Publications de KABDAOGO Youssouf (2)

 

Du 16 au 17 juin 2011 à Bobo-Dioulasso, des spécialistes de médias de l’Ouest du Burkina ont prit part au sein du siège régional du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), à un séminaire de formation sur le droit et le respect des principes fondamentaux de la presse. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la présidente du CSC, Noëllie Marie Béatrice Damiba.

 

Les organisateurs de ce séminaire sont conscients que les médias de nos jours sont devenus en effet de puissants facteurs de changements qualitatifs dans toutes les sociétés humaines dont la nôtre.

Ce séminaire régional de formation des professionnels de médias est constitué avec l’appui financier du Centre Culturel Américain dont le directeur adjoint des affaires culturelles et de la presse de l’ambassade des Etats-Unies au Burkina Faso est Chad Morris.  Ils étaient au nombre de 35 professionnels de médias, venus des quatre grandes régions de l’Ouest du Burkina, que sont les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, le Sud-Ouest et les cascades. Ce séminaire est un cadre de permutation et dressage, mais aussi le renforcement des capacités professionnels des hommes de médias. Cette entrevue a permis à ceux-ci, de tirer des enseignements lucratifs afin d’instaurer une culture d’excellence dans le secteur des médias au service de la démocratie, de la paix et du développement de notre pays. L’objectif visé par l’instance de régulation à travers ce séminaire, est de renforcer les capacités de ces apprenants, sur leurs droits et devoirs de professionnels de médias. Un séminaire selon Béatrice Damiba est tombé du reste à points nommés dans cette période où la situation nationale exige encore plus de responsabilité et de bonne compréhension et  pratique de la liberté de presse, à ne pas confondre avec une cavalière permissivité.  Il faut cependant savoir conjuguer permanemment la problématique de la liberté de la presse avec l’éthique du métier et le droit à l’information du public. Ces deux jours d’échanges ont permis aux participants d’interpeller sur leurs droits et devoirs de journalistes. Leurs réflexions ont porté sur deux notions fondamentales en matière de journalisme à savoir la liberté de la presse d’une part, l’éthique et la déontologie d’autre part. La présidente du CSC, Béatrice Damiba a affirmé qu’elle s’est rendue compte lors de ces nombreuses tournées de terrain tant de l’insuffisance que de l’immensité de la demande en formation. Pour elle, la formation n’est pas du seul apanage du CSC, « les promoteurs qui se lancent dans l’activité médiatique doivent veiller à engager des professionnels et à former les auxiliaires tels que les animateurs avant tout démarrage d’une radio ou d’une télévision et toute création du journal ».

En accompagnant cette initiative, l’Ambassade des Etats Unies d’Amérique entend confirmer son attachement à la liberté de la presse et au respect de l’éthique et de la déontologie professionnel des médias. « J’ai l’intime conviction qu’avec les contributions de toutes et de tous, le journalisme Burkinabè franchira un palier supplémentaire dans la concrétisation de sa vocation d’informer les population sur leur vécu quotidien » a indiqué Chad Morris et d’ajouter « je souhaite vivement que les connaissances acquises soient partagées avec les différentes bases pour un élargissement de grandes capacités intellectuelles ».

 

 

Youssouf     KABDAOGO

 

 

Lire la suite...

Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré a rencontré la presse privée de Bobo dans la soirée du samedi 11 juin 2011 dans l’enceinte de la RTB2. Cette entrevue se veut la disponibilité et l’adhésion de ladite presse en vue de pouvoir piloter les politiques de communication gouvernementale tout en informant les populations mais aussi leur rendre compte.    

 

C’est une question de volonté qui, en réalité la presse privée doit amener les gouvernants, à rendre compte des politiques qui sont menées. Cette contenance qui est considérablement capital en matière de la communication doit faire preuve de la professionnalisation et le meilleur traitement des informations pour donner l’information, à la recherche des objectifs.  La rencontre avait aussi une autre vision. C’est surtout voir par quels canaux  de collaboration les médias privés peuvent avoir entre le ministère de la communication pour envisager et utiliser tous les acteurs de la communication en vue de la communication gouvernementale. « Nous voulons travailler à faire en sorte qu’il n’y est pas de clivage et de dichotomie. Et pensons que chacun joue un rôle essentiel, dans sa ligne éditoriale, mais tout ceci est complémentaire. Il n’y a pas de presse affectée à une tâche et une autre catégorie affectée à une autre tâche », a souhaité le ministre Alain Edouard Traoré.  Il a demandé à l’indulgence de la presse privée de l’offrir sa disponibilité, dont il leur a déjà signifié sa disponibilité numériquement pour pouvoir communiquer l’action gouvernementale. Pour l’instant, un document chimère et un dispositif qui ne prête pas à la distinction  entre presse privée et publique sont en élaboration. « Ce dispositif est un dispositif qui permet d’envisager sur quoi le gouvernement communique et par quel moyen, nous pouvons communiquer.   Et donc à ce titre, la presse privée représente pour nous un partenaire du choix. La presse privée peut apporter une vision et une critique différente. Nous n’avons pas peur de cela fondamentalement. Ce que nous voulons, c’est surtout amener aussi cet autre son de cloche qui permet d’avoir un équilibre beaucoup plus global au niveau de chaque presse que ce soit presse privée ou presse publique. Alors si nous voulons que la presse privée arrive à jouer son rôle, il faut que nous mettions à sa disposition l’information. L’information gouvernementale, juste et en temps réel. Ce n’est qu’à cette condition que cette presse privée pourra jouer un rôle essentiel en matière de communication » explique-t-il.  Ce dispositif  envisage des passerelles, des outils et des canaux pour pouvoir amener chaque acteur pour peut qu’il souhaite à jouer son rôle. Cette disponibilité concerne chaque membre du gouvernement à aller sur n’importe quelle plate forme de l’information journal, radio, télé pour pouvoir s’exprimer à la demande de la presse. Toute chose qui éviterait des reproches de ne pas vouloir communiquer. « Nous ne voulons pas que la presse privée nationale trouve à nous reprocher que nous faisons la part belle à la presse internationale. Le premier ministre insiste à tout moment là-dessus. Il dit de donner une part importante à la limite prioritaire aux médias audiovisuels  privés, à la presse écrite privée, pour pouvoir même faire des annonces. Mais elle ne nous appel pas », dit-il. Et pour cette nécessité, le ministre affirme qu’un numéro vert  sera mis à la disposition des médias. Il a aussi accentué sur le professionnalisme qui, selon lui être professionnel c’est aussi avoir des informations fiables, des informations de bonne main que l’on peut analyser comme on veut. « Travailler pour la communication gouvernementale pour ma part, c’est de mettre l’information vraie, l’information de première main à la disposition des professionnels en me disant qu’ils vont l’utiliser de façon professionnelle pour faire leur travail du journalisme », conclut-il.    

 

Youssouf    KABDAOGO

Lire la suite...