Publications de Hassan Abdoulaye (45)

Bientôt Abéché bitumé ...

18 Km de route seront bitumés dans la ville d’Abéché. La pose de la première pierre a été faite en décembre 2008 par le Président de la République Idriss Deby ITNO lors d’une visite qu’il a effectuée.

Les travaux pour le bitumage des routes dans la ville d’Abéché ont commencé depuis quelques semaines. L’entreprise chinoise CGCOC chargée de l’exécution des travaux est en phase de terrassement.Selon Kamal Mzougui, chef de mission de contrôle les travaux qui travaille pour l’entreprise tunisienne STUDY International, ils vont faire toutes les phases nécessaires pour arriver à bitumer 18 Km de route à Abéché. Mais l’entreprise est confrontée à quelques difficultés liées aux conduites souterraines.Pour prévenir les accidents de circulation et éviter la perturbation des travaux, l’entreprise a mis des panneaux de signalisation et des agents tout au long du chantier. Les travaux se réalisent également à demi route. "Nous travaillons sur la moitié de la route et nous laissons l’autre moitié pour les usagers. Une fois fini, nous revenons sur l’autre moitié" souligne le chef de mission de contrôle.

"Le délai des travaux est de 12 mois mais nous pourrions finir avant ce délai" Estime Kamal Mzougui. Mais pour y arriver, il appelle les usagers à respecter les panneaux de signalisation et les consignes données par les agents.
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Femme et éducation pour une gestion rationnelle de l’environnement, c’est le thème national choisi cette année pour la SENAFET/JIF/2009.Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET) et la Journée Internationale de la Femme (JIF) édition 2009.A l’instar des autres pays du monde, le Tchad célèbre depuis plusieurs années la JIF le 08 mars de chaque année. Cette journée est anticipée par une semaine de festivités dans toute l’étendue du territoire national : La Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET).Les festivités marquant cette semaine sont officiellement lancées ce dimanche, 1er mars 2009, à la place de l’indépendance d’Abéché. C’était lors d’une cérémonie qui a regroupé les femmes et filles de différentes couches, notamment les étudiantes, les élèves, les fonctionnaires, les ménagères, ainsi que les représentantes des quelques agences de nations unies et organisations humanitaires opérant à l’Est du Tchad.Le thème choisi au niveau régional est « femme du Ouaddaï, le développement passe par toi, protège ton environnement ».Une semaine durant, les femmes de la région du Ouaddaï vont mener divers activités éducatives et socioculturelles à savoir des conférences et causeries débats, des carrefours et forums, des productions théâtrales, les expositions etc. Des manifestations liées avec le thème choisie. Il est également prévu une descente à Marchou, localité situé à environ 45 Km au Sud d'Abéché, pour faire des démonstrations sur l'utilisation des foyers améliorés.Pour la présidente du comité d’organisation de la SENAFET et la Journée Internationale de la Femme édition 2009 Chamsel Houda Abakar Kadade, c'est une semaine d'échange d'idées, de brassage et de discussion entre les femmes. "Cette semaine nous offre l’occasion de réfléchir sur notre situation et sur les maux qui minent notre société, en vu de trouver des solutions durables. Car, la femme est la base de tout développement" souligne -y-t-elle.La représentante de la Mission des nations unie en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) indique pour sa part que beaucoup de droits de la femme sont violés dans le monde. Madame Rima Salah appelle donc les femmes à se battre pour leurs droits et rehausser leur image. « La MINURCAT et le reste du système des Nations Unies est à votre côté pour vous aider à atteindre vos droits » rassure le représentante de la MINURCAT.Officiant la cérémonie, le gouverneur de la région du Ouaddaï a mis l’accent sur l’importance de la protection de l’environnement dans le Ouaddaï. Il recommande à la commission de la SENAFET de retenir un site de reboisement et y planter quelques plants et les entretenir.Et pour donner un visage propre au lieu de l’exposition, sis au centre social, une trentaine de secouristes du comité régional de la Croix-Rouge ont nettoyé le centre social.
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Idriss Deby ITNO à Abéché

Idriss Deby ITNO passe 24 heures à Abéché.Nous sommes mardi, 24 février 2009. Il est presque midi et demi. Il faisait évidemment chaud. Très chaud.Une grande foule composée des autorités administratives, militaires, traditionnelles et religieuses de la région du Ouaddaï, ainsi que de simple citoyen s’est installé quelque part à cinq kilomètres à la sortie nord de la ville d’Abéché. Véhicules, motos, Rakchas, cavaliers et piétons, on se rappelait du jour de l’intronisation du Sultan du Dar Ouaddaï. Policiers, brigadiers et municipaux sont visibles partout pour essayer d’organiser la masse.Juste un moment, des véhicules militaires font leur apparition devant la foule. C’est Idriss Deby ITNO qui arrive. Debout sur son véhicule, les bras levés saluant la foule qui s’y trouve, le président de la république avait l’air fier de la population du Ouaddaï. Tout au long de la route sur son passage, c'est-à-dire jusqu’à sa résidence au quartier Goz-Amir, l’ont voit des hommes, des femmes et des enfants accueillant le chef de l’Etat, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, des techniciens et des conseillers.Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée que le chef de l’Etat a entreprise il y a quelques semaines à l’Est du Tchad.Le président de la république, Idriss Deby ITNO a quitté Abéché ce matin après un séjour de 24 heures. Le chef de l’Etat qui était accompagné par plusieurs membres du gouvernement, des techniciens et des conseillers est venu dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise il y a quelques semaines à l’Est du Tchad.Le soir, le ministre de l’intérieur et de la sécurité qui faisait parti de la délégation a animé un meeting populaire à la place de l’indépendance d’Abéché. Toutes les couches sociales de la région étaient au rendez-vous. S’adressant à la population, Ahmet Mohamad Bachir s’est appesanti sur la paix, la vie chère, la protection de l’environnement et surtout la détention illégale d’armes de guerre par les civils. "On ne peut jamais parler de la sécurité sans les armes détenues illégalement se seront déposées." fait-il savoir.Le président de la république quitte ce soir, 25 février 2009, dirigeant vers l’Ouest.
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Ce soir, samedi 21 février 2009, Annick porte une voile rose.Chacun pourrait se poser une question du genre : « Pourquoi Annick, qui n’est pas du Tchad, qui n’est pas musulmane non plus, porte une telle voile ce soir ? »Alors, c’est son séjour à Abéché qui tire à sa finAnnick Nsabimana, la chargée du programme et de formation qui a travaillé pendant deux ans au sein de la radio "La Voix du Ouaddaï", quitte aujourd’hui ce poste pour aller travailler au bureau INTERNEWS de N’Djamena, capitale du Tchad.Tenez !La Voix du Ouadaï est une radio communautaire installée à Abéché, à l’est du Tchad. Cette radio a vu le jour en 2005, après l’arrivée des réfugiés du Darfour dans cette partie du Tchad et travaille pour ces réfugiés, pour les personnes déplacées internes et aussi pour la population locale. C’est l’une des trois radios du Projet INTERNEWS NETWORK à l’Est du Tchad.Revenons à notre mouton comme on le dit.Pour faire honneur à Annick et lui dire au revoir, toute l’équipe de la radio vient partager un verre avec elle, comme le veut la coutume. C’est au cours d’une cérémonie organisée au sein du Gust-House de INTERNEWS, au quartier Goz-Amir, le quartier présidentiel. Cette cérémonie ne rassemble pas seulement le staff de la Voix du Ouaddaï mais également quelques amis du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés HCR. Des personnes avec lesquelles les journalistes de cette radio ont toujours eu à travailler ensemble, que ça soit pour des relations professionnelles ou personnelles.Hommes et femmes se trouvent sur des chaises et fauteuils autour de deux grandes tables sur lesquelles l’on a posé de boisons, alcoolisées et non alcoolisées, au goût de chacun. C’est pour la première fois que toute l’équipe de la radio se retrouve dans le Gust House de INTERNEWS Abéché. Les uns sont devant leurs bouteilles de Castel ou de Pepsi…, les autres causent, les autres prennent des photos … et il y’en a aussi ceux qui, émus par la séparation avec la « femme à la voile rose », ont l’air trop soucieux.Dans une aire très animée, l’assistance voit Olivier se dirigeant vers le générateur. Il l’éteint. "Mais qu’est-ce qui se passe ?" Se demandent les plus pressés. Le directeur du projet INTERNEWS NETWORK, Guillaume Michel, veut dire un mot. Venu d’un pays européen où la température passe quelquefois même en dessous de zéro, Guillaume est très fier sa collaboratrice, Annick. "Je te vois non seulement comme une collègue mais aussi et surtout comme une maman, une épouse…" souligne Guillaume Michel dans ses propos, avant de lui souhaiter bon succès dans ses nouvelles fonctions.Bon succès dans ses nouvelles fonctions, c’est ce qu’a souhaité également toute l’équipe de LA VOIX DU OUADDAI qui était présente a la cérémonie. "Avant, c’est toi (Annick) qui faisais le script des magazines pour nous et c’est toi qui nous aidais à enregistrer les émissions. Mais maintenant, c’est nous qui faisons tout ce travail. C’est pour dire que tu nous as appris à être indépendant, a pêcher nous même au lieu de demander toujours du poisson aux autres", font savoir certains d’entre eux.Les amis du HCR, eux aussi, ne restent pas bouche "B". Ils disent ce qu’ils pensent de Annick en passant par leurs relations personnelles et professionnelles.Tous, INTERNEWS et HCR, remercient cette noble de tout ce qu’elle a fait pour son équipe et pour toute la population à l’Est du Tchad, et lui souhaitent bon succès dans ses nouvelles fonctions."Je suis très contente de dire que c’est vraiment un au revoir mais pas un adieu", indique Annick dans ses propos. "Je ne pouvais pas faire ce que j’ai pu faire sans votre soutien" ajoute-t-elle. Très émue, elle déclare que ces deux enfants (jumeaux) avaient seulement un an et trois mois quant elle est venue au Tchad ; mais ici (au Tchad), elle a trouvé des frères, des familles. "Soyez rigoureux dans votre travail, respectez les deadlines, … considérez la radio comme votre famille" conseille t-elle les journalistes, avant de leur demander de ne pas hésiter à l’appeler, surtout en cas d’un événement familial, pour partager la joie et le malheur ensemble.Venue d’une région des grands lacs et des montagnes, le Burundi, qui diffère du Tchad dans plusieurs aspects, Annick qui a laissé son mari et ses deux enfants, s’est facilement intégrée dans la communauté tchadienne. Et cela grâce à sa sagesse, son esprit d’ouverture, son esprit d’équipe, … et surtout son savoir vivre.Elle est toujours souriante mais sérieuse. Elle est rigoureuse dans le cadre du travaille, de manière à ce que certains journalistes se voient dérangés par ses histoires de deadline.La fin de la cérémonie était marquée par la prise des photos de famille de la Radio. Et cela après un repas offert à l’assistance.
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