, 1908)

C'est-à-dire, pleurs, rires, colère ou effroi doit se produire sans la strangulation du silence. Le mime n'y suffit plus, il y faut une réalité sensible, presque tangible, que la prise puisse prendre, et donc, de nouvelles techniques d'acteur « sous la férule de la parole ». En gros plan, qu'est-ce qu'un acteur ? Un corps qui se déplace, qui mime, qui vaut pour une représentation chez qui cohabitent finement les extrêmes du silence assourdissant et de l'expression à mi-chemin? Éventuellement, dans certaines variantes comme la méthode Stanislavski, un être souffrant, exprimant, tâchant par tous les moyens de signifier qu'il vit, qu'il est en proie à des émotions. Bref, un corps, dans toute sa complexité. Hors du cinéma, l'art de l'acteur prendra parfois, pour avoir prêté excessivement attention à ce corps, des allures de rituel, d'ascèse ou de chamanisme (comme dans le théâtre européen de l'après-guerre). Parlons-en des années soixante : du point de vue (...) de la voix, dans le ciné américain, la « Méthode » (Strasberg) était devenue un mot de passe, un dogme ou même un miracle ; mais souvent, aussi, ses efforts contorsionnés ont été compris comme la preuve de son impuissance à produire réellement du corps. Aussi bien, aucune esthétique pratique du cinéma n'a-t-elle jamais été fondée sur une réelle considération du corps des acteurs.
Mais revenons à la prise.. qu'est-ce que la prise ? Le mot suggère la capture : il faut attraper quelque chose, mais quoi ? Du naturel, de la réalité, indéniablement, et ce qui obsède tous les acteurs dans les débuts du parlant, c'est de réussir à être naturels tout simplement ! L'idée a beaucoup circulé dans la conception hollywoodienne, elle a assurément hanté les acteurs durant tout l'âge d'or. Mais la prise ne capture pas seulement du "naturel", ou du moins elle ne le capture pas seul. Ce qu'elle prend, c'est aussi le « contraste du temps qui passe ». Le passage du temps au naturel. Évidence ?! Pas entièrement. Le ciné a certes été inventé pour représenter avec le temps, des sautes, que le simple passage du temps.

Effectivement, pas de mots assez durs pour l'onéreuse et obérante visualité de l'image muette. A l'avènement du film parlant, le Serial (à ne pas confondre avec Série: suite d'épisodes complets mettant le même héros en scène) fut sans doute le genre cinématographique à franchir le cap difficile de la mutation avec le plus d'aisance.. J'en profite: La Universal Production, déjà spécialisée dans ce domaine depuis 1915, sera la plus grande productrice de Serials parlants, dépassant même en quantité - mais certainement pas en qualité - la célèbre Republic Pictures. La Columbia se classera troisième.

Bon, cela dit, les cinéastes - embourgeoisés - d'aujoud'hui n'ont rien à envier à l'époque Chaplin-Charlot, Lloyd, Keaton ou Langdon.. bricolant leurs textes, tirant à la ligne (ou la retirant). Toutefois il reste à noter vis-à-vis des textes (sous distribution étrangère) : en vérité, exceptés les plus méfiants, de nombreux cinéastes voient leur scénarios - sous-titrés - piégés par des traductions particulièrement infidèles. Ils oublient bien trop souvent que l'excelente traduction s'avère indispensable pour juger de la qualité de l'oeuvre ou le seul témoin de son authenticité ou originalité. À mon avis, à l'académisme en géneral, il n'y a pas de grands ou de petits sujets, comme « sous la férule des moindres détails » de l'audiovisuel, plus le texte est petit, plus on doit le traiter avec grandeur !



Laetitea

 

 

 

 

 

 

 

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Les Vertiges du Succès




                                                          
Le fameux journaliste portugais, âgé de 65 ans, fût victime d'un étrange meurtre vendredi dernier. Les obsèques du journaliste se dérouleront aujourd'hui, sous extrême discrétion, aux alentours de New York.

De nature toutefois assez prématurée, au risque de déflorer trop tôt l'énigme, l'enquête sur les circonstances culminantes de ce sinistre meurtre semble engloutir pleinement Renato Seabra, un jeune mannequin de 21 ans. Les nombreux témoignages corroborent ce propos. Les ambitions professionnelles du jeune homme s'avèrent peu à peu la source de cette liaison, particulièrement galvaudée d'une folie apparemment meurtrière.

Traumatismes crânien suivi d'étouffement serait à l'origine de cette impressionnante mort (je vous épargne le gros plan détailler de cette torture, puisque le sensationnalisme sanguinaire n'est viscéralement pas le but de cet exposé). D'après les récentes informations newyorquaises, le jeune homme aurait déjà avoué le crime ainsi que la dualité de toute une mise-en-scéne émotionnel (homosexuel) qui avait pour seul but empoché le succès professionnel. Célèbre et irrémédiable chute d'une adolescence de plus à grand galop sur les tranchées assombris des raccourcis qui, soi-disant, mènent à un autre type de renommé!

Cet inquiétant exemple nous est âprement offert comme une sorte d'échantillonnage (frappant) des effets morbides au détriment du désordre éthique d'aujourd'hui, illustrant un idéal - néo-réaliste - de société entièrement actuelle, remettant en question notre a priori sous-estimé à l'encontre de telle détermination (sanglante). Nous devons par conséquent admettre : les souterrains du Vedettisme à la carte ; popularité ou succès à technique miraculeuse.. etc., la réflexion s'impose désormais (d'ailleurs très prochainement dans une chaîne de télévision portugaise)!

Ciblant le sommet triomphant (éphémère précisons-le), le nouveau type de célébrité (plutôt ridicule trop souvent je l'avoue) prêt à n’importe quoi a trouvé là matière à suivre sa pente mortifère, sa pente létal et néantisante. Ici le succès a plutôt joué l'excès. L'aveuglement hanté - obsessionnellement facile - de toute fraude ambitieuse en quête de gloire - bizarrerie - protagoniste est la menue monnaie de la perte des valeurs professionnelles (y compris moraux) chez toutes les activités à accessoires médiatiques. Dans le milieu nous tutoyons déjà la genèse de cette “maudite croyance" , aussi, faut-il le souligner, sous une expérience plus ou moins mûr, la plupart de ses pratiquants sont décelés assez rapidement.

J'ai toujours été sensible au fait que les gens admettent rarement de se reconnaître tel qu'ils sont. Cette négation peut être prise dans un sens plus large. À partir du moment où ils refusent l'authenticité, voulant devenir quelqu'un d'autre, la folie est plus ou moins borgne.. notamment lorsque l'horizon cible particulièrement le monde du spectacle, cette folie correspond à un intraduisible caractère officiellement aveugle. Disons sans détour que l'éthique humaine consiste à savoir ce que l'on est.
Phénoménologiquement parlant, cette déformation humaine vise le monstre; la bestialité de l'âme; le non-humain, quitte à devoir parfois, pour le trouver, se réfugier dans un fantastique de pacotille.
De façon plus générale, une vedette ne devrait pas tomber du ciel (...), mais plutôt du résultat, teinté de netteté, d'une histoire équipée d'un vaste parcours clairement explicable. Par ailleurs, si considérable ait été son évolution vers l'artisticité (dans les termes qu'on voudra : plutôt intentionnels-créatoriels, plutôt institutionnels-spectatoriels), la sphère artistique ne peut se rendre au profit de tel “terrorisme“.

En résumé...

Malheureusement, là où les (pseudo-)stars s'étoilent, la popularité flotte (trop) souvent à coup de prothèses artistiques, comme un sur-maquillage peignant scrupuleusement la plasticité d'un marché dé-visagéifié de repères exigeants ou même de talents.

Bref, dénué de sens, dénué de valeur, dans ce cas (foncièrement extrême) comme dans bien d´autres fort heureusement beaucoup moins tragiques, l'étrange procédé hausse plaisamment le triomphe de la défaite sur fond d'un futur deux fois perdu.


  Laetitea


Malgré ce lamentable début griffé par l'horreur, c'est avec un immense plaisir que je vous adresse mes meilleurs voeux de bonheur pour l'année 2011 qui commence!



 

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Votre don de moelle osseuse pour Noël


Le fait que toutes les tumeurs n´aient pas la même vitesse de doublement correspond à des rebuffades sur l´acharnement des spécialistes. Le propre des cellules cancéreuses est de se diviser à l´infini sans subir le contrôle limitatif de l´organisme, mais leur vitesse de doublement est très variable, ce qui détermine leur degré de sensibilité au(x) traitement(s). Les tumeurs à croissance rapide, dont la majorité des cellules sont engagées dans un processus de reproduction, offre une cible idéale. A l´opposé, dans les tumeurs à croissance lente, de nombreuses cellules se trouvent hors cycle (état quiescent). Bien entendu, tous les intermédiaires entre ces deux extrêmes ont leur mot à dire.

En première approximation, il suffirait de connaître la vitesse de doublement d´une tumeur pour en déduire son timing.. "élémentaire" me direz-vous!? Malheureusement la réalité est beaucoup plus délicate, et d´autres facteurs viennent semer l´insaisissable simplicité! Le premier est la (trop) faible différence de sensibilité entre les cellules cancéreuse et les cellules normales dont elles sont dérivées. On ne peut éternellement mitrailler la foule (aplasie) pour mieux atteindre les quelques ennemis qui s´y cachent. Le second est l´hétérogénéité cellulaire - les régions centrales de la tumeur sont souvent mal irriguées, donc en état de déficience respiratoire (cette hypoxie les met en situation de résistance). Sans oblier, bien sûr, que au cours des divisions successives qui assurent le développement du cancer, certaines cellules subissent accidentellement des mutations donnant naissance à des lignées de sensibilités différentes. C´est-à-dire que, parallèlement, certaines régions de la tumeur sont sensibles, d´autres pas.

Les hémopathies malignes sont le domaine réservé de la chimiothérapie (dont les perfectionnements sont actuellement en cours de développement). Cependant, encore difficile à manier, coûteux, pénible et dangereux, ce cocktail toxicologique se révèle assez complexe malgré ses nouveautés (dasatinib, pyrimidine, rituximab, etc..). Mais si toute maîtrise thérapeutique échoue, on peut dans certains cas avoir recours à une audace stimulante et bénéfique: l´irradiation totale de la moelle osseuse (à ne pas confondre avec moelle épinière), suivie d´une greffe de moelle d´un donneur approprié ou du malade lui-même (autogreffe). Une fébrile épreuve qui ne peut être proposée que dans des cas exceptionnels. Etant donné que le rôle rehausé des greffes de la moelle osseuse, par nature trop souvent tissulairement incompatibles, demeure héroique vis-à-vis de la cancérologie (voire les hémopathies chimiorésistantes), je vous invite donc à vous rendre sur une banque de donneurs (Agence de la biomédecine, entre autres) pour, le 25 décembre, ne pas aider à sourire, mais à vivre!

Laetitea



http://www.dondemoelleosseuse.fr | http://www.france-adot.org




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Estoril Film Festival (2010)



Pour sa 4e édition, le Festival de Cinéma d´Estoril accueille une fois de plus de nombreuses personnalités du 7ème art. Stephen Frears, Otar Iosseliani, Elia Suleiman, Anton Corbijn, Mathieu Amalric, Vicente M. Foix, Lou Reed, Baltasar Garzón, John Malkovich, Manfred Eicher et Lawrence Weiner ne sont que quelques-uns de ceux qui composeront le relief de l´incontournable manifestation cinématographique ce mois-ci à Cascais. Constitué d’une douzaine d´oeuvres en compétition cette année, l´évènement se tiendra en effet du 05 au 14 novembre. À ne pas manquer!

- Les accréditations sont attribuées en fonction de l´activité professionnelle. Pour toute information – ciblée - détaillée concernant ce festival ou documents utiles à l´organisation de votre séjour :


www.estoril-filmfestival.com
(le site n'est disponible qu'en anglais ou portugais pour l'instant)



Laetitea

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CHABROL (1930-2010)




Vers 1992, lorsque j´étais au lycée, teintée sous le patronnage du style très naif, j´ai commencé à suivre avec acharnement les travaux filmiques - mise en corps d´une interrogation / réflexion / dénonciation / protestation - mettant en évidence les mécanismes qui mènent à « l´Ambassade Cinématographique ». Indépendamment du circuit commercial, le cinéma francophone est suffisament connu pour qu´il soit inutile d´y revenir très longuement. J´ai donc commencé par organiser les rapports possibles - théoriques et techniques - au sein d´une quelconque trame fictionnelle: Je me souviens, à l´époque très jeune (12/13 ans), la drôlerie éculée, plutôt acide, et les vaudevilles stéréotypés de la thèse - authenticité - à laquelle Chabrol est demeuré fidèle, m´ont bâti mes premiers maux de tête. En effet, en rôdant une philosophie nietschéenne à partir d´un personnage foncièrement «lyrique» de Coppola, la jubilation que procure la fiction chabrolienne permet à l´auteur de piéger son public. D'après moi, aujourd´hui, entre le balancement dialectique hitchcockien et scorsesien, s´étant amusé des aventures que les personnages vivent à leurs dépens, le spectateur est obligé d´affronter le problème moral qui découle de ces tribulations souvent meurtrières. Sa mise à l´épreuve est d´autant plus âpre que Chabrol ne facilite pas la tâche. L´auteur ne condamne pas l´attitude de ses protagonistes, au demeurant contestable, ce qui viendrait à répondre (à la place du spectateur) au questions que posent ses films. Chabrol n´était pas un moralisateur mais un moraliste (...). Il me semble que la différence essentielle est que la mise en scène de cet auteur joue avant tout sur des valeurs psychologiques et morales, longtemps contestées pour son « mauvais goût », beaucoup plus que sur une mécanique hollywoodienne proprement dite.

J´ai pleinement puisé mon inébranlable enthousiasme enfantin dans de la macédoine filmographique: Hitchcock, Welles, Scorsese, Cassavetes, Truffaut, Polanski, Coppola, Capra, Aldrich, Wilder, Renoir.. entre autres, sans oublier, bien sûr, la perfection chabrolienne.
Je suis donc tentée de faire le point, ici, en particulier pour les jeunes lecteurs, tout en apportant quelques informations inédites:

Fils de pharmacien, Claude Chabrol est né à Paris le 24 juin 1930. Pendant la guerre, il passe son enfance à Sardent, un village de la Creuse. Lá, il loue un appareil de projection. Un garage sert de local: « Le Cinéma Sardentais » est né. La paix et les études ramènent Chabrol à Paris. Après un bac C (obtenu à l´arraché), il fait des études de lettres et de droit, avant d´entrer en faculté de pharmacie, suivant ainsi le modèle paternel. Claude accomplit ses obligations militaires dans un service de santé. Libéré, il met terme à cette voie « sérieuse » de futur pharmacien, préférant fréquenter assidument les alentours des ciné-clubs, particulièrement ceux du Quartier Latin. C´est ici que ses rencontres sont déterminantes. Paul Gégauff (qui sera sont scénariste pour beaucoup de ses films) est l´une d´elles. Entouré de ses amis de la « Nouvelle Vague », le jeune homme entre aux Cahiers du cinéma (crée depuis peu) en novembre 1953, où il signe un premier article sur Chantons sous la pluie (G. Kelly, S. Donen), intitulé « Que ma joie demeure ». Chabrol rédigera également des critiques de films d´Hitchcock (qui à l´époque n´est pas encore reconnu comme un cinéaste de premier plan), Aldrich, Hawks, Mankiewicz, Walsh.. parmi beaucoup d´autres. Notre futur cinéaste crée assez tôt sa propre société de production en 1956, AJYM-Films (AJYM sont les initiales de sa première femme et de ses enfants) pour produir les courts métrages des amis, comme le Coup du Berger, de Jacque Rivette, et dont le « producteur » à écrit le scénario. Vient ensuite le Beau Serge (rebaptisé Vinho Dificil au Portugal). Sous l´acceuil chaleureux de la critique (révélatrice), succès du public, ce film est primé à Locarno en 1958. Bellamy (2009) fut le dernier film du realizateur.


Le 12 septembre de 2010, à Paris, l´illustre étincelle chabrolienne s´éteint. C´est-à-dire elle nous quitte.. elle me quitte. C´est
dorénavant
l´Histoire qui va rendre son verdict sur la place que l´homme occupera dans l´avenir. Je ne sais pas si c´est bien nécessaire de définir la dualité de l´homme: de monssieur Claude il ne restera forcément rien, du cinéaste Chabrol, désormais sous un jaillissement perpétuel parmi la mytomanie cinématographique protestataire, survivra assurément l´un des cinéastes - légendaires - français les plus dévoreurs de pellicule.



Laetitea



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Antonio Feio (1954-2010)



L´acteur-comédien-m
etteur en scène António Feio décède au cours d´un courageux combat dans le domaine de la cancérologie digestive. Le cancer du pancréa (avancé), décelé il y a plus d´un ans, l´a emporté hier soir à l´hôpital da Luz (Lisbonne). L´artiste portugais du théâtre et de la télévision, né le 6 Décembre 1954 à Lourenço Marques (Mozambique), nous quitte à l´âge de 55 ans.



Cette tumeur maligne est fréquente chez les fumeurs et grevé d´une forte mortalité due à son diagnostic tardif. Étant donné les résultats de la thérapeutique et les obstacles insurmontables à un dépistage précoce, le seul espoir de réduire la mortalité réside
essentiellement dans la lutte contre le tabagisme.

Pendant longtemps succès et échecs ont été constatés, malheureusement actuellement beaucoup trop de sujets atteints meurrent encore de leur cancer malgré un traitement correctement conduit. L´aphorisme prétend que le malade meurt aussi souvent du traitement que son cancer. La sensibilité des sociétés occidentales devant l´angoisse et la souffrance humaines a fait récuser les attitudes religieuses ou fatalistes des siècle passés et poser en termes nouveaux les questions du respect de la vie et la frontière incertaine entre la persévérance thérapeutique anticancéreuse souhaitable et l´acharnement à peu près unanimement condamné.

L´attrait d´une vision optimiste de l´avenir de la thérapeutique du cancer est quelque peu assombri par l´analyse objective des faits. Selon moi, les statistiques globales sont plutôt trompeuses. Les succès les plus brillants portent sur une collection très limitée de tumeurs. Pour beaucoup d´autres, l´efficacité se traduit par un allongement de la (sur)vie, mais non par une diminution de la mortalité, et les taux de guérison après une augmentation appréciable, tendent maintenant à plafonner. Passé de l´ère des tentatives désabusées à celle des réussites programmées, l´objectif (et l´esprit lui-même) du traitement, la multiplicité des traitements, est en cour de modification, car, sans geste charitable pour masquer une démission thérapeutique médical, le but ne se borne plus à sauver «aveuglement» des vies, il se préoccupe d´améliorer les survies.
Or, ces dernières années, dans une conception aujourd´hui dépassée, on peut (doit) espérer voir se développer des techniques reposant sur des anticorps aux récepteurs ou aux protéines synthétisées en bout de chaîne. Un traitement anticancéreux peu se raconter comme l´assaut d´un assiégeant contre assiégé.. le narrateur prenant parti pour le premier. Cette histoire épique se déroule en plusieurs épisodes!

Antonio
Jorge Peres Feio, une nouvelle victime (public au Portugal) qui m´engage à insité en matière de dépistage précoce (prévention)! la société prend intégralement les frais à sa charge pour éviter l´injustice d´une sélection par la fortune. Bien que l´evolution des mentalités ne soit pas achevée, on peu déjà s´interroger sur les apports objectifs de la nouvelle cancérologie. Les résultats sont-ils à la hauteur des sacrifices humains et financiers (honteux) actuellement consentis? Tant que le public ne sera pas sensibilisé à des dangers dont il ne ressent pas l´acuité, il ne sert à rien faire des quêtes dans la rue, de donner des soirées de gala au profit de la recherche ou de réglementer la coloration des pastilles de menthe. On n´arrête pas une division blindée par des jets de fléchettes! La réponse n´est pas aussi nette qu´on l´eût souhaité, son optimisme est nuancé de quelques ombres je l´avoue, mais la poursuite raisonné continue...



Laetitea


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L´enjeu à l´antenne



Les premiers mois de 2010 ont été secoués un peu partout sur notre planète tourmentée par une déflagration de séismes aux plans physique, idéologique, politique et le tout, récemment couronné aussi sur le terrain religieux. On a pu entendre craquer les structures du vieux monde et bourgeonner de nombreux palliatifs moreaux, eux aussi nouveaux. Mais sont-ils susceptibles de transformer la réalité?

L´univers de la télévision déroute particulièrement car, justement, elle trouble actuellement la distinction entre « invisibilité » et « convenance ». Sur cette projection, côté « Prévention du Cancer » puisque c´est le coeur de cet article, nous sommes au royaume de la tragédie. On lui rapprochera tantôt sa désinvolture, tantôt sa gravité. Mais n´allons pas croire qu´il suffirait de traité le grave avec légèreté et ce qui est léger nécessite l´attention la plus grave.. C´est un peu plus compliqué. Atteindre le (télé)spectateur tient à une recherche constante de la « médiation ». Le lecteur va penser que je prône l´objectivité télévisuelle plier aux exigences du public, mais en vérité, là aussi méfiante, je rejette la soi-disante « bourgeoisie lyrique » dans le rôle de prévention. Tout au contraire, la prévention, en télévision, c´est une traversée redoutable des faiblesses portée à l´encontre de l´inconfort. C´est à nous de débusquer, sans scrupules, la vérité sous le manteau des « apparences ». C´est à travers l´invisibilité de la mise en scène mensongère exhibant l´hypocrisie que désormais la caméra décèle (et méprise) nettement le mieux ce processus préventif sur le petit écran!

Si violents soient ses tournages, si crues et atroces, l´atteinte pictural garde toujours une distance sensible par rapport à cette barbarie (...). Il ne s´agit pas de faire un panorama sociologique de la maladie (cancer), mais de constater que dans les lieux médicaux et para-médicaux, la représentation n´existe pas! La speakerine de la TV vous regarde dans le blanc des yeux et la technique de base à la radio consiste à bafouiller et/ou à improviser, pour vous rendre copain de l´émission (quelquer fois littéralement ridicule) que vous « avalez » spontanément sous une schématisation manipulatoire. La fiction y retrouve son compte. Comblé de ce côté-ci, clôt fugitivement, le spectateur est prêt à tout accepter des caprices (justifiés) d´une quelconque trame fictionnelle, contre tout autre modalité gênante, emotionnellement immaîtrisable et inquétantes.

Nous avons tous notre côté humain, ou du moins, nous sommes tous persuadés d´en avoir un (?). C´est la plus simple définition, qui peut, l´offrant à autrui, communiquer et/ou exprimer ses émotions. Mais la société, que fait-elle de cette fragilité?! Comment se sert-elle de son humanité, ou au contraire, comment s´y prend-elle pour s´en débarrasser? Comment se fait-il que, depuis quelques décennies, elle semble vouloir la maltraiter toujours plus? En somme, aujourd´hui, c´est donc le sort d´une humanité patchwork esthético-critique qui est en cause. Parce que son statut esthétique, nul domaine où cela soit plus évident que dans la publicité, qui a profondément transformé ses stratégies depuis la fin du XIXª siècle, fonde - empoisonne - délibérément son typage sur le besoin d´enjeu illusoire obsessionnel. Or, le sentiment du temps à lui aussi beaucoup changé. Le rythme des actes de la vie quotidienne s´est autant accéléré depuis deux ou trois décennies que durant toute l´histoire de l´humanité auparavant. Autrement dit, l´expressivité de l´idéologie humaniste ne serait plus reconnue que dans un discours hollywoodien, celui du commerce, qui sait l´utiliser, qui sait au besoin la produire, mais qui ne sait la justifier. Malheureusement, il faut reconnaître que, trop souvent, les metteur en scène sont amenés à faire des concessions à la production, parce que le «système» a une certaine structure adaptée aux films commerciaux (publicité, distribuition).

Dans cet espace paradoxal, certaines formes sont, plus que d´autres, adaptées à la survie. Le documentaire télévisé (ou quelquer minutes de pub) n´est plus modelé de la même façon qu´à l´époque, il n´en reste pas moins « filmique », produit par le même désir de s´égaler au temps. Aussi bien, l´écrasement du sens du « temps » par son infini découpage et son incessant modelage, n´est si terrible que parce qu´il veut dire aussi, forcément, une perte du sens de la mort. « Mort », seule certitude, au fondament des sociétés humaines sans exception. Matériellement, puisqu´elle m´échape dans la surmédicalisation, dont le refus de l´euthanasie n´est que conséquence la plus extrême. « Extrême » limite du supportable. Serait-elle seulement une vague caricature du souffle aventureux qui enthousiasme l´audace d´une prévention (du cancer) frontal et écrasante?! Un « témoignage » mise en corps par de nombreux artistes (portugais), atteints, mettant en évidence les mécanismes de la maladie.
Une sorte de « music-hall d´avant-garde », sous la précieuse étincelle de la Ligue Portugaise Contre le Cancer (LPCC) et l´Institut Portugais d´Oncologie (IPO) de Lisbonne, me paraissant particulièrement intéressant qui expose, à travers un certain nombre de points précis tout au long de cette année (2010), un inépuisable potentiel interdisciplinaire sur lequel les quelques minutes extra-verbaux, ici au Portugal, occuperaient toute programmation à l´antenne.



Laetitea


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Convaincre pour vaincre



Ici debute la série d´images (…) du cancer que je souhaite poursuivre aussi sur ce réseau (RFI).
Néanmoins, une remarque concernant ce compte, pour le moment du moins, assembler ici tous les fragments en une construction cohérente est impossible alors qu´il y manque tant de pièces essentielles.
Enfin, l´accroissement d´efficacité de la lutte contre le cancer doit maintenant passer par la compréhension du phénomène. Les clés du passage de la cellule à la tumeur, au niveau du tissu néoplasique sur molécules synthétisées qui déclenche la transformation cancéreuse, puis à la maladie et à la fatalité de son évolution (naturelle) nous sont trop inconnues. On observe, on constate, on décrit, certe, mais on ne comprend toujours pas la «carte d´identité de cette maladie». Les interrogations sur ce langage codé pourssuivent. Autre exemple: “ la cause inconnue qui a entraîné une diminution des cancers de l´estomac est peut-être la même qui est responsable de l´augmentation des cancers du côlon ” selon l´Institut d´Oncologie Portugais (IPO).
Si tous les processus tumoraux étaient causés par des virus, l´histoire de l´oncogenèse serait assez simple. Mais à part quelques exceptions, dont le promoteur viral attribué à des hématosarcomes (lymphomes de Burkitt, etc) ou tout autres indispensables à la mise en route de la cancérisation primitive du foie, col utérin, etc.., les cancers surviennent dans l´espèce humaine sans l´intervention de virus. On connaît deux ordres de facteurs qui favorisent la genèse de cancer: les radiations, depuis le début du siècle dernier avec l´éclosion de cette maladie chez les premiers radiologues, et certains produits chimiques, depuis l´observation du cancer du scrotum des ramoneurs par Percival Pott en 1775.
La maladie cancéreuse est un concept général qui englobe tous les cas et symbolise l´unité fondamentale du Cancer. Les (nouvelles) mesures de prévention, reposantes sur la grande diversité des tumeurs qui diffèrent par leur localisation, leurs histologie, leur évolution, pronostic et traitement à un stade précoce. Il s´imposait de mettre de l´ordre dans ce «fouillis» faussement anodin. Après le passage de la maladie cancéreuse à la collection ardonnée de cancer, la démarche, logique selon moi, voudrait que chacun d´eux soit abordé séparément sous la nomenclature antomique et histologique codée de l´OMS, dont le vaste chapitre consacré à l´oncologie (CIM-O). La classification TNM (destinée à l´usage pragmatique quotidien en clinique) n´est plus discutable. Enfin il y faudrait une bibliotèque entière en ouvrages spécialisés.

Tout compte fait, PRÉVENIR est à l´ordre du jour. L´efficacité des thérapeutiques anticancéreuses est le résultat d´une «lutte contre la montre» entre le diagnostic et la maladie. Cliniquement parlant, paradoxalmente, ce dépistage (prématuré) des cancers, à leur tout début, présentant des difficultés qui en rendent l´application très limitée. On attache de plus en plus d´intérêt à une catégorie de lésions qui, sans être malignes (…) par elles mêmes, peuvent faire le «lit du cancer». Par ailleurs, quels que soient le siège, l´aspect et la nature de la lésion d´origine, bien que ces cancer in situ soit des lésion (hiperplasie, métaplasie, etc..) ambiguë s qui embarrassent les cancérologues, comme dans un monde magique de dessins animés sans réalité sensible, les (dé)marches portugaises (Maratona BTT; Corridas EDP; etc..) ne suffissent plus! Cette situation en est le centre de toutes études cancérologiques (préventives) et mérite une action éducatrice attentive efficace en cohabitation des comportements - rebelles - humains. La plupart de ceux-ci, comparables à l´impasse HIV, piétinent obligatoirement sur la faille de raisonnement (disciplinaire) sans une (la) véritable «révolution culturelle»..

En attendant on ne peut se fonder que sur l´observation des groupes humains caractérisés ou sur la multiciplité des hipothèses. Les rôles du tabac, de l´alcool, de l´hépatite virale, du virus de Epstein-Barr (mononucléose infectieuse) et Sida sont solidement établis, oui, mais n´ont pas, sauf pour la vaccination contre le virus de l´hépatite ou l´épidémiologie récente (H1N1), abouti à des mesures de prévention efficaces. Sur ce point, tout le monde a son mot à dire! Cancérologues, bien entendu, mais aussi chirurgiens, radiologistes, biologistes, statisticiens, sociologues, voire juristes et moralistes. Certains médias s´accommodent en respectant la «consigne du silence» de l´hypocrisie, malgré les efforts du monde médical. Les futures recherches sur cette prévention semblent plutôt devoir porter sur un enchaînement constructif des facteurs de conduite alimentaire. Sans suivre le détour de la souplesse, ni même aproximative, sur l´alcool et le tabac des dernières décennies, l´avenir de la «prévention honnête» (au Portugal) passe avant tout par l´élimination sérieuse des obstacles liés à des questions de profits particuliers et étatiques «pourvoyeurs de mort». Sommairement, aujourd´hui on ne peut se contenter de romans et de films, fussent-ils de qualité, de récits autobiographiques, fussent-ils sincères et attachants, et d´émissions de télévision où les séquences arides sont entrecoupées de chansons. Le cancer est un sujet grave qui mérite une information sérieuse. Pour les médias, plus de doutes! le dernier pas à franchir pour que ce mystère soit entièrement éclaireci est donc de passer à l´échelon supérieur!


Laetitea

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