Publications de KOUDJO Tokpanou (21)

Jeune de ma cité, bonjour ! Est – ce qu’il est encore nécessaire que je te rappelle que sous nos beaux cieux, l’Afrique est le continent idéal, sur lequel se jouent tous les drames qui puissent exister ? Jeune de ma cité, ce n’est pas un secret pour personne, que l’Afrique, demeure le théâtre de toutes les bêtises humaines qui existent. Tu connais déjà ce qui s’est passé avec le printemps arabe, de la Tunisie en Egypte, en passant bien sûr par la Lybie. Certainement que tu suis aussi de très près ce qui se déroule actuellement en Centre Afrique, où sous le prétexte grotesque, de je ne sais quelle identité socioreligieuse, des frères autrefois ensemble, s’entretuent, se massacrent, vivent en perpétuelle méfiance l’un de l’autre. Restons ensemble pour dire que c’est dégoûtant ! Jeune de ma cité, mais l’autre tragédie qui se déroule et que ni toi, ni moi, ne voit de très près est ce qui se passe en Algérie. Oui, tu me diras, que rien ne se passe ! Qu’il n’y a pas la guerre, qu’il n’y a pas de tension ! Oui jeune de ma cité, tu as totalement raison, et je partage celle-ci avec toi. Mais voyons de près, si ce n’est pas une tragédie qui se déroule dans ce beau pays africain ? Jeune de ma cité, regarde, un président qui est au pouvoir depuis près de vingt ans ! Actuellement, il est malade. IL s’est rendu plusieurs fois en France pour se faire soigner d’un accident vasculaire cérébral, ce que nous appelons rapidement chez les médecins : AVC, et au quartier : CRISE CARDIAQUE. De retour à Alger, il ne peut plus écrire, il ne peut même plus bien parler, ne lui demande pas de marcher, c’est quasi impossible. Jeune de ma cité, la fois dernière je l’ai vu à la télé, aller déposer son fallacieux dossier de candidature à une prochaine élection présidentielle, ce fut une honte pour moi. Un moribond, à peine pouvait-il se tenir debout, un mort en phase avancée, à peine pouvait-il dire son identité, et pire à peine pouvait-il signer son dossier de dépôt de candidature. Tu vois de quoi je parle. Jeune de ma cité, tu vois que c’est un grand zombi qui postule au poste de président en Algérie. Dis moi jeune de ma cité, dis moi à 76 ans, après trois mandats de pouvoir qu’est ce qui mort ambulant peut-il apporter encore à ce pays ? Si tu poses la question à ces sangsues qui par lui, sucent le sang du peuple algérien, ils te diront la paix et la quiétude. Mais a –t-on jamais vu un homme de paix qui soit éternel ? Jeune de ma cité, c’est sur le continent africain que tu peux voir ces genres de bêtise humaine. Mais le pire ce n’est pas le président Bouteflika, c’est cette marmaille d’individus rapaces, « ventrocrates », vautours et charognards, sans pitié, cette gangrène humaine qui le pousse et qui l’assure d’un soutien hors du raisonnable. Jeune de ma cité, soyons un peu réaliste ! Même si le ventre pousse l’entourage à soutenir un chef d’Etat qui compte les jours qui lui restent pour vivre, n’a-t-il de la jugeote lui-même ? N’y a –t-il, plus une famille pour lui conseiller de s’occuper de santé fragile ? Moi, je lui conseillerais juste d’aller se reposer dans une ferme, voir les feuilles des arbres verdoyants, s’occuper de ses petits enfants, manger et se reposer au soleil, vivre heureux ses derniers jours, jusqu’au moment où le cœur s’arrêterait une fois pour de bon ; Ainsi, il aurait vécu heureux, et aurait fait du bien à son peuple. Il rentrera dans l’histoire par la grande porte, celle de la sagesse humaine, empruntée par certains comme Mandela et Diouf. Mais hélas ! Jeune de ma cité, c’est cela ton Afrique, mon Afrique ! Les chefs d’Etat et les hommes du pouvoir, ne veulent pas laisser les affaires. On tripatouille les constitutions, on les vide de leur sens, on croît qu’on ne mourra jamais ! Oui jeune de ma cité, il faut être chez toi et chez moi en Afrique pour voir cela, et les partisans de cette théorie, te diront que c’es parce que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie. Jeune de ma cité, tout est éphémère sur la terre. Que tu meurs au pouvoir ou pas, tu mourras, et ce n’est pas le fait de mourir au pouvoir qui t’ouvre les portes du paradis ! Jeune de ma cité, aussi évitons de toujours accuser les pays occidentaux ou si tu veux néocolonialistes. C’est vrai que nous connaissons tous, le poids de leur influence sur nos dirigeants. Mais quand même, un peu de raison, pourrait aider nos responsables à savoir choisir entre ce qui est bien et ce qui est mauvais pour faire avancer l’Afrique. C’est regrettable ce qui se passe dans nos pays, notamment ce qui se joue actuellement sur le sol algérien. Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine ! Tkp

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Chronique N° 7 du 28-09-2013 : Jeunes de ma cité, Dakar sous l’eau, Dakar sans eau ! Jeunes de ma cité, c’est un véritable paradoxe qui se vit depuis près de deux semaines dans la capitale de la Terranga. Ce paradoxe, tu sais, jeunes de ma cité, qu’il faut être sur ton continent, mon continent, ou si tu veux, notre continent pour le vivre et mieux le vivre ! Jeunes de ma cité, c’est la saison pluvieuse à Dakar. Après plusieurs mois de chaleur et de soleil, la divine providence a accepté de rafraîchir la terre, en envoyant la pluie. C’est très bien, c’est même mieux, jeunes de ma cité. C’est ce que nous attendions tous. Ainsi, les producteurs peuvent cultiver leurs champs, les pasteurs peuvent amener leurs troupeaux paître dans de verts pâturages, les enfants peuvent aussi patauger de l’eau boueuse, sans toutefois s’enfoncer comme ce pauvre ivrogne ! C’est bien heureux, me diras-tu, jeunes de ma cité ! Jeunes de ma cité, mais, le problème qui se pose, c’est qu’ici à Dakar, la saison pluvieuse, rime avec la saison des voies et rues inondées. Passe par Médina, Fass, Gueule Tapé, ou encore Dieupeul, tu as tes pieds plongés dans l’eau noirâtre et boueuse des canalisations. Toutes les canalisations déversent leur trop plein dans la rue. Après la pluie, impossible de mettre pieds dehors, mais surtout de pointer le nez au dehors. Oui, jeunes de ma cité, tu me demanderais, ce que le nez a à voir dans cela. Oui, le nez, car c’est une forte puanteur qui se dégage de ces eaux issues des travaux ménagers, des besoins des maisons. Tu vois ce que je veux dire. C’est une catastrophe environnementale. Pire, encore, tu pourras voir des agents des sociétés chargé de curer les puisards, déverser leur collecte d’eau sur la voie publique. En tout cas, nous sommes en Afrique, et c’est la voie PUBLIQUE, donc la voie de tout le monde, et tout le monde peut en faire ce qu’il veut. Donc c’est ça, pas de commentaires ! Jeunes de ma cité, mais sais –tu que cette année le phénomène, est allé très loin en se compliquant ? Oui, ça c’est compliqué, car Dakar étant sous l’eau, se voit bizarrement sans eau ? Plus aucune goutte d’eau ne coule dans les robinets de la capitale. Ils ont dit qu’un conduit d’eau, desservant la capitale a pété. Les meilleurs techniciens seraient à pieds d’œuvre pour réparer la panne ? En ce moment aussi, les meilleurs citoyens olympiens, courent à la recherche de l’eau dans ce qu’il reste des fontaines de la ville. Plus de bidons de Kirène dans les boutiques. Tout est parti. Oui, tu ne sais pas ce qu’on appelle Kirène. Ici, à Dakar, c’est la société privée qui commercialise l’eau en sachet, en bidon de 1,5L ou encore de 10 L. Plus rien. Jeunes de ma cité, tu vois, et tu comprends qu’en plus du désastre environnemental, c’est aussi un désastre sanitaire. Les hôpitaux, sont pris d’assaut par des malades souffrant de diarrhées, vomissements, douleurs abdominales et attendent une prise en charge des agents de santé qui manquent de l’eau pour faire le minimum. Les agents de santé ne peuvent faire leur examen de routine, ils ne peuvent faire des soins, pas d’eau pour se laver les mains et les laboratoires ne peuvent faire aucun examen complémentaire. Et le malade, il est où en ce moment ? Comme il est un patient, il prend naturellement son mal en patience. Jeunes de ma cité, j’ai vu ici, des gens de niveau social élevé, disputé le rang à la fontaine avec le pauvre estropié du coin. J’ai vu de gros « carrosses » disputer la voie avec le piéton afin de vite se positionner pour s’approvisionner en OR BLEU. Jeunes de ma cité, vient nous voir, trimbalant des bidons, à la quête du seul son, nous donnant espoir qu’une goutte d’eau annonce sa venue prochaine, mais incertaine. Jeunes de ma cité, mais rassures-toi, car les autorités sont à pied d’œuvre pour en venir à bout de la crise. Chacun, bien sur dans son rôle. Le directeur de la société des eaux, qui rassurent la population à la télévision, annonçant la venue prochaine de la denrée rare ; Madame le premier ministre qui a précédé Mr le président sur le site de réparation pour donner des instructions, situer les responsabilités. Mr le président qui annoncé des mesures de renforcement pour trouver de l’eau à la population dont la gorge s’assèche de plus en plus. Jeunes de ma cité, pour le moment, déjà des populations se révoltent, brûlant des véhicules, les débats sont organisés sur les chaînes de radio et télévision. Les uns s’énervent, d’autres s’indignent, la tension monte et retombe ; mais Dakar reste toujours sous l’eau, mais également sans eau. Jeunes ma cité, à la semaine prochaine. Tkp!

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Jeunes de ma cité, ces nouvelles nous choquent et ces nombreuses morts rejetés par la mer méditerranée te donnent le cauchemar. Nombreux sont nos frères, nos sœurs, cousins, cousines, neveux et nièces africains, qui décident au nom du désespoir, de prendre le large pour chercher l’el doraldo occidental.

Jeunes de ma cité, mais ils se font prendre au piège fatal des mers et des courants marins. Trop de morts, on en dénombre par fois des centaines, le drame récent de Lampédouza, ets encore frais dans nos mémoires. Jeunes de ma cité, tu es concerné, je suis concerné, nous sommes tous concernés. Mais à qui la faute, à qui incombe la responsabilité ? C’est facile, me dirais-tu ! Certains vont accuser nos chefs d’Etat, qui ne font rien pour améliorer les conditions de vie de leur peuple. La preuve, au moment où l’Europe va au chevet de ces morts, pour faire médecin après lla mort, aucun chef d’Etat Africain, n’a osé pointer le nez, même faire lire un communiqué sur la question. Au contraire, ils se sont réunis à Addis Abéba, pour discuter du retrait de l’Afrique de la CPI. Ils craigent qu’après le PR kényan, ce ne soit un autree ami du club, donc très tôt, il faut mettre des balises ! Barvo

Jeunes de ma cité, d’autres pointeraient du doigt, l’Europe même et l’Occident entier. C’est vrai, quand vous faites une politique internationale d’exclusion, de dépouillement des richesses des autres, quand vous semez la guerre partout pour exploiter les richesses et appauvrir les démunis, vous devez vous attendre à ce que la faim pousse, les désespérés à vos portes : la richesse mondiale, doit se partager, surtout que le monde est devenu un village planétaire : tu ne mangeras pas pour que moi je reste affamé. Alors prépares toi à m’accueillir.

Jeunes de ma cité, quand les balles occidentales tuent des chefs d’état d’autres pays, en déstabilisant ceux- ci, pourquoi s’étonner maintenant du désastre. Au temps du guide KADHAFI, les ports libyens étaient sécurisés, alors que maintenant c’est une vanne ouverte à tous les trafics.

Jeunes de ma cité, et ces jeunes, valides qui connaissent le risque encouru, mais qui se permettent aussi de mettre leur vie en danger, que leur dis-tu ? Juste qu’il y a aussi des pauvres en occident, des malheureux croupissent sous des ponts européens, la Grèce manque de l’argent et le chômage augmente ailleurs. Donc le bonhieur, n’est pas toujours ce qu’il y a en occident. Restons chez nous et travaillons à quelque chose.

Jeunes de ma cité, nous avons accusé les negriers de la traite négrière, les colonisateurs de la colonisation, et maintenant qui allons –nous accuser quand c’est nous même qui montons dans ces bateaux de fortune ?

Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine !

Tkp.

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Jeunes de ma cité, le verdict est tombé reck, comme le dirait, mon frère Sénégalais ! Oui, sans appel, 50 ans d’internement, (français soutenu), allons terre à terre, 50 ans derrière les barreaux d’une prison. Au Bénin, on dirait chez Dah Vigan ! Oui, le tout puissant chef d’Etat libérien, Charles Taylor va limer ses ongles et ses dents contre les grillages d’une cellule anglaise, ou je ne sais de quel pays !

Jeunes de ma cité, c’est ça la vie ! Quand la vie de l’autre n’a pas d’importance pour toi, la tienne aussi ne vaudrait rein pour personne. Jeunes de ma cité, nous avons encore en mémoire, ces films de guerre au Libéria. C’est horrible ! Je revois encore ces miliciens, couper les oreilles et les couilles, testicules du président Samuel Doé du Libéria, vivant, et lui en remettre à manger. L’internet n’était pas encore généralisé en ce temps, mais le film est passé sur DVD et vendu comme des galettes. Ne parlons surtout pas de ces femmes et enfants brûlés vifs, chassés de leur logis, en Sierra Léone par des soi –disant rebelles et seigneur de guerre ! Jeunes de ma cité, travaillons à ce que ces images, ne reviennent plus dans la vie de chaque habitant de la planète.

Jeunes de ma cité, je me refuse de me réjouir du malheur de l’autre, mais je me permets d’en tirer des leçons. Charles Taylor, chez Dah Vigan, c’est impensable en ses temps de gloire, où il était courtisé par les grands de ce monde et négociait toutes les affaires d’or et de diamant dans les luxueuses suites présidentielles occidentales, quand des milliers de sierra-léonais croupissaient de soif et de famine. Mais comme le sang de l’innocent ne reste jamais sans crier vengeance, Dieu a écouté les plaintes des âmes innocentes. Jeunes de ma cité, je revois encore Charles Taylor traqué au Nigéria, son ami Obassandjo, n’a pas pu résister aux pressions internationales, et donc le gibier est « encagé » et remis à l’ennemi. Ainsi Charles Taylor doit répondre de ses actes ! Et il en répond. A 68ans, il doit passer 50 ans encore en prison. Les juges ont montré leur clémence et ne l’ont pas accusé à faire la prison à vie. Reste donc la clémence de Dieu pour qu’il vive encore 50 ans pour sortir de la prison à 118 ans.

Jeunes de ma cité, mais toi et moi, que retenir de cela ? Tu me diras, nul n’est au dessus de la loi ! Je te répondrais ‘’ FAUX ‘’. Car si nul n’est au dessus de la loi, il faut que les Bush et All, bouchers de Sadam Hussein et auteurs de l’incendie qui ravage depuis l’Irak, passent également devant cette cour. Mais tu les vois y passer, un jour ? Encore ‘’FAUX’’, sinon Sarkozy serait déjà voisin de Gbagbo à la CPI, pour nous dire au moins pourquoi ils ont tué KHADAFFY.

Jeunes de ma cité, les leçons fut-elles humbles que moi je tire de cette histoire sont les suivantes :

1-       Que le pouvoir à toi confié par le peuple ne soit jamais une force pour toi pour que tu brimes ce peuple. Cette leçon est valable dans tout groupe social et même dans ta cellule familiale.

2-        Travaille à ne jamais être pauvre ou faible, car c’est selon ta condition de pauvre ou de riche, que dans ce bas monde, les hommes t’habillent. Quand tu es pauvre, et donc faible, tu es passible de justice, mais quand tu es riche et donc fort, on voit dedans ! Ne dit-t’on pas souvent que le pauvre a toujours tord ! Les pauvres, ce sont les Taylor, les Gbagbo, les Bemba ! Les riches ce sont les Bush, les Sarkozy et même l’actuel président Kenyan Uhuru Kenyatta. Jeunes de ma cité, tu as vu comment nos dirigeants se sont mobilisés pour qu’ils ne passent pas encore devant la CPI. C’est ça la vie ! Une vie de réseau. Toi et moi, faisons notre réseau. Mais encore pour combien de temps va-t-il échapper ?

Jeunes ma cité, garde ces leçons et à la semaine prochaine !

Tokpanou

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Jeunes de ma cité, qu’il te souvienne, il y a bientôt deux mois, toi et moi avions été inondés par ce qu’il convient d’appeler « Affaire Snwoden ». Peut être as-tu oublié, c’est normal, nous n’allons pas passer notre vie à garder en mémoire des personnes qui mangent déjà à leur faim, alors que toi et moi, nous nous demandons encore de quoi, notre nuit sera faite. Bref, Snwoden, est ce consultant en informatique qui a révélé au monde entier que les USA épient et espionnent, nous tous, y compris toi et moi mais surtout les autres chefs d’Etat du monde entier. On a cité des chefs d’Etat comme la présidente du Brésil, la chancelière de l’Allemagne et notre ami de tous les temps, Le président François de la Hollande, ou si tu veux François Hollande ! Devant ces puissantes personnes, toi et moi, nous sommes quoi, des feuilles mortes qu’on peut froisser sans se déranger !

Jeunes de ma cité, quand l’affaire a éclaté, le monde entier a fait preuve d’une hypocrisie très grave, maladroite et malsaine. Et tu sais pourquoi je dis cela ? Regarde Snowden, qui met sa vie en péril pour nous livrer une vérité tangible. Il nous dit que tu n’as plus aucun secret dans ta vie. Mais personne, aucun président européen, n’a osé lever le petit doigt pour donner asile politique à ce monsieur. De Hollande à Mekel, aucun président d’une république soit disant souveraine, n’a osé défier les USA pour accueillir cet gentleman, qui voltigeait de Hongkong à Taïpé, sans savoir où mettre la tête. Même la légendaire Chine, n’a pu rien fait ? Chacun a préféré sauvegardé ses relations diplomatiques ou d’affaires avec le grand ami espion.  C’est cela que je qualifie d’hypocrisie malsaine. Merci à la Russie, d’avoir donné asile à ce vaillant défenseur de la liberté, et justes leçons aux autres qui ont fait profil bas et n’ont pas pu défier les USA pour sauvegarder leur souveraineté.

Jeunes de ma cité, et aujourd’hui, j’entends que les pays européens avec à la tête la locomotive hybride, L’Allemagne et la France, vont envoyer des délégations à Washington  pour demander des explications, parce que Mekel serait sur écoute, validée par Obama depuis dix ans. Jeunes de ma cité, tu sais ce que cela veut dire ? ça veut dire tout simplement  que depuis dix ans, les USA connaissent les couleurs de la lingerie intime de Mekel, Obama connait à quoi ressemble le parfum préféré de Mekel ? C’est bien ça et cela doit favoriser les relations internationales. Jeunes de ma cité, ça veut dire aussi que quand Hollande appelle sa compagne pour diner dans un resto parisien, Obama connait le restaurant, l’heure et le menu qu’ils ont  à partager ensemble !c’est formidable, ça permet aux USA de faire pression sur la France en ce qui concerne certains dossiers internationaux.

Jeunes de ma cité, la méfiance mondiale est si grande que les USA, n’ont plus confiance en eux –mêmes, ce qui les amène à perdre confiance dans les autres. Ils sont si affectés dans leur orgueil, qu’ils ne croient plus en leur technologie de pointe pour assurer leur sécurité, qu’ils voient le danger venu de partout, même de leurs plus proches alliés. Alors ils anticipent, jusqu’à perdre le contrôle, et ne font plus la différence entre, individu et état. Tout est épié, les personnes, les institutions, les moindres conversations, même toi et moi, jeunes anonymes de la cité.

Jeunes de ma cité, voilà où nous en sommes. Tu n’as plus de vie privée au nom de la sécurité des USA. Tout ce que tu fais dans ta chambre, sur ton portable, ou sur internet, est capté et stocké dans un serveur à la NSA. Même cette chronique que tu  es entrain de lire, est sur surveillance, mais ne crains rien, car toi et moi, on en veut à personne ! Sauver Snowden pour sauver la liberté d’expression et la sécurité de nos vies privées. Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine.

Tokpanou !

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Jeunes de ma cité, encore une bonne nouvelle pour toi. Oui, une nouvelle qui te permet de reprendre espoir et courage dans la vie. Dans le plus profond des pétrins dans lequel tu peux te trouver, jeunes de ma cité, sache que la solution est à côté.

Jeunes de ma cité, les Français ont raison d’être fiers, et avec eux, nous tous, défenseurs de la liberté de culte, d’expression et de déplacement. Jeunes de ma cité, il s’est échappé des mains de fer de ses geôliers, extrémistes jusqu’aux dents. Oui Francis Collomp, puisque c’est de lui qu’il s’agit, détenu dans une cache au Nord du Nigéria, depuis onze mois, a profité de l’inattention de ses ravisseurs pour prendre le large. Jeunes de ma cité, c’est pour la première fois qu’un otage s’évade de cette façon, et toi et moi, restons ensemble pour saluer le courage et la détermination de Francis. Chapeau, cher combattant de la liberté.

Jeunes de ma cité, mais quelles leçons tirée de cet événement ? Premièrement, je trouve qu’à côté d’un problème se trouve en même temps sa solution. Donc nous ne devons pas perdre espoir, ni le moral devant les situations les plus dramatiques. Au lieu de nous concentrer sur nos faiblesses, nos difficultés et autres tares, concentrons –nous plutôt sur les solutions qui ne sont pas vraiment loin. Dans le cas de Francis, la solution était en même temps, ce qui fut son obstacle : la porte de sa cellule. Obstacle quand elle est fermée et sous le contrôle de ses geôliers, solution quand les geôliers ont faire montre d’inattention et la porte n’étant plus sous leur contrôle, la clé étant oubliée là-dedans !

Jeunes de ma cité, la deuxième leçon que je tire de cette situation, est que dans la vie, tu es seul face à ton destin. Personne ne viendrait te sortir de ta crise. C’est à toi seul de choisir la solution de sortie de crise la plus adaptée à toi. J’imagine que si Francis n’était pas seul, il lui sera difficile de s’en sortir. IL va falloir s’organiser avec les autres otages, gérer les peurs et les tensions des uns et des autres, trop de paramètres à prendre en compte. Mais comme c’était lui seul, il a prit ses risques tout seul, et il s’en est sorti. Alors jeunes de ma cité, n’attend pas que les autres viennent te sortir de ton trou de cul de sac.

Enfin pour ne pas être trop long, jeunes de ma cité, l’autre leçon, est celle de l’audace et de l’action. La peur te paralyse, la hantise d’échouer devient pour toi, une anesthésie, tu as la porte ouverte, mais tu ne peux pas franchir le seuil pour voir si tu peux faire un pas et un autre puis avancer et courir. Tu as les liens déliés autour de tes pieds, mais la peur t’empêche de croire que tu es un homme libre, et  tu hésites. Non jeunes de ma cité, oses bouger, prends ton courage même avec un seul doigt et prend l’audace d’avancer.

Jeunes de ma cité, sort de là où tu es, tu es créé pour être heureux, et ce bonheur ne dépends que de l’audace d’oser que tu as pour transformer ta situation de désespoir en situation de réussite. Francis Collomp a pu se libérer de la main de ses ravisseurs, alors toi et moi, nous pouvons nous libérer de notre peur et courir vers le succès. Ayons juste l’audace d’oser. COURAGE

A la semaine prochaine.   Tokpanou

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Jeunes de ma cité, ils étaient à L’Elysée, la semaine passée pour discuter de la paix et de la sécurité en Afrique. Ils ont répondu massivement présents à l’appel du Maître, chacun d’eux avec son dossier, son cahier, son cayon, gomme, stylos, règles, rapporteurs et équerres.  « Ils », ce sont les chefs d’Etat Africains appelés par le Patron Hollande, Président de la République Française, ancienne puissance colonisatrice et actuelle puissance militaire néocolonialiste.

Jeunes de ma cité, a-t-on besoin d’aller jusqu’à Paris, pour discuter de comment toi et moi,  allons vivre en sécurité dans notre village de Vakon, ou dans notre ville de Fatick, ou encore à Cotonou ou à Dakar ? Dis moi Jeunes de ma cité, est ce que nos Etats manquent si tant de concepteurs en matière de sécurité pour que nos chefs d’Etat aillent prendre des instructions auprès du Maître, qui n’a pas fini d’assurer la sécurité de ses compatriotes.

 Jeunes de ma cité, je crois que cette conférence de paix et de sécurité, nous offre toutefois l’occasion de nous poser la question de savoir à quoi servent ces milliers de conseillers ou assistants militaires qui foisonnent dans les couloirs des présidences africaines ? Ils sont nombreux, ces Français ou autres occidentaux, affectés aux cabinets militaires de nos pays  et qui sont censés donner conseils à nos décideurs, en  matière de stratégie militaire.  Quels est leur rôle pour que nos Etats, ne disposent pas du minimum pour se défendre  et protéger les populations contre les assauts de quelques groupuscules de rebelles ou  Djiadhistes qui menacent la quiétude de nos pays ? Aucun pays africain, en tout cas dont les présidents ont répondu présent à l’appel du GRAND MAITRE, ne dispose pas d’arsenal militaire conséquent pour assurer l’intégrité territoriale de sa nation. La preuve, nous l’avons vu au Mali, et actuellement le même scenario est en cours en Centrafrique. Le rôle de ces assistants militaires est tout simple : aider nos gouvernants à investir dans des armements dépassés, qui ne répondent plus au contexte international. Ils démarchent pour que nos gouvernants s’investissent dans des munitions dites de deuxième main. A la fin, armements inutiles, inefficaces, chars ne répondant à aucune bataille, avions de guerre introuvable, mais des milliards débloqués, et pas de rafales. Ils aident la métropole à maintenir nos Etats dans une dépendance militaire vis-à-vis d’elle. Mais a-t-on besoin de ces assistants militaires que Sankara qualifiait en son temps « « d’assassins techniques et militaires »? Combien de conseillers militaires africains, y – a- il à l’Elysée, ou à la Maison Blanche ?

Jeunes de ma cité, c’est une tristesse pour cette belle Afrique, qui chaque fois qu’elle  est menacée par une crise sécuritaire, doit supplier la France et la communauté dite internationale, de venir l’aider. Ainsi, la France agit selon ses humeurs du temps et surtout ses intérêts économiques. Il n’y a pas longtemps que Bozizé a quémandé à genou, le soutien de son ’’GRAND COUSIN ‘’ Sarkozy pour le protéger des assauts des rebelles  CELECA qui menaçaient son pouvoir. Le grand cousin, n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer à son ‘’PETIT COUSIN’’, que la France n’a pas vocation d’être le gendarme de l’Afrique. Mais entre temps, le vent du PRESIDENT NORMAL, l’a fait parti de l’Elysée et tout est devenu normal, de telle sorte que cette  même armée française est déployée de nos jours en Centrafrique, pour protéger les civils dit-on. Mais personne ne nous dit combien de diamants centrafricains vont transiter dans des valises vers le GRAND PROTECTEUR.

Jeunes de ma cité, a-t-on vraiment besoin de se retrouver autour du GRAND MAITRE pour prendre des instructions pour ta sécurité et ma sécurité ? Je crois qu’avant le contact avec ces « civilisateurs » qui au lieu de la civilisation qu’ils défendaient, ont apporté désolation et tristesse sur nos terres, nos aïeux réglaient leur problème de conflit sous l’arbre à palabre. Retournons à ces valeurs qui faisaient de la vieille Afrique, une Afrique de paix et de cohésion. Jeunes de ma cité, dis-moi qui active les guerres en Afrique ? C’est encore ceux –là qui veulent nous aider à avoir la paix et la sécurité. Les armes viennent d’où ? bien sûr, qu’elles viennent de leurs usines.  Jeunes de ma cité, L’Afrique ne fabrique pas encore des armes  de guerres à grand échelle. Alors, on fabrique des armes et on s’étonne de voir ces armes utilisées pour la tache pour laquelle elles sont conçues. Qui veut tromper qui ?

Jeunes de ma cité, les armes sont acheminées en Afrique, comment ? Par des moyens de transport venant de l’Occident. Pourquoi ceux qui veulent la paix et la sécurité sur le continent, ne prennent-ils pas des résolutions pour fermer les usines de fabrications des armes ? S’il n’y a pas d’usines pour fabriquer les armes, y aura pas d’armes et y aura pas de guerres ? Faut-il faire la Sorbonne avant de connaître cela ? Non, Jeunes de ma cité, les intérêts sont ailleurs. Après la Libye, ce fut le Mali, et après la Centrafrique, je me demande à qui le prochain tour ?

Jeunes de ma cité, l’Afrique va connaître la paix et la sécurité, quand ceux qui tirent les ficelles de l’exploitation de nos ressources vont lâcher les ficelles. A part la France qui a des intérêts dans ces pays où ils mettent le feu, quelles autres puissances s’agitent pour éteindre le feu. On met le feu à nos pays, on pille nos richesses, et après on vient jouer aux sapeurs pompiers. Arrêtez maintenant.

Jeunes de ma cité, l’Afrique connaîtra la paix et la sécurité, quand nous mêmes africains, allons prendre conscience de notre force à nous développer à partir de nos ressources, quand ces ressources seraient bien redistribuées et ne serviraient pas au seul clan du Président - fondateur, Père de la nation. Donnons au pauvre ce dont il a besoin pour se vêtir, se nourrir, s’habiller décemment,  se soigner, envoyer son enfant à l’école.

Jeunes de ma cité, aucune conférence de paix et de sécurité, n’amènera de quiétude sur le continent. Heureusement qu’il y a eu les Présidents Algérien et Sud africain pour rappeler au GRAND MAITRE que les temps sont révolus et le centre de la Terre n’est plus la GRANDE FRANCE qui vacille sous les chocs de génération, de chômage et de crises sociales. Alors, Chers Présidents, rangez donc vos stylos, crayons, gommes, chemise dossiers et autres cartables, pour penser au développement de l’Afrique sans tripatouiller la constitution pour vous éterniser au pouvoir !

Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine.

Tkp.

 

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! Jeunes de ma cité, oui, l’information fait le tour mondial. En Turquie, ils ont démantelé un vaste réseau de corrompus et de corrupteurs qui s’illustraient dans l’appareil d’Etat allant du domaine de l’urbanisme, de la construction, en passant par les grands travaux de routes pour finir dans le gaz et le pétrole. Jeunes de ma cité, dans ce pays appelé Turquie, beaucoup de hauts responsables sont écoutés, allant des maires aux ministres et déjà je peux te dire que le fils du ministre de l’intérieur est sous les verrous avec son ami ; le fils du ministre de l’économie, le troisième enfant du ministre de l’urbanisme est pour le moment relâché. Mais jeunes de ma cité, est ce qu’il est bon de se réjouir de la mise sous mandat de dépôt de quelqu’un ? Non ce n’est pas de cela il s’agit. Il s’agit plutôt de voir ce que les autres font et de l’adapter à ce qui se passe chez nous. Dans ton pays, mon pays et notre pays, nous avons vu depuis longtemps, des commissions chargées de lutter contre la corruption. Allons voir un peu de quoi il s’agit. En son temps, Hercule ou si tu veux le Président- maçon, encore à la primature, nous parlait de « RENDRE GORGE ». Les pilleurs de l’économie nationale devaient vomir ce qu’ils ont avalé. Mais au lieu de vomir, qu’est ce qu’ils ont fait. Ils se bien installés pour se gaver et remplir leur panse ; les gorges se sont déployées davantage. Hélas, le slogan « RENDRE GORGE » est parti avec son inventeur. Ensuite, jeunes de ma cité, le Président- Général- Pasteur de son Etat est revenu avec sa commission CICACICA. Tu as oublié cette commission pour laquelle on a construit un grand bâtiment à la capitale. Mais la pauvre présidente s’est toujours plainte de n’avoir pas les moyens juridiques pour interpeller quelqu’un. Donc son rôle était juste de rester là comme un policier qui à chaque fois qu’un voleur passe, contrôle le coffre de son véhicule, constate l’objet volé, affiche un charmant sourire au voleur, lui fait un respectueux salut et lui dit : « vous pouvez rouler, vérification terminée, au suivant voleur ». Ainsi pendant dix ans des affaires allant du port aux différents ministères sont restées classées et oubliées, toi et moi, nous avons vus les bénéficiaires circuler devant nous imperturbables, narguant l’honnête citoyen avec ces grandes bagnoles scintillant au soleil et illuminées par la lune. Le général demandait en son temps, qui a perdu son argent ? Personne en tout cas ! Jeunes de ma cité, il faut aussi que je te rappelle NOTRE MARCHE VERTE, contre la corruption. Cela ne date pas de longtemps, où le boss même a marché contre la corruption. Je revois encore ces charmantes dames, enlever leur ballerine et haut talon, pour rattraper le boss, qui transpirait dans ses chaussures. Comme s’il suffisait de marcher dans les rues pour que les dessous cessent d’être engraissés. Mais qu’est ce que la marche verte à permis d’arrêter. Je ne saurais le dire il faut qu’on nous fasse le bilan. Mais ce que je sais, et que tu sais aussi, c’est qu’on a connu l’Affaires ICC, Affaires CEN-SAD, Affaires machines agricoles, Affaires Construction du siège de l’Assemblée nationale et beaucoup d’autres encore ! Jeunes de ma cité, ces affaires sont sûrement pendantes devant les tribunaux, donc on n’en parle pas trop. Mais ce que toi et moi savons, c’est qu’en son temps, le plus puissant ministre de la HAUTE AUTORITE a perdu son poste. Ne creusons pas trop cela, c’est une affaire entre copains. Ce que nous savons aussi, c’est qu’il y a encore certains promoteurs en prison, d’autres meurent, mais ce que nous savons le plus toi et moi, c’est que la grande masse de la population qui a placé son argent dans ces institutions attend d’être payée. Certains meurent d’AVC après des crises de tensions, d’autres croupissent sous des dettes. Mais ils en sont aussi responsables, responsables de leur cupidité, de leur ignorance et de leur avidité. Jeunes de ma cité, il y a autre chose qui blesse ta fierté nationale. Le siège de l’Assemblée nationale. Ma fierté est entamée, par ces milliards investis dans la boue des rives du fleuve Ouémé sans que rien ne soit achevé. Dans quel pays sommes-nous ? Oui nous sommes dans mon pays et dans ton pays. On parle du siège de l’assemblée Nationale, donc la MAISON DE NOUS TOUS, on a débloqué des milliards et le chantier est devenu UN GROS ELEPHANT BLANC qui pleure son abandon et affiche un regard lamentable à tous ceux qui osent visiter la ville capitale. Tous les matins le Professeur détourne son regard pour ne pas voir une énième fois cette grande bâtisse lui demander des comptes. Quand le boss vient à la capitale par son hélicoptère, il faut que le pilote négocie avec cette grande construction pour ne pas se cogner contre. Et personne ne dis rien. Jeunes de ma cité, est ce qu’on a besoin de loi pour dire que quelqu’un a volé ? Si tu prends quelque chose qui ne t’appartient pas, c’est du vol. Mais pourquoi attends-t-on de voter une loi spéciale pour trouver des voleurs ? Et ce que tu ne sais pas, c’est que ceux qui veulent voter cette loi pour attraper le voleur, son de la famille que le voleur. Voici le schéma : Un voleur va initier une loi, la voter, et l’envoyer à la grande cour des voleurs pour la promulgation. Alors dis moi, si on verrait jamais cette loi. Comme toi et moi, les voleurs se soutiennent et se protègent. Jeunes de ma cité, pour le moment, nous avons des rats comme députés, des serpents comme députés, des margouillats comme députés car pour l’instant c’est eux qui occupent le nouveau siège de l’Assemblée Nationale à la capitale. Jeunes de ma cité et avant que les voleurs, ne votent la loi pour se voient enfermés, continuons de bouffer, de tricher, de voler à la queue leu-leu. Je sais qu’un jour, des gens iront répondre de leurs actes, car ça ne restera pas ainsi toujours, une génération de fous viendrait. Jeunes de ma cité, laissons –les voler, corrompre, mais demandant leur juste quel héritage pour les générations futures ? Un héritage de misère, de dette. Elles viendront pleurer sur nos tombes, pas pour regretter notre absence mais pour nous dire que la dette est trop lourde et que les enfants n’ont rien à manger à la maison. Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine. Tkp.

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Jeune de ma cité, tu n’as sûrement pas entendu parler de ce mort, de celui-là qui nous a quitté quelques semaines après le célèbre papy Mandela. Je ne t’en veux même pas de ne pas avoir entendu parler de lui, car la nature s’est débarrassée d’une ignominie. Oui, il y a des nouvelles qui ne méritent pas qu’on y consacre du temps comme cette mort. Qu’est ce que la mort d’un bourreau peut nous faire ?  Si tu te réjouis de massacrer des populations sans défense, si tu ne crains pas Dieu en faisant tirer des chars sur des enfants innocents, tu comprends que ta mort n’aura pas la valeur de celle d’une mouche !

Jeune de ma cité et c’est ce qui lui arriva. Regarde comment l’humanité entière a pleuré la mort de Mandela. Mais lui à peine les radios en ont parlé. Je te fais vivre un suspens en ne te donnant pas le nom de celui dont il s’agit. Jeune de ma cité, ne te fâche pas c’est parce qu’il ne mérite pas que je le cite dans cette « minable chronique ». Néanmoins excuses mois que je te dise, que je parle de Ariel Sharon. Tu vois de qui il s’agit ? Un colosse aux mains de fer et au cœur d’acier qui a fait vivre au peuple palestinien le martyr depuis près de quarante ans aujourd’hui. On dirait qu’il est né pour semer la violence et la terreur autour de lui. Et bien sûr il l’a fait sans état d’âme et sans cœur.

Jeune de ma cité, sous ses ordres en tant que chef d’Etat major de son pays, des populations de réfugiés palestiniens sont massacrées, à cause de quoi ? Réclamer le droit à disposer d’une terre pour leur nation, réclamer une identité patriotique pour leurs enfants et les générations futures ? Jeune de ma cité, nous n’allons pas tourner le couteau dans la plaie, en rappelant toute la méchanceté de cet homme qui pensait servir la cause de sa nation, mais ne servait pas celle de l’humanité. Une nation est –elle supérieure à toute l’humanité ? Fut-elle la nation choisie de Dieu, le Clément et le Miséricordieux ?

Jeunes de ma cité, les constats que j’ai faits à l’annonce de cette mort, sont nombreux, mais je vais énoncer juste quelques uns pour que toi et moi, nous nous édifions :

-          D’abord j’ai constaté que ce puissant d’Israël, a fait huit ans de coma : c’est le record jusqu’à présent d’un homme politique, plongé entre la vie et la mort. On dit chez moi que tout se paie ici bas. Il a dû payer ses forfaits avant que son âme n’échappe de son corps. C’est une leçon divine.

-          Aussi à l’annonce de sa mort, ce que les journalistes appellent «  REACTION DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE », n’a pas suivi. Personne ne s’est réellement manifestée, même l’ami de tous les temps : USA. Juste un communiqué de la Maison Blanche pour saluer « l’illustre défunt » ; à part cela silence radio. Il est mort dans une indifférence totale .Mais faisons une comparaison rapide avec le cas de Nelson Mandela. Jeune de ma cité je te laisse toi-même faire la comparaison.

-          Maintenant pour le grand jour de l’enterrement. Aucune délégation étrangère digne de ce nom. Disons tout court personne. Pour un premier ministre aussi puissant comme il était, matant à son bon vouloir le peuple palestinien, emprisonnant à sa guise tout ce qui vole sous son nez, personne ne s’est bousculée pour lui rendre un dernier hommage. C’est la preuve qu’il a vécu inutilement pour l’humanité. Il n’a laissé aucun héritage que nous pouvons exhiber si ce n’est les prisonniers palestiniens, les colonies dans les territoires palestiniens et le mur de la honte qui se construit en Cisjordanie. C’est regrettable de vivre comme cela et de mourir comme un rien.

Jeune de ma cité, est ce qu’il y a trop de leçons à tirer d’une vie pareille ? Oui on peut trouver, et je me permets de dire que dans cette vie, vivons utile, travaillons pour faire grandir l’humanité. Ne vivons pas pour nous seuls, nos seuls intérêts égoïstes, car après nous, le monde va continuer.
Jeune de ma cité, laissons un bon héritage à nos enfants, le monde sera ainsi fier de nous et regretterait notre départ.

Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine

Tkp !

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 Jeune de ma cité, partout on crie que le pays va mal ! On dit que la situation est morose ! Jeune de ma cité, tous les travailleurs sont en grève, on ferme portes et fenêtres des services et on ouvre baraque sur les routes, à la bourse du travail et on se remplit la panse dans les réunions qui n’en finissent jamais et qui n’apportent aucune réponse à la cité. Les dirigeants se retrouvent dans leur bureau climatisé, boivent champagne, whisky et coca cola pour se rafraîchir la gorge quand le pauvre malade court à la recherche du médecin ou de l’infirmier pour le soigner. Oui Jeune de ma cité, ils boivent du champagne et prennent du caviar quand les élèves désertent les classes, refusent les devoirs, naturellement parce que les professeurs n’étaient point là pour donner les cours. Alors, sur quoi veut-on évaluer les élèves ? Jeune de ma cité, ils ont fait un complot sur ma tête, sur ta tête et notre tête. Oui, je sais que tu te pose s la question de savoir, « ILS » là, c’est qui ? Oui jeune de ma cité, « ILS » ce sont nos dirigeants qui sont au pouvoir, avec en tête « Microcrédit », « ILS », ce sont aussi ceux qui se disent opposants et qui crient à tue tête que le pays va mal, qu’ILS soient du côté de l’Unité, ou de Hagbè, ou encore de Maçon. « ILS » c’est encore les syndicats qui refusent de travailler, ces syndicats faussaires, qui savent se balancer rapidement du côté où ça sonne cher et fort. Jeune de ma cité, « ILS » c’est encore toute cette panoplie d’ONG, formant la société hétéroclite dite CIVILE, se laissant pousser par le vent du ventre : LA GASTROPOLITIQUE, voguant suivant les intérêts du temps et de l’heure. Jeune de ma cité, « ILS » c’est encore nos conseillers villageois, communaux et nos maires qui nous dirigent actuellement qui ont accepté une prolongation illégale de leur mandat, sans obliger l’autorité à respecter les lois sur lesquelles ils sont élus. Jeune de ma cité c’est un précédent très grave pour la démocratie, disons donc pour toi et moi, pour la cité tout court. Jeune de ma cité, ne soit pas surpris qu’en 2015, qu’il ait prolongation du mandat des députés, naturellement, c’est eux-mêmes qui vont voter la loi, et qu’en 2016, on prolonge encore le mandat de « Microcrédit » car tous les élus seraient donc en prolongation, pourquoi pas le boss lui-même ? « ILS » c’est encore nos députés au palais des gouverneurs avec le professeur en tête, qui votent des lois selon que les valises circulent dans un sens comme dans un autre. Jeune de ma cité, tu sais aussi que « ILS » c’est encore et toujours toi et moi, qui refusons de nous affirmer, de faire entendre nos voix, ou si nous devons le faire, nous le faisons contre un poste, un billet, un tee shirt ou autre gadget. Jeune de ma cité, combien sont-ils ces jeunes à prendre les fonds du FNPEJ et à disparaître avec ou à les placer dans ICC au lieu de prendre la voie de la Vallée et de s’investir dans l’agro-alimentaire ? Jeûnent de ma cité, « ILS » c’est encore nos femmes, nos mères, nos sœurs, habilement emballées dans le programme de Microcrédit au plus pauvres. Jeunes de ma cité, toi-même tu sais que la bouche qui mange, ne parle pas. Nous avons donc tous eu la bouche fermée, car nous mangeons tous, ils mangent, ils bouffent, personne n’a sa bouche vide pour crier : la bouche qui mange ne parle pas. Jeune de ma cité, en 2006 qu’il te souvienne que quand l’Ouragan du Changement soufflait sur la cité, et que Hagbè s’accrochait farouchement au roseau de l’espoir, disant que c’est maintenant son tour de faire comme WADE, l’éternel opposant sénégalais et de rentrer à la Marina, oui Jeune de ma cité qu’il te souvienne que tous opposants ou rebelles d’aujourd’hui s’étaient retrouvés dans WLOGUEDE pour faire parvenir le « Changementiste » à la Marina. Jeune de ma cité, je ne sais pas si tu te souviens, on a entendu que des milliards ont circulé. Alors si on s’entend sur des clauses pour que vous me soutenez, je règle mon compte, je suis élu, alors je peux vous chasser parce que je ne vous dois plus rien. Alors, « Microcrédit » les a chassé et « ILS » sont mécontents ! Pourquoi ? Ont-ils finit de bouffer les milliards ? Jeune de ma cité, il a piège sur ta tête, ma tête, notre tête. Jeune de ma cité, « Microcrédit » est venu et à « talonner » tout, du port en passant par le coton, au finish c’est des irradiations qui sont venues du côté de Paris, et des radiations ont lieu à Cotonou, sans oublier des promotions dans le corps des « sifflets bleus » : Jeune de ma cité, y a piège sur ta tête, ma tête et notre tête. Jeune de ma cité, tu vois donc que si le pays va mal aujourd’hui, tout le monde est dedans ! Mais heureusement à l’opposé du grand Olympe Belly Quenum, ce piège a de fin. La fin c’est encore nous tous, c’est toi, c’est moi, c’est la cité entière. Que chacun soit honnête avec chacun, et que personne ne mange point ce qui ne lui appartient pas. Jeune de ma cité pour finir, moi je propose une assise, qu’on lui donne le nom qu’on veut, mais au cours de cette assise, nous allons définir un plan de développement national pour les cinquante ans à venir. Tous ceux qui voudront être élus ; président ou dirigeant ; devront désormais s’inspirer et s’orienter selon ce cadre de développement. IL ne s’agirait plus pour personne de venir avec un plan de société de cinq ans, se remplir la poche et disparaître. Jeune de ma cité, mais en attendant, reprenant le dialogue social, reprenons service, reprenons les classes et que vive la cité. A la semaine prochaine : Tkp

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Jeune de ma cité, est-il encore besoin que je te rappelle que la vie est un cycle ? Toi et moi, savons que la vie est un cycle ! Nous naissons, nous mourrons : c’est un cycle. Nous sortons, nous revenons : c’est encore un cycle ! Tout ce qui a un début, a une fin : c’est encore un autre cycle. Jeune de ma cité, tu prends le pouvoir un jour, tu le laisses un autre jour : encore et toujours, un cycle !

Jeune de ma cité, mais qu’est ce qui se passe pour que l’homme s’oppose à ce cycle naturel ? Peut-on refuser de mourir après avoir connu la naissance ? Mon célèbre chanteur adoré Yédénou ADJAHOUI, ne disait-il pas dans une de ses nombreuses chansons : « Tout œil qui a vu le soleil, connaîtra l’abîme » ? De la sorte tout début a une fin, pourquoi refuser de passer le pouvoir quand on en arrive à la fin de son cycle ?

Jeune de ma cité, et tu sais que ce qui se passe maintenant et tout le monde prêt au boss, l’intention de s’accrocher au pouvoir, n’est pas nouveau ! En effet rien ne soit, qui ne fut et ne sera ! La encore, jeune de ma cité, c’est encore et toujours un cycle. Chaque cinq ans, il y l’effervescence de la nouvelle prise de pouvoir, les nouveaux dignitaires se congratulent, les maisons se remplissent d’amis, anciens camarades de bancs, les belles familles sont présentes au grand complet, ceux qui ont coupé le pont depuis le CI du primaire, se rappellent  pour se faire inviter au partage du gâteau : c’est le début du cycle. Jeune de ma cité, mais regarde cinq ans plus tard, les amis se retirent, entre temps certains se sont fâchés contre le « patron », on crée de nouveaux horizons, on s’en va comme on était venu, la fin du cycle commence alors à s’annoncer. Et c’est là justement que le boss refuse de partir. On cherche à modifier la loi fondamentale, on ne donne pas les moyens pour corriger la LEPI, moyen par lequel on a battu K.O. Pourquoi le réviser maintenant s’i était « PURE » il y a trois ans ?

Jeune de ma cité, à chaque fin de règne, il y a toujours des tumultes. Revisitons un peu notre histoire politique, toi et moi, juste à partir de 1989. Aux heures chaudes des contestations, Kaméléon s’accrochait au pouvoir. Le dernier cercle des amis fidèles, résistait aux assauts du peuple affamé, et indigné par l’arrogance de la classe dirigeante de l’époque. Mais le Général, ne voulait rien entende, son pouvoir et rien que son pouvoir. Même la Conférence Nationale, n’était pas sûre. IL a fallu feu Monseigneur de Souza et l’armistice  accordée au Général pour qu’il accepte se hisser dans ses filaos et retrouver la bible, pour que le pays ait la paix. Fini, le Général révolutionnaire, allons en 1996, avec Hercule, chef maçon, qui perdit malheureusement les élections qui devaient ramener le Général démocrate au pouvoir. Là Hercule aussi s’accrochait au pouvoir. Ils ont crié à la conspiration internationale contre son pouvoir. Ils ont crié aussi au tripatouillage. En ce temps à chaque passage de Hercule ou de ses lieutenants à la télé, j’avais mon dictionnaire à côté, tellement de nouveaux mots sortaient de leur bouche, qu’on y comprenait pas grande chose sans ouvrir le grand livre des explications. Mais là encore, malgré que Hercule et Madame chapeau aient vociféré, le peuple a mit fin à leur pouvoir. Ce fut la fin d’un cycle.

Jeune de ma cité, tout près de nous, encore, en 2005, nous avons vu ce qui s’est passé, quand  le Général- Pasteur- démocrate, vouloir s’accrocher encore au pouvoir. Modifier la constitution fut sa nouvelle trouvaille. Mais toute la société qu’elle soit civile ou non, des demoiselles et des dames, des messieurs et des jeunes, se sont levés pour demander de ne pas toucher à la constitution et tranquillement, le Général a rejoint une nouvelle fois encore et pour toujours ses filaos. Ce fut encore la fin d’un nouveau cycle.

Jeune de ma cité, aujourd’hui encore, le même scénario se répète. « Microcrédit » n’a pas fini de s’occuper de toutes les belles femmes pauvres du pays. Il veut continuer encore son programme d’octroi de prêt au plus pauvre, malgré que le cycle de son règne, arrive à expiration ! Pourquoi ?  La vie est un cycle ! Au début de chaque cycle, Jeune de ma cité, tu dois t’attendre à la fin du cycle, que tu ait terminé ta bouffonnerie ou pas ! Autant que l’homme qui naît, ne peut refuser de connaître la fin de son cycle de vie, qui est la mort, autant celui qui prend le pouvoir un jour, ne peut refuser de le laisser un autre  jour : c’est un cycle.

Jeune de ma cité, tellement la vie est un cycle que quand tu refuses de laisser quelque chose, sur cette terre, y a des mécanismes naturels qui régulent le cycle de la vie, et personne n’y échappe. Ne dit-on pas que si tu ne quittes pas les choses avant, ce sont les choses qui te quittent ? On a vu CEUX qui se disaient  grands de ce monde. Où sont-ils aujourd’hui, après être accrochés au pouvoir ? Les gens comme Houphouët, Bongo, Eyadema, Mobutu, Sékou. Où sont-ils aujourd’hui ? Certains malgré toute la richesse amassée, sont morts dans des situations non élucidées, d’autres n’ont même pas connu de sépulture dans leur pays, certains ne seraient même pas rapatriés dans leur « cher et beau pays ». Alors que sur la même terre, nous avons également de bons exemples comme le légendaire Mandela,  Obassadjo, Senghor, Diouf, et d’autres encore qui ont su la vie et toute chose sur la terre est un cycle, un début et une fin.

Jeune de ma cité, quoique tu sois, où qui que tu sois, responsable, subalterne,  sache que la vie est un cycle, et sache quitter les choses avant qu’elles ne quittent. Jeune de ma cité, à n’importe quel poste, tu es, balayeur de la rue, planton, agent de santé, médecin, enseignants, syndicalistes, anonymes, conseiller communal, maire, député, ministre, président, rentre dans l’histoire par la grande porte, faire graver ton nom en lettre d’or sur la stèle de l’Histoire comme celui qui a combattu pour la justice, la paix et l’égalité, dans cette vie, qui n’est qu’un éternel recommencement, un cycle, où tout ce qui a un début à une fin. Sauf Dieu est ETERNEL.

A la semaine prochaine !

Tkp !

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Jeune de ma cité, le fait n’est pas nouveau, mais personne n’y pense, surtout parmi la classe la plus concernée, celle de nos dirigeants et autres décideurs de la vie de nos nations africaines. Oui, jeune de ma cité, ils sont les plus concernées parce que c’est eux qui prennent les décisions de développement et c’est encore eux les premiers bénéficiaires de cette pourriture de situation. Jeunes de ma cité, tu sais que c’est seulement sous nos cieux en Afrique que quand un dirigeant tousse, il prend avion, quand il a mal à la tête, il prend avion, direction Val de Grâce, Hôpital d’ Oxford ou encore Hôpital militaire de Tel Aviv en Israél. Jeune de ma cité, je ne vais pas remonter très loin pour te donner des exemples en parlant de Mobutu qui a traîné pendant des années son cancer de prostate en Europe, je ne vais te parler aussi de Houphouët qui avait connu le même sort, ni de Eyadema. Je vais juste te parler des cas récents pour attirer ton attention sur le désastre africain qui n’est pas prêt de s’arrêter. Jeune de ma cité, il n’y a pas longtemps l’information a circulé que le président ADO est mort. Ses opposants en ont fait leurs choux gras. Mais il n’était pas mort, il était allé juste à côté faire regarder sa jambe qui lui faisait mal, par les spécialistes français de renom. On nous a parlé de sciatique. Jeune de ma cité, je ne suis pas contre ADO qui fait sa sciatique, c’est même normal à son âge. Mais ma question est de savoir, y a-t-il pas un spécialiste de sciatique dans ce grand pays africain, qu’est la Côte d’Ivoire ? Mais aussi depuis le vieux Eléphant pour lequel ADO fut l’éminent premier ministre, qu’est ce qu’ils ont pu faire pour doter la C.I d’hôpitaux dignes de nom pouvant traiter la sciatique ? Qu’est ce qu’ils ont pu faire pour former des médecins, infirmiers en diverses spécialités pour soulager la pauvre population de leur pays ? Jeune de ma cité tu comprends qu’ils n’ont rien fait, sinon, ce n’est pas une sciatique qui va conduire notre cher président, au frais, et ceci bien sûr aux frais de la princesse ivoirienne. Là bas à Paris, les éminents spécialistes n’ont pas prescrire autres choses, que notre ibuprofène et paracétamol, ce qu’on pouvait bien sûr prescrire au coin de rue à abobo ou adjamè. Jeune de ma cité, un autre exemple est celui de notre Général- Pasteur. J’ai appris dans les informations qu’il a senti un malaise et comme ses pairs, il a prit la direction de Paris. Je n’ai rien contre le Général et je lui souhaite d’ailleurs prompte guérison. Mais dis moi jeune de ma cité, durant les 27 ans que le général a fait au pouvoir, passant de militaire-révolutionnaire au démocrate puis au pasteur, combien de briques a-t-il compléter au CNHU, que le Président Hubert Manga a pu construire ? Et pourtant le CNHU est au nez de la présidence, là où le général a fait ses années de règne. Dis moi jeune de ma cité, combien de nouvelles spécialités de pointe sont crées chez toi et chez moi. Le général aurait pu penser à ses vieux jours et créer de nombreux centres hospitaliers avec des matériels techniques de pointe et des spécialistes bien formés ; mais Jeunes de ma cité, hélas ! Les agents de santé sont mal payés, les locaux sont vétustes, les matériels sont rouillés et les malades qui ne peuvent pas prendre l’avion, c'est-à-dire toi et moi, sont laissés à l’abandon. Jeunes de ma cité, je vais finir mes illustrations par l’algérien, qui à 76 ans, après avoir fait son AVC, disons simplement une crise, et un séjour toujours à paris, se positionne encore pour un quatrième mandat présidentiel. Il n’est plus capable de signer sa déclaration et de lire à haute voix, ce qu’il a écrit, mais il s’accroche au pouvoir. Durant ses 20 ans au pouvoir, s’il n’a pas pu faire confiance aux médecins algériens, pour sa santé, il y a problème. Pour traiter son AVC, il faut aller à Paris. Tu vois, jeune de ma cité, nos chefs d’Etat et autres dirigeants africains devaient avoir honte. Ils devaient avoir honte de ne pas se préoccuper de la santé de leur peuple, ils devaient avoir honte du fait qu’il n’y ait pas d’hôpitaux dans leurs différents pays pour leur calmer un mal de tête ou une diarrhée. Ils devaient avoir honte du regard que portent sur eux ces soi - disant éminents spécialistes occidentaux. Jeunes de ma cité, nos dirigeants doivent réfléchir et trouver des solutions aux problèmes de santé en Afrique, au lieu qu’à chaque fois de choisir la voie de la facilité : prendre avion et partir se mettre au frais. Ils peuvent par exemple au sein de la CEDEAO ; créer des pôles hospitaliers dans chaque pays : Le Bénin peut avoir un grand hôpital régional de Neurologie, le Sénégal, un grand hôpital régional de cancérologie, la Côte d’Ivoire peut avoir le Meilleur centre de prise en charge du diabète. Ainsi, avec les milliards détournés et les frais d’évacuation sanitaire, on peut régler le problème de santé à tous les niveaux et au sein de toute la population. Jeune de ma cité, sais-tu que j’ai déjà vu des malades mourir faute d’un flacon de sérum, sais - tu que j’ai déjà vu des malades mourir de douleur parce que l’hôpital n’avait pas un produi qui calme la douleur ? Jeune de ma cité, si tu peux faire un tour, fais le au CHNU, ou dans le dispensaire de ton village pour voir ce que j’appelle la misère de la population. En ce moment pour une toux d’irritation, le président prend avion. C’est ça l’Afrique de l’inconscience au sommet de nos Etats Jeune de ma cité, mais sais-tu aussi qu’il y a une chose qui me réjouit ? Même si on évacue le président, on ne pourra jamais évacuer toute sa famille, et aussi, quand une crise cardiaque arrive, il n’attend pas l’avion pour une évacuation sanitaire, c’est auto-auto, comme on le dit au quartier ! Jeune de ma cité, à la semaine prochaine ! Tkp

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Jeune de ma cité, la nouvelle est tombée cette semaine : le gouvernement ivoirien a enfin décidé de mettre Charles Blé Goudé, à la disposition de la justice internationale incarnée par la CPI. Oui, jeune de ma cité, le tout furieux et fumant Général de la rue, sera transféré à côté de son mentor le président Laurent Gbagbo à la Haye. Jeune de ma cité, tu ne connais peut être pas Charles Blé Goudé ! Je ne t’en veux pas, parce que parfois, il y a des personnalités qu’il bien de ne pas connaître. Sûrement que Charles Blé Goudé, fais partie de ceux-là dans ton réseau. Mais pour que nous soyons tous au même niveau de connaissance, laisse-moi te dire que Charles Blé Goudé, fut ce responsable de la Fédération des Etudiants de la Côte d’ Ivoire qui pendant des années à tenir en respect ses collègues, ses professeurs et autres autorités ivoiriennes. Jeune de ma cité, ne va pas voir chez lui un étudiant super intelligent qui faisait des découvertes au laboratoire universitaire ! Non, loin des laboratoires et de ses classeurs, il se faisait illustré dans la brutalité et la violence sur le campus. Sa fédération faisait la terreur. Est-ce qu’il a pu finir ses études ? Je ne saurais te le dire. Est-ce qu’il a pu sortir de l’université avec un parchemin, vraiment ne me le demande pas. Jeune de ma cité, tout ce que je peux te dire, c’est qu’avec l’avènement de Gbagbo au pouvoir en Côte d’Ivoire, nous allons retrouver notre étudiant de carrière, dans l’arène du pouvoir, au plus haut sommet des jeunes, il était le roi des fous du roi. Le premier des fous du roi, qu’il va faire appeler : « Les jeunes patriotes ». Tellement il était loyal au roi, qu’à lui seul, il peut mobiliser des milliers de jeunes ivoiriens pour la cause du roi. Il s’est illustré durant la crise post électorale que son pays a connue. Il a organisé des résistances face à l’armée de l’envahisseur français, il a pu limoger des chefs d’entreprises ivoiriennes, faire chasser du pays, tous ceux qui n’étaient point ivoiriens de vraies souches. Avec un claquement de doigts, Charles Blé Goudé, faisait envahir les rues de la Côte d’Ivoire pour s’attaquer aux ennemis de son pays et à ceux qui veulent récupérer le pouvoir de son chef. Jeune de ma cité, il a organisé et animé la violence dans son pays, je revois encore les images de ses nombreuses mobilisations populaires. En un moment, il était devenu, l’idole et l’exemple de toute une jeunesse. Il fut même ministre dans le dernier gouvernement du président Gbagbo. Jeune de ma cité, tu vois un peu la personnalité de celui qu’on appelait « Général de la rue » ? Jeune de ma cité, mais tout le monde a vu comment la fête s’est terminée. Nous avons tous vu comment le président Gbagbo fut arrêté, alors ce fut la grande débandade. Notre général de la rue, a vite fait de trouver refuge tantôt au Ghana, tantôt au Bénin ; Il détenait même une carte d’identité nationale béninoise qui le faisait citoyen du Bénin, né à Tokpota, une banlieue de la capitale. Mais ce n’est pas cela le plus important. Le plus important est que l’heure de rendre des comptes a sonné. Je ne suis pas forcément pour les méthodes de la C.P.I, mais je pense qu’il faut rendre compte de ses actes. Que ce soit la justice ivoirienne, ou celle dite internationale, il faut justifier ces actes. Et c’est le cas actuel pour notre jeune leader des années ‘’ Gbagbo’’. Jeune de ma cité, et c’est justement là que toi et moi sommes interpellés. Jeune leader, quel doit être notre rôle dans la cité ? Comment conduire nos autres frères, les amener à suivre les actions d’un homme charistimatique, sans tomber dans les travers sociaux. Est-ce que c’est parce que mon protecteur est président de la République, que je dois me dire que tout m’est permis ? La réponse est non ! Jeune de ma cité, est ce que c’est parce que je bénéficie des grâces présidentielles que je dois cracher sur mes autres compatriotes qui ne sont pas dans ce manteau de protégé du boss ? Encore une fois, non ! Jeune de ma cité, souvenons-tous, que le pouvoir est temporaire et surtout éphémère. Un jour tu prends le pouvoir avec tous les honneurs, mais encore un jour, tous les attributs du pouvoir t’abandonnent et tu reviens sur la place du village comme nous tous, qui sommes restés là à jouer notre jeu de « adji » quand toi, tu jouais au plus fin des fous de roi au palais. Jeune de ma cité, si tu reviens nous voir, sur la place du village, c’est encore mieux pour toi, que d’être déporté pour le restant de ta vie, vers les cellules de la C.P.I. Jeune de ma cité, à quoi bon, avoir un passé glorieux comme Charles Blé Goudé, pour terminer ses jours entre les quatre murs d’une prison ? Jeune de ma cité, mais sais tu que ceci n’est que le début du commencement, parce que la justice ne sera pas celle des vainqueurs, car si Charles Blé Goudé doit répondre de ses actes, y a en a qui seront inquiétés. Ce n’est qu’une question de temps, car Charles Blé Goudé a son correspondant du côté du pouvoir actuel. La roue ne cessera pas donc de tourner. Jeune de ma cité, à la semaine prochaine. Tkp.

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Jeune de ma cité, la situation est vieille de plusieurs décennies, mais devient de plus en plus d’actualité avec la lutte acharnée ouverte par le gouvernement de mon pays, contre la vente illicite de ‘l’essence frelatée, ou de contrebande appelée couramment  essence kpayô.

Jeune de ma cité, est-il encore important que je te rappelle que tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête de ton pays, de mon pays, de notre pays, ont établi tous des programmes de lutte contre cette activité commerciale, ils l’ont réprimé souvent dans la violence et surtout avec des pertes en vie humaine. L’objectif de ma chronique n’est pas d’étaler tous les moyens utilisés pour arriver à mettre fin à cette vente. Mais le constat est resté depuis 30 ans, le même : échec de toutes les tentatives !

Jeune de ma cité, mais devant tant de salive, tant de moyens mobilisés pour arriver à décourager les acteurs de plus en plus nombreux, qui s’investissent dans ce commerce, nous pouvons nous poser la question de savoir pourquoi les autorités veulent en finir avec ce commerce. Souvent, les gouvernants, nous parlent des accidents liés à ce commerce : On nous parle des incendies, des morts de trafiquants brulés vifs suite à l’explosion de leur cargaison, mais surtout et je crois, il y a aussi le déficit économique que ce commerce cause au trésor publique, plusieurs milliards de francs CFA.

Jeune de ma cité, Dieu seul sait que toutes ces raisons sont justes. Toi et moi, avions souvent vu, des habitations dévastées par le fait de cette essence conservée dans les agglomérations, j’ai encore en mémoire, ces trafiquants carbonisés sur nos voies, après l’explosion des bidons pleins d’essence de contrebande. Point n’est besoin de parler du désastre économique, causée aux recettes nationales, car beaucoup de devises échappent au trésor public.

Jeune de ma cité, l’autre  question qu’il est légitime de poser est de savoir pourquoi, malgré les conséquences de ce commerce sur la société, et vu les moyens colossaux  déployés par le gouvernement pour en arriver à bout, pourquoi les acteurs persistent à s’investir dans cette activité et surtout on y retrouve aussi des grands barons sociaux et même politiques, de grands députés à l’assemblée nationale et autres décideurs locaux et nationaux ? Pourquoi ?

Jeune de ma cité, pour moi, les raisons de cet accrochage à ce commerce illicite sont bien connues :

-          Notre pays le Bénin, partage plusieurs points d’accès avec le Nigéria, certains auraient dit que le Bénin, est un énième état de la République fédérale, le brassage entre les deux communautés se fait aussi bien à pieds, par cours d’eau, et véhicules de toutes sortes.

-          Le Nigéria est le premier pays fournisseur de pétrole en Afrique de l’Ouest, donc c’est une denrée qui foisonne dans le pays voisin

-          La population béninoise, vit un chômage sans pareil. Pas d’emploi pour la jeunesse, les fonctionnaires sont mal payés, la pauvreté gagne du terrain, rien n’est fait pour améliorer ces désastres socio-économiques. Et alors, tout le monde se débrouille, le système D est en vogue.

Jeune de ma cité, tu comprends donc que les causes de ce commerce  sont inhérentes à la vie socio-communautaire des béninois, donc pour que le gouvernement résolve le problème de la vente illicite de l’essence frelatée, il faut d’abord régler tous ces problèmes sociaux. Sans les régler, je trouve que ce gouvernement va droit au mur, comme ceux qui l’ont précédé.

Jeune de ma cité, hier j’ai vécu un événement triste sur la route de Porto-Novo- Cotonou. Un trafiquant de l’essence frelatée, froidement abattu par les forces de l’ordre chargées de la lutte contre l’essence de contrebande. Un jeune homme sorti de chez lui, pour aller à la recherche de sa pitance quotidienne afin de subvenir au besoin de sa famille. Mais hélas, il avait malheureusement RDV avec la mort, car fauché par les balles de ces agents aux ordres de l’Etat, pour assurer la sécurité des paisibles populations.

Jeune de ma cité, je me demande à qui incombe la responsabilité de cette tuerie ? Comment peut-on même la situer ? Doit-on tuer, les bras valides du pays pour lutter contre un soi disant commerce illicite ? La question reste posée.

Jeune de ma cité, en plus de faire le point des dégâts matériels et commerciaux liés à cette lutte, nous avons commencé à compter nos morts, pas directement liés à l’essence, mais plutôt liés aux balles des agents de répression.  Une fois encore, à qui la responsabilité ?

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Jeunes de ma cité, le mois d’Août, rime le plus souvent avec la célébration des fêtes nationales des différents pays francophones africains. Mon pays, le Bénin, a célébré le 1er Août dernier, sa fête de l’indépendance, ou mieux sa fête nationale, je préfère cette appellation, à défaut de parler de la fête de dépendance.

Jeunes de ma cité, en 1960, toi et moi, n’étions pas encore là. Mais grâce à l’histoire, nous avons appris ce qui s’était passé. L’accession des différentes colonies françaises à la souveraineté internationale, a connu différentes péripéties, d’une colonie à une autre. C’est ainsi que toi et moi avions su que Sékou Touré, en 1958, avait dit un « NON » retentissant à de Gaulles, le président Français, d’alors,  en ce qui concerne « sa » communauté franco-africaine. Sékou Touré avait préféré, la pauvreté dans la dignité, à l’opulence dans l’esclavage. Piqué au vif, de Gaulles  avait rougi des oreilles aux pieds, donnant immédiatement l’indépendance à la Guinée ou du moins, laissant l’audacieuse Guinée, arracher sa liberté. La suite fut marquée par le départ précipité de tous les français, à commencer par le premier des français, de Gaulles, lui-même,  de la nouvelle république indépendante, sans rien laisser derrière eux. Ils avaient même arraché les fils téléphoniques et emporter des machines à écrire, avant d’étouffer la Guinée sur les plans économiques et sociaux. Jeunes de ma cité, c’est ça la France qui voulait que les colonies soient indépendantes. Jeunes de ma cité, combien sommes –nous aujourd’hui, à préférer notre dignité, à l’esclavage dans l’opulence ? Jeunes de ma cité, nous sommes nombreux à courir après la facilité, nous éloignant de l’effort et du travail. Est-ce là, la dignité ? Non !

Jeunes de ma cité, ailleurs en Afrique du Nord, nous avions appris, la lutte du peuple algérien pour arracher son indépendance des griffes de la « mère-patrie». En ces circonstances, le légendaire pays des « Droits de l’Homme et des Peuples à disposer de leur liberté », a massacré dans le sang, les vaillantes populations algériennes, qui n’aspiraient qu’à une seule chose : disposer de sa vie, comme les citoyens français en disposaient à la métropole. Jusqu’à présent, cette guerre de libération algérienne, continue d’être un point d’achoppement dans les relations franco-algériennes.

Jeunes de ma cité, passons volontiers sous silence, la guerre d’Indochine, les  manœuvres de sabotage des biens des colons par les  peuples et autres incitations à la désobéissance civique, qui sont autant de moyens de  lutte utilisés par divers peuples, divers groupes d’élites pour imposer à la « mère – patrie », son retrait de la gestion des colonies.

Jeunes de ma cité, est –ce que vraiment la France, s’est réellement retirée de la gestion de nos pays, qui chaque mois d’Août, voient nos dirigeants bomber le torse, au cours des onéreux défilés civils et militaires, proclamant, la fierté du peuple à accéder à l’indépendance ? Jeunes de ma cité, sommes- nous vraiment indépendants, quand toi et moi, refusons de manger le maïs produit dans nos champs, tournant notre ventre vers les bateaux, attendant des dons japonais ou indiens. Jeunes de ma cité, sommes-nous vraiment indépendants, quand toi et moi, refusons de porter des tissus fabriqués par nos tisserands et tournons le regard vers les grandes maisons de prêt à porter français, italiens, américains ou autres. Jeunes de ma cité, aujourd’hui, toi et moi, voulons ressembler au petit français, au petit américain. Mais as-tu jamais posé la question de savoir combien de petits américains ou français veulent ressembler à un petit nègre, excuses- moi, je voulais dire un petit africain.

Jeunes de ma cité, on dit couramment dans mon village, que « quand la faim, quitte la misère, la souffrance est vaincue ». De même, quand les autres continuent à nous maintenir par le ventre, nous sommes toujours misérables.

Jeunes de ma cité, est – ce nous sommes  vraiment indépendants, quand à chaque élection présidentielle dans nos pays, les candidats doivent aller quémander l’onction de l’Elysée, avant de postuler au suffrage universel ? Non, nous ne sommes pas indépendants. Jeunes de ma cité, sommes-nous vraiment indépendants, quand nous ne sommes pas capables de défendre et de protéger notre espace vital et devons encore faire appel à la « mère- patrie » ? Non, nous ne sommes pas indépendants.

Jeunes de ma cité, sommes-nous vraiment indépendants, quand malgré nos richesses dans nos sols et sous - sol, nous continuons à tendre la main aux partenaires du sous développement ? 

Jeunes de ma cité, sais-tu enfin, qu’il est temps que nous soyons vraiment indépendants ? Oui, il est temps !

Jeunes de ma cité, nous devons cesser de festoyer nos dépendances, et nous mettre résolument au travail. Nous devons retrousser nos manches, serrer nos coudes et nous mettre à la tâche, car le travail reste et demeure le seul libérateur de l’homme. Mettons fin à cette pratique d’assistance et de mendicité vis-à-vis des soi disant « partenaires au développement ». Jeunes de ma cité, sais-tu que le mendiant cesse d’être mendiant, dès qu’il décide d’utiliser son cerveau et ses membres pour produire de la richesse.

Jeunes de ma cité, l’indépendance passe par la production et la consommation de nos produits locaux. Sankara ne disait-il pas que «  l’impérialisme est dans nos plats ». Chaque fois que nous consommons un plat de riz pakistanais qu’il soit parfumé ou pas, chaque fois que mettons une cravate venue des boutiques occidentales, ou tout simplement toutes les fois, que nous préférons un objet venu, de là bas, à un produit, de chez toi et moi, nous continuons d’être dépendants !

Jeunes de ma cité, il est temps, que nous soyons vraiment indépendants ; et ceci passe par le développement de nos capacités à être nous-mêmes. Cessons de vouloir être comme les autres. Soyons tout simplement nous-mêmes.

Jeunes de ma cité, envahissons aussi le monde, comme les chinois le font actuellement, mais ceci passe par le travail, et le travail bien fait.
Jeunes de ma cité, pour être vraiment indépendants, nous avons deux leaders à associer : Un Sékou Touré de la Guinée, pour avoir l’audace de  dire « NON » au système établi, qui fait penser que nous ne pouvons pas vivre hors de ces normes, et aussi, un certain Thomas SANKARA, du Burkina- Fasso,  pour avoir l’audace de réformer le même système qui maintient notre ventre dans la misère et la dépendance des produits venant d’ailleurs.

Jeunes de ma cité, ta dignité, ma dignité, notre dignité, dans la pauvreté, vaut mille pesant d’or que ton esclavage, mon esclavage, notre esclavage, dans l’opulence créée par les autres. Pour sortir donc de la pauvreté, tout en restant digne, mettons-nous au travail, transformons notre milieu, produisons nos propres richesses, et consommons ce que nous produisons.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Tokpanou.

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Jeunes de ma cité, le mois d’Août, rime le plus souvent avec la célébration des fêtes nationales des différents pays francophones africains. Mon pays, le Bénin, a célébré le 1er Août dernier, sa fête de l’indépendance, ou mieux sa fête nationale, je préfère cette appellation, à défaut de parler de la fête de dépendance.

Jeunes de ma cité, en 1960, toi et moi, n’étions pas encore là. Mais grâce à l’histoire, nous avons appris ce qui s’était passé. L’accession des différentes colonies françaises à la souveraineté internationale, a connu différentes péripéties, d’une colonie à une autre. C’est ainsi que toi et moi avions su que Sékou Touré, en 1958, avait dit un « NON » retentissant à de Gaulles, le président Français, d’alors,  en ce qui concerne « sa » communauté franco-africaine. Sékou Touré avait préféré, la pauvreté dans la dignité, à l’opulence dans l’esclavage. Piqué au vif, de Gaulles  avait rougi des oreilles aux pieds, donnant immédiatement l’indépendance à la Guinée ou du moins, laissant l’audacieuse Guinée, arracher sa liberté. La suite fut marquée par le départ précipité de tous les français, à commencer par le premier des français, de Gaulles, lui-même,  de la nouvelle république indépendante, sans rien laisser derrière eux. Ils avaient même arraché les fils téléphoniques et emporter des machines à écrire, avant d’étouffer la Guinée sur les plans économiques et sociaux. Jeunes de ma cité, c’est ça la France qui voulait que les colonies soient indépendantes. Jeunes de ma cité, combien sommes –nous aujourd’hui, à préférer notre dignité, à l’esclavage dans l’opulence ? Jeunes de ma cité, nous sommes nombreux à courir après la facilité, nous éloignant de l’effort et du travail. Est-ce là, la dignité ? Non !

Jeunes de ma cité, ailleurs en Afrique du Nord, nous avions appris, la lutte du peuple algérien pour arracher son indépendance des griffes de la « mère-patrie». En ces circonstances, le légendaire pays des « Droits de l’Homme et des Peuples à disposer de leur liberté », a massacré dans le sang, les vaillantes populations algériennes, qui n’aspiraient qu’à une seule chose : disposer de sa vie, comme les citoyens français en disposaient à la métropole. Jusqu’à présent, cette guerre de libération algérienne, continue d’être un point d’achoppement dans les relations franco-algériennes.

Jeunes de ma cité, passons volontiers sous silence, la guerre d’Indochine, les  manœuvres de sabotage des biens des colons par les  peuples et autres incitations à la désobéissance civique, qui sont autant de moyens de  lutte utilisés par divers peuples, divers groupes d’élites pour imposer à la « mère – patrie », son retrait de la gestion des colonies.

Jeunes de ma cité, est –ce que vraiment la France, s’est réellement retirée de la gestion de nos pays, qui chaque mois d’Août, voient nos dirigeants bomber le torse, au cours des onéreux défilés civils et militaires, proclamant, la fierté du peuple à accéder à l’indépendance ? Jeunes de ma cité, sommes- nous vraiment indépendants, quand toi et moi, refusons de manger le maïs produit dans nos champs, tournant notre ventre vers les bateaux, attendant des dons japonais ou indiens. Jeunes de ma cité, sommes-nous vraiment indépendants, quand toi et moi, refusons de porter des tissus fabriqués par nos tisserands et tournons le regard vers les grandes maisons de prêt à porter français, italiens, américains ou autres. Jeunes de ma cité, aujourd’hui, toi et moi, voulons ressembler au petit français, au petit américain. Mais as-tu jamais posé la question de savoir combien de petits américains ou français veulent ressembler à un petit nègre, excuses- moi, je voulais dire un petit africain.

Jeunes de ma cité, on dit couramment dans mon village, que « quand la faim, quitte la misère, la souffrance est vaincue ». De même, quand les autres continuent à nous maintenir par le ventre, nous sommes toujours misérables.

Jeunes de ma cité, est – ce nous sommes  vraiment indépendants, quand à chaque élection présidentielle dans nos pays, les candidats doivent aller quémander l’onction de l’Elysée, avant de postuler au suffrage universel ? Non, nous ne sommes pas indépendants. Jeunes de ma cité, sommes-nous vraiment indépendants, quand nous ne sommes pas capables de défendre et de protéger notre espace vital et devons encore faire appel à la « mère- patrie » ? Non, nous ne sommes pas indépendants.

Jeunes de ma cité, sommes-nous vraiment indépendants, quand malgré nos richesses dans nos sols et sous - sol, nous continuons à tendre la main aux partenaires du sous développement ? 

Jeunes de ma cité, sais-tu enfin, qu’il est temps que nous soyons vraiment indépendants ? Oui, il est temps !

Jeunes de ma cité, nous devons cesser de festoyer nos dépendances, et nous mettre résolument au travail. Nous devons retrousser nos manches, serrer nos coudes et nous mettre à la tâche, car le travail reste et demeure le seul libérateur de l’homme. Mettons fin à cette pratique d’assistance et de mendicité vis-à-vis des soi disant « partenaires au développement ». Jeunes de ma cité, sais-tu que le mendiant cesse d’être mendiant, dès qu’il décide d’utiliser son cerveau et ses membres pour produire de la richesse.

Jeunes de ma cité, l’indépendance passe par la production et la consommation de nos produits locaux. Sankara ne disait-il pas que «  l’impérialisme est dans nos plats ». Chaque fois que nous consommons un plat de riz pakistanais qu’il soit parfumé ou pas, chaque fois que mettons une cravate venue des boutiques occidentales, ou tout simplement toutes les fois, que nous préférons un objet venu, de là bas, à un produit, de chez toi et moi, nous continuons d’être dépendants !

Jeunes de ma cité, il est temps, que nous soyons vraiment indépendants ; et ceci passe par le développement de nos capacités à être nous-mêmes. Cessons de vouloir être comme les autres. Soyons tout simplement nous-mêmes.

Jeunes de ma cité, envahissons aussi le monde, comme les chinois le font actuellement, mais ceci passe par le travail, et le travail bien fait.
Jeunes de ma cité, pour être vraiment indépendants, nous avons deux leaders à associer : Un Sékou Touré de la Guinée, pour avoir l’audace de  dire « NON » au système établi, qui fait penser que nous ne pouvons pas vivre hors de ces normes, et aussi, un certain Thomas SANKARA, du Burkina- Fasso,  pour avoir l’audace de réformer le même système qui maintient notre ventre dans la misère et la dépendance des produits venant d’ailleurs.

Jeunes de ma cité, ta dignité, ma dignité, notre dignité, dans la pauvreté, vaut mille pesant d’or que ton esclavage, mon esclavage, notre esclavage, dans l’opulence créée par les autres. Pour sortir donc de la pauvreté, tout en restant digne, mettons-nous au travail, transformons notre milieu, produisons nos propres richesses, et consommons ce que nous produisons.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Tokpanou.

 

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Jeune de ma cité, les temps changent, le monde évolue, ou disant tout simplement la mentalité des peuples évolue. Progressivement, le bas peuple, s’ouvre à la connaissance et maîtrise mieux son droit, et son devoir, mais surtout son droit au savoir et à la connaissance. Jeune de ma cité, le peuple sait désormais qu’il doit savoir. Loin de nous ces moments, où le peuple s’accroche à son poste radio de 20H à 24H à écouter, à boire les discours démagogues du guide suprême, le leader de la révolution, et à applaudir à la fin, allant se coucher le ventre creux dans l’espoir que demain, serait meilleur à aujourd’hui.

Jeune de ma cité, aujourd’hui, le peuple sait qu’il doit savoir, et facilement la contagion de l’information gagne et embrasse rapidement les peuples situés à plusieurs milliers de kilomètres les uns des autres. Le peuple, sait désormais, qu’à défaut d’avoir le printemps arabe, dans sa contrée, il peut avoir une petite tornade, le peuple sait que s’il ne peut pas encore traduire devant la justice, son président de la république, il peut tout au moins crier haut et fort et dire qu’il a faim. Jeune de ma cité, ça veut dire que quelque chose bouge, quelque part.

Jeune de ma cité, ce qui bouge, aussi, et surtout, c’est que, de plus en plus, le peuple demande des comptes à ses dirigeants. Je trouve que c’est formidable. Je vais me baser sur quelques exemples actuels qui sont en cours pour étayer mon argumentaire : Au Sénégal, Karim WADE, le fils de l’ancien président de la République est interpellé, il est déposé en prison, on lui demande de justifier sa richesse estimée à près de 694 milliards de franc CFA. Toujours au Sénégal, l’ex président Tchadien, Hissen HABRE, est aussi déposé en prison, on lui demande de s’explique sur les nombreuses victimes disparues au cours d son règne au Tchad. En France, il y a plusieurs exemples, je ne prendrai que celui ; de Bernard TAPI, ancien ministre et homme d’affaires, richement fortuné, on lui demande d’explique comment l’etat français a pu le dédommager à hauteur de preès de 430 millions d’euro, dans une affaire l’opposant entre temps, à l’état français. On a vu aussi en Egypte, l’ex président Hosni MOUBARACK, traîné sur la civière dravant la justice de son pays. Dans tous ces dossiers, il y  a un point commun : le désir du peuple de savoir ; et de faire rendre gorge.

Jeune de ma cité, prenons l’exemple de Karim WADE, fils de son père le président de la République. Au Sénégal, il est appelé affectueusement «  Ministre du ciel et de la terre ». A ses heures de gloire, vu son intelligence, à lui seul, il détenait toute l’intelligence de tous les sénégalais, réunis, oui disais-je, à ses heures de gloires, il dirigeait à lui seul, quatre super-ministères ; il était à lui seul, quatre ministres à la fois : Superman. Le président actuel du Sénégal, s’est écorché en voulant se frotter un peu à lui, il a perdu son fauteuil de président de l’assemblée nationale, pour avoir osé demander à ce quatre ministres en UN,  de venir justifier la gestion de certains comptes d’Etat. Karim WADE, c’est une fortune de 694 milliards de nos francs, Jeune de ma cité, fais l’effort de ne pas tomber de vertige. C’est aussi des appartements, des maisons, des jets privés, des yachts, des sociétés un peu partout, dans les airs comme sur la terre. Une fortune, une bonne fortune pour nourrir des générations sur plusieurs siècles.

Jeunes de ma cité, mais sais –tu aussi que Karim WADE, c’est la prison de Rebbeuss ! Rebbeuss, c’est la maison d’arrêt de Dakar. Depuis un temps, le super-ministre est locataire d’une cellule dans cette prison. Il doit subir les ordres d’un soldat, un gardien de prison, qui lui dirait « alors monsieur, on se lève, vous avez de la visite ; alors monsieur n’oubliez pas de ranger vos affaires, alors monsieur déplacer le pot ; alors monsieur, alors monsieur et encore alors monsieur …. » Jeune de ma cité à quoi sert-il d’être si fortuné pour finalement dormir sur un canapé, dans un enclos ? ça te laisse à réfléchir, ça nous laisse à réfléchir ! A quoi sert-il d’avoir de jet privé, si je n’ai pas la liberté de mes mouvements ! a quoi sert-il d’avoir si tant de maisons huppées et luxueuses, si je dois passer mes nuits dans une cellule dépeinte, sans conditionnement adéquat ! Jeune de ma cité, c’est tout simplement l’heure de rendre compte. Les marches des militants, les agitations des avocats, la colère des adhérents et  les pressions internationales, ne peuvent plus rien faire contre, il y a nécessité de rendre compte, le peuple veut savoir la source de toute cette fortune instantanée.

Jeune de ma cité, le président Hissen HABRE, n’est pas aussi loin de l’exemple du super- ministre. Il loge dans la même maison, peut être à quelque mètre de distance.

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            Jeune de ma cité, pendant un SIECLE, il a marqué son pays et le monde entier. Il est passé de l’étudiant activiste, rebelle, défenseur des droits de son peuple à vivre libre et heureux sur sa terre natale, au prisonnier le plus célèbre au MONDE, au président de la République, UNIQUE au monde, et au malade, actuellement le plus MEDIATISE, du monde et pourquoi pas, le MORT le plus ADULE au paradis. Déjà, j’entrevois que son arrivée au ciel, va perturber le protocole du Père Céleste. Il risque de ravir la vedette à St Pierre. Bref, Mandela, est un personnage ATYPIQUE au monde.

            Jeune de ma cité, sois sûr et certain que Mandela, ne reviendra plus en vie, quelque soit les soins que les éminents médecins sud-africains, vont lui prodiguer. Son avance sur le chemin de l’au-delà, est plus grande que ce qu’il lui reste à faire, sous les cieux. Les autorités attendent juste le bon moment pour annoncer la nouvelle que tout le monde sait déjà.

            Jeunes de ma cité, aussi déjà, je pourrais te dire, qu’ils seront nombreux, à son enterrement. Ils, ce sont les dirigeants de ce monde, les puissants, les chefs d’Etat, les décideurs. Ils viendront de tous les horizons et de nulle part, pour rendre un dernier hommage à cet  personnage unique de l’histoire. Ils te diront que Mandela, est leur symbole, qu’il est l’exemple à suivre, qu’il s’est sacrifié pour la justice mondiale, le droit des peuples à vivre égaux et libres. Mais oses demander à un de ces chefs d’Etat : «  Monsieur le Président, avec l’exemple que Mandela constitue pour vous, est- ce que vous êtes prêt, au nom de la tolérance que Mandela, a incarnée, à libérer les journalistes, enfermés dans votre pays ? » la réponse est sans équivoque ; il te répondra tout simplement ce qui suit : «  jeune homme, on n’est pas là pour discuter des journalistes enfermés, on est là pour rendre hommage à un illustre fils de l’Afrique, un digne défenseur des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Après on verra ».Quel contraste ! Au moment où la presse est bâillonnée dans son pays et l’internet régulièrement censuré, il vient rendre hommage à un défenseur de la liberté d’expression ! Avec un peu de chance, tu ne feras plus partie des délégations officielles, sinon tu rejoins bonnement tes autres confrères derrière les barreaux. Est-ce l’exemple donné par Mandela ? Non !

            Jeune de ma cité, tu verras aussi ce jour-là, des dirigeants qui tripatouillent la constitution de leur pays pour s’accrocher au pouvoir. Au moment où, l’exemple Mandela, dont ils se réclament, a quitté le pouvoir, malgré ses possibilités de rester davantage. Ils sont nombreux à s’accrocher au fauteuil présidentiel, à tout faire pour mourir au pouvoir, ou même à laisser le pouvoir à leur progéniture, genre passation clanique ou dynastique du pouvoir. Est –ce l’exemple donné par Mandela ? Non !

            Jeune de ma cité, mais toi et moi, que faisons- nous de cet héritage ? Assez de critiquer les dirigeants et les chefs d’Etat. Voyons toi et moi, qu’avons –nous tirer de la vie de Mandela ? Sa tolérance, qu’en fais-tu ? Malgré ses vingt sept ans passés, en prison, voilà Mandela, tolérant envers ses bourreaux et n’a jamais demandé que justice soit faite à son endroit. Il est allé jusqu’à pardonner à ceux qui l’ont maltraité et torturé. Jeune de ma cité, es- tu tolérant dans ton petit coin de la cité ou tu es toujours dans l’ancien testament, œil pour œil, dent pour dent ?  Mandela nous apprend que c’est seule la tolérance et le pardon, qui peuvent nous aider à travailler avec des gens qui ont des opinions différentes des nôtres. Jeunes de ma cité, tirons profit de notre diversité de pensée, et d’action pour construire notre cité.

            Jeune de ma cité, Mandela, activiste, rebelle et défenseur des droits de son peuple, à vivre libre et heureux sur sa terre natale. Si Mandela a pu faire vingt sept ans en prison, c’est juste parce qu’il avait foi en ses idéaux et il était convaincu, d’être sur la bonne voie. Toi et moi, jeunes de ma cité, avons- nous des idéaux ? N’est-il pas temps, que nous cessions de nous voir dans les idéaux des autres pour créer nos propres idéaux, nobles et justes, en lesquels nous aurions foi et pour lesquels, nous allons travailler ? Thomas SANKARA, un autre personnage atypique, du monde disait, si tu n’as pas un motif pour mourir, tu n’as pas de raison de vivre. Au moment, où, toute la communauté dite internationale, coopérait avec le régime d’apartheid de l’Afrique de Sud, Mandela était seul avec son petit groupe, à ramer à contre courant, à défendre bec et ongles, son point de vue. Jeune de ma cité, défends aussi bec et ongles, ton point de vue dans la cité, pour faire avancer celle-ci. Les idées préconçues, ne sont pas toujours les meilleures et le conformisme est nuisible à l’évolution.

            Jeune de ma cité, Mandela, depuis les cellules closes de sa geôle, mettait sur papier ses pensées .Il écrivait des ouvrages, ses mémoires, il est même resté en prison pour faire des études et acquérir de nouveaux savoirs, bref, il s’est instruit, malgré son isolement. Mais toi, jeune de ma cité, homme libre, que fais –tu de ta liberté, que fais –tu de ton savoir ? Jeune de ma cité, faisons comme Mandela, écrivons, écrivons nos idées, nos pensées. Sais-tu, jeune de ma cité, que quand l’idée est transcrite sur papier, elle devient invention, et l’invention te fait entrée dans l’histoire, celle restreinte des inventeurs. Jeune de ma cité, laissons donc aux générations futures, nos écrits ? Faisons de notre Afrique, en plus du continent de l’oralité, celui de l’écriture, et tu sais, ce ne sera que du rattrapage, car tu n’es pas sans savoir que l’Afrique en plus d’être berceau de l’humanité est aussi celui de l’écriture.

            Jeune de ma cité, Mandela, Président de la République, unique au monde. Au moment où le droit constitutionnel de son pays, l’autorisait à rempiler et à se présenter une deuxième fois, à sa propre succession à la tête de son pays, Mandela, a préféré, laisser le pouvoir. Un exemple élogieux de la gestion du pouvoir. Il s’est désintéressé de tous ses honneurs, de toute cette gloire terrestre que donne le pouvoir. Ne fais t-il pas bien de voir ses semblables à son service ;  avant que tu ne tousse, on te tend le crachoir, avant que tu ne descendes de ta limousine, quelqu’un vient t’ouvrir la portière, quand on annonce ta venue dans une assemblée, à laquelle tu viens en retard, ou le dernier, tout le monde se lève pour t’acclamer. C’est la griserie du pouvoir. Mais jeune de ma cité, Mandela a abandonné tout cela pour donner l’unique exemple et se mettre au service de sa communauté d’une autre manière, le social.

            Jeune de ma cité, toi qui est élu président de la République, nommé ministre, élu député, maire, conseiller villageois, ou tu es à n’importe quelle position, de la vie sociale et politique, Mandela t’apprend à ne pas t’accrocher au pouvoir. Il t’apprend, il m’apprend, il nous apprend que ce n’est pas en s’éternisant au pouvoir qu’on est plus utile à sa communauté. Toi, jeune de ma cité qui veut tripatouiller la constitution, ou qui veut te représenter une énième fois, regardes l’exemple de Mandela, ce prisonnier célèbre, ce président unique et bientôt ce mort le plus adulé au paradis, il te laisse une leçon : Que toute ta vie soit humble, au service de tes frères, de ta communauté, aussi désintéressée que possible. Le chemin de la gloire, est celui de la tolérance, du pardon et du dialogue. Et sous les cieux, il n’y a pas de gloire éternelle, seul Dieu est l’éternité.

Jeune de ma cité, à la semaine prochaine !

                                                                                                                                 Tokpanou

 

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Jeune de ma cité, au cours de la semaine du 26 Juin 2013 au 03 Juillet 2013, l’Afrique va vivre la deuxième visite du Président Américain ; Barack Hussein Obama. Tu te demandes peut être pourquoi s’intéresser à l’arrivée de Barack, en Afrique ? Tu as raison, et je me pose la même question que toi. Je pose la même question que toi, parce qu’en venant en Afrique, Barack n’a rien fait d’extraordinaire. Oui, Jeune de ma cité, il n’a rien fait d’extraordinaire que de revenir au bercail. Doit-on s’intéresser si tant, à un africain qui a séjourné longtemps aux states, et qui décide de revenir au pays ? Non, je dis encore non et encore non ! Mais, Jeune de ma cité, il y a un problème !

Jeune de ma cité, le problème qu’il y a est que ce fils qui revient au bercail, il y vient dans un avion spécial ; un avion qu’on appelle  « AIR FORCE ONE », dans notre  anglais de la cité, on peut traduire ; « la première force aérienne ». Tu vois c’est terrible. Un avion capable de voler dans l’air pendant trois mois sans atterrir, et d’être approvisionner en tout grâce à son système performant. Au fait ce n’est pas l’avion qui m’intéresse.

Jeune de ma cité, le problème qu’il y a est que cet africain qui revient au bercail, a fait mobilisé par le congrès américain, pour sa sécurité au cours de ce voyage sur la terre ancestrale, 30 MLLIONS DE DOLLARS, et tout le voyage va coûter une TRES PETITE SOMME DE 54 MILLARDS DE FRANCS CFA. Tu vois Jeune de ma cité, que cette somme colossale est très petite !  Je ne veux pas m’imaginer combien de routes, d’hôpitaux, de points d’eau, d’usines, on peut créer avec cette petite somme gigantesque. Ce n’est pas l’objet de ma chronique du jour

Jeune de ma cité, le problème est que ce  grand frère qui revient chez nous, chez toi,  chez lui et moi, il a mobilisé pour sa sécurité, un millier d’agents secrets, de gardes, de militaires, de policiers, 56 véhicules blindés, deux limousines super blindés. Pour son séjour à Dakar, la corniche Ouest est fermée au public. Tu ne connais pas la corniche ouest, c’est vrai, c’est l’avenue la plus jolie du Sénégal qui ceinture la ville de Dakar par la plage et où se situe les grands hôtels de Dakar et les grandes résidences. Elle fait près de vingt kilomètres de long. Elle est fermée au public. Pour cette visite, j’ai tenté d’avoir une carte d’invitation, en vain. Tu vas me dire que c’est osé, c’est vrai, mais je ne fais que suivre sa propre leçon, la leçon de Barack «  ayez l’audace d’oser ».

Jeune de ma cité, tout ce que je viens de dire n’est pas important. Le plus important est de savoir qui est Barack Hussein Obama. Je te jure que je ne le connaissais pas avant, comme toi aussi d’ailleurs. Je ne l’ai connu qu’en 2008 quand il est sorti de nulle part pour prétendre au poste le plus prestigieux des Etats Unis : Occuper le siège de la WHITE HOUSE, la Maison Blanche ! En ce moment, J’ai fait de légères recherches sur lui et lire certains de ses écrits, pas trop en tout cas.

Jeune de ma cité, j’ai su que son père est kényan, et qu’il est allé à la recherche du rêve américain, acculé par la misère sur son continent, ton continent, mon continent : la belle Afrique. Son père n’aurait pas réellement connu ce rêve, il aurait connu l’alcool et tout ce que tu sais, ce qui a fait que Barack a été élevé par sa famille maternelle. Mais à travers ce papa qui prend le large pour quitter l’Afrique, à la recherche d’une situation meilleure pour sa famille, c’est mon père que je vois. Ce papa qui refuse de prendre la retraite, et qui s’épuise à donner le meilleur de lui-même parce qu’il estime qu’il n’a pas fini sa mission de rendre heureuse sa famille ; je vois aussi ce père de Anianli, qui le dos courbé au soleil, dans son champs de manioc, pensant à son fils étudiant à Calavi, je vois cet oncle de Vakon, qui sur sa moto zémidjan, pense à toi, jeune de ma cité, à comment te payer ton cours de master en gestion. Je vois ce grand cousin de Zoungbomè, qui revient du marécage, son vin dans le bidon, pensant à transformer ce vin en sodabi, afin de payer les cours de sa fille qui l’attend impatiente de rentre ce même soir à la capitale Porto-Novo.

Jeune de ma cité, en voyant Barack, je vois sa femme Michelle, toujours à ses côtés, combattante infatigable. En voyant Michelle, jeune de ma cité, je vois mon épouse. Cette femme qui transforme toujours mes peines en joie, je vois ma maman, ta maman, cette femme qui même en temps de soudure, se dit qu’elle doit t’envoyer du gari à Calavi, à l’université, je vois cette tante de Houngbomè, qui attendant au bord de la voie, guette une occasion allant à la capitale, pour te remettre son dernier billet de 2000F, car elle se dit mon enfant est à l’université, elle est fière d’avoir son enfant dans la grande maison du savoir. Ma sœur, ma cousine, mon épouse, ma nièce, ma camarade, mon amie, soit Michèle à côté de ton époux. Donnes lui la force et le courage de continuer le chemin, oui le chemin du service social, le chemin de l’engagement politique. Sois son carburant, dans cette vie pleine d’obstacles, mais riche en satisfaction. Sois Michelle OBAMA pour ton époux.

Jeune de ma cité, en voyant Barack, je vois sa grand - maman paternelle dans son village du Kénya. J’ai pu la voir à la télé, lors de la réélection de son petit fils. Elle débordait de joie, et j’ai pu constater qu’elle n’a rien de différent à ma grand - maman de Gammi. Cette pauvre qui s’affairait du matin au soir, sur la place publique de Gammi, à faire ses beignets de haricot, dont je raffolais si tant. En voyant, cette vieille dame, je vois ma vieille de Danto, ravi de tirer son panier le matin vers le champs de récolte de noix palmistes, en se disant que son petit fils, va revenir le week end, de l’université, cette grande école qui est à Calavi, et où on apprend tout, tout le savoir du blanc.

Jeune de ma cité, en voyant Barack, je vois cet individu, athlétique, sculpté et taillé par la nature, selon le phénotype de l’Afrique de l’Est. Mais plus que cela, je vois un individu engagé, tellement engagé qu’il a pu s’imposer à toutes les lobbyings américaines et devenir le premier président américain noir. Engagé, il est. Mais jeune de ma cité tu me diras que tu n’es pas politicien et la politique est pour les menteurs. Je suis d’accord avec toi, laisse la politique à ces menteurs, mais engages – toi dans le social. Sais-tu qu’avant d’en arriver là, Barack, s’était engagé comme communautaire dans sa cité ? Il parcourait les rues de sa cité à être au chevet des pauvres ? Jeune de ma cité, que fais –tu de tes connaissances, reçues à l’université ? Utilises  cela dans des œuvres communautaires. Jeune de ma cité, expliques à notre communauté, le bien qu’il y à respecter l’environnement, expliques lui, l’intérêt qu’elle a contrôlé les actions de ses élus, utilises ta connaissance pour dire à ma maman, à ta maman, à notre oncle, à notre cousin, et aux autres que ce sont les élus qui sont à notre service, c’est à eux de nous rendre compte et que c’est notre droit de leur demander des comptes.
Jeune de ma cité, tu te dis aussi que tu as des compétences, en politique, n’hésite pas ! Engages toi, dans un réseau politique où tu dois faire entendre ta voix. Ne sois pas la queue, mais soit la tête ! Barack, n’a pas été la queue. Parmi toutes ces éminences grises démocrates, il s’est imposé par son travail, son calme, son endurance et sa témérité. C’est un exemple pour toi Jeune de ma cité ; n’hésites pas, engages toi, sois sérieux et accroches toi. Ne dis pas que maintenant même ça doit marcher, ne court pas après de vides promesses, mais prends le temps de te former et sois fort.

Jeune de ma cité, c’est le retour de l’enfant que l’Afrique fête à travers la tournée de Barack sur la terre africaine. Mais un fils qui a eu l’audace d’oser. Jeune de ma cité, toi et moi, est ce qu’on a l’audace d’oser chacun dans son village de Azohouè, de Gouakô, de Blêhoaun, d’Avrankou, de Atchoukpa ? Est ce que nous avons l’audace d’oser et de dire quel est notre point de vue dans les cercles de discussion sociale et politique! Jeune de ma cité, Barack, tout en réalisant le rêve de Martin Luther King, t’invite, m’invite, nous invite tout simplement à avoir l’audace d’oser.

Jeune de ma cité, ce que Barack, a fait aux States, tu peux le faire, je peux le faire, nous pouvons le faire. Je ne dis pas d’être président des Etats Unis, non,  loin de là, mais sois la lumière de ta cité, sois l’éclaireur de tes frères, soit le guide en vérité de tes amis dans le quartier, sois tout simplement le leader de ta cité. Si tu ne peux pas être le feu qui embrase la forêt, sois l’étincelle qui brûle la brindille, si tu ne peux pas être la pluie qui apporte la fraîcheur, sois la goutte d’eau qui étanche la soif.  Si tu ne peux être le président des Etats Unis, sois comme moi, le meilleur balayeur de la rue, pour qu’un jour, les générations futures puissent proclamer, qu’ICI VECUT LE MEILLEUR BALAYEUR DE LA RUE. AYONS L’AUDACE D’OSER ! COURAGE.

                                                                                                                                                   Tokpanou

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Bonjour chers frère et sœur, jeunes de ma cité.
Il y a longtemps que je me suis exprimé sur ce forum. Mais cela n'est pas du tout dû à un découragement, loin de là, mais des difficultés situationnelles. J'ai prit du recul pour réfléchir et je me suis décidé à animer encore la page comme avant, juste dans l'intérêt de combattre l'ignorance qui nous gangrène et risque de nous précipiter dans le gouffre. J'ose croire que la couche juvénile active que nous constituons, mesure à sa juste valeur, son implication dans le processus d'évolution de sa cité nationale comme communale. Ailleurs sur le continent africain comme à l'international, ce sont des jeunes de notre génération qui font la vie politico-sociale de leur pays. Mais nous autres, où en sommes-nous? J’ose poser la question à nous tous, y compris moi-même. Et je me permets d'apporter un brin de réponse, laissant à vous autres aussi le loisir d'en emporter d'autres. Oui, effectivement où sommes...-nous? Nous, jeunes de ma cité, de ma commune, de mon département et de mon pays? Nous sommes là, à courir derrière les postes crus et vides des CEC et CEA, nous sommes là à courir vers les 2.000F qu'on nous tend avec dédain parce que nous sommes venus rendre compte de notre sale activité d'épier nos autres frères et de mentir sur eux, oui nous sommes là à attendre que le ministre ou l'honorable nous promettent une promotion pour mieux nous tenir par le ventre! Jeunes de ma cité, est ce là ta place véritable? oui nous sommes là attendant à ce que monsieur le maire, nous positionne dans un comité de recasement, avec un terrain en perspective, un terrain que tu n'as pas acheté alors que les acquéreurs attendent de savoir où se trouvent leur parcelle; jeunes de ma cité, est-ce là ta place? nous sommes là à tenir le sac au ministre ou l'honorable, narguant les autres, car aujourd'hui, nous sommes un bon agent de renseignement pour le ministre ou l'honorable, jeune de ma cité, es-ce là ton rôle? Autant de questions à toi jeunes de ma cité. D'autres pourraient en poser de diversifiées et variées, je leur laisse le temps de le faire. Je pense que jeunes de ma cité, ta place, ma place, notre place, se trouve dans les cercles de réflexion tant politique et sociale, des cercles de discussion honnête où tout jeune de ma cité doit se rassurer que la liberté d'expression est garantie et que son message ne sera pas enregistré sur un portable pour être transmis à tierce. Jeunes de ma cité, ta place est là, où tu dois donner à ta cité, ce qu'elle t'a tant donné. A la semaine prochaine. AYONS L'AUDACE D'OSER. COURAGE!

                                                                                                                              Tokpanou

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