Publications de Fiston Mahamba Larousse (20)

Sept mois après la signature des accords entre le M23 et le Gouvernement de Kinshasa, il y a lieu de se demander où en est-on avec le suivi. Voici le rapport  qui présente l’  état  des  lieux  sur  l’avancement  du  processus  de  mise en œuvre des engagements pris par le Gouvernement de RDC et le M23 à l’issue  de  la  signature  des  Déclarations  de  Nairobi  en  date  du  12  décembre 2013.

Par Fiston Mahamba Larousse WA BIONDI à Beni

Pour la coordination de la mise en oeuvre des accords de Nairobi du Mouvement du 23 Mars, plusieurs avancées ont été observé mais il sied de constater non sans regret, que si le processus de mise en oeuvre des engagements de Nairobi a du plomb dans l’aile, la responsabilité du Gouvernement est pleinement engagée et sa bonne foi sérieusement mise en cause et ce à partir de quelques signes illustratifs évidents que voici :

a) Des nombreuses déclarations politiques sont faites par les représentants du gouvernement tendant à exclure de l’amnistie certaines personnes appartenant à notre Mouvement. Ceci est une violation grave de l’esprit des engagements de Nairobi et de la loi elle-même qui prévoit l’amnistie pour faits de guerre, faits insurrectionnels et infractions politiques. Pour ce faire, aucune exception n’a été prévue ni par les déclarations de Nairobi ni par la loi d’Amnistie elle-même telle que adoptée au parlement et promulguée par le Chef de l’Etat. Par contre certains faits ne sont pas amnistiables et pas certaines personnes. Sinon la loi serait ad personam donc contraire à la constitution, ce qu’elle n’est d’ailleurs pas, pour ce cas précis, heureusement. Aussi faut-il rappeler le principe constitutionnel de présomption d’innocence bafouillé grossièrement par ces positions politiques ci-haut évoquées.

b) Six mois après la signature des Déclarations respectives du M23 et du Gouvernement (le 12 décembre 2013), la question d’amnistie n’est pas réglée car, même les membres du M23 qui ont rempli les fiches d’engagement continuent à être arrêtés. Pourtant l’arrêter du ministre de justice mettant en application la loi d’Amnistie parle de l’extinction de l’action publique contre les membres du M23 notamment. Nous notons cependant que, ces arrestations ont pour effet de dissuader d’autres personnes et groupes (armés) de se rendre et donc de contribuer au retour de la paix durable.

c) Le cas de l’assassinat de l’ex rebelle Paul SADALA alias MORGAN le 14 Avril 2014 a terrorisé tous les ex-combattants désireux de se rendre aux mains des Forces Gouvernementales. Une justice indépendante devrait rapidement éclairer tout ce qui entoure ces meurtres enfin de pacifier les esprits et rendre possible la foi dans la paix durable. Notons en passant que selon la publication de la MONUSCO du 20 Mai 2014, Le rapport médical datant du 19 mai établi à Bunia par des médecins légistes de l’Armée Congolaise prouve que la victime a succombé suite à des nombreux traumatismes dus aux tortures.

Vous pouvez lire l’intégralité du rapport de la coordination de la mise en œuvre des accords de Nairobi du Mouvement du 23 ici

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Chers amis de l'Atelier de Medias, je compte sur vous.
Le vote a été lancé pour un concours de journalistes blogueurs dont je
suis sélectionné.

 J'ai été notifier du vote en retard mais je sais qu'avec vous, nous allons remporté ce prix. Comment cela? Voici la strategie que nous allons utiliser:

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Merci pour ces quelques minutes que cela vous prendra.

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Deux obus ont été lancés sur la ville de Beni le dimanche 02 mars dernier. C’est précisément au quartier Résidentiel situé au centre ville que ces bombes sont tombées aux environs de 19 heures locales. Le bilan fait état de trois personnes grièvement blessées et alitées à l’hôpital général de Beni. Ces personnes sont membres d’une même famille et dont le premier obus est tombé sur leur cuisine. Le deuxième engin explosif est tombé dans une autre parcelle située à près de 150 mètres de la première. Ici, cet engin militaire n’a pas fait des victimes car tombé dans la cours de la parcelle alors que les habitants étaient déjà entrés dans la maison.

Le lundi 03 mars, une équipe conjointe services de sécurité de la ville- Mission de l’Onu en RDC et la presse locale s’est rendue sur les lieux où sont tombés ces obus. Les experts en balistique des Forces Armées de la RDC ont identifié le probable endroit de provenance de cette bombe après avoir analysé les débris de celle-ci retrouvés à ces deux endroits. L’équipe s’est encore une fois rendu au présumé lieu. La version de ces experts des FARDC s’est confirmée lorsque les habitants environnants ce lieu situé sur une colline logeant la paroisse Catholique de Malepe, quartier se trouvant à près d’un kilomètre des lieux sinistrés ont témoigné avoir aperçu aux mêmes heures des gens qu’ils n’ont pas su identifié en train de manipuler une arme lourde sur la colline.

Le colonel Mabiala, commandant du premier secteur des FARDC en ville de Beni a indiqué que cet engin a été largué par un mortier 60 de fabrications 1997 ou 1998. « C’est un engin qui va en dispersion dès qu’il est atterri en destination. Voila pourquoi il a atteint ces membres de la famille victime qui se trouvait à quelques mètres du lieu d’atterrissage dans la cuisine. » A lui toujours d’ajouter que l’atterrissage de ces bombes aux différents endroits est du au fait que le lancement s’est fait en intervalle de temps différent.

Le maire de la ville de Beni, Nyonyi Bwanakawa a au cours d’un entretien accordé à la presse locale lundi soir appelé les habitants de Beni à être vigilent face à cette nouvelle forme de terrorisme qui sévit en ville de Beni ces derniers jours. Pour lui, la population de ce quartier qui a temoigné avoir aperçu ces assaillants devrait alerter les autorités, « Si les habitants du quartier Malepe nous auraient avertis avant le temps, peut-être que le pire serait éviter » a déclaré Nyonyi Bwanakawa.

Pour rappel, quatre bombes du même genre sont déjà tombées à Beni dans l’intervalle de deux semaines et on fait plusieurs blessés dont plusieurs sont pris en charge par le Comité International de la Croix Rouge en ville de Goma. Certains d’entre eux sont toujours dans un état critique renseigne des sources médicales en provenance du CIRCR-Goma.

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Les deux stars de la musique Congolaise les plus populaires de la ville de Beni vont se retrouvés dans un spectacle Fara fara ( face à face) durant trois journées pour déterminer celui qui va emporter une cagnotte de trois milles dollars américains (3000$)  mis en jeu par l’organisateur de cet événement. Il s’agit de Tata Charles Obama, chef de fil de l’orchestre Two Stars et Salomon Ngima, président de l’orchestre Dragon Musica. Cet événement est organisé par la Fondation Gerkis, une structure œuvrant dans la promotion culture et socio-humanitaire basée en ville de Beni au Nord-Kivu et à Bunia en province Orientale.

Tout partira ce samedi 22 février où chaque artiste va jouer avec son groupe dans son fief. Tata Charles et son Two Stars seront dans la salle Papa Jules à Kanzuli alors que Salomon Ngima invite ses fans au Cap Sud son sanctuaire.

Le dimanche 23 février, les deux artistes vont inverser les lieux de leurs prestations. Chacun ira se mesurer dans le fief de son adversaire. Salomon Ngima confiera le public à la salle Papa Jules de Kanzuli alors Tata Charles donnera un Concert au niveau de Tamende Kati.

Le dimanche 02 mars  les deux artistes vont se retrouvés dans un concert populaire Fara fara  (face à face) en vue de déterminer le grand gagnant de « Beni Superstar Fara Fara ».

Le jury se basera sur le nombre de billets vendus par chaque artiste pour déterminer le plus populaire et le gagnant de cette compétition. L’organisateur souligne que ce spectacle n’a pas une idée de faire valoir une concurrence déloyale ou la polémique entre ces musiciens mais plutôt un esprit de complétion, essentiel pour l’évolution de chacun d’entre eux.

Selon l’esprit de du contrat de cet événement, l’artiste classé deuxième ne bénéficiera d’aucun avantage, question d’éveiller la culture de l’excellence au sein des artistes locaux. Seuls quelques cadeaux d’encouragement pourront lui être livrés.

Germain Mandro Kodjo, fondateur et président de la Fondation Gerkis

Une somme de 3000$ voila la valeur de ce prix disponibilité par Germain Mandro Kodjo, fondateur et président de la Fondation Gerkis, une structure nouvellement implantée en ville de Beni et qui s’illustre déjà dans la promotion culturelle. Cette fondation associe la promotion de la culture à l’activisme socio-humanitaire. Tel est le cas d’un contrat que cette structure a décroché  auprès de l’artiste international Ougandais José Chameleone. Ce dernier s’était produit  en 2013 en ville de Bunia, Aru Beni et de Butembo. Les recettes de ces concerts humanitaires seront canalisées dans des actions humanitaires a fait savoir Germain Mandro Kodjo. Aussi l’événement Beni Superstar Fara Fara tire son financement de ces deux concerts. D’autres villes comme Kisangani, Kindu, Lubumbashi, accueillerons cet icône de la musique Ougandaise pour la même finalité.

Des contacts avec d’autres icones de la musique Congolaise sont en cours en vue de décrocher auprès d’eux de contrats humanitaires du même type que celui signé avec l’Ougandais José Chameleone. Felix Wazekwa déjà contacté, s’est dit disposé à une telle collaboration et attend être mis au parfait concernant les autres dispositions du contrat alors que d’autres démarches sont en cours pour approcher Werrason et son Wenge Musica Maison Mère.

La construction à Beni et à Bunia de deux studios d’enregistrement ultramodernes  sont parmi les projets de la Fondation Gerkis dans le souci de faire de ces agglomérations les plaques tournantes de la musique au Nord-Kivu et en Province Orientale.

Le public de Beni est pour sa part très mobilisé en vue de porter chacun de son coté son idole vers la victoire.

Wait and see

 

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Danser pour changer-Chanter pour la paix

La ville de Goma abrite depuis ce vendredi  14 Février 2014 le festival AMANI qui regroupe les artistes venus de la sous régions des grands lacs.

<< Danser pour changer-Chanter pour la paix>> c’est le thème choisi par le comité organisateur de ce spectacle riche en couleurs qui conne la présence des artistes venus e la RDC, du Rwanda  et du Burundi ainsi que les congolais du renomme international dont Pascal Lokwa Kanza.

 Pour rendre ce festival plus convivial, le gouvernement central a dépêché les dames Maguy Rwakabuba Liza et Liska Habayuwe respectivement vice ministre national de l’EPSP et du Budget.

 A l’aéroport international de Goma peu après leur arrivée, les deux vices ministres du gouvernement central ont dit à la presse que sont envoyé par le Premier Ministre Matata Mponyo afin de signifier que le gouvernement central est toujours préoccupé par la quiétude des fils et filles de l’Est en général, et ceux du Nord Kivu en particulier.

A la place jean Paul II du collège Mwanga lieu du spectacle, le mosaïque des danses folklorique et moderne a égayés le public dont 99% est la jeunesse venue pour coaliser afin de bannir ce qui diviser car le moment est révolue pour protéger l’arbre de la paix.

 

Abordé par la presse, le Professeur Anselme Kitakya Ministre provincial de la Culture, environnement et tourisme s’est dit satisfait de l’organisation de ce festival qui est un ouf de soulagement non seulement pour la jeunesse, mais aussi pour toute la population de la sous région des grands lacs

De son cote, le maire de la ville de Goma, M. Nasson Kubuya Ndoole s’est réjouit de ce spectacle dont  son conseiller Eric De Lamot citoyen Belge en est le promoteur.

La jeune star Innocent Balume connu sous le sobriquet d’Inoss B a appelé tout le monde à venir assister à cette ambiance exceptionnelle tout en se rayonnant de se voir aux cotes d’une grande personnalité comme Lokwa Kanza artste congolais de renommée internationale, LEXUS LEGAL rappeur congolais également de renommée internationale, Djesica Kils fille congolaise évoluant dans la Scandinavie sans oublier le célèbre CELEO SCRAM ancien de Wenge Musica Maison mère de Wearra Son.

A cette même occasion Innocent Balume s’est dit choqué de la mort de l’artiste King Kester Emeneya  patron de l’orchestre Victoria Eleison qui s’est éteint le jeudi 13 février 2014 de suite à la crise cardiaque dans un hôpital de paris en France.

            Le public a repondu present à ce Festival

Signalons que ce festival qui ce vendredi 14 février 2014 a connu la présence des grands notable de la place, a comme sponsor officiels les grandes entreprises dont Raw Bank, Vodacom et BRASIMBA, et selon l’entretien que le M. Eric De Lamot promoteur a accordé à la radio Okapi station nationale, il souligné que les frais qui seront récolté pour cette fin seront destinés à l’érection d’un centre des jeunes de Goma.

Texte deMustafa Kemal

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Les forces Armées de la RDC viennent de reouvrir la route Mbau-Kamango
en mettant en déroute les rebelles ADF. C'est depuis ce vendredi
après-midi que l'armée Congolaise a fait son entrée dans la localité
de Kamango, après avoir délogé hier jeudi ces rebelles de leur dernier
verrou stratégique situé au pont Semuliki à la hauteur du poids
Kilométrique 40.
Cette entrée est saluée par la population locale qui se dit libérée de
l'occupation de rebelles.
Pour sa part, le chef de a chefferie de Watalinga confirme cette
nouvelle tout en s'inquiétant du sort de plus de 500 (cinq cents)
otages qui étaient détenus par ces rebelles. Saambili Bamukoka
justifie sa crainte par le fait que les FARDC ont découvert une fosse
commune en localité de Mukakati pendant leur traque contre ces
rebelles.

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Le 1er hôpital de réparation chirurgicale des mutilations sexuelles féminines (MSF), situé à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, ouvrira ses portes le 7 mars prochain, selon une déclaration publiée aujourd'hui par l'ONG Clitoraid, basée aux États-Unis. Chantal Compaore, première dame du Burkina Faso, présidera la cérémonie.

D'après Mme Gary, les chirurgiens bénévoles américains de Clitoraid, les Dr. Marci Bowers, M.D. et Harold Henning Jr., M.D., réaliseront les interventions au nouvel hôpital et formeront d'autres chirurgiens à ces méthodes.

« L'objectif est d'aider autant de victimes que possible à bénéficier de cette chirurgie, ce qui contribuera aussi à décourager la pratique barbare des MSF », a ajouté Mme Gary.  « Car lorsque les effets des MSF peuvent être gratuitement inversés par la chirurgie, a quoi cela servirait-il de continuer à infliger ces mutilations ? »
Un appel est lancé à toutes les femmes de l'Afrique de venir se faire soigner par cette campagne car les soins seront gratuits. «Les frais de transport, restauration et logement seront à la charge des patientes.» a indiqué Madame Abibata Sanon, responsable de la liste des Patientes/CLITOAID .

Ecoutez Abibata SANON au micro de Fiston Mahamba Larousse via Skype en cliquant ici.

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Les députés nationaux au palais du peuple. Crédit Photo: John Bompengo/Radio Okapi

Par Fiston Mahamba Larousse à Beni, Nord-Kivu
L’Assemblée Nationale de la RDC a voté ce lundi 3 février la loi sur l’amnistie. Cette loi qui va couvrir les faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques commis entre le 1er janvier 2006 et le 20 décembre 2013, avait peu avant son vote divisée les députés nationaux de la Majorité Présidentielle et ceux de l’opposition. La discorde se situait au niveau de la période qui allait être couverte par cette loi. La majorité voulait à ce que les faits commis entre 2009 et 2013 soient couverts par cette loi, alors que l’opposition proposait la période allant de 2001 à 2013. Finalement, les députés se sont mis d’accord sur la période allant de 2006 à 2013.
Après cette étape, la loi sur l’amnistie doit être promulguée par le chef de l’Etat.
Concernés par cette loi, les anciens chefs rebelles du M23, pour la plupart réfugiés dans les pays voisins de la RDC dont l'Ouganda et le Rwanda se sont exprimés. Serge Kambasu Ngeve, " secrétaire permanent du bureau politique du M23 qui à un certain moment se disait favorable aux propositions du gouvernement Congolais et qui n’émettait pas sur la même longueur d’ondes avec Bertrand Bisimwa, chef de la branche politique du M23 avant la signature des accords de Nairobi" estime que ce vote est un signe de bonne volonté manifesté par Kinshasa en vue de mettre en application les clauses des accords de Nairobi entre la RDC et le M23.
Il souligne cependant que même si le gouvernement Congolais examinera cas par cas les dossiers de membres du M23 pour déterminer leur éligibilité à bénéficier de cette loi, ceux qui ont commis des crimes doivent répondre de leurs actes devant la justice. Pour Serge Kambasu Ngeve, l’amnistie n’est pas signe d’impunité. " Notre mouvement n’est pas là pour défendre des actes qui sont contraires à la loi, bien que notre lutte au sein du M23 était politique pour défendre certaines causes qui ont été identifiées, cependant il n’était pas permis à certaines personnes de poser des actes qui soient contraires aux lois internationales et aux lois du pays" a-t-il martelé au téléphone de Fiston Mahamba Larousse.
Ecoutez Serge Kambasu Ngeve en cliquant ici
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Reorganisation du M23, les USA contre

Russ Feingold, Envoyé spécial de USA dans la région
des Grands Lacs. Photo: Mustafa Kemal

 « Les Etats Unis d’Amérique sont contre toute
tentative de réorganisation de la rébellion du Mouvement du 23 mars à
partir des pays voisins de la République démocratique du Congo », a
averti, Monsieur Russ Feingold, Envoyé spécial de USA dans la région
des Grands Lacs, de passage  ce dimanche 26 janvier à Goma où il a
longuement échangé  avec le gouverneur de la province du Nord-Kivu,
Julien Paluku Kahongya entouré des quelques membres du comité
provincial de sécurité.
Le diplomate américain qui effectue une tournée inscrite dans le cadre
du suivi de la mise en application des déclarations de Nairobi
(signées séparément par le Gouvernement de la RDC et le M23) a insisté
sur la nécessité de voir les ex-rebelles du M23 désarmés et intégrer
la vie nationale pour ceux qui sont éligibles. Il a rappelé qu’il n’y
aura pas d’amnistie pour tout combattant sur qui pèsent de fortes
présomptions de crimes contre l’humanité et autres crimes de guerre.
« Les rebelles du M23 ou tout autre ressortissant de n’importe quel
groupe armé qui ont commis des crimes  ne devront pas bénéficier de la
loi sur l’amnistie récemment en voie de promulgation
», a prévenu
l’envoyé de Barak Obama dont la mission consiste également à
accompagner l’Est de la RD Congo vers le développement.

L’Ambassadeur Russ Feingold qui a réaffirmé l’accompagnement de
Washington à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la
RD Congo (Monusco) a soutenu que « les gens du M23 qui ont commis des
crimes graves doivent faire à la Justice
». Aussi, a-t-il ajouté, les
autres éligibles à l’intégration devront signer individuellement un
acte d’engagement de ne plus jamais faire partie à un quelconque
mouvement rebelle. « Les Etats Unis s’opposeront formellement à toute
manœuvre de voir le M23 refaire la lutte armée
», a énergiquement
prévenu le diplomate américain.
Ecoutez Russ Feingold est au micro de Mustafa Kemal  en cliquant ici

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Les blogueurs de Goma regroupés au sein de la Blogosphère Gomatracienne BLOGOMA, après une rencontre.

Vous êtes débutant, avancé blogueur ou vous rêvez d'avoir un blog, la rédaction Afrique Radio Netherlands Worldwide, le service international de presse de Pays-Bas, vous donne une opportunité de rencontrer et de partager votre expérience avec les autres blogueurs de la région à travers la BloGLacs.

Comment participer?
Quelques critères ont été établis pour permettre la sélection de ceux qui prendront part à cette rencontre, tels que:
1. Être âgé de moins de 35 ans
2. Résider en RDC, au Rwanda ou au Burundi
3. Remplir un formulaire en ligne et l'envoyé avant le 03 février 2014.

Dates importantes
 03 Février 2014: Deadline
13 au 15 Février 2014: Conférence BloGLacs à Bujumbura

Pour postuler lisez l'article sur
 http://www.rnw.nl/afrique/article/participez-%C3%A0-notre-conf%C3%A9rence-de-blogueurs-%C3%A0-bujumbura

Billet initialement publié sur le blog TUNAWEZA

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Serge Acoustic, artiste engagé évoluant entre les villes de Beni, Butembo, Goma ( Nord-Kivu) et Kampala ( Ouganda). Photo : Fiston Mahamba Larousse

La République Démocratique du Congo étant dans une phase de reconstruction après plusieurs années de guerre qui ont laissées derrière elles des graves destructions, le gouvernement a lancé depuis 2006 un programme de reconstruction et de modernisation baptisé « Cinq Chantiers » qui consiste à réhabiliter l’essentiel des infrastructures de la capitale Kinshasa et d’autres villes du pays, à assurer une éducation gratuite aux enfants, à rendre disponible l’eau et l’électricité à toute la population et améliorer le social des congolais. Mais pour Serge Acoustic, un jeune artiste engagé vivant en ville de Beni, au Nord-Kivu, le gouvernement ne devrait pas commencer par construire des routes, des ports, des bâtiments d’intérêts publics sans pour autant commencer par rétablir la sécurité et l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Et pour lui, ce rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’Etat est le premier chantier auquel le gouvernement devrait songer car celui-ci est un préalable pour que les autres chantiers marchent. Pour y arriver cela doit  passer par un bon encadrement des hommes en arme. Il l’a dit à travers une chanson qu’il vient de sortir sur le marché du disque. Il nous parle de cette chanson dans cette interview.

---------------Rencontre--------------------

- Pourquoi leur rendre hommage alors que certains sont très mal vus par les populations ?
Vous savez dans toutes les communautés ne manquent pas de mauvaises graines, si aujourd’hui  certains militaires sont accusés d’exactions contre la population civile, je suppose que ce ne sont pas tous qui font cela, voila pourquoi il faut rendre hommage à ceux-là qui se comportent mieux malgré les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent de manière à honorer l’armée.

- Vous faites une chanson pour les militaires, mais les connaissez-vous vraiment ?

Au début je ne les connaissais pas. Vous savez dans la société congolaise avoir de liens avec les militaires vous rend suspect dans votre milieu et cette distance entre nous civiles et militaires nous crée des illusions. C’est quand j’ai pris l’initiative de chanter pour les militaires que je les ai connu car il me fallait prendre connaissance avec certains d’entre eux pour m’acquérir réellement de réalités qu’ils vivent. Socialement parlant, ils sont bons envers les civiles mais aussi entre eux il ya une bonne organisation car c’est l’ordre qui les régi.

 - Dédiez-vous cette chanson uniquement aux militaires congolais ou rend-t-elle hommage aux militaires du monde entier ?
Mon idée en moi était de faire une chanson pour les militaires congolais dans laquelle je devais citer nommément les FARDC (Forces Armées de la RDC). Mais à l’écoute de la mélodie et du fond de la chanson, le directeur artistique du studio où je suis parti enregistré la chanson m’a demandé de supprimer le nom de FARDC et de chanter uniquement pour les militaires en général donc c’est une chanson qui est dédiée aux hommes en armes du monde entier.

- Vous dites être un artiste et  un activiste donc un « Artiviste », pourquoi ?

J’ai toujours été un artiste engagé. Les textes de mes chansons parlent rarement de l’amour comme c’est le cas dans la musique actuellement. Avant de rédiger un texte d’une chanson je m’aperçois d’abord de la situation qui prévaut dans mon milieu, ses acteurs, ses causes et conséquences. C’est alors que je me mets à dénoncer à travers mes chansons. Voila pourquoi je me dis être un artiste et en même temps un activiste qu’on appelle souvent "artivisme".

-Avez-vous déjà reçu des menaces à causes de vos chansons ? Lesquelles?

Bien sûr que oui, j’ai reçu plusieurs menaces (verbales, par téléphones,…) mais celle qui m’a touché c’est quand j’étais encore  dans le groupe Race Sociale de l’artiste Mista Poa. Nous avions sorti l’album "Haki ya Mwalimu" « ndlr Le Droit de l’enseignant » avec une chanson fétiche portant la même intitulée. Les menaces provenaient des inconnus, c’est par après que nous avions compris qu’elles émanaient de ceux à qui le message de notre chanson s’adressait donc ceux qui avaient l’éducation dans leurs attributions.

Votre message

Aujourd’hui je me dis avoir contribué à la lutte de l’armée congolaise à travers mon art car depuis la victoire des FARDC contre le M23 dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru, nombreux sont maintenant convaincus de l’efficacité de cet armée. J’appelle les autorités à encadrer l’armée pour que les militaires n’aient plus un œil envieux sur les biens de populations civiles mais qu’ils se donnent plutôt à leur mission principale consistant à protéger l’intégrité du pays et la population.

Vous pouvez écouter la chanson le militaire de Serge Acoustic en cliquant sur le lien ci-dessous

Le militaire de Serge Acoustic

Serge Acoustic au stade Namboole de Kampala, Ouganda.Photo: Fiston Mahamba Larousse

Serge Acoustic avec la Vodacom Superstar Jackson Paluku

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Lancement ce mercredi 11 décembre 2013 à Goma de la coopération
jumelage de la commune Belge de Woluwe St Pierre et trois villes de la
province du Nord Kivu. La cérémonie y relative a eu lieu à la mairie
de Goma sous le haut patronage du vice gouverneur et gouverneur
intérimaire du Nord Kivu Maitre Feller Lutaichirwa, en présence du 1er
Echevin de la commune de Woluwe St Pierre M. Serges de Patoul, et les
Maires Masumbuko Nyonyi Bwanakawa , Theodore Sikulivasaka Makala  et
Nasson Kubuya Ndoole respectivement mairies des villes de  Beni,
Butembo et Goma ; en présence de M. Serge  le Compte consultant
indépendant chargé d’urbanisme et développement de SODERU une
organisation Française; ce qui explique la présence aussi du drapeau
du pays de Charles de Gaule dans cette cérémonie.
La signature a été faite par les maires de 3 villes du Nord Kivu et
l’Echevin de la commune de Woluwe St Pierre, chargé de la coopération
internationale. C’était à l’occasion de l’inauguration provisoire du
bâtiment qui abritera les bureaux de la mairie de Goma, bâtiment
réhabilité sur financement de l’Association Internationale des Maires
Francophones, AIMF et la Société pour le Développement Rural, SODERU.
En présence des différents invités, parlant au nom des agents et
cadres de la mairie de Goma, M. Muteberwa Muzo chef de la délégation
syndicale avivement remercié le gouverneur du Nord-Kivu l’honorable
Julien Paluku Kahongya qui a donné l’avale au maire de la ville de
Goma en autorisant ses sorties de jumelage ; et ce denier a émis le
souhait de voir la hiérarchie maintenir M. Nasson Kubuya Ndoole à la
tête de Goma afin d’achever les projets de développements et
modernisations pouvant confirmer à l’échiquier du monde que Goma est
la capitale touristique de la RDC.
Selon l’échevin de la commune de Woluwe St Pierre, cette coopération
concerne les projets de développement. Serges de Patoul précise qu’ils
seront exécutés par la main d’œuvre locale pour l’épargner de toute
idée de colonisation.
Pour sa part le maire de Goma qui a commencé par remercier l’échevin
de la commune de Woluwe St Pierre pour son implication dans différents
projets bénéfique pour son entité, a signifié au public que l’AIMF à
travers son diplomate français aux Nations Unies a par son
intervention poussé l’éradication du phénomène M23. Se réjouissant
d’être récemment aux cotés du Chef de l’État, M. Nasson a remercié le
Chef de l’Etat pour son initiative des différents projets de la
modernité, tout en saluant aussi le Gouverneur de province du Nord
Kivu qui a été toujours favorables des requêtes qu’il lui présente.
Parlant au nom des villes de Beni et Butembo, le maire de Butembo, a
souligné que leurs juridictions espèrent aussi à l’érection des
bâtiments d’Etat civil comme c’est le cas à Goma. Sikulivasaka Makala
inscrit cette coopération dans le projet de la révolution de la
modernité, tel que prôné par le Chef de l’État Joseph Kabila Kabange.
De son coté le vice gouverneur du Nord Kivu Me Feller Lutaichirwa qui
a rappelé que 60% du budget de la réhabilitation du nouveau bâtiment
administratif de la mairie de Goma a été financé par l’AIMF, avant de
remercier le chef de l’Etat pour les projets de la révolution à la
modernité s’est dit satisfait de voir les deux autres villes de sa
province en l’occurrence Beni et Butembo bénéficiées  aussi des mêmes
projets que Goma car la modernisation des bureaux de l’État civil est
très nécessaire dans l’optique de maitriser les statistiques de la
population.
 Pour rappel, le bureau d’État Civil de la mairie de Goma a été
inauguré le 8 juin 2013 par le Vice Gouverneur du Nord-Kivu. Ce
bâtiment a été construit sur financement de la commune de Woluwe St
Pierre de Bruxelles capitale du royaume de la Belgique.  La délégation
Belge avant de regagner Bruxelles va faire une randonné sur le lac
Kivu ce jeudi 12 Décembre 2013 afin de voir la vraie image de la ville
de Goma, et comme l’a dit au public le maire de Goma, cette délégation
va visiter la cité de Kiroche en territoire de Masisi où existe encore
la maison dans la quelle avait passé nuit le Roi Baudouin de la
Belgique lors de son passage au Nord-Kivu en 1959.
 Signalons qu’à part l’échange des différents cadeaux, la danse
traditionnelle du ballet interculturel du Nord-Kivu a agrémenté la
cérémonie qui s’est clôturé par le partage d’un verre de fraternité en
la grande salle de l’État civil de la mairie de Goma.

Texte et images de Mustafa Kemal de la RTNC-Goma

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Un anniversaire oublié

Une observatrice de la SADC, l’une de missions qui avaient observée le déroulement des élections en 2011

28 novembre 2011- 28 novembre 2013, cela fait deux années depuis que les congolais étaient aux urnes pour les élections présidentielles et législatives pour une seconde fois. Ce jeudi, cette date s’annonce ne pas faire la une des journaux car toute l’attention de la communauté congolaise est tournée vers la situation actuelle que traverse la RDC dont l’attente des résultats de pourparlers de Kampala entre le gouvernement et le M23 mais aussi la formation d’un gouvernement d’union nationale annoncé par le président Joseph Kabila à l’issue de concertations nationales.

Par Fiston Mahamba à Beni

Un jour non évènement 

Plusieurs dates marquant des faits historiques en République Démocratique du Congo passent inaperçues. Tel est le cas de l’anniversaire de la mort de deux premiers présidents de ce deuxième grand pays de l’Afrique Joseph Kasavubu et le maréchal Mobutu Sese Seko. Interrogés, plusieurs congolais disent accordés moins d’importance à ces dates, vues les moindres performances réalisées par  ces dirigeants lors de leurs règnes à la tête du pays ; contrairement aux anniversaires de la mort des feux Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila qui sont décrétés journées nationales. Plusieurs autres dates comme le 17 mai ; journée de libération, le 06 décembre, journée du début de la troisième République se voient accordé une importance et classées parmi les jours fériés, chaumés et payés. La majorité de congolais ont classé la journée du 28 novembre parmi les anniversaires oubliés en RDC. A la base l’instabilité qui s’est déclarée quelques jours après les dernières élections organisées à cette date.

Un président légitime et un président constitutionnel

 A l’issue de ces élections, une crise de légitimité s’était instaurée en RDC, les deux candidats favoris se disant chacun avoir gagné les élections : Joseph Kabila qui était proclamé vainqueur par la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI aussi validé par la Cour Suprême de Justice avait prêté serment devant quelques représentants des pays amis de la RDC pour un second mandat comme prescrit par la constitution du 18 février 2006 alors que la communauté internationale, l’Union Européenne et d’autres organisations internationales avaient déplorées des irrégularités qui avaient entaché ces élections. De son coté, Etienne Thsisekedi, eternel opposant de ce grand pays francophone, avait aussi prêté serment dans sa résidence privée de la commune de Limete disant qu’il devrait respecter la voix du peuple qui l’avait légitimement élu. Cette crise s’est empirée avec la guerre du Mouvement du 23 Mars à l’est du pays et plusieurs groupes armés sont nés avec comme cause la réclamation de la vérité des urnes, tels que l’Union pour la Restauration de la Démocratie au Congo, URDC en territoire de Beni et plusieurs autres défections au sein de l’armée gouvernementale.

Tous tournés vers Kampala et Kinshasa

Suite à cette situation de crise, plusieurs résolutions ont été adoptées tant sur le niveau interne qu’externe dont l’accord cadre d’Adis Abeba, la résolution 2098 du conseil de sécurité de Nations Unies ayant donné naissance à la Brigade internationale de l’ONU, plusieurs sommets de chefs d’Etats de la région de Grands-Lacs qui ont accouché les négociations de Kampala entre le gouvernement de la RDC et les rebelles du M23 et ici récemment les concertations nationales convoquées par le président Joseph Kabila Kabange pour cimenter la cohésion nationale qui semblait déjà se briser.

Après les concertations nationales, Joseph Kabila avait prononcé un discours devant le parlement réuni en congrès en vue de donner quelques mesures d’application de recommandations issues de ces assises nationales bien que boycottées par une partie de l’opposition congolaise. Plusieurs mesures ont été arrêté notamment la fin de la guerre à l’est du pays, la libération de prisonniers politiques, la formation d’un gouvernement d’union nationale,…Cette dernière a attiré l’attention de plusieurs habitants car ils espèrent que la participation de toutes les couches à la gestion du pays diminuerait le risque d’insurrection. Et depuis lors, plusieurs politiciens ont leur attention tournée vers les institutions présidentielles, attendant une éventuelle nomination au sein de ce gouvernement. Aussi, il ya quelques semaines, l’armée Congolaise appuyée par la Brigade de l’Onu a pris le dessus sur les rebelles du M23 qui avaient investi les territoires de Rutshuru et Nyiragongo  dans le Nord-Kivu depuis plus de dix huit mois. Le chef de l’Etat Congolais et son gouvernement qui devrait en principe célébré cette date du 28 novembre à Kinshasa sont engagé dans une tournée à l’est du pays pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones jadis sous contrôle du M23.

 Après leur affaiblissement militaire, les rebelles ont renforcé leur lobbying politique pour qu’intervienne la signature d’un accord pour mettre fin aux négociations qui les engagent avec le gouvernement Congolais à Kampala, bien que certains analystes pensent qu’il est inconcevable que le gouvernement négocie avec un mouvement mort militairement. Plusieurs habitants sont ceux qui ont déclaré avoir leur attention focalisée vers Kampala car c’est de là que le sort des milliers d’ex rebelles du M23 refugiés sur le sol Ougandais. Pour Fidele Waziwazi, président national de la Ligue des Jeunes Congolais, LJC, une structure citoyenne basée en ville de Bunia « il est temps de mettre fin aux pourparlers de Kampala, qui ont longtemps duré, quelque soit sa dénomination déclaration ou accord pour qu’afin les populations retournées dans les régions conquises par les Fardc espèrent à une paix durable ».

 

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Acte à encourager. Fally Ipupa « Di Caprio » l’artiste musicien congolais s’est montré homme de grand cœur, en effectuant une visite de réconfort aux femmes victimes de la violence sexuelle dans l’Est de la République démocratique du Congo et a mis à disposition une ambulance à l’hôpital général de référence de Panzi, dans la ville de Goma.

Accompagné d’une forte délégation, l’auteur du tube « Power » a tenu son micro dans deux productions scéniques données dans la ville de Bukavu et dont les recettes devraient soutenir les efforts d’encadrement de ces femmes désespérées et soulager tant soit peu leurs blessures intérieures. Le chanteur congolais, actuellement le plus sollicité sur le plan international, doit s’envoler le vendredi 15 novembre prochain pour Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il est très attendu pour agrémenter un festival de musique contemporaine.

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Souvent appelé « Beni la ville Bénite » par ses habitants, ce centre urbain situe à plus de 350 au nord de Goma en province du Nord-Kivu ne donne pas l’image répondant a cette dénomination aux heures nocturnes. Le rond point du 30 juin, la plaque tournante de la ville pendant la journée devient un marché où les transactions se font autour du sexe.

Par Fiston Mahamba à Beni, Nord-Kivu

Il est environs 20 heures locales à Beni. Aux heures pareilles la plupart des activités ont cessé de fonctionner, surtout à cette période où l’insécurité est d’actualité. Les boutiques, magasins, alimentations, pharmacies, papeteries qui longent le long du boulevard Nyamwisi, l’artère principale de la ville ont presque fermé. Sur la route on aperçoit des taxis-motos et quelques véhicules de particuliers qui ramènent les gens à leurs domiciles. Le seul endroit qui reste encore en ambiance c’est le rond point du 30 juin. Ici tout s’installe: les vendeuses de malewa « petits restaurants ambulant » prennent place, les boites de nuit jouent de la musique la plus envoutante et c’est le moment d’arrivée de professionnelles de sexe qui viennent en petits groupes ou seules.

La foire s’ouvre


A 21 heures, les taximen en gilet orange qui travaillent pendant la journée arrêtent la circulation et laissent place à ceux vêtus en gilet noir qui prennent la relève jusqu’au matin. Les premières consommations de la bière et autres boissons se font commander dans des nganda « bar ». « Cela est une bonne formule pour passer une nuit d’ambiance. Consommer d’abord dans un nganda où la boisson est moins cher puis finir la fête dans un dancing club où tout est luxueux » déclare une jeune prostituée mineure d’âge. Au même moment les gens se retirent dans des coins sombres. Beni étant une ville non électrifiée, ces coins se retrouvent à quelques mètres de ces bistrots. Les conversations tournent autour du prix pour passer quelques minutes de plaisir sexuel. Les intentions venant de deux cotés et cela dépendant de plusieurs facteurs: l’accoutrement, la corpulence voire la façon de danser sur la piste.

Un tarif taillé sur mesure

Patience, professionnelle de sexe depuis deux ans nous donne les éléments qui influencent la fixation du tarif pour une relation sexuelle « Le tarif dépend du lieu de rencontre, de l’heure mais aussi de l’apparence du client ». Elle ajoute aussi qu’il est difficile de convaincre une fille de quitter ce lieu d’ambiance et d’aller passer une nuit avec un homme avant minuit « Nous n’acceptons d’aller avec un homme chez lui ou de passer nuit à l’hôtel avec lui avant zéro heure, nous devons d’abord maximiser nos recettes par des coups pressés » Le coup pressé est une relation sexuelle avec une prostituée qui dure généralement moins de trente minutes et comme le nom l’indique, elle se fait dans un état pressé : Très abordable de part son prix qui varie entre 1500 francs congolais « moins de 2 dollars américains » et 3500 francs congolais « moins de 4 dollars », le coup pressé est plus apprécié par des jeunes. Dans des boites de nuit le tarif se fixe à 50 dollars avant minuit et vers les petites heures du matin  il se négocie aux environs de 10 dollars.

Mains bredouilles (Maboko pamba)

Ceux qui passent des nuits dans cet endroit ne sont pas pour la plupart de bonne humeur le lendemain. Ils déplorent le mauvais comportement développé ce dernier temps par les prostituées: vol, escroquerie, chantage et autres sont les pratiques dont ils sont victimes de la part de ces filles. Ces prostituées se font accompagnées de shegue “enfants de la rue”   pour dépouiller les biens leurs clients. Sous anonymat un jeune homme déclare avoir tout perdu alors qu’il venait de passer une nuit dans la chambre d’un hôtel avec une prostituée  le 30 juin dernier lors de la fête de l’indépendance de la RDC. « Elle a d’abord profité de l’état de bruité dans lequel je me trouvais pour soutirer mon argent et mon téléphone portable puis le matin lorsque je n’ai pas su m’acquitter de sa facture, elle a alerté  le gérant de l’hôtel qui a confisqué  ma carte d’identité à retirer le jour où je paierai la somme double de cette facture. Je suis rentré chez moi le matin maboko pamba ». Plusieurs autres formes de dégâts ont été soulevé entre autres les rapports sexuels non protégés.

De leur part celles qui ont choisi le commerce du sexe comme profession ont décrit le calvaire qu’elles traversent entre 20 heures et 05 heures du matin. Une d’entre elles, Sandra 23 ans révolus explique « Pour mieux passer une nuit sans dormir et être capable de coucher avec plusieurs hommes je me drogue d’abord. Cela me permet de poursuivre mes activités nocturnes sans difficultés ». Mais elle déclare que sous cet état de la drogue elles courent beaucoup des risques. « Parfois les hommes mal intentionnés profitent de notre état pour abuser de nous : ils n’honorent pas nos factures, les agents de l’ordre nous arrêtent et nous libèrent sous condition de coucher avec eux,… »

La profession du sexe restant encore non règlementée en RDC, les professionnelles de sexe de Beni plaident pour une adoption d’une loi au parlement régissant leur travail enfin de pouvoir exercer ce métier dans le respect des principes et jouir d’une protection légale.

Un tarif taillé sur mesure
Patience, professionnelle de sexe depuis deux ans nous donne les éléments qui influencent la fixation du tarif pour une relation sexuelle « Le tarif dépend du lieu de rencontre, de l’heure mais aussi de l’apparence du client ». Elle ajoute aussi qu’il est difficile de convaincre une fille de quitter ce lieu d’ambiance et d’aller passer une nuit avec un homme avant minuit « Nous n’acceptons d’aller avec un homme chez lui ou de passer nuit à l’hôtel avec lui avant zéro heure, nous devons d’abord maximiser nos recettes par des coups pressés » Le coup pressé est une relation sexuelle avec une prostituée qui dure généralement moins de trente minutes et comme le nom l’indique, elle se fait dans un état pressé : Très abordable de part son prix qui varie entre 1500 francs congolais « moins de 2 dollars américains » et 3500 francs congolais « moins de 4 dollars », le coup pressé est plus apprécié par des jeunes. Dans des boites de nuit le tarif se fixe à 50 dollars avant minuit et vers les petites heures du matin  il se négocie aux environs de 10 dollars.
Mains bredouilles (Maboko pamba)
Ceux qui passent des nuits dans cet endroit ne sont pas pour la plupart de bonne humeur le lendemain. Ils déplorent le mauvais comportement développé ce dernier temps par les prostituées: vol, escroquerie, chantage et autres sont les pratiques dont ils sont victimes de la part de ces filles. Ces prostituées se font accompagnées de shegue “enfants de la rue”   pour dépouiller les biens leurs clients. Sous anonymat un jeune homme déclare avoir tout perdu alors qu’il venait de passer une nuit dans la chambre d’un hôtel avec une prostituée  le 30 juin dernier lors de la fête de l’indépendance de la RDC. « Elle a d’abord profité de l’état de bruité dans lequel je me trouvais pour soutirer mon argent et mon téléphone portable puis le matin lorsque je n’ai pas su m’acquitter de sa facture, elle a alerté  le gérant de l’hôtel qui a confisqué  ma carte d’identité à retirer le jour où je paierai la somme double de cette facture. Je suis rentré chez moi le matin maboko pamba ». Plusieurs autres formes de dégâts ont été soulevé entre autres les rapports sexuels non protégés.
De leur part celles qui ont choisi le commerce du sexe comme profession ont décrit le calvaire qu’elles traversent entre 20 heures et 05 heures du matin. Une d’entre elles, Sandra 23 ans révolus explique « Pour mieux passer une nuit sans dormir et être capable de coucher avec plusieurs hommes je me drogue d’abord. Cela me permet de poursuivre mes activités nocturnes sans difficultés ». Mais elle déclare que sous cet état de la drogue elles courent beaucoup des risques. « Parfois les hommes mal intentionnés profitent de notre état pour abuser de nous : ils n’honorent pas nos factures, les agents de l’ordre nous arrêtent et nous libèrent sous condition de coucher avec eux,… »
La profession du sexe restant encore non règlementée en RDC, les professionnelles de sexe de Beni plaident pour une adoption d’une loi au parlement régissant leur travail enfin de pouvoir exercer ce métier dans le respect des principes et jouir d’une protection légale.
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RUTSHURU, UN LIEU DE PELERINAGE?

Le commandant de la 8eme région militaire au Nord-Kivu  le General Major Lucien Bahuma Ambamba commandant des opérations, étaient aussi présent, dans cette suite le Commissaire provincial de la police nationale congolaise au Nord Kivu le général Vital Umiya Awashango et le Colonel Mamadou Ndala Mustafa ainsi que d’autres collaborateurs du gouverneur de province.
La colline de Tshanzu située à une dizaine de kilomètre de l’Ouganda et le Rwanda voisin, quartier général du général autoproclamé Sultan Makenga, l’autorité provinciale a été surpris d’un arsenal d’armes et minutions de guerre ; plus de 300 tonnes appartenant aux rebelles du M23 trouvés sur le lieu.
Le Gouverneur du Nord Kivu plaide pour une enquête internationale en vue de déterminer le réseau des fournisseurs d’armes aux rebelles du M23 et autres déstabilisateurs de la région. Julien L’autorité provinciale n’a pas hésité un seul instant pour conclure que cette victoire des FARDC est une première depuis 1960. Julien Paluku indique que son passage sur la colline de Chanzu démontre que la RDC est déjà libérée.
Un lieu de pèlerinage ?
Depuis la chute de plusieurs positions jadis occupées par les rebelles du M23 entre les mains des militaires de l’armée congolaise, plusieurs autorités tant provinciales, nationales qu’internationales sont passées par ces lieux pour apporter leur soutien aux populations libérées. D’aucuns commencent à qualifier les villes de Kiwanza, Rutshuru, Bunagana et le triangle Tchanzu-Mbuzi-Runyonyi d’un lieu de pèlerinage pour se rendre compte de la réelle libération de ces agglomérations par les Forces Armées de la RDC(FARDC). Un habitant de Kiwanza nous a déclaré que plusieurs habitants de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu sont venus en masse passé que plusieurs habitants de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu sont venus en masse passer leur week end à Kiwanza et Rutshuru juste pour s’acquérir de la situation sur terrain. « Vu le nombre croissant des visiteurs (pèlerins) qui affluent dans cette zone on peut se dire que l’air de la paix commence à y être respirer après plus de 12 mois passés dans l’esclavagisme du M23 », nous souffle Jean Claude, un habitant de la cité de Kiwanza.

  Ce qui doit suivre

Lors de ses différents meetings dans les parties libérées, Julien Paluku Kahongya, gouverneur de cette province a prêché la non vengeance à l’encontre de ceux qui ont collaboré avec le M23 car selon lui, certains ont été forcé de travailler avec ce mouvement rebelle contre leur propre volonté. Mais cette volonte du gouverneur ne vas pas s’accomplir d’ici là précisent les sources militaires qui indiquent avoir arrêté lundi 04 novembre Monsieur Paul Ndeze, notable de Rutshuru, ancien chef coutumier intérimaire de Bwisha et Modeste Kabori, chef de groupement de Bukoma dans le Rutshuru. « Ils ont été interpellés à Rutshuru par les services spécialisés des FARDC puis placés en détention à la prison centrale de Rutshuru. Ils sont accusés tous les deux, de collaboration avec les rebelles du M23, selon des sources militaires. Ils seront entendus puis déférés devant les juridictions compétentes, selon la même source. »

Vous pouvez écouter Julien Paluku Kahongya dans ces propos recueillis par Mustafa Kemal Mulopwe en en cliquant ici.http://soundcloud.com/fiston-mahamba-larousse/jpk-canzu?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=blogger&utm_content=http://soundcloud.com/fiston-mahamba-larousse/jpk-canzu

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Billet initialement publié sur NewsKivu.blogspot

par Fiston Mahamba à Beni, Nord-Kivu

Dans  les provinces congolaises du Sud-Kivu et du Nord-Kivu la venue des radios communautaires n’a pas fait qu’apporter un équilibre dans le traitement de l’information mais aussi cet outil de la nouvelle technologie a apporte un plus dans la croissance agricole de la région. 
Avant les années 1990 il n’existait que quelques radios dans les villes de Bukavu, Uvira, Goma, Butembo et Beni principales agglomérations de la région du Nord et Sud-Kivu à l’est de la RDC. L’accès à une information équilibrée était un de grands problèmes dans la région car les seules chaines de radios ou de télévision présentent dans les milieux étaient des antennes relai de la Radio Télévision Nationale Congolaise, RTNC. Le programme conçu par les antennes locales devrait être censuré par la direction générale de la RTNC à Kinshasa, la capitale congolaise avant toute diffusion des émissions. Cela ne permettait pas aux antennes locales d’insérer dans leurs grilles de programme les réalités locales vécues par la population.

Une ouverture médiatique
Lors de la décennie de la recherche de la démocratie dans le pays, le multipartisme politique fut ouvert en RDC et cela permit à une ouverture médiatique en RDC. Cet ouverture permit aux nouvelles radios d’accompagner les réalités locales par la voie des ondes, d’apporter des innovations d’ailleurs aux paysans locaux  où elles s’implantaient et ainsi contribuer à l’essor des plusieurs secteurs dont l’agriculture, la santé, l’éducation…
Radio Maendeleo, un exemple parlant

« Depuis son existence, la Radio Maendeleo a premièrement apporté une information équilibrée à la population. Elle a aussi contribué au changement des mentalités de la population face au rythme actuel de la mondialisation"

La radio « Maendeleo » qui signifie « développement » en langue Swahili est une radio communautaire émettant à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu et ayant plusieurs autres stations relais dans cette province. Créée en 1987 par 15 Organisations Non Gouvernementales, Radio Maendeleo est la première radio associative de la région mais aussi un modèle pour les radios communautaires nouvellement implantées. Pour Jolly Kamuntu, directrice actuelle de ce media, Radio Maendeleo est une preuve éloquente de l’apport de la radio communautaire dans l’accompagnement des projets locaux de éveloppement ; « Depuis son existence, la Radio Maendeleo a premièrement apporté une information équilibrée à la population. Elle a aussi contribué au changement des mentalités de la population face au rythme actuel de la mondialisation. De l’apport et de l’accompagnement des nouvelles méthodes culturales et alimentaires, Radio Maendeleo était aussi la seule référence de la population pour se faire informer » déclarait Jolly Kamuntu le 10 mai 2012 à Goma lors d’une rencontre des radios communautaires partenaires de la Deutsche Welle, le service international de diffusion Allemand.

A cela il faut ajouter que les radios communautaires ont apporté plusieurs innovations dans la région. Les experts en agriculture ont été invités sur les antennes des radios enfin de participer aux émissions spéciales pour expliquer le contenu des innovations agricoles  à la population. D’autres experts ont été invités à animer des ateliers de formation in situ dans des villages à l’intention des populations paysannes grâce aux divers partenariats développés par les radios locales avec des partenaires au niveau local, national et international.
Des clubs de relais communautaires pour un feedback
Les radios communautaires ont institué des clubs d’écoute de relais communautaires dans des villages avec un double objectif. Premièrement pour recueillir les informations de la base et les diffusées sur les ondes. Le deuxième objectif de la création de ces structures était de regrouper les paysans dans différents clubs de relai pour pouvoir les apporter un encadrement bien précis. Pour Innocent Bulambembe, consultant formateur en Journalisme à la Fondation Hirondelle, les clubs de relais communautaires ont apporté des résultats escomptés lors de leur mis en place. « La syndicalisation et la création des coopératives agricoles sont nées de ces clubs de relais communautaires » soutient-il. «Parler du développement aujourd’hui suppose la pris en compte de l’approche genre. C’est grâce à la radio et ses différentes structures comme le club d’écoute que la question de parité fut pour la première fois évoquée » souligne Chouchou Namegaba Dubuisson, présidente de l’Association des Femmes de Medias du Sud-Kivu, AFEM.

Les medias sont aussi appelés a être en ordre avec l’Etat
Tout en déplorant la prolifération des radios communautaires non en règle avec l’Etat dans la province du Nord-Kivu, le chef de la division provinciale de l’information reconnait l’apport de la radio communautaire dans la promotion du secteur agricole du Nord-Kivu. Pour lui, c’est la radio qui a permis aux cultivateurs de pouvoir abandonner la culture du caféier ravagé par la trace-mycose pour adopter d’autres cultures comme le cacaoyer. Pour lui la radio a fourni un encadrement aux paysans face à ces nouvelles cultures qui étaient pour la plupart inconnues des paysans.
Jacques Kikuni, directeur de la Radio Muungano, première radio implantée en ville de Beni à plus de 350 Kilomètres de Goma reconnait cette irrégularité de certains medias communautaires envers les services de régulation de la presse mais il plaide lors d’une émission qu’il anime à l’intention des professionnels de medias de Beni pour que le gouvernement congolais songe à appuyer les radios communautaires car selon lui, les radios communautaires sont les plus démunies et pourtant elles  ont rendu et continuent à rendre des loyaux services à la base. «Nous demandons un soutien tant technique, professionnel que matériel au gouvernement pour pouvoir rendre notre service dans des conditions meilleures » conclut-il.
 
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Le colonel Olvier Amuli porte parole de Fardc en adresse aux militaires congolais en ville de Beni

Le porte-parole des Forces Armées de la RDC au Nord-Kivu séjourne en ville de Beni depuis le week end dernier à la tête d'une délégation de l’armée.Objectif de sa mission réarmer la morale des militaires et les sensibiliser sur le droit humanitaire international.Selon ce dernier cette zone étant en période de crise,les militaires doivent maitriser toutes les notions de base du droit humanitaire international car pouvant être rappelé a tout moment au front pour renforcer les unités qui viennent d'y passer plusieurs mois.Le lieutenant colonel Olivier Amuli a profiter de cet occasion pour appeler les congolais se retrouvant dans les groupes armés étrangers actifs dans la région de quitter ces derniers car bientôt l’armée congolaise avec l'appui de la brigade de l'Onu va lancer une opération de grande envergure pour traquer ces rebelles.

Olivier Amuli au micro de Fiston Mahamba Larousse  

http://soundcloud.com/fiston-mahamba-larousse/col-olivier-amuli

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CONFERENCE DEBAT ORGANISEE PAR L’AMICAL DES JOURNALISTES DU CONGO EN COLLABORATION AVEC LA MONUSCO
Sur la problématique du revenu des journalistes dans les entreprises de presse en ville de Beni
Conférencier Esaie Musayi Katavu sous une modération de Jacques Kikuni
Dans son expose le conférencier  aborde le sujet sur lequel il a travaille dans son travail de fin du deuxième cycle pour son mémoire de licence. Il dit que son enquête a fait ressortir que le journaliste le moins paye touche 4500 Francs Congolais (moins de 5 dollars USD) par mois alors que le mieux paye en touche 45000 (moins de 50 dollars USD) Francs Congolais.
Les causes de cette faible rémunération des journalistes de medias du Grand Nord :
-Problème d’énergie : plusieurs stations de radios sont butées aux problèmes d’électricité et cette charge emporte un pourcentage élevé du revenu mensuel de la radio
-Mauvais engagement ou recrutement des journalistes : avec la prolifération des medias, aujourd’hui même les jeunes élèves comme journalistes alors que ces derniers n’ont subi aucune formation. Ici le code du travail congolais n’est pas respecte preuve que aucun journaliste n’a un contrat de travail avec le medias pour lequel il preste.
-La mauvaise volonté des dirigeants des medias : Un journaliste mal paye ne fourni pas autant d’efforts pour rendre un meilleur service à la radio. Ce qui amène les journalistes a la pratique du coupage. Le coupage qui est une pratique qui était née dans la province du Bas-Congo. Celle-ci consiste à payer un journaliste ou une station pour la diffusion d’une information. Le coupage joue sur le traitement objectif de l’information. Le problème d’extramuros consiste à la définition même du mot journaliste qui stipule qu’est Journaliste toute personne qui tire l’essentiel de son revenu du métier de journalisme.
Les voies de sorties de ses entraves
-L’énergie solaire : le revenu élevé qui était jadis pris par l’électricité sera canalise au payement conséquent des journalistes.                                                                                        
-La conscience des dirigeants ou responsables et des journalistes des medias
Qui doit payer les journalistes, si c’est une chaine publique c’est l’Etat qui se charge du payement des journalistes. Dans le cas ou c’est une radio privée c’est le gestionnaire ou le propriétaire de la station qui a en charge le paiement des journalistes mais ici il est aussi nécessaire de signaler que l’Etat doit subventionner les medias prives.
Les radios tirent aussi leurs revenus des annonces, publi-reportages,…
Il faut aussi différencier la couverture médiatique et le publi-reportage car une radio ne peut pas priver ses auditeurs d’une information importante car la source n’a pas verser l’argent de diffusion.
Le coupage doit etre eradiquer par une gestion rigoureuse des organes de presse pour permettre aux journalistes de vivre de leur metier. Cela aussi doit commencer par une maximisation des recettes au sein de la radio mais aussi il faut que les proprietaires des medias aient assez de moyens pour subvenir aux besoins de leurs medias.

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