Publications de Gaïus Vagheni Kowene (70)

Dans certains pays du Sud, il est courant de voir des journalistes accepter de l’argent ou cadeaux de leurs sources. En RDC, ça s’appelle « coupage ». C’est l’une des causes de la misère éternelle des chevaliers de plume. Voici comment en finir.

Par Gaïus Kowene

 

En RDC (et un peu partout en Afrique aussi), il est courant de voir des journalistes travailler en clics. Quand je parle des clics je fais allusions aux groupuscules des amis.

C’est comme ça qu’ils s’invitent aussi à couvrir des événements et manifestations.\

Le calcul est donc simple : vous ne faites pas partie de mon clic, je ne vous invite pas ! (parce que j’ai des amis influents au pouvoir ou dans le comité organisateur).

Ces clics sont souvent formés sur la base des intérêts. Qui dit intérêts voit aussi l’argent !

Eh oui ! Le coupage ! Cet argent appelé « transport, crédit téléphonique, dernier mot ou communiqué final » que ces journalistes exigent de leurs sources pour diffuser une information.

Des blogueurs comme Feza Umande en ont parlé sur leurs blogs. D’ailleurs, le Documentaire Kinshasa FM en parle aussi.

Et nous qui refusons de la prendre somme vu comme des traîtres. Voilà pourquoi c’est très difficile de se faire inviter à couvrir une manifestation (surtout officielle) par les adeptes de cette pratique, souvent proche des organisateurs.

Certains vont même jusqu’à nier leurs confrères, disant qu’ils ne sont pas journalistes pour prendre le montant qui leur revenait !

Ah, chers amis ! Comment voulez-vous qu’on vous respecte dans des conditions pareilles ?

Quand on devient un « journaliste domestique », c’est normal que même vos maisons de presse ne pensent jamais à votre salaire !

Non pas qu’ils manquent l’argent, mais parce qu’ils savent que vous allez en gagner « suffisamment » sur terrain !

Et alors ? Faut-il encore condamner l’Etat Congolais qui donne des autorisations de fonctionnement à des personnes qui n’ont qu’un émetteur et rien de plus ?

Faut-il condamner ces propriétaires des radios et télévisions qui ont déjà effacé dans leur dictionnaire le mot « salaire » ?

Je ne cesserais de le répéter: c’est de leur faute que beaucoup des journalistes ne sont pas payés correctement !

A mon humble avis, parce que ça ne m’engage que moi, chassez le coupage et il ira loin de vous !

Qu’est-ce que j’attends par la ?

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RDC: 3 clés pour combattre l’ impunité

Comment lutter efficacement contre l'impunité en RDC?

Par Gaïus Kowene

Ida Sawyer, chercheuse Senior de Human Rights Watch au Congo, parle des défis que la RDC doit relever pour lutter contre l’impunité. Il s’agit du budget insuffisant accordé à la justice, la Couverture dont bénéficient certains proches du pouvoir et l’installation des chambres mixtes spécialisées.

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Le président de la RDC, Joseph Kabila a répondu aux recommandations des concertations nationales dans un discours qui a duré 1h25’ devant le congrès.

Dans la salle, on notait la présence de deux invites spéciaux : le président Denis Sasu du Congo Brazza et Nkosazana Zuma, cheffe de la commission de l’Union Africaine.

J’ai choisi pour vous 5 points qui donnent ce que je crois être l’essentiel de ce discours. Je les places ici dans l’ordre chronologique, pas de pertinence.

1. Lutte contre les violences sexuelles

Le président de la République démocratique du Congo a promis de s’investir personnellement dans la lutte contre les violences sexuelles et l’utilisation des enfants soldats. Il nommera ainsi très prochainement un représentant spécial pour s’assurer que les auteurs de ces crimes contre l’humanité et crime de guerre soient poursuivis.

2. Mesure de grâce et ouverture politique

Dans son discours, le président Joseph Kabila a dit avoir signé le matin même une mesure de grâce pour tous les prisonniers politiques. Son objectif, recréer un climat de confiance entre les acteurs politiques.

Ceci va de pair avec son ouverture politique qui sera concrétisée par la création d’un gouvernement d’union nationale. Des membres de l’opposition, de la majorité présidentielle et de la société civile pourront ainsi se mettre ensemble et « prendre du miel du pays ».

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Dans un futur proche, la Brigade d’intervention des Nations unies  amorcera ses opérations offensives contre les groupes armés dans l’Est de la RD Congo.

Ces affrontements pourraient avoir des conséquences humanitaires énormes. Les humanitaires œuvrant dans la région se disent prêt à intervenir.

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RDC: Un Michael Jackson à Kinshasa

Ce jeune chorégraphe Congolais rêve de remplacer Michael Jackson. Nous allons le retrouver dans la rue a Kinshasa, la capitale de la RDC

Par Gaïus Kowene, à Kinshasa

Nous sommes dans la commune de Kinshasa, dans la ville du même nom, en capitale de la RD Congo. Véhicules et motards s’entrecroisent difficilement. La musique forte se fait entendre à beaucoup des mètres. Un attroupement des badauds tous joyeux se trouve juste en face.

Au milieu du cercle, un  bout d’homme: veste et souliers noire, chapeau rouge, chemise et chaussette blanches ; Jay Jackson est comme Michael en personne. La seule différence est que celui-ci reste noir et plus jeune.

Il y a de cela quelques années, la RDC a vu émerger un autre jeune aux talents du même genre. Il s’agit de Innocent Balume aka Innoss’B, Vodacom Super star saison 1. Grace aux votes des Congolais, il a décroché un featuring avec Akon et pas mal des contacts avec des grandes stars aux USA.

Personne ne l’a appris à danser

Jay Jackson, lui, n’a pas eu cette chance. Personne ne l’a appris à danser. A force de voir des DVD de Michael Jackson, son idole, ce jeune danseur découvre son talent.

« Je ne veux pas que les autres souffrent pour apprendre ces chorégraphies comme moi, » dit-il. « C’est pourquoi je forme gratuitement ceux-là qui sont intéressés chez moi à la maison. »

Depuis 7 ans, Il passe le gros de ses journées à danser dans les rues de Kinshasa et gagne ainsi sa vie. « Je gagne entre 30 000 et 50 000 Francs Congolais (entre 32 et 54$) par jour, renseigne Jackson. Parfois des autorités m’invitent dans leurs fêtes pour danser et égayer des invités. »

Jay Jackson a déjà une certaine parcelle de célébrité dans la ville de Kinshasa. Son rêve le plus fous, remplacer Michael Jackson.

Les Kulunas, une difficulté

Les Kuluna (Ndlr : jeunes agressifs dans les rues de kinshasa) sont le plus grand goulot d’étranglement pour la percée de jeune homme. «  Pendant que je danse, il y en a qui  volent mes téléphones et autres bien, regrette-t-il. Ils veulent que je leur donne tout l’argent que je gagne. »

L’un de ces gangsters qui était dans les parages a fait ce conseil à Jay Jackson : « S’ils t’approchent, tu dois négocier avec eux. C’est bien de parler et s’entraider mutuellement. » Mais ce conseil marchera difficilement en faveur de cet artiste. Les Kulunas voudront s’approprier la part de lion.

Sollicite le soutient

Jay Jackson ne preste pas que dans la ville province de kinshasa. Il lui arrive de traverser la frontière et se retrouver à Brazaville, dans le Congo voisin. Sauf que ses prestations ne sont pas immortalisées sur support CD ou sur internet. Les medias de la place ne s’intéressent pas à lui faute d’argent.

Talent cachée de Kinshasa, ce jeune a parfois collaborer avec l’artiste musicien Bendo son qui apprécie ses prestations. Il appelle tous ceux qui le peuvent à promouvoir son talent pour l’aider à atteindre son rêve de remplacer Michael Jackson. 

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Ndongo D, jeune rappeur Sénégalais du groupe Daara-J Family, lutte contre la corruption par le rap. Il est parmi ceux qui ont établie les bases du mouvement Y en a marre pour faire tomber le regime de l'ancien président Sénégalais Abdoulay Wade. Ils nous parle de sa motivation dans ce billet.

Par Gaïus Kowene, à Dakar

Temoin de la corruption

Temps ensoleillé, le taxi bus est plein à craquer. Arrêt brusque, le chauffeur sort un billet d'argent et le passe au roulage. Sans aucun document aucun, il parcourt les rues de Dakar librement.

 

L'artiste musicien Ndongo D voit la scène avec l'air inquiet. "Ce gars n'a aucun document de contrôle technique, signale t-il. Et si ce véhicule était un cercueil roulant ?"

Rapeur et producteur, il décide de s'impliquer activement dans la lutte contre la corruption dans son pays. Son art est son arme.

 

Initiatives concrète

Premier cap, intéresser des artistes peu connus, mais talentueux de la banlieu Sénégalaise. Il arrive à en convaincre plusieurs. Ndongo D s'associe à la société civile locale pour faire bouger les choses. Celle-ci organise des ateliers et fait comprendre à ces jeunes artistes la corruption sous tous ses angles. "Au départ, je croyais que la corruption ne se limitait qu'à la route et à la douane, se souvient Ndongo D. Avec ces formations, j'ai compris que la corruption est présente meme dans l'administration publique. Elle bloque tout développement!" Voilà de quoi activer sa rage.

 

Ensemble avec ses compagnons de lutte, ils consacrent l'album Sakré corruption à cette problématique. La chanson "Y'en bu diss", du groupe sénégalais Fuk'n'kuk avec Crazy Cool, figure dans cet album paru en 2009. Ndongo D y pose sa touche et ... la chanson cartonne! Certains médias de la place la diffusent plusieurs fois.

 

La chanson Y'en bu diss dans la quelle Ndongo D a participé

Lutte fructueuse

Cette lutte n'est pas sans effet. Elle a permis de préparer les bases solides du soulèvement des rappeurs contre l'ancien président sénégalais.Le mouvement Y'en a marre.

 

L'opposition et la société civile le soupçonnait de vouloir s'éterniser au pouvoir par la mafia. Abdoulay Wade a perdu au deuxième tour contre son ancien premier ministre, Macky Sall. A peine au pouvoir, le nouveau président promet de s'investir dans la même cause.

 

Joie et vigilance

Pour ce rappeur, c'est une joie mêlée à la vigilance. "Le travail n'est pas encore fini, rappelle Ndongo D. Nous attendons encore plus de changement de la part du gouvernement."

Présentement, Ndongo D et son label Bois Sakré collaborent avec des artistes étrangers (comme Pierce Freelon des Étais unis, etc.). Objectif: renforcer l'échange interculturel et briser les préjugés pour une lutte beaucoup plus efficace.

 

Une version video de cette interview est en préparation. Elle fera partie du documentaire Mondoblog Tour réalisé par Marthe Le More.

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Jeune Poète et écrivain de la ville de Goma, à l'Est de la RD Congo, Patrick Basham écrit des bouquets d'amour. C'est une façon pour lui de s'attirer un public avant d'abord des problèmes sociaux.

Il regrette le fait que beaucoup des producteurs s’intéressent plus à la musique qu'à la littérature, pourtant importante. Sa vision est d'unir les jeunes poètes et écrivains Congolais pour une révolution littéraire.

Il en parle dans cette interview accordée à Gaïus Kowene.

 

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Secrets des Mondoblogueurs

L'art de bloguer peut s'apprendre à l'école de la vie et voici comment

Par Gaïus Kowene, à Dakar

Plus de 60 000 visiteurs uniques surfent sur Mondoblog par mois depuis presque trois ans. Des blogueurs francophones pas extra alimentent régulièrement cette plateforme. Quels sont leurs secrets de réussite? Quatre d'entre eux nous en parlent dans ce billet.

 

Origine des idées

Nous commencons par la conception meme. Comment touvent-ils des idées pour rediger?

Il y en a qui les trouve de manière hasardeuse. C'est le cas de la Camerounaise Salma Amadore et du Congolais vivant au Bresil, Serge Katembera.

 

D'autres, par contre, creusent partout. "Pour trouver des idées, je pars des idées reçu, explique Limoune. Ensuite je rencontre des personnes stéréotypées. Parfois, je raconte mon expérience personnelle." L'actualité sur internet et un esprit critique inspirent la Caribéenne Mylène Colmar.

 

Maintenant que l'idée est là, il faut commencer à rédiger son billet. "Ici, c'est la frénésie," confie Serge. Salma tire de sa tête des phrases "piquantes" pour susciter le débat. Attention ! Elle a, toutefois, peur d'être inondée par des questions des lecteurs.
Mais comment arrivent-ils à capter l'attention des lecteurs?

 

L'humour est une arme
"Je ne pense pas qu'il y ait des potions magiques," dit Limoun. Mais Serge, lui, a trouvé une astuce : "L'humour est l'arme principale de mes billets." Ça relaxe un tout petit peu le lecteur et lui donne envie de revenir prochainement.
Et pour fidéliser ses lecteurs, la qualité du contenu reste la règle mère. Mylène Colmar fait encore plus. Elle nous l'explique : "Chaque fois que je publie un nouveau billet, je le leur dis sur des médias sociaux comme Facebook et Twitter".
Elle s'efforce de répondre à chaque commentaire pour que ses lecteurs sachent qu'elle les lis.

 

La Radio Télévision Sénégalaise parle de mondoblog au début de la fomation à Dakar, Sénégal, à partir du 06 Avril 2013 (Cc Basil Nianeful, RTS1)

Secrets aux futurs mondoblogueurs

Pour finir, nous leur avons demandé des "secrets" à livrer aux futurs mondoblogueurs.
"Écrivez quand vous avez envie et soyez claire," conseille Salma.
Limoune met l'accent sur un autre point important : "n'écrivez pas ce que la presse a déjà dit ou comme elle l'a dit. Donnez la parole au citoyen sans discrimination. C'est la force de votre blog."
Serge, lui, résume son "secret" en 3 mots : passion, curiosité et conviction.
Les Mondoblogueurs ont encore beaucoup de leurs secrets à partager avec vous. Il y en a qui le feront dans des billets à venir.

 

Restez branché !

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Lauriane vient juste d’avoir son diplôme d’Etat, l’équivalent au baccalauréat. Elle s’inscrit dans une université de la place et suit normalement les cours. Mais, une surprise l’attend.
Dans l’auditoire, son enseignant de l’économie donne un travail dirigé, appelé TD dans le jargon estudiantin. Un groupe d’étudiants remettent leurs travail et sortent de l’auditoire. Lauriane n’est pas du nombre. Elle se retrouve parmi ceux qui n’ont pu finir l’exercice et reste dans la salle.
« Laisse-moi ton nom et ton numéro de téléphone, lui dit son enseignant. Je vais rayer ton nom de la liste de ceux qui n’ont pas fini l’exercice.» Lauriane exécute l’ordre et retourne calmement à la maison.
A peine arrivé, son téléphone sonne. Cet enseignant veut la voire. Comme il faisait tard, elle ne pouvait pas sortir de sa parcelle. Elle pressent des soupçons et décide de changer de numéros de téléphone.
Le lendemain, l’enseignant envoie le chef de promotion appelé la demoiselle. Prétexte poussé, qu’elle vienne aider l’enseignant à ranger les papiers d’interrogations. Quand elle fini, l’enseignant ouvre le front : « A l’université, on ne réussit pas sans parapluie, lance-t-il. Je veux t’aider dans le suivi de tes notes chez d’autres enseignants. Pour ça, nous devons vivre ensemble. »
Bouleversée, la jeune fille promit d’y penser et fait tout pour éviter cet enseignant. Mais, celui-ci ne baisse pas son arme. Il change de stratégie. Il utilise désormais le numéro de téléphone du Chef de promotion pour parler à Lauriane. Elle arrête de répondre aux appels de ce numéro.
Jour-J, l’université affiche les résultats des examens. Lauriane échoue lamentablement et est non admise à la filière. Elle n’y croit pas. « Cet enseignant doit y être pour quelque chose, pense-t-elle. » Elle décide d’aller lui poser le problème.
« La balle est dans tes mains, répond l’enseignant. Tu as refusé de coopérer. Ce n’est pas encore trop tar. Si tu causes bien, tu réussiras. Dans le cas contraire, tu échoue ! » La jeune fille reste ferme dans sa décision et en assume les conséquences.
La pression du groupe se resserre autour d’elle. « Il y a des amis qui me disaient que ça (rapports sexuelles avec l’enseignants) ne dure pas longtemps et que ça ne laisse pas de tache. » Elle ne cède la « matière » (sexe).
Pour elle, impossible de vivre une relation érotique avec un enseignant considéré comme son propre père. En plus, la réputation de cet enseignant est gâchis : « Il a 3 femmes à la maison, renseigne Laurianne. Il a des amourettes dans tous les auditoires. Tout cela ne lui suffit pas ? »
La famille de Laurianne pensait aller déstabiliser l’université pour venger cette injustice imposée à leur sœur. Elle l’en empêche pour « ne pas s’attirer des problèmes. » Ce qui la décourage ? Le laxisme du recteur de l’université qui juge que cela relève de la vie privée de l’enseignant. Il n’est pas le seul à agir ainsi.
Le souhait de Laurianne est clair : « Que les universités ne donnent pas beaucoup de charges aux enseignants. Ils en abusent et se considèrent super. Un enseignant ne doit pas avoir le droit de vie ou de mort sur la scolarité d’un étudiant. »
En attendant, Lauriane a changé de ville pour poursuivre ses études. Elle a su résister au phénomène Notes sexuellement transmissibles qui comporte tout un tas de danger.

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La fissure au sein du M23 n'affectera en rien les négociations de Kampala: Voilà ce qu'a dit Jean Marie Runiga, président du M23, destitué par le Général Sultani Makenga. Pour lui, Makenga a fait défection et a rejoint les forces armées de la RD Congo. Il a été remplacé par le General Baudoin Ngaruye. Le porte-parole militaire, le colonel Vianney Kazarama, a aussi été suspendu et remplacé par le colonel Seraphin Mirindi. L'ail Makenga du M23 siège à Bunagana (frontière avec l'Ouganda) pendant que l'ail Runiga siège à Kibumba, à une trentaine des kilomètres de Goma. La question de la force neutre est aussi au rendez-vous.

Ecouter le podcast

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Des jeunes manifestants Congolais du mouvement Lutte pour le changement, LUCHA, ont déposé ce 27 Février une plainte contre un officier de police.

 Dans une lettre adressée au Procureur Général près la cours d’appel du Nord Kivu, l’avocat de ce mouvement demande des poursuites judiciaires et sanctions exemplaires en l’encontre du Major Mulamba, commandant du Groupe Mobile d’Intervention à Goma. Ils l’accusent d’avoir copieusement battu une vingtaine des jeunes, membre de la LUCHA, pendant un sit-in la nuit du 21 Février 2013, aux bureaux de l’assemblée provinciale. Cette même nuit, il a extorqué avec ses hommes des téléphones portables, un appareil photo, des bâches et d’autres effets nécessaires pour leur sit-in. Tout ceci a été emporté dans le véhicule de la police.

Ces jeunes pensent avoir raison de réclamer ce droit comme leur manifestation n’était pas illégale. « Nous n’avions barré ni la route, ni les portes du bureau de l’assemblée provinciale, se justifie l’un d’eux. Nous avions informés les autorités comme prévue par la constitution. »

La justice Congolaise est de nouveau devant test de son degré d’indépendance et son niveau de démocratie. Il arrive des fois que les trafics de l’influence classent sans suite des dossiers pareils ou mènent à des sentences qui ne s’exécuteront jamais.

C’est une occasion de reconstruire (ou pas) la confiance des Congolais en leur justice. L’avenir nous en dira plus.

Par Gaïus Koowene

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Une décision signée le 27 Février 2013 par le Général de Brigade Sultani Makenga a destitué Runiga Lugerero Jean Mari de la présidence du M23. Le M23 est un mouvement rebelle actif à la frontière entre l’Ouganda, le Rwanda et la RD Congo.  Depuis le 17 Aout 2013, l’aile politique a été séparée de l’aile militaire. Jean Mari Runiga, nommé à cette date président du parti, devait conduire le mouvement selon une certaine vision.  Ce parti nie le soutient du Rwanda et de l’Ouganda, pourtant prouvé dans les rapports des experts de l’ONU.

Viré du deal (Business ou affaire), Runiga Lugerero Jean Mari dit garder la legitimité et Sultani Makenga tente de dissimuler les accusations de corruption contre lui. S'il s'avère vrai que Runiga est viré du M23, il pourrait (soit est déjà) finir dans l’un des scénarios suivant :

Rester loyal à Ntaganda

Le Général de Brigade Bosco Ntaganda, recherché par la CPI, a dès la conception joué un rôle capital dans le M23. Apprécié par le Général Paul Kagame (actuel président Rwandais) et le Général James Kabarebe (actuel ministre Rwandais de la défense) pour ses liens avec le Rwanda, il était frustré de ne pas recevoir le commandement du M23.

Jean Mari Runiga a préféré Ntaganda à Makenga. Il n’est pas le seul. Toute une liste d’autres officiers supérieurs du M23 ont fait le même choix. Pourquoi ? Parce que Makenga est un Congolais depuis ses racines et, donc, n’inspire pas confiance à aux employeurs Rwandais. Il a eu cette lourde responsabilité grâce à l’assurance que son maitre Laurent Nkunda (ancien président du CNDP, ancêtre du M23) a donnée aux employeurs. Pourtant, Ntaganda a fait ses preuves en Ituri et même avec le CNDP.

Voilà l’une des raisons qui aurait poussé Runiga et certains de ses acolytes à choisir Bosco Ntaganda, le Terminator.

Créer son propre mouvement rebelle

Les problèmes entre les hommes ne manquent jamais. Un divorce de ce mariage Runiga – Ntaganda pourrait être signé un jour. Si Runiga arrive à échapper au Terminator et acquiert toutes les habilités nécessaires, il pourrait être tenté de créer son propre mouvement rebelle, son propre deal. Son argument serait d’avoir appris des failles du camp Makenga et celles de Ntaganda. En suite, il se proposera comme la seule alternative idéale. Une fois dans le circuit, les contacts nécessaires et l’expérience acquise du M23 pourront l’illusionner.

Se rendre à la MONUSCO et/ou aux autorités Congolaise

Des fois ça barde. Pas moyen de s’échapper et rester en vie. Ici, le Bishop Runiga pourrait décider de se rendre à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RD Congo, MONUSCO, et/ou au gouvernement. Pour ça, il pourrait se présenter comme une personne en danger craignant pour sa sécurité (comme l’a fait l’opposant Roger Lumbala avant de rejoindre officiellement la rébellion). En échange, il pourrait proposer de témoigner contre ses anciens employeurs Rwandais ou de donner des informations pertinentes à la CPI pour arrêter Ntaganda.

Refaire une Eglise

Déçu par la politique, il pourrait décider de disparaitre comme l’ancien vice président  Azarias Ruberwa. Il pourrait créer une autre Eglise et attirer des croyants. Son astuce serait de precher l’histoire de David qui a péché plusieurs fois, mais s’est repenti. Il pourrait aussi prêcher une certaine révélation ou un certain appel reçu de la part de son dieu de quitter la politique pour une mission évangélique spéciale. Avec en tête la parabole de l’enfant prodigue, il y aura surement des Congolais qui se laisseront séduire par cette reconversion et rempliront son église.

Se réconcilier avec Makenga

Et si tout ceci n’arrivait pas, il pourrait appliquer une des lois du stratège Nicolas Machiavel qui encourage un leader à « se faire un allié involontaire ». Cette technique permet de maitriser et halluciner son adversaire avant de se débarrasser de lui. C’est ce qu’a fait le président Congolais, Joseph Kabila, avec des anciens rebelles dans le 1 + 4 avant les élections de 2006. Ou sont-ils aujourd’hui ? Ruberwa a disparu de la scène politique, Bemba est à la CPI, Zaidi Ngoma est sans danger et Abdulai Ndombasi est bien géré. Kabila reste seul maintenant au pouvoir. C’est un scenario possible où il pourrait accepter de se plier et présenter publiquement des excuses à Makenga pour le renverser après.

Beaucoup d’autres scénarios sont possibles. Si vous en avez, merci de le partager avec nous par des commentaires.

Par Gaïus Kowene

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Plus de 4 morts, 60 blessés et plusieurs maisons incendiés : C’est le bilan provisoire des affrontements de ce Mercredi 27 Février 2013 à Kitshanga, dans le territoire de Masisi, opposant l’armée régulière à la milice APCLS (Armée Patriotique pour un Congo Libre et Souverain). L’ APCLS est un mouvement maï-maï d’auto-défense actif dans cette partie de la RD Congo.

Ces affrontements ont occasionnés un déplacement massif de la population. Une partie a trouvé refuge près de la base de la mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RD Congo, MONUSCO. Leur nombre exact n’est pas encore connu. Dans un avenir proche, des humanitaires présents dans la zone seront évacués.

3 jours avant, ce sont deux factions du mouvement rebelle M23 qui ont échangé des tirs. Pouvoir et argent, bref, leadership serait à la base de ces dissensions. Ici encore, six civils ont perdu la vie, nous renseigne le bureau des Nations Unies pour la coordination des Affaires humanitaires, OCHA. Le lendemain, l’une des factions a pris le contrôle de Rugari, localité située à 30 km au Nord de Goma. Elle y a érigé une barrière de péage.  Le président du M23, Jean Marie Runiga Lugerero est destitué de ses fonctions par le commandement militaire de ce mouvement rebelle.

Les agences et systèmes des Nations Unies y arrêtent momentanément leurs activités.

Rappelez-vous que 11 Chefs d’Etats Africains ont signé Dimanche 24 Février 2013 un accord cadre pour éradiquer ce problème. Cet accord cadre donne au conseil de sécurité de l’ONU un feu vert pour accorder un mandat précis à la force internationale neutre. Celui de la MONUSCO sera probablement renforcé.

Un autre complément dans ce dossier est que les aéronefs sans pilotes, qu’on appelait drones, seront bel et bien envoyés pour surveiller la frontière Rwando-Ougando-Congolaise. Sauf que ces drones ne pourront tirer aucun coup de bal, si ce n’est livrer des informations en un temps record. Ces informations permettront de planifier des opérations militaires plus efficaces.

Par Gaïus Kowene

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Nord Kivu: Une guerre de production agricole?

La guerre dans l’Est de la RD Congo serait une guerre de production agricole : voilà ce que pensent les habitants de Rutshuru et Masisi, en province du Nord Kivu. La plupart d’attaques des groupes armés ont lieu en période de récolte. Ces attaques occasionnent le déplacement de la population qui ne peut plus aller récolter. Les produits qui échappent aux pillages des hommes en arme pourrissent dans les champs.

Face à cette triste situation, des humanitaires et payants mettent en place des solutions palliatives.

La population a changé les cultures et perturbé le calendrier de récolte. Certains plantent présentement du Soja en lieu et place du haricot (plus consommé que le Soja). D’autres ont remplacé leurs champs des tubercules (patates douces, maniocs, etc…) par l’arachide (qui prend plus de temps pour être récolté).

La population a volontairement perturbé le calendrier de culture en semant avant le 15 Février 2013. Ceci la permettra de récolter en mai, au lieu de Juin (mois ou il y a des nombreuses attaques des groupes armés).

Les humanitaires, eux, optent pour le renforcement des capacités de résilience des populations. Ceci consisté à donner aux populations la capacité de répondre rapidement au besoin alimentaire même après pillage des récoltes. 

Le cash and Voucher est une façon de renforcer le secteur de production locale. Dans ce système, le Programme Alimentaire Mondiale donne aux déplacés ou retournés des jetons. Avec ces jetons, ils peuvent acheter une certaine quantité d’aliments de leur choix dans une foire dédiée à cette fin.

L’inconvénient de ce système est qu’on ne peut pas satisfaire la demande avec une production basse. Le Programme Alimentaire Mondiale a parfois besoin des plusieurs tonnes de maïs chaque semaine, que les agriculteurs locaux ne peuvent produire.

Guerre politique ou de production agricole, le retour de la paix reste la seule prière des habitants de ce coin de la RD Congo.

Par Gaïus Kowene

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Goma: Le pont suspendu crée la controverse

Nous sommes en Avril 2012. Le cortège du gouverneur du Nord Kivu quitte sa résidence en vitesse et stoppe au rond point Instigo, l’un des plus célèbres de la ville. La circulation s’arrête un moment. Le gouverneur sort de son véhicule avec un dispositif sécuritaire costaud et une pluie des journalistes locaux. C’est la pause de la première pierre d’un pont qui devra être suspendu au même endroit. Objectif : éviter aux piétons l’embouteillage des nombreux véhicules. Julien Paluku, gouverneur de province, assure que sa construction ne prendrait que 2 mois. Sur un panneau à coté, les informations relatives à ce pont sont écrites. Celle qui m’intéresse plus : la date de fin des travaux (le 28 Juin 2012) et celle de l’inauguration (le 30 Juin 2012).

Les travaux ont démarrés puis se sont brusquement arrêté. 8 mois après la date prévue pour  l’inauguration, le pont ne l’est pas toujours.

Ce pont, est-il une réponse à un besoin réel ? Les Gomatraciens sont divisés. Beaucoup estiment que c’est un gaspillage, et une petite fraction salue l’initiative.

Gervais Letakamba, jeune pousse pousseur : « Je ne vois pas pourquoi construire un pont sans demander aux usagers s’ils en avaient besoin. Je ne voudrais pas voir mes petits frères passer sur la dessus refoulé de l’école pour minerval. » Il pense que l’argent affecté à la construction de ce pont devait payer les arriérés de salaire de certains enseignants, militaires et fonctionnaires de l’Etat.

« Le Nord Kivu a des priorités plus importantes que ce pont, soutient Mirindi, taximen. Ceci ne nous fera pas oublier les nombreuses promesses qu’ils nous ont faites ». Le jeune Mirindi soupçonne les initiateurs de ce projet de chercher des justificatifs des fonds qu’ils auraient détournés.

D’autres jeunes partent même loin en s’imaginant que ce pont serait le cadeau d’une entreprise de téléphonie mobile.

Une petite fraction des Gomatraciens encourage cette initiative. Pour elle, les gens doivent apprendre à accepter la réalité.

Eric, jeune partisan de la révolution de la modernité : « Pourquoi les gens veulent toujours rester opposants même pour ce qui est claire devant leurs yeux ? Notre ville est entrain d’avancer, mais ils veulent nous remettre en arrière».

Sur la question du social, Ali, du camp favorable au pouvoir veut mettre les choses au clair. « Il ne faut pas mélanger les choux et les carottes, dit-il. Ce n’est par ce que tel ou tel autre capricieux n’est pas satisfait de sa situation que le monde doit arrêter de tourner. Dans le budget du gouvernement le salaire de tous ces gens est prévu. Si c’est leur hiérarchie qui détourne, ils savent ou se plaindre. »

Ce pont, résoudra-t-il effectivement le problème d’embouteillage pour piétons ?

L’avenir nous le dira.

Par Gaïus Kowene

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Comment proposer un candidat aux Bobs?

Beaucoup des personnes pensent qu’il n’y a pas besoin de voter pour les Bobs. Je vous donne la procédure dans ce billet.

Bobs est un concours des blogs organisé par la radio Allemande Deutsche Welle. Ce concours réunit des blogueurs, militants du net et certains spécialistes des medias. Les internautes proposent des sites au Jury selon différentes catégories et langues disponibles sur le site du concours. Ces blogs proposés doivent être rédigés en l’une des langues de la compétition et accessible sans mot de passe.

Du 06 Février au 06 Mars, les internautes doivent proposer des blogs.

La première des procédures est d’aller sur http://thebobs.com/francais , la page officielle du concours. Vous verrez aussi la plage « proposer un candidat aux Bobs ».

Avant de commencer à compléter, assurez-vous que vous vous êtes connecté. Pas besoin de votre adresse email. Juste un compte facebook, Twitter ou OpenID.

A coté de « Langue », cliquez sur le réseau social par lequel vous souhaitez proposer un candidat. Une fenêtre s’ouvrira pour vous demander de confirmer que vous permettez à l’application d’interagir avec votre compte. Acceptez.

Sur la page du concours, votre nom apparaitra dans le coin gauche de la plage « proposer un candidat aux Bobs ».

Mais pour être plus pratique, passons à l’acte. Si vous voulez voter, par exemple, pour ce blog que vous lisez en ce moment même, Suivez la procédure que je viens d’expliquer dans les paragraphes précédentes.

Je le rappel, assurez-vous que vous êtes connecté. Si non, vous ne verrez pas le bouton « Proposer un site ». Une fois connecté avec votre compte facebook ou Twitter, la page ressemblera à ceci

Dans la case catégorie, choisissez « Meilleur blog Français ».

Pour le site, il y a déjà le « http:// ». Vous ne devez qu’ajouter « amkaafrika.mondoblog.org » (Sans guillemets, bien sur), l’adresse de ce blog que vous lisez. Langue, choisissez le Français. Enfin cliquez sur « Proposer un site » qui s’affiche en couleur juste en bas de votre nom.

Mais ce n’est pas tout ! Faites savoir à tous vos contacts que vous venez de voter aux Bobs. Pour ça, il vous suffit de cliquer sur « Partager mon choix », écrire un message invitant vos amis à faire de même et le lancer sur le net. N’oubliez pas de cliquer sur « J’ai terminé ».

La procédure est la même pour ceux qui veulent voter pour des microblogs. Dans cette catégorie, le jury cherche Un compte à suivre sur twitter, weibo ou autre.

Je viens juste d'apprendre que le vote sera ouvert aux finalistes après décision du jury.

Par Gaïus Kowene

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L'ambassadeur des pays bas a accompagner Liliane Ploumen, la ministre Néerlandaise de la coopération au developpement et du commerce extérieure, dans sa visite à l'Est de la RDC.

A Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, elle a rencontré le Docteur Denis Mukwege qui de retour à son poste, apres avoir echappé à un assassinat quelques mois plutot.

A Goma, au Nord Kivu, elle a rencontré le gouverneur de province Julien Paluku et a visité le camp des deplacés de Mugunga 3. Elle s'y est entretenue avec les victimes des violences sexuelles et a promi son soutient.

Quand à la situation securitaire dans l'Est, l'ambassadeur des Pays bas, Monsieur Cor Van Honk, a jugé inacceptable qu'un autre pays porte atteinte à la souvereineté de la RDC. Il a aussi indiqué que integrer les rebelles du M23 ne resoudra pas le problème. Pour la jeunesse Congolaise, aucun programme specifique n'est present dans la cooperation entre ces deux pays.

Je vous invite à suivre l'interview que l'ambassadeur des pays bas m'a accordé pendant la visite de la ministre ce Mardi 05 Fevrier 2012, au camp des deplacés de Mugunga. Toutes ces questions y sont detaillées. Pour ce faire, cliquez ici 

Par Gaïus Kowene

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La mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo, MONUSCO, accuse le M23 de continuer de poursuivre des exactions et des graves violations de droits de l’homme dans les zones sous leur contrôle. 3 élèves auraient été tués le 21 Janvier dernier à Rutshuru par un véhicule du M23. La population de Buvira, à 10 km de Goma, serait soumise aux travaux forcés. La MONUSCO dénonce aussi les extorsions de l’argent et  de la nourriture à l’actif de ce mouvement rebelle, qui oblige la population de Rutshuru à aller chercher des bois de chauffe pour ses hommes en armes.

Coté M23, pas question d’accuser sans vérifier. Bertrand Bisimwa, porte-parole politique du M23 propose la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour établir les responsabilités.

En attendant, les négociations ont repris ce Mercredi entre le Gouvernement Congolais et le M23 à Kampala, en Ouganda. La signature d’un accord cadre entre les 2 parties a été renvoyée à une date ultérieure. Pourtant, les modalités de l’envoie de la force neutre dépend de la signature de cet accord cadre. Cette force neutre sera ensuite transformée en une brigade d’intervention et intégrera les forces globales de la MONUSCO.

Goma, Gaïus Kowene, pour la Radio Merveille Bunia.

Ecoutez le reportage audio de 2’ en intégralité en cliquant ici

Merci de partager ce lien

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Vivre de son blog: mythes et réalités

Aujourd’hui dans le monde, l’internet a pris une place de choix dans la vie de l’homme. Le monde est maintenant transformé en un petit village. Il est possible de rencontrer des gens, sans les rencontrer en vrai. Un Africain peut travailler en Europe sans avoir besoin d’y être physiquement. Des associations et entreprises virtuelles existent sur la toile et y font leur business sans avoir besoin des locaux sophistiqués. Il y a de ces gens qui passent beaucoup de temps à blogguer sans rien gagner. D’autres disent vivre du temps qu’ils passent sur internet. La question qui se pose est : peut-on vraiment vivre de son blog ?

Des jeunes dans le monde ont des projets de création des blogs ou même site web. D’autres l’ont déjà fait. Leur rêve est qu’ils arrivent un jour à vivre de ça. Mais hélas, beaucoup finissent par les jeter dans les oubliettes. Ceci suite à ce qu’ils appellent des « réalités » qu’ils rencontrent.

Tout d’abord, si je me permets de répondre rapidement à la question posée en introduction, ma réponse serait difficilement. Difficilement par ce que beaucoup croient qu’avoir accès à la connexion internet suffit pour vivre de son blog. Un ami à qui j’ai posé la question de savoir comment il pense vivre de son blog m’a dit : « Tu sais, j’ai des contacts avec des personnes qui peuvent  nous donner leur publicités et ils paieront pour ça. »

C’est vrai, ils paieront, mais combien ? Mettre une publicité sur internent ne signifie pas que cette publicité va commencer à ravitailler votre compte bancaire automatiquement. Bon, ça dépend aussi du type de contrat que vous allez signer avec cette personne. Si elle est sous informée, elle vous paiera pour le simple fait d’avoir placé son pub sur votre blog. Un connaisseur vous dira quoi ? « Je vais te payer selon le nombre de clicks et sur le pourcentage de ce que ces internautes m’auront payé. » Tu vois ? Ça commence à devenir compliqué.

Prenons un exemple de toi-même. Combien des publicités vois-tu sur internet ? Sur combien cliques-tu ? Et grâce à combien achètes-tu en ligne ? Et pour la plupart des cas, les cliques ne rapportent pas beaucoup, mais plutôt des montants souvent inférieure à un dollars Américains.

Il n’y a pas que la publicité. Il y a aussi la vente des liens (commissions) et les articles sponsorisés (campagnes). Pour la vente des liens, c’est un peu comme la publicité. Vous mettez des liens de certains sites et ils vous payent par cliques. Soit, vous pouvez y mettre des liens de vente des livres. Une fois qu’un internaute achète le livre à partir de votre blog ou site, vous avez un certain pourcentage. Reste encore à voir combien ! Pour les campagnes et articles sponsorisés, c’est là ou on essaie un peu de gagner quelque chose par rapport aux autres moyens. Il y a des campagnes lancées dans le monde sur tel ou tel autre thématique, on invite les bloggeurs à y rédiger 200, 250 et parfois 500 mots dans leurs blogs. Et avec ça, on vous paye entre 50 et 200 Euros. Pensez-vous que vous pouvez vivre de ça? Tout d’abord, combien vous coute l’entretient de votre blog pour qu’il soit attrayant (hébergement, design, mise à niveau, installation des nouvelles applications, gestion de votre newsletter, etc…) ? De combien avez-vous besoin pour vivre par jour (manger, logement, transport, soins de santé, impôts, transport, communication, offrandes, charges familiales, loisirs, etc…) ?

Vous fabriquerez peut-être vos propres objets à vendre sur ce blog, pensez-vous vraiment qu’ils feront bonne vente pour vous faire vivre ?

Et s’il faut penser à un sponsor extérieur, c’est bien. Alors, ici, vous avez deux possibilités : soit vous vous transformez en propagandiste à la solde de votre bailleur de fond soit carrément vous laissez tomber votre blog pour son job. Prenons le premier cas.

Ce financier vous obligera à publier ce qui lui plaira lui, pas ce qui intéressera vos lecteurs ou ce dont ils ont vraiment besoin. Résultat, personne n’aura le gout de vous lire. Sauf, les pros votre financier.

Pour le deuxième, ça commence de cette façon. Au départ, vous allez vous dire : « Je vais chaque fois bosser la journée et la nuit ou les weekends j’écrirais pour mon blog. » Bien ! Ça c’est l’illusion que moi-même j’avais. Mais à un certain moment, vous devez choisir qui sacrifier. Souvent c’est votre blog ou site, sous prétexte que vous le relèverez des que votre job vous en donnera les moyens. Mais c’est faux.

Je vous donne mon exemple. Il y a de ces articles que je trouve très intéressant pour mes lecteurs. Mais, tel partenaire me contacte directement par mail ou par téléphone et dit : « Gaïus, J’ai besoin d’un article sur ceci ou cela. Si tu peux me l’envoyer le plus tôt serait le mieux.» C’est exactement l’article que je préparais pour mes lecteurs. Là, le cœur ne bat pas deux fois. Le choix est clair. Parfois, il n’y a même pas de coup de fil, mais mes propres raisonnements. Je commence par rédiger un article. Une fois fini, je me dis : « Si je proposais cet article à tel partenaire, j’aurais autant d’euros de plus dans mon compte bancaire. » Et là, je change directement d’avis.

Bon ! On n’est pas là que pour des anecdotes. Revenons à nos moutons !

De façon franche et claire, il est vrai qu’on peut gagner un peu d’argent grâce à son blog ou site web. Mais en vivre est une autre chose. Même des grands du domaine vous le diront. A moins que votre blog ou site web ne fasse partie d’un projet financé. L’argent viendra donc de vos bailleurs de fond du projet, pas des revenus de votre site web. Et surtout que les revenus ne sont pas à confondre aux bénéfices.

Chers confrères bloggeurs, je ne vous décourage pas dans vos initiatives. Le monde d’aujourd’hui a besoin des jeunes pleins de créativité comme vous. Mais, j’ai juste voulu vous faire une idée exacte du monde dans lequel vous voulez lancer. Je voulais vous éviter des surprises et désillusions tragiques. Vous me parlerez peut-être du facebook de Mark Zuckerburg (J’ai toujours eu du mal à écrire ce nom). Mais rappelez-vous qu’il n’était pas le seul étudiant de son université ou des USA. Il n’était pas le seul à avoir initié des trucs pareils. Pourtant, il est le seul à avoir réussit aujourd’hui jusqu’où il est. Et les autres ? Etaient-ils moins intelligents que Mark ?

 Par Gaïus Kowene

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