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  • L'Actualité de la question palestinienne: Israël et la bande de Gaza

    juillet 03, 2019

     

                              

             L’indépendance de l’Etat d’Israël en 1948 va entraîner une série de problèmes dont la question palestinienne. La Palestine et Israël se situent au Proche-Orient qui est l’un des points les plus chauds du globe. On assiste aux guerres israélo-arabes, au problème des réfugiés et à la volonté de créer un Etat palestinien. Après plusieurs années de lutte, les palestiniens et Israël concluent la paix et le Fatah choisit la voie modérée. Le Hamas et d’autres groupes armés prennent le contrôle de la bande de Gaza en 2006 et continuent la lutte armée avec Israël. Cette lutte armée est caractérisée par la violence : tirs de rouettes de Gaza vers Israël, réponse de l’aviation israélienne par des bombardements à Gaza, assassinats ciblés menés par Israël.

    I-                   APERÇU HISTORIQUE DE LA QUESTION PALESTINIENNE

    Le conflit israélo palestinien  est au départ un conflit opposant, depuis la création de l’État d’Israël, en 1948, l’État hébreu à ses voisins arabes et à la communauté palestinienne dans les territoires occupés.

    1-      La création de l’Etat d’Israël

       En 1920 la Grande-Bretagne est mandatée par la Société des Nations (SDN) pour administrer la Palestine afin de favoriser l’établissement d’un foyer national pour les Juifs de Palestine. L’expression suscite l’hostilité des sionistes et celle des États arabes voisins. Pour les premiers, la formule de « foyer national » reste fort éloignée de leurs aspirations, et ce d’autant plus que dans l’esprit de la puissance mandataire, s’il existe dorénavant un foyer national en Palestine, celui-ci n’est pas destiné à devenir un foyer pour le peuple juif. Pour les populations arabes, l’existence d’une communauté juive qui se structure comme un quasi-État, au-delà même du fait national qui n’existe pas encore, est perçue comme une provocation supplémentaire de l’impérialisme colonial des Occidentaux, imposant une présence étrangère sur le sol arabe. La période du mandat britannique est marquée par de multiples conflits nourris, de part et d’autre, par des nationalismes intransigeants, qui vont se muer en conflit d’États à États lorsqu’en 1948, Israël proclame son indépendance en application du plan de partage de la Palestine élaboré en 1947 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le rejet d’Israël par les nations arabes se manifeste sur le terrain militaire, dès le lendemain de la déclaration d’indépendance. Les territoires palestiniens, occupés depuis 1967, font l’objet d’une colonisation israélienne qui implante villages et populations et multiplie les mesures vexatoires contre les palestiniens d’Israël  devenus des citoyens de seconde zone. La défense de la cause palestinienne va alors devenir, pour les régimes arabes nationalistes, un argument politique permettant d’asseoir leur légitimité. Le conflit israélo-arabe devient alors une « guerre de l’intérieur » opposant Israël à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) créée en 1964 et dirigée depuis 1967 par Yasser Arafat.

    1-      L’intifada et le projet d’un état palestinien indépendant

          La nécessité d’un processus de paix s’impose et trouve une première concrétisation avec l’accord israélo-libanais de 1983 et jordano-palestinien de 1985. Toutefois, ces avancées sont insuffisantes pour empêcher un soulèvement des populations palestiniennes des territoires occupés en 1987, qui prend le nom d’Intifada ou de « guerre des Pierres ». Il s’agit tout autant de voir se concrétiser l’espoir, vieux de 50 ans, de connaître une terre palestinienne autonome, que de protester contre les colonisations juives qui ont lieu sur ces territoires. La répression menée par l’armée israélienne, qui ne vient pas à bout de ce soulèvement, va paradoxalement relancer le processus de paix. A la suite de la visite d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées, une seconde Intifada voit le jour. L’escalade continue en 2001 avec l’intervention de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le bouclage des Territoires occupés et les attentats des extrémistes palestiniens.

    2-      Le retrait d’Israël de la bande de Gaza

    L’espoir de paix renaît alors que les 21 implantations juives de la bande de Gaza ainsi que 4 des 120 colonies de Cisjordanie sont évacuées par l’armée israélienne en août 2005, dans le cadre d’un plan de désengagement initié par Israël et visant à la fois à « améliorer sa sécurité et à redynamiser le processus de paix avec les Palestiniens ».

                        3-  Le processus de paix

                La signature des accords de Camp David entre Israël et l’Égypte reste sans effets sur l’attitude de l’OLP vis-à-vis de l’État hébreu qui multiplie les actions terroristes à partir du territoire libanais, ce qui engendre l’opération « Paix en Galilée » qui conduit au massacre du camp palestinien de Sabra et Chatila. Les négociations s’engagent alors, selon une base de négociations qui propose la paix en échange de territoires pour les Palestiniens. Elles aboutissent à la signature des accords de Washington, négociés à Oslo, le 13 septembre 1993. Depuis cette date, une « autonomie » a été accordée en faveur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, administrée par une autorité palestinienne présidée par Yasser Arafat. Les avancées du processus de paix se heurtent encore à des hostilités de part et d’autre, l’autonomie ne s’étant pas concrétisée par la constitution d’un État palestinien indépendant. Toutefois, il a le mérite d’avoir mis un terme à 50 ans de conflits entre les deux parties.

       

     

    II-                LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2006 ET LA PRISE DU POUVOIR PAR LE HAMAS A GAZA

          La mort de Yasser Arafat, en novembre 2004, qui n’était plus considéré comme un  interlocuteur valable  pour des négociations de paix aux yeux des États-Unis et d’Israël, et l’élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l’Autorité palestinienne en janvier 2005, permettent d’envisager une nouvelle donne. Considéré comme un dirigeant modéré et pragmatique, le nouveau leader palestinien bénéficie du soutien des  parrains  du processus de paix, ainsi que des signes d’ouverture provenant du nouveau gouvernement d’union nationale israélien mis en place en janvier 2005 par Ariel Sharon.

    1-      Les élections palestiniennes de 2006

         La victoire du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) aux élections législatives de janvier 2006 lui permet de gouverner la bande de Gaza par la force. Le Hamas exclut en effet la reconnaissance de l’État d’Israël, même si son aile la plus modérée et pragmatique accepte la solution d’une trêve de longue durée .Dans le même temps, tandis que le président Mahmoud Abbas et les leaders du Hamas peinent à mettre en place un gouvernement d’union nationale, la tension entre les partisans du Fatah et ceux du Hamas augmente au point de dégénérer presque en guerre civile au cours du printemps 2007. Le 14 juin 2007, Mahmoud Abbas  qui bénéficie du soutien de la communauté internationale, déclare l’état d’urgence et limoge le Premier ministre ; le Hamas prend alors le contrôle de la totalité du territoire de Gaza, divisant de fait les Territoires palestiniens en deux entités politiques. Le Hamas contrôle la bande de Gaza avec les autres groupes terroristes comme le Djihad islamique, les brigades des martyrs d’Al-Aqsa, les brigades de ZZedine-el-Qassam. Le slogan de ces groupes armés de Gaza est de continuer la résistance palestinienne contre Israël qu’ils appellent l’occupant. Le Hamas dénonce le révisionnisme du Fatah dirigé par Mahmoud Abbas et ne reconnait pas l’Etat d’Israël. Il est important de noter que ces groupes armés sont financés par d’autres pays arabo-musulmans : l’Iran qui finance le Hamas, qui forme ses soldats, qui fournit les rouettes, les missiles et les techniques de creusement de tunnels pour atteindre Israël. Le Hamas est le bras armé de l’Iran près d’Israël. Le Hamas est également soutenu par le Qatar, la Turquie islamiste d’Erdogan, les frères musulmans égyptiens, le Hezbollah libanais. La bande de Gaza zest comme une jungle où le groupe armé le plus puissant impose son hégémonie. Le Fatah a tenté de désarmé le Hamas avec le soutien d’Israël, mais sans succès.

    1-      L’intransigeance du Hamas et les guerres entre Israël et la bande de Gaza

    Les groupes armés de Gaza à l’instigation du Hamas, de l’Iran et même du Liban ont toujours continué la lutte contre Israël par les attentats, le creusement de tunnels pour atteindre Israël et enlever les civils et militaires. Le Hamas refuse de reconnaitre l’existence d’Israël. En dehors des escalades brèves, la première guerre entre Israël et les groupes armés palestiniens commence en 2008.Les violences se poursuivent avec les tirs de  rouettes de Gaza vers Israël et la riposte de l’aviation israélienne. Depuis cette opération militaire « Plomb durci » lancée par Israël, la bande de Gaza est sous le blocus d’Israël .Tout ce qui entre à Gaza est contrôlé par Israël par le passage de Kerem shalom, contrôlé par l’armée israélienne, ou encore le terminal de Rafah contrôlé par l’Egypte. Le port de Gaza est contrôlé par Israël. On observe une pénurie à Gaza : pas d’infrastructures, pas d’eau, pas de transport, dictature des groupes armés qui forcent la population à payer les impôts pour financer la guerre, répression des palestiniens qui collaborent avec Israël, enrôlement forcé des palestiniens dans les milices. Les groupes armés palestiniens tirent régulièrement les roquettes en Israël, principalement dans les villes du Sud ; Ashdod, Sdérot, Beersheva et l’aviation israélienne répond en visant les cibles militaires du Hamas dans la bande de Gaza. Ces violences sont régulières et alimentent un cycle de violence. Pour dissuader le Hamas et l’obliger à conclure un cessez-le feu, le Mossad (Agence de renseignement israélienne) procède aux assassinats ciblés des chefs de ces groupes armés, comme Cheikh Yassine, l’ancien chef du Hamas. Des trêves brèves et fragiles sont obtenues grâce à la médiation de l’Egypte. Les flottilles déployées en 2010 pour l’aide humanitaire et visant à briser le blocus de Gaza ont été empêchées par Israël d’entrer dans cette enclave .En 2014 Israël lance une deuxième opération militaire dans la bande de Gaza dénommée « Protective Edge », bordure protectrice en réponse aux tirs de roquettes du Hamas en territoire israélien .De nombreuses cibles sont détruites à Gaza ainsi que les assassinats ciblés. Cela dissuade le Hamas qui conclut une paix fragile grâce à la médiation de l’Egypte. La politique diplomatique de rapprochement d’Israël avec les pays arabes, initiée par Benyamin Netanyahou a fait diminuer l’intensité des opérations militaires israéliennes à Gaza, entrainant  la colère des opposants politiques à Netanyahu et des faucons, partisans du « Grand Israël »

    2-      Le problème de Gaza et la « Marche du retour de 2018-2019  » divisent la classe politique israélienne

    La marche du retour est une marche initiée en 2018 par les responsables des groupes armés palestiniens de Gaza et principalement du Hamas. Elle  se fait par une mobilisation générale de la population gazaouie, tous les vendredis après la prière  à la frontière avec Israël pour commémorer la Nakba (catastrophe chez les palestiniens), l’exode des palestiniens de 1948.La date de cette marche, le 15 mai correspond également  à celle prévue pour le transfert de l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. La grande marche prend la forme d’une mobilisation et de confrontations .Les gazaouis mobilisés lancent des pierres sur les soldats israéliens et envoient les ballons incendiaires en Israël .Des snipers palestiniens ciblent des soldats israéliens. Cette marche du retour  a plongé les deux parties dans un cycle de la violence en 2019 qui a été marqué par les tirs de plus de 100 rouettes en Israël pendant le mois de mai 2019.Le long de la frontière, la tension reste vive avec la construction de tunnels par le Hamas permettant à ses combattants d’infiltrer Israël. Les palestiniens réclament à Israël les meilleures conditions de vie, la construction d’un aéroport ainsi qu’un port à Gaza. Israël pour punir le Hamas ferme le passage de Kerem Shalom, réduit la zone de pèche pour les gazaouis et procède aux bombardements dans la bande de Gaza. La gestion molle de la marche du retour a été dénoncée par les adversaires politiques de Netanyahou dont Avigdor Lieberman, ultranationaliste et ministre de la défense qui avait fait l’alliance avec Netanyahou pour lui permettre d’obtenir la majorité pour former un gouvernement. Cette situation a Gaza a entrainé la démission de Lieberman du poste de ministre de la défense après une opération militaire menée par Israël en Avril  2019 à Gazaqui a couté la vie à un lieutenant colonel de l’armée israélienne

     

     

     

    Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a annoncé sa démission ce mercredi, plaçant le gouvernement de Benjamin Netanyahu dans la tourmente au lendemain d'un accord de cessez-le-feu avec les groupes palestiniens dans la bande de Gaza. 

     

     

     

     

     

     

     

     Lieberman dénonce le laxisme de Netanyahou, ainsi que l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Benny Gantz. La marche du retour a provoqué une crise politique en Israël qui a débouché sur les élections anticipées en mars où Benyamin Netanyahou a été réélu premier ministre, mais la perte de son alliance avec Avigdor Lieberman, partisan d’une action militaire forte d’Israël envers le Hamas à Gaza a fait resurgir une crise politique et un nouvel appel à des élections anticipées qui auront lieu en septembre 2019 en Israël;

                                             

    La question palestinienne est l’une ses question les plus préoccupante du globe qui semble être oubliée .La bande de Gaza est contrôlée depuis 2007 par le Hamas et d’autres groupes armés qui tirent de roquettes sur Israël, terrorisant les civils et ciblant les militaires .Malgré le développement de systèmes anti-missile « Dôme de fer » Iron dome par Israël, les roquettes du Hamas sèment tout de même la panique en Israël et les différentes guerres avec Gaza ont des conséquences politique en Israël. Toutefois, pour qu’une véritable paix naisse, le processus de paix doit aboutir à des solutions complètes et inclus

    L'Actualité de la question palestinienne: Israël et la bande de Gaza
                                        L’indépendance de l’Etat d’Israël en 1948 va entraîner une série de problèmes dont la question pales...
  • Comment S'orienter à Douala?

    Douala, capitale économique du Cameroun.
    "Pour écrire sur quelque chose, il faut l'aimer ou la détester"

    , ville la plus peuplée est une ville mythique ambiguë et perverse.Douala est le poumon économique du Cameroun, desservie par un aéroport international, un port et le chemin de fer.C'est une ville à une allure incroyable.La rapidité de son peuplement, surtout en période de vacances et son activité économique semblent dépasser les capacités managériales des autorités locales, ce qui est évident sur les équipements d’urbanisation, le transport et d’assainissement de la ville. Les embouteillages sont monstrueuses aux heures de pointe. Les nuits, dans les quartiers chauds, les bars.Certains quartiers de Douala sont quasiment identiques si bien que si vous n’êtes pas attentifs, vous allez tomber dans de regrettables confusions et être à la merci des dévaliseurs. , les poteaux téléphoniques et électriques sont vétustes et les fils traversent les rues.Douala demeure une ville africaine avec ses bacs blancs d’ordures toujours débordants,ses caniveaux toujours remplis d’eaux verdâtres certains de ses quartiers inondés en saisons sèche et la montée exponentielle de l'incivisme. 
     
    Par Kenfack Dirane.
  • Histoire incroyable, révoltante et traumatisante d'une  étudiante qui ne voulait plus de ce monde

     

    « Plus je grandis, plus je comprends et certaines choses du passée me révoltent » 

    Pour écrire sur une personne il faut l’aimer ou la détester. Dans ce cas, j’ai écrit parce que je l’aime.              

    Par Kenfack Dirane

     

    J’ai récemment rencontré une jeune  camerounaise, nommée Rebecca Jourdain. Elle s’est présentée à moi lors d’une séance expresse d’entrainement de tennis. Elle est  réservée mais pleine de potentiel. Après avoir discuté avec elle, elle m’a dit qu’elle voulait apprendre à jouer au tennis. 

    Etudiante en Langues Étrangères Appliquées au Département de LEA de la faculté des  Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Dschang, Rebecca Jourdain parle couramment quatre langues (français, yemba, anglais et espagnol) et apprend l’arabe, via internet. Elle est passionnée de petites ballades en duo et de cinéma, mais s’intéresse aussi « particulièrement aux problèmes que nous rencontrons dans nos sociétés au Cameroun, mais aussi à l’étranger, notamment la maltraitance et l’esclavage».Traumatisée par la maltraitance dans son enfance, Rebecca est issue d’une famille polygamique dont elle est la première née à sa mère qui a six enfants. Née à Bamendjou dans une chefferie des Haut-plateaux, à l’Ouest du Cameroun,  elle raconte une histoire incroyable, ignoble et déshumanisante qu’elle a subi et dont elle peine à s’en remettre .Déprimée, désespéré, elle décide de jouer au tennis pour essayer de tourner cette page de l’histoire. Elle ne comprenait pas comment elle, sortie  des entrailles de sa mère  a  subi des supplices de la part de celle-ci au point de faire plusieurs tentatives de suicide.

    Séduit par son profil, je lui ai demandé d’écrire un billet pour son témoignage émouvant sur mon blog.

    Rebecca Jourdain :

    J’ai toujours vécu au Cameroun et je ne me vois pas vivre ailleurs que sur ma terre. Elle représente ce que je suis, d’où je viens. Avec les années, ce sentiment d’appartenance à cette terre de merveilles d’une nature luxuriante s’est renforcé. Je n’ai jamais partagé les points de vue de certains camarades d’école qui préféraient les grandes villes de ce pays ou de partir à l’étranger. Malgré tout ce que l’on pourra dire du Cameroun et de mon village, c’est le chez moi.

    Ce qui me chiffonne en revanche c’est de constater cette hypocrisie si flagrante de la part des familles, particulièrement la mienne. Certains événements (récents ou non) m’ont fait voir la réalité de la société dans laquelle nous vivons. Jusqu’à un certain âge je ne comprenais pas tout, j’avais du mal à comprendre les raisons  pour les quelles j’avais été maltraitée par ma mère .Mais plus je grandis, plus je réalise. Et certaines choses me révoltent.

    Cependant, je saisis cette opportunité pour enfin exprimer ce que j’ai considéré comme un tabou , pour montrer que les enfants ont aussi des droits, des droits selon les valeurs africaines et ne doivent pas être des objets pour leurs parents, ni des esclaves ,ni subir la maltraitance, ils doivent aussi être traités avec toute la dignité qui leur est due.

    « Je me suis senti en marge de la société si bien que j’ai failli me suicider ».

     En effet, ce sentiment se fait ressentir particulièrement quand je faisais face aux souffrances   qui m’étaient  infligées par ma mère. Mon père polygame ne savait pas ce qui se passait. Ma mère passait le temps à me battre, à me battre pour rien. Ce qui me fait beaucoup mal c’est que je n’étais pas une enfant têtue, mais elle me battait quand même. Je ne pouvais pas m’excuser devant elle, quand je le faisais, le moment où je prenais mon courage, elle me battait encore plus et je ne comprenais pas comment une mère qui m’a enfantée pouvait me faire souffrir de la sorte. Exaspérée et n’ayant pas d’autre issue, me sentant sans défense, j’ai du boire plusieurs fois du pétrole, du carburant, de l’eau sale. J’ai failli tomber dans un puits, pour abréger mes souffrances.

     

     

     

     

     

    Par exemple, j’ai des cicatrices sur le corps, les résultats des coups que j’ai reçu .Depuis mon enfance, j’ai eu la peur, j’ai été déprimée, je vis parfois le cauchemar lorsque je pense à cela, lorsque je vois mes cicatrices. Ayant souffert  le martyr, traumatisée et déprimée, j’ai pris conscience que la dignité humaine et les droits des enfants doivent être sacrément protégés.

    J’aimerais avoir autant de personnes qui seront là pour moi et me feront oublier ce passé douloureux, j’aimerai aussi défendre la cause  de tous les enfants maltraités, car aujourd’hui au XXIe siècle, cela existe bel et bien.Toutefois, je crois que mon combat est un combat universel et j’espère que le tennis me fera oublier tout oublier.

  • LA CRISE DU PARLEMENTARISME BOURGEOIS OCCIDENTAL. CE MODELE EST-IL A ADOPTER (OU A IMPOSER) EN AFRIQUE, COMME LE VEULENT LES USA ET LES OCCIDENTAUX ?

    Par Kenfack Dirane

    les alternatives :
    - Démocratie Directe, comme l’expérience-pilote de la Jamahiriya libyenne de Kadhafi ;
    - Démocratie souveraine de Poutine en Russie ;
    - Voie de développement chinoise.

    LA MONTEE DES PARTIS POPULISTES DANS L’UNION EUROPEENNE
    Alexander Mosesov, Correspondent du English News Desk, Sputnik News Agency (Moscou, anciennement La Voix de la Russie) : Sputnik a mené un sondage d'opinion sur les partis politiques en Europe et en particulier la montée de partis tels que l'UKIP, Podemos et le Front national. Lorsqu'on a demandé quelles sont les raisons de la montée des partis d'extrême droite, comme l'UKIP, Podemos et le Front national, la plupart des Européens ont cité trois raisons – le haut niveau de l'immigration (47%), des promesses qui ne sont jamais satisfaites (46%) et le désenchantement à l'UE (38%).

     

    Alex Mosesov / Sputnik News Agency: Nous avons découvert que les Européens attribuent la montée de ces partis au haut niveau de l'immigration et au désenchantement dans le projet de l'Union européenne. Une première chose à dire, c’est que la qualification à l'intérieur de la catégorie de "mouvement populiste" est une qualification du système occidental. Dans cette catégorie, ils ont inclus des forces politiques très différentes, principalement de façon à les discréditer. Il y a des partis de droite conservatrice, des mouvements populistes de gauche et les partis d'extrême droite bien sûr (dans la perspective idéologique du fascisme et du néo-fascisme). Dans ces pays, la position politique de ces forces populistes, mais aussi de leur place dans le jeu politique national, ne dépend pas seulement de l'histoire de chaque pays, mais aussi de l'histoire elle-même de chaque mouvement. Dans cette histoire, la relation de la conscience historique du peuple avec la mémoire de l'occupation allemande et du fascisme est différente.

    La question de l'immigration ou de la crise sociale n’est que les symptômes d'une crise plus profonde et fondamentale: la crise des Etats d'Europe occidentale. Un Etat européen qui est de plus en plus faible dans la confrontation avec la mondialisation libérale occidentale. Cet état ne fonctionne pas avec efficacité et ne remplit pas son obligation historique, politique et sociale. Dans cela s’inscrit aussi la crise du parlementarisme occidental, qui n’est plus une "démocratie", mais une oligarchie avec une classe dirigeante (politique, finance, médias et show-business) profondément séparée du peuple. Ce qui explique l'aspiration d'une partie de plus en plus importante de la population pour une autre et plus réelle forme de démocratie (comme la Démocratie directe, la Démocratie participative et ainsi de suite).

     

    Pour Alex Mosesov / Sputnik News Agency: Au Royaume-Uni, 67% des personnes interrogées ont cité les niveaux d'immigration.  Au Royaume-Uni, il ya une montée non pas d'un parti d'extrême droite, mais d'une force conservatrice: l’UKIP, qui n'a pas de base idéologique en commun avec le Front national français. Les clones idéologiques du FN français, comme le BNP (British National Party), n'ont jamais réussi à émerger électoralement.

    L’UKIP est aussi une opposition au système britannique qui s’inscrit dans divers mouvements indépendantistes, non seulement le puissant et important SNP en Ecosse (un parti de gauche). Mais aussi dans d'autres mouvements indépendantistes (par exemple au Pays de Galles).

    L’UKIP, qui est le principal adversaire au système britannique, peut montrer le meilleur et le pire. Ses positions en matière de politique étrangère sont en opposition avec le système occidental: l'amitié avec la Russie de Poutine, le soutien à la Syrie baasiste, le refus des expéditions militaires de l'OTAN. Par exemple l’UKIP soutient la position de la Russie dans le dossier de la Crimée avec une campagne publique spectaculaire. L'UKIP surfe surtout sur la question de l'immigration, mais au Royaume-Uni, il est principalement axé sur l'immigration interne de l'UE, avec des campagnes honteuses contre les Roumains, Bulgares et Polonais.

    Mais le centre de l'attraction politique populaire pour l’UKIP est l'échec complet des partis politiques classiques britanniques.

     Le désenchantement dans l'UE serait une exagération, mais parlons plutôt de l’

     échec de l’idée européenne (occidentale). Cette idée a été trahie par les politiciens d'Europe occidentale. Leur soumission à l'OTAN et aux Etats-Unis a complètement empêché la création dans les années 90 d'une "superpuissance Europe», un état transnational avec de l'argent, un gouvernement et une armée. L’OTAN est là pour interdire complètement cette armée européenne (qui est la condition indispensable pour un Etat européen). L'UE, et avant la CEE, a été construite sur l'idée de la paix entre les peuples européens (plus de guerre après deux guerres mondiales) et du progrès et de la justice. L'imposition par le système occidental de l'idéologie libérale détruit progressivement l'idée de progrès social et de justice. Pour le moment la question TATFA (traité transatlantique entre l’UE et les Etats-Unis) démontre le hiatus entre le libéralisme et «l'état social européen» occidental. L’OTAN avec ses différentes agressions militaires, et sa création illimitée de zones de tension, a fermé l'idée de paix entre Européens. Le bombardement de Belgrade en 1999, le premier bombardement d'une capitale européenne depuis 1945, a été la consécration de l'échec européen. Depuis lors l'idée européenne est à l'agonie.

    Cela explique aussi la crainte profonde des politiciens de Bruxelles pour la "Deuxième Europe» que le président Poutine construit avec l'intégration eurasienne, qui est une autre idéologie (grand-) européenne, une alternative pour unir le continent, et tout cela n’est pas supportable par la classe politique de l'Europe occidentale.

    Le Front national est une partie de l'oligarchie française, en dépit de toutes ses prétentions à être une alternative. Depuis sa création au début des années 70, le FN est instrumentalisé en permanence à la fois par la droite classique française et par la social-démocratie. Tous les présidents français ont joué sur ce point. Le Président Mitterrand en particulier a soutenu et organisé l’émergence de Le Pen dans les années 80, en lui donnant accès aux médias d'Etat de masse et en finançant le FN sur le budget caché de la présidence française (les fameux «fonds spéciaux»). La famille Le Pen, une famille de millionnaires, qui a fait fortune avec et par la politique, est un représentant de l'oligarchie française et non du peuple. Sur cela, vous ajoutez le népotisme et la direction clanique du parti. Cette semaine, il ya un grand débat en France parce que le nunéro 2 du FN Philippot a choisi pour avocat Goldanel, l'un des principaux chef de file, représentant non seulement du lobby néocon  atlantiste en France, mais aussi du lobby pro-israélien en France (le CRIF , équivalent de l'AIPAC américain, proche du Likoud israélien). Révélant les liens étroits entre ces lobbys et Marine Le Pen.

    En Espagne Podemos aussi ne peut pas offrir une alternative. Voir l'échec de Syriza en Grèce, à gauche. 

    Mon opinion est qu'il n'y a pas de possibilité dans le système parlementariste occidental. C’est également l'opinion de plus en plus de citoyens européens, qui refusent tout simplement toute participation à ce système. En France, le premier parti n’est pas le FN, mais le «parti des abstentionnistes». Lors des dernières élections européennes (mai 2014), ainsi que pour les dernières élections départementales (genre d'élection régionale), 60% des Français ne vont pas voter. Si vous prenez ces 60% à l'extérieur du vote (votes vraiment exprimés), le FN a moins de 10% et le PS du président Hollande a moins de 7%. Cette situation existe dans d'autres pays européens, par exemple 70% de la population tchèque ne sont pas allés voter aux élections européennes en 2014. Cela explique pourquoi des alternatives démocratiques tels que la Démocratie directe, le référendum, la Démocratie participative, etc, rencontrent un grand intérêt en Europe occidentale.

     

  • LE BALAI CITOYEN N’EST PAS UN EXEMPLE POUR L’AFRIQUE

        Dschang,le 08 aout 2017-08-10 pour la conférence du Think Thank, antenne de Dschang, Radio Yemba, Menoua-Dschang

    Conférencier : Kenfack Dirane

    - PRESENTATION DU BALAI CITOYEN

    Le balai citoyen est un mouvement qui se dit de la société civile burkinabé qui s’est opposé à Blaise Compaoré. Il a été cofondé par deux individus reconnus, populaires à savoir le musicien et animateur d’une radio sams’k et un rappeur, serge bambara. Ils étaient à la tête de plusieurs manifestations en 2014 et ont tenu des meeting avec les partis politiques d’opposition avec un nombre de manifestants estimé à 65 .000 personnes à Ouagadougou .

    Le mouvement se dit Sankariste en voulant restaurer les idées de celui-ci : La révolution, le marxisme, le mouvement des non-alignés. Le balai citoyen prétend nettoyer le pays de la corruption politique. Le nom de balai citoyen fait référence aux activités de balayage de rues et aux travaux initiés par thomas Sankara durant lesquels les citoyens s’armaient de balai et autres instruments pour nettoyer leur voisinage dans un acte civique, comme un moyen par la population de prendre en main son destin.

    Il est clair qu’en 2014 les Etats-Unis annoncent une vague de changement de régimes en Afrique. Le sommet alternatif organisé par un organisme américain  financé par le budget de l’Etat ,On a la NED(National Endowment for Democracy),la NDI (National Democratic Institute),l’Open society de Georges soros,l’USAID et un ensemble d’ONG, de medias-mensonges. De centaines d’activistes, de syndicalistes, de journalistes, d’opposants et responsables de la société civile sont pris en main et manipulés. En septembre 2014 la révolution organisée au Burkina le balai citoyen est la manœuvre des hommes pilotés par Soros. Le logo et les banderoles d’OPTOR sont la marque de fabrique du printemps africain. Le scénario burkinabé est bien connu. De 2000 à 2005,les révolutions de couleur ont installé les régimes pro-américain ;Serbie, 2005,Géorgie, Ukraine avec la révolution orange,la révolution du cèdre au Liban …Le schéma de déstabilisation est dans le livre de Maurice lemoine ;les enfants cachés du général Pinochet :précis de coups d’etat modernes et autres tentatives de déstabilisation.

    -LA FACE CACHEE DU BALAI CITOYEN

    L’objectif de l’occident aujourd’hui est de recoloniser l’Afrique et la maintenir sous son joug face à la chine, la Russie, la Turquie, etc… l’argent américain finance les mercenaires révolutionnaires à la solde des américains.Le cœur de l’action occidentale c’est l’argent massivement distribué à ces mercenaires. Car pas de « révolution de couleur » sans une intense préparation médiatique, à la fois au niveau du pays déstabilisé, mais aussi international. Ici soutien dans les autres pays africains. Support dans les grandes capitales occidentales. Rapidement les groupes de jeunes activistes sont organisés, sur le modèle des Serbes d'OTPOR/CANVAS (les tombeurs de Milosevic en 2000, la première des révolutions de couleur). Et tout aussi vite la conformisation de la presse africaine est mise en place, d'autant plus facilement qu'un vaste réseau d'ONG, Instituts et médias existe déjà. Soutenu, financé, organisé à la fois par les Réseau Söros (notamment la Fondation OSIWA, «Open Society Initiative for West Africa », en Afrique du Sud) et la NED et ses pseudopodes. La suite fait l'actualité de dizaines de pays livrés à la déstabilisation …

     

     

    Depuis les élections au Sénégal ou abdoulaye wade a voulu se maintenir au pouvoir, le mouvement « y en a marre » financé et soutenu par Georges soros est né. Le même modèle s’est reproduit au Burkina sur l’appellation de balai citoyen. La nouvelle crise au Burkina Faso, avec le putsch du RSP, révèle l’emprise des réseaux et des agents d’influence américains sur l’Afrique. la crise au Burkina Faso, comme dans tous les pays déstabilisés par Washington depuis un an, ne peut déboucher que sur l’instabilité. L’instauration du chaos est la voie scientifiquement choisie (c’est la géostratégie du chaos, théorisée notamment par les géopolitologues américains de Stratfor) par les USA pour dominer l’Afrique au XXIe siècle.

    Washington est un grand marionnettiste qui a instrumentalisé de nombreuses forces et les lance les unes contre les autres. Au Burkina Faso ,Zida (formé comme officier à l’Ecole des Amériques”) ou Diendéré (homme clé de la collaboration avec l’Africom US) sont sous contrôle US.

    Toute force politique ou sociale, tout politicien qui ouvre aujourd’hui une crise en Afrique sur les thèmes de l’agenda américain (la soi-disant “bonne gouvernance”, l’intangibilité des constitutions”, “alternance” etc) démontre qu’il travaille pour le néocolonialisme américain.

     D’autres mouvements  similaires sont nés, dont la lucha et filimbi en RDC et trop c’est trop au Tchad.Les vecteurs d’une nouvelle image de la jeunesse africaine qui se fait manipuler et luttant pour un mythe de démocratie dans leur pays. Ils ne réussissent pas à tromper les spécialistes des questions en rapport avec l’Afrique .Il suffit de s’interroger sur leur financement des activités pour percevoir une manœuvre à distance de l’occident qui forme une génération spontanée. L’USAID a reconnu le financement de la lucha et autres, afin de parvenir aux moyens et objectifs de la CIA dans la désapprobation, le déshonneur, c’est le leitmotiv de la création  de ces réseaux d’organismes. Les suspicions sur la mainmise de soros sur ces jeunes activistes africains sont confirmées .Soros , l’homme actif dans de nombreux changements de régimes dans le monde.

    LE BALAI CITOYEN N’EST PAS UN EXEMPLE  A SUIVRE

    Aujourd’hui  la jeunesse africaine aspire au changement ; L’occident a changé sa manière de déstabilisation qui n’est plus trop faite par les coups d’etat, mais une façon d’atteindre, de désinformer l’opinion, la société civile. Pour ce faire, ils comptent sur la misère des jeunes en leur distribuant de l’argent et en contrepartie ils manifestent pour un pseudo démocratie occidentale. Certains africains diront que l’Afrique n’a pas les moyens de financer ses révolutions. Vous avez tord. Il suffit de revisiter le passé glorieux de l’Afrique pour comprendre, apprendre et savoir   c’est dans ses valeurs, son identité spirituelle et culturelle que la richesse se trouve. Depuis la révolution burkinabé, quel  bilan pour ce pays ?

     

     

    Par KENFACK Dirane, professeur d’histoire géographie et ECM, chercheur et spécialiste du néocolonialisme occidental au XXIè siècle.

    Dschang,Cameroun.

     

  •  

    LE YEMEN, LA SECONDE GUERRE DU PROCHE-ORIENT APRES LA SYRIE CACHEE PAR LES MEDIAS DE L’OTAN

    C’est aussi l’ouvre des saoudiens et des américains (Comprendre que les BRICS ne sont pas une réalité géopolitique distribuant les bombes

    Par Kenfack Dirane.

    inscrit dans le projet US dit du « Grand Moyen Orient » et en voie de réalisation via le scénario stratégique opérationnel du soi-disant « printemps arabe ». Après l’Egypte et la Libye, le Yemen est un régime (agonisant) de plus, issu du Nationalisme arabe (de type nassérien), qui est remplacé par le système politique prôné par les USA dans le cadre de leur projet du « Grand Moyen-Orient » : l’association de militaires pro occidentaux (verrouillant le système) et d’un parlement sous contrôle ouvert aux islamistes radicaux. Le but étant de dissocier l’aile parlementariste des islamistes (Frères Musulmans, Salafistes, etc) de sa base radicale djihadiste (liée à Al-Qaida ou AQMI, son aile nord-africaine).

    la désagrégation du Yemen, un pays profondément divisé, dans un processus de guerre civile larvée, autour de factions armées antagonistes :

    - Nationalistes arabes (les partisans du président sortant Saleh qui a capitulé – en échange d’une immunité et du maintien de ses partisans dans l’armée et l’appareil d’état – et de son « Congrès Général du Peuple », l’ex parti dirigeant) ;

    - fondamentalistes soutenus par les Saoudiens, le Qatar et les USA (ceux du parti islamiste Al-Islah, hégémonique au sein de l’opposition) ;

    - Djihadistes d’Al-Qaida (qui contrôlent plusieurs villes et mènent une insurrection islamiste radicale puissante, la Guerilla d’Al-Qaida au Yemen n’en est plus au stade du terrorisme mais à celui d’une insurrection sur le modèle afghan). « Les djihadistes sont les derniers arrivés sur la scène yéménite en 2009. Après la restructuration des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaida dans la péninsule arabique et profitant de la déliquescence de l’Etat, ils sont entrés dans une phase active de contrôle du territoire » ;

    - une rébellion islamiste, née en 2004 – celle du du Mouvement houthi -, chiite cette fois (et discrètement soutenue par Téhéran), qui a proclamé une république autonome dans le Nord Yémen (à quelque 150 km de la capitale Sanaa !), qui est un équasi-Etat houthi de facto » ;

    - enfin, dans le Sud, où existait la République démocratique populaire du Yémen, un mouvement sécessionniste né en 2007 veut aussi reprendre son autonomie.

    SOMALISATION ET « THEORIE DU CHAOS »

    Une situation qui rappelle tragiquement précisément cette Somalie, qui servit de laboratoire au Nouvel Ordre Mondial US. Ou comment démembrer un Etat que l’on ne peut contrôler.

    Dans une Somalie aujourd’hui démembrée en cinq états fantoches (Somalie résiduelle – un état failli -, Somaliland, Jubaland, Puntland et autre Somalie du sud-ouest), livrée au chaos, les milices Shebab islamistes achèvent un pays à l’agonie assassiné par Washington et ses complices, ONU, NATO et cie … Sans oublier les frappes aveugles des drones d’Obama (comme au Pakistan), qui font principalement des victimes civiles innocentes. Qui se souvient aujourd’hui de l’Etat somalien en développement du régime socialiste de Siyaad Barre ?

    Derrière le chaos somalien, il y a une théorie, la « théorie géostratégique du chaos », qui est mise en place pour la première fois en Somalie à partir de 1992. Cette théorie du Chaos c’est le plan B du projet du « Grand Moyen Orient ». Le pseudo « printemps arabe » en étant le plan A.

    Les deux ont été mis en œuvre successivement au Yemen. Précisément dans ce Yemen qui fait face à la Somalie sur l’autre rivage du Golfe d’Aden …

     

  • LE BALAI CITOYEN N’EST PAS UN EXEMPLE POUR L’AFRIQUE

        Dschang,le 08 aout 2017-08-10

    - PRESENTATION DU BALAI CITOYEN

    Le balai citoyen est un mouvement qui se dit de la société civile burkinabé qui s’est opposé à Blaise Compaoré. Il a été cofondé par deux individus reconnus, populaires à savoir le musicien et animateur d’une radio sams’k et un rappeur, serge bambara. Ils étaient à la tête de plusieurs manifestations en 2014 et ont tenu des meeting avec les partis politiques d’opposition avec un nombre de manifestants estimé à 65 .000 personnes à Ouagadougou .

    Le mouvement se dit Sankariste en voulant restaurer les idées de celui-ci : La révolution, le marxisme, le mouvement des non-alignés. Le balai citoyen prétend nettoyer le pays de la corruption politique. Le nom de balai citoyen fait référence aux activités de balayage de rues et aux travaux initiés par thomas Sankara durant lesquels les citoyens s’armaient de balai et autres instruments pour nettoyer leur voisinage dans un acte civique, comme un moyen par la population de prendre en main son destin.

    Il est clair qu’en 2014 les Etats-Unis annoncent une vague de changement de régimes en Afrique. Le sommet alternatif organisé par un organisme américain  financé par le budget de l’Etat ,On a la NED(National Endowment for Democracy),la NDI (National Democratic Institute),l’Open society de Georges soros,l’USAID et un ensemble d’ONG, de medias-mensonges. De centaines d’activistes, de syndicalistes, de journalistes, d’opposants et responsables de la société civile sont pris en main et manipulés. En septembre 2014 la révolution organisée au Burkina le balai citoyen est la manœuvre des hommes pilotés par Soros. Le logo et les banderoles d’OPTOR sont la marque de fabrique du printemps africain. Le scénario burkinabé est bien connu. De 2000 à 2005,les révolutions de couleur ont installé les régimes pro-américain ;Serbie, 2005,Géorgie, Ukraine avec la révolution orange,la révolution du cèdre au Liban …Le schéma de déstabilisation est dans le livre de Maurice lemoine ;les enfants cachés du général Pinochet :précis de coups d’etat modernes et autres tentatives de déstabilisation.

    -LA FACE CACHEE DU BALAI CITOYEN

    L’objectif de l’occident aujourd’hui est de recoloniser l’Afrique et la maintenir sous son joug face à la chine, la Russie, la Turquie, etc… l’argent américain finance les mercenaires révolutionnaires à la solde des américains.Le cœur de l’action occidentale c’est l’argent massivement distribué à ces mercenaires. Car pas de « révolution de couleur » sans une intense préparation médiatique, à la fois au niveau du pays déstabilisé, mais aussi international. Ici soutien dans les autres pays africains. Support dans les grandes capitales occidentales. Rapidement les groupes de jeunes activistes sont organisés, sur le modèle des Serbes d'OTPOR/CANVAS (les tombeurs de Milosevic en 2000, la première des révolutions de couleur). Et tout aussi vite la conformisation de la presse africaine est mise en place, d'autant plus facilement qu'un vaste réseau d'ONG, Instituts et médias existe déjà. Soutenu, financé, organisé à la fois par les Réseau Söros (notamment la Fondation OSIWA, «Open Society Initiative for West Africa », en Afrique du Sud) et la NED et ses pseudopodes. La suite fait l'actualité de dizaines de pays livrés à la déstabilisation …

     

     

    Depuis les élections au Sénégal ou abdoulaye wade a voulu se maintenir au pouvoir, le mouvement « y en a marre » financé et soutenu par Georges soros est né. Le même modèle s’est reproduit au Burkina sur l’appellation de balai citoyen. La nouvelle crise au Burkina Faso, avec le putsch du RSP, révèle l’emprise des réseaux et des agents d’influence américains sur l’Afrique. la crise au Burkina Faso, comme dans tous les pays déstabilisés par Washington depuis un an, ne peut déboucher que sur l’instabilité. L’instauration du chaos est la voie scientifiquement choisie (c’est la géostratégie du chaos, théorisée notamment par les géopolitologues américains de Stratfor) par les USA pour dominer l’Afrique au XXIe siècle.

    Washington est un grand marionnettiste qui a instrumentalisé de nombreuses forces et les lance les unes contre les autres. Au Burkina Faso ,Zida (formé comme officier à l’Ecole des Amériques”) ou Diendéré (homme clé de la collaboration avec l’Africom US) sont sous contrôle US.

    Toute force politique ou sociale, tout politicien qui ouvre aujourd’hui une crise en Afrique sur les thèmes de l’agenda américain (la soi-disant “bonne gouvernance”, l’intangibilité des constitutions”, “alternance” etc) démontre qu’il travaille pour le néocolonialisme américain.

     D’autres mouvements  similaires sont nés, dont la lucha et filimbi en RDC et trop c’est trop au Tchad.Les vecteurs d’une nouvelle image de la jeunesse africaine qui se fait manipuler et luttant pour un mythe de démocratie dans leur pays. Ils ne réussissent pas à tromper les spécialistes des questions en rapport avec l’Afrique .Il suffit de s’interroger sur leur financement des activités pour percevoir une manœuvre à distance de l’occident qui forme une génération spontanée. L’USAID a reconnu le financement de la lucha et autres, afin de parvenir aux moyens et objectifs de la CIA dans la désapprobation, le déshonneur, c’est le leitmotiv de la création  de ces réseaux d’organismes. Les suspicions sur la mainmise de soros sur ces jeunes activistes africains sont confirmées .Soros , l’homme actif dans de nombreux changements de régimes dans le monde.

    LE BALAI CITOYEN N’EST PAS UN EXEMPLE  A SUIVRE

    Aujourd’hui  la jeunesse africaine aspire au changement ; L’occident a changé sa manière de déstabilisation qui n’est plus trop faite par les coups d’etat, mais une façon d’atteindre, de désinformer l’opinion, la société civile. Pour ce faire, ils comptent sur la misère des jeunes en leur distribuant de l’argent et en contrepartie ils manifestent pour un pseudo démocratie occidentale. Certains africains diront que l’Afrique n’a pas les moyens de financer ses révolutions. Vous avez tord. Il suffit de revisiter le passé glorieux de l’Afrique pour comprendre, apprendre et savoir   c’est dans ses valeurs, son identité spirituelle et culturelle que la richesse se trouve. Depuis la révolution burkinabé, quel  bilan pour ce pays ?

     

     

    Par KENFACK Dirane, professeur d’histoire géographie et ECM, chercheur et spécialiste du néocolonialisme occidental au XXIè siècle.

    Dschang,Cameroun.

  • Bonsoir Kenfack Dirane merlin,

    Merci pour la demande de contact. Je vois que le journalisme à encore de belles heures devant lui au Cameroun. Je n'avais pas encore entendu parler de Maroua, j'espère que tu m'en apprendras plus.

    A bientôt

    Grace

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A propos

Sexe

Homme


Lieu

Maroua, Cameroon


Anniversaire :

11 décembre


Pays de résidence

Cameroun


Ma ville

Maroua


Mon année de naissance

après 1990


Ma profession

Enseignant, blogeur, acteur de la gouvernance mondiale, proposition des solutions innovantes à des problèmes locaux et transnationaux,partager, écrire, transmettre


Mes centres d'intérêt

Politique, économie, société, sport, actualité...


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    Dschang,le 08 aout 2017-08-10 pour la conférence du Think Thank, antenne de Dschang, Radio Yemba, Menoua-Dschang
Conférencier : Kenfack Dirane
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