Publications de Famory Karim Bathily (3)

Ce que l'imaginaire africain a à offrir

Une révolution culturelle est indispensable au décollage de l’Afrique. Elle passerait par une relecture de ses imaginaires. L’Afrique encore sur la voie de sa propre autogestion se doit aussi de reconstruire ses imaginaires afin de les exprimer pleinement à travers les arts et les nouveaux médias.

L’Afrique noire est un monde qui existe et exprime son imaginaire à travers des réalités sociales et spirituelles ritualisées. La symbolique du sacré y occupe une place prédominante. Des réalités abstraites doivent être nécessairement prises en compte pour s’ouvrir à  son univers.

Dans l’environnement sénégalais, hormis les rituels qu’imposent l’Islam et le christianisme, le déroulement du temps est ponctué d’exigences dictées par des rituels empreints de mysticisme ouvrant à une rencontre permanente entre l'ici et l’au-delà. Au petit matin après la prière de l’aube, il n’est pas rare de voir une mère de famille versant au seuil de sa porte de l’eau en psalmodiant quelques incantations pour favoriser  la bonne fortune et conjurer le mauvais sort. Il est encore courant d’aller chez un marabout pour être conseillé sur des rituels et incantations à suivre qui influeraient sur nos quotidiens. Il n’est pas exceptionnel de croiser dans les rues dakaroises des offrandes délivrées aux mendiants par des automobilistes au niveau d’un feu afin d’honorer les directives d’un marabout.

peinture de Ricardo Chavez Mendez

On raconte couramment des histoires d’apparitions mystiques et de  légendes urbaines qui participent à notre perception de la réalité. Dans l’univers africain, mythes et légendes se racontaient depuis la nuit des temps autour de l’arbre à palabre et se racontent encore sous forme de légendes urbaines qui participent à notre perception de la réalité.

Se raconter la réalité ainsi, découle-il d’un besoin de  trouver une cohérence au monde qui nous entoure ou découle-t-il de la réelle perception qu’un africain peut avoir de son environnement ?

 Quoi qu’il en soit, aujourd’hui quel africains ne connait pas « Mami Watta » déesse des eaux, ou une histoire de mangeurs d’âmes ou de sorciers voleurs de sexes ? Qui n’a pas entendu les assurances d’un proche, témoin d’un événement dépassant tout entendement ? Comme par exemple ce troupeau de bovins transhumant à travers Dakar qui appartiendrait à un mort, que personne n’oserait voler sous peine d’être marabouté. Ou que vous-même, vous en soyez témoin. Comme ce qu’il est possible d’observer souvent le dimanche, à l’entrée de Saint-Louis coté Corniche, à côté d'enfants se baignant dans le bras de mer, des ablutions mystiques appeler « ndeup » pratiquées par des groupes de personnes souvent d'ethnie "Lébou" pour soigner des individus aux esprits malades.

Connivence entre mysticisme et politique

Photo Slate: Wade et Béthio

C’est peut-être pourquoi la connivence entre chefs spirituels, gourous, ou marabouts et hommes politique est si féconde en Afrique.

 Gnassingbé Eyadema était connu pour sa totale dépendance à un marabout, Kéroukou de temps de son règne sans partage sur le Bénin, ne voyait personne sans la permission de son  « Djinné » de marabout.

Les Bongo père et fils eux se sont fait Grands Maitre de la Loge maçonnique sans pour autant se passer des services de « marabouts ouest africains » qui bénéficiaient des richesses de la République.

Sous l’ère Wade, l’ancien président du Sénégal fait entrer le pays plus que jamais dans une période d’instrumentalisation maraboutique de la politique. Ce constat a été plus probant lors des dernières élections présidentielles. L’ancien chef de l’Etat du Sénégal s’est rapproché  de plusieurs chefs religieux marabouts pour tenter en vain de se maintenir sur le fauteuil présidentiel faisant de facto des marabouts l’entourant, des conseillers occultes de la présidence.

L’instrumentalisation des imaginaires collectifs des masses par les publicités

pub vitalait

Pour les plus riches qui constituent en moyenne 10% de la population se sont les publicités européennes qui leurs sont véhiculés à travers les chaines câblées ce qui accentuent leur décalage avec les populations plus pauvres. Malheureusement, l’instrumentalisation des imaginaires collectifs des masses par les publicités et les médias s’exercent en générale par pur paresse et par souci d'économie au détriment d'innovation et d’une quête de nouveautés. Il est tellement plus facile de s’exprimer à une cible que l’on connait! On en vient même à espérer qu’elle ne se renouvelle jamais afin de continuer à lui proposer du réchauffé dans les scénarios, dans les textes dans le jeu des acteurs, etc.

 

C’est ainsi que dans les publicités sénégalaises il est cool et marrant de proposer des personnages un peu niais et vulgaire, et je pèse mes mots!  La plupart des publicités destinées au public sénégalais utilisent un discours, des arguments, des personnages,  comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.  (Inspiré par : Les dix stratégies de manipulation de masses par Sylvain Timsit.)

Messages publicitaires se font inlassablement aux rythmes de « Sabarr », pour principalement le marché de l'alimentaire (qui constitue le secteur principal de la pub sénégalaise), pour du savon, pour de nouveaux moyens de transferts d’argents, incitant par exemple le père de famille de la pub, avachit sur sa terrasse, à participer à la danse avec tout le monde. Toutefois, le secteur de la téléphonie mobile étant de plus en plus présent cherche tout de même à innover dans les messages publicitaires qu'il véhicule puisqu'il cible aussi un public jeune plus connecté au monde et ouvert donc plus exigeants.

L’Imaginaire collectifs sénégalais à travers le sport

Comme  le geste d’Usain Bolt exporté dans le monde entier, symbolisant la victoire, des expressions, des danses, des attitudes de sportifs ou de danseurs sénégalais sont répétées partout dans le pays. L’exemple le plus éloquent est l’expression « tak thi rip » d’un lutteur sénégalais qui se déclina en une danse et en une expression courante dans le langage urbain sénégalais.

"Tak ci rip"

Partant de ce principe que nous apporte cette expression « tak thi rip » déclinée en danse et en expression courante, si ce n’est des sourires hébétés par des danses aguicheuses sur une désormais expression maintenant consacré faisant l’apologie d’une violence moqueuse et sournoise ?

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Le sport, la culture, les arts, le cinéma, la musique, ou la danse par exemple nous donne un éclairage sur nous-même.  En plus d’un réel divertissement, ils peuvent nous apporter une certaine ouverture d’esprit, nous proposer une certaine éthique à avoir; comme le geste de la victoire d’Usain Bolt qui ne renvoie-t-il pas au dépassement de soi ? Ou comme une chanson de Youssou N'dour "Set" qui a conduit à des actions spontanées pour la salubrité des quartiers. soulever un questionnement intéressant, proposer une échappatoire aux problèmes du quotidien ou formuler une contestation, comme les poings levés de Tommie Smith et John Carlos arrivés premier et troisième au 200 mètres au Jeux Olympique de Mexico protestant contre la ségrégation aux USA.

L’imaginaire du cinéma africain.

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 Au cinéma, son industrie connait un véritable boom avec ses productions « nollywoodiennes » au Nigéria, au Ghana ou encore  au Burkina. Celles- ci se reposent et puisent leurs idées dans les imaginaires collectifs africains pour la création de fictions et participent le plus à leurs diffusions. Malheureusement leurs sources de financement provenant de temps à autre, d’investisseurs occidentaux empêchent une certaine liberté de ton. Ces dernières dans un souci de respecter leurs engagements vis-à-vis d’investisseurs étant souvent dans l’aide pour le développement africains, se construisent autour de scénarios de sensibilisations traitant inlassablement des mêmes thèmes : Mariages forcés, Sida, émigrations, etc.

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Les « petites productions »  bénéficiant elles de leurs fonds propres se construisent de façon artisanale et manquent de professionnalismes. Il est donc regrettable de constater un manque de profondeur et d’éthique dans les scénarios. Pour tenter de survivre dans cette concurrence impitoyable de l’industrie du cinéma ces petites productions mises trop souvent sur des scénarios tape à l’œil, traitant de mœurs  pour la plupart, sans aucunes mesures avec un manque de perspectives et de  profondeurs évidents. Ainsi il est fréquent de tomber sur des productions africaines vendu en DVD ou disponible sur Youtube dès leurs sorties traitant à peu près des mêmes thèmes comme ceux de maris volages, de femmes faciles ou de maraboutage pour ne pas changer, décrédibilisant ainsi une conscience collective africaine à retrouver.

L’Afro-centrisme culturel

Qu’en est –il des thèmes qui seraient alors intéressant à traiter ?  Sans entrer dans des propositions de créations artistiques, des sujets prenant plus de risques dans la création seraient la bienvenue et mériteraient davantage de publicités. Comme l’histoire racontée dans le livre Boy Dakar de Laurence Gavron qui peut constituer à mon humble avis une idée de scénario sous fond de fiction policière dakaroise.

 Des scénarios intéressant ont toutefois étaient tentés au cinéma comme un film inspiré du livre de Ahmadou Kourouma « en attendant le vote des bêtes sauvages » ( un livre qui révèle très justement l'imaginaire africain post-colonial. ), une brillante idée de Missa Hébié réalisateur notamment de la série « Commissariat de Tampy » diffusée sur Tv5 monde. un Biopic sur Lat-Dior, mais qui malheureusement manquait de justesse et empêchait toute immersion à cause de dialogues joués en français là où il aurait été intéressant de retrouver les vieux dialectes de l'époque. Bon je vous l'accorde ces arrangements dans les dialogues auraient été pertinent que pour une population au faible pouvoir d'achat.

Un courant Afro-optimiste à travers les arts pourrait être aussi bénéfique à l’Afrique. Les arts se créant dans cette optique pourraient permettre un réel divertissement et participerait à un imaginaire renouvelé pour les africains. On peut noter ainsi l’exemple réussi du cinéma des années 70, la « Blaxploitation » une industrie musicale et cinématographique pour les noirs qui a fait le pari réussi d’un Afro centrisme culturelle optimiste à travers des fictions, avec des héros noirs, inspirant plus tard des cinéastes comme Quentin Tarantino (film : Django Unchained), ou des  BD et comics, qui verront apparaitre de plus en plus de supers héros noirs.

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L’imaginaire africain à travers la BD et l’animation

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La BD participe en Afrique à la création d’un imaginaire africain nouveau autour des années 90 avec des ouvrages comme « Monsieur Zézé » relatant d’une ambiance abidjanaise ou quelques cases d’une bande dessinée du débrouillard « Goorgoolu » qui a connu un grand succès dans un ancien quotidien sénégalais, « le cafard libéré ». Des ouvrages scolaires comme « Ami et Rémi » de  Souleymane Djigo Diop (Auteur), Chimère Mendy (Auteur), Chérif Tall (Auteur), Paul Barré (Auteur) ou Leuk le lièvre » de Léopold S Senghor et d’Abdoulaye Sadji, ont participé grandement à la création d’un imaginaire en faveur de la jeunesse africaine. Tout comme les illustrations d’un toubab signées Mohiss qui nous révèlent un univers sénégalais comique et hilarant d’une étonnante justesse. Bien que l’on note un ralentissement de l’engouement autour de la BD, elle concourt aujourd’hui encore à la création de nouveaux imaginaires africains. On peut noter récemment les succès de « Aya de Yopougon » de Marguerite Abouet décliné en un film d’animation tant le succès de la BD a été important ou celui de du livre illustré « Leuk le lièvre » inspirant une production franco-canadienne, une série d’animation pour enfant sans parlé du grand succès de Kirikou film d’animation désormais connu du monde entier.

Les Festivals récompensant les arts africains

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Heureusement, la création de festival Africain récompensant les productions africaines sont de plus en plus courantes mais doivent être davantage médiatisées afin d’assurer leur survie et motiver à la création artistique et culturelle.

 On peut citer, le FESPACO de Ouagadougou ou le festival de cinéma d’Abidjan « Clap Ivoire » qui récompensait  le film « Echo » de Lamine Diémé ce septembre 2013, un documentaire traitant de questions d’environnements et salué par la critique par sa qualité de son.

La biennale de Bamako (aussi appelée les rencontres africaines de la photographie) qui, depuis 1994, promeut des artistes du continent dans le domaine de la photographie comme Omar Victor Diop.

Le Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO)  une association créée en 1996 qui réunit des artistes de toutes disciplines et de tous pays pour la création de spectacles.

Les Kora Awards, ou Trophées Kora de la musique africaine qui récompense annuellement des artistes du continent africain dans le domaine de la musique dont Chris Brown et Rihanna furent invités d'honneurs en 2012.

 La création de grand concert organisé par des productions africaines  comme le Kilimanjaro Entertainment Production sous le thème des « Sisters with Soul » avec en Guest Star Mary J Blige, triple lauréate des Grammy Award, invitée ce 27 Septembre 2013 en terre africaine à Lagos.

Tout ceci permet véritablement de motiver les acteurs culturelles, de promouvoir et de préserver l’art africain imaginé par les Africains, pour les africain et le monde entier.

A l’instar des richesses naturelles exceptionnelles du contient, l’imaginaire africain est d’une richesse insoupçonnée.  Cette symbolique  africaine se doit être nécessairement mise en avant, pour que l’Afrique puisse un jour reconstruire son histoire bafouée par des siècles de génocides esclavagistes, de colonisation et de post-colonisation. Elle est la seule voix vers une vérité originelle africaine nécessaire au monde. Elle aurait le pouvoir de faire émerger le continent  d’un obscurantisme lyrique basé sur la douleur et l’ignorance au bénéfice d’un être africain nouveau  à retrouver à travers un imaginaire collectif renouvelé.

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Sénégal 1.5

Le Sénégal à l’heure du numérique

Les réseaux sociaux ont réellement changé le comportement des sénégalais et des africains en générale. Ils passent à l’air du numérique et participent à l’effervescence de partage de contenu à travers le web. Si ce sont sur des plates-formes étrangères que se retrouvent la plupart de ces internautes, ils contribuent de plus en plus à la création d’un internet africain.

Les Sénégalais se retrouvent de plus en plus dans ce village planétaire et virtuel qu’est le Web. Si tout le monde ne dispose pas d’un ordinateur et que les coupures d’électricités restent fréquentes, des cybercafés réapparaissent dans les rues de Dakar.

Un cybercafé en particulier dans le quartier de la Médina a récemment eu la bonne idée de mettre à disposition des tablettes afin de pallier au manque d’électricité. Comme dans la majorité des cybercafés, son tarif reste inchangé. La connexion y est facturée  300 CFA l’heure.  Grâce à une connexion d’environ 1 méga, s’échange une multitude de messages instantanés, d’informations (photo, vidéo, opinion…) et ceci avec le monde entier.

D’après une étude menée par People Input une entreprise qui travaille sur les nouvelles technologies, Facebook est le réseau social le plus utilisé au Sénégal avec ses 725 000 utilisateurs. Cela dit, son nombre d’usagers ne représentent que 1,4% sur le continent qui compte 51 millions de « facebookers », soit environ la moitié de ses internautes.

Le premier de ce classement africain est l’Egypte avec ces 13 millions d’utilisateurs. Ce chiffre témoigne d’une forte activité égyptienne à travers le web. Inutile de rappeler qu’elle a véhiculé une forme de contestation à forte dimension sociale  qui dénonçait la misère, le chômage, la corruption ou les libertés individuelles bafouées, lors du printemps arabe de 2010.

Dans une moindre mesure, le peuple sénégalais n’est pas en reste dans ses contestations. Il n’est plus simple spectateur. Internautes, blogueurs ou infographistes sénégalais participent  activement au débat de société à travers les réseaux sociaux.

C’est ainsi, par exemple, qu’une contre campagne est née de l’indignation d’internautes à travers les réseaux sociaux comme Aisha Dème, responsable du portail culturel Agendakar, scandalisée par une publicité pour produit dépigmentant « Khess Petch » (toute blanche) crée en 2012.

Mais quand est-il de la sensibilisation des populations n’utilisant pas internet, plus nombreuses en Afrique, et donc ne participant pas au débat à travers les réseaux sociaux?

Dans le cas suscité, les affiches publicitaires de la contre campagne de l’agence Optima se retrouvaient dans les plus grandes artères de Dakar. Cela a surtout mis en exergue l’influence que pouvaient avoir les médias sociaux, même sur les populations non connectés, à travers des mécanismes d’agences de communications alertes et attentives à leur environnement. Les communicants, en effet, participent à de nouvelles habitudes de comportement plus citoyennes et plus responsables en sensibilisant sur des prises de consciences écologiques ou sanitaires.

Malgré les quelques difficultés rencontrés dans leur usage à grande échelle, les médias sociaux sont déjà au cœur du processus de construction du Sénégal.

« L’homo-Senegalensis » passe donc à l’air du numérique. Il devient cyber-activiste est partage ses opinions à travers le Web. Lors des élections présidentielles de 2012, par exemple, une forte mobilisation d’internautes se constitue à Dakar, dans les locaux d’EJICOM (école de journalisme et de communication), entre journalistes et étudiants pour la couverture des élections. Des plates-formes internet participatives pour informer, mobiliser, ou convaincre sont créées à l’initiative de jeunes comme « Sunukaddu » (Notre Voix).

Il existe malheureusement encore trop peu de contenus faits par les africains et pour les africains. Des entreprises comme le géant américain Google ont cependant entrepris de s’implanter sur le continent afin de faciliter le référencement d’informations africaines en Afrique. Ceci aurait pour objectif à long terme de modeler un "internet africain" participant au développement et luttant contre la pauvreté.

Au début de ce mois d’aout, une communauté de bloggeurs sénégalais se réunissaient  en communauté à l’hôtel Villa Racine Dakar plateau lors d’un événement, le  #NdadjTweetup sponsorisé par « Seneweb » qui rendait compte du bouillonnement naissant dans le domaine du blogging en Afrique et plus principalement au Sénégal. Ce genre d’initiative participe davantage à la construction d’un internet fait par et pour les africains.

Les mouvements citoyens africains à travers le Web, peuvent apporter leurs pierres à l’édifice  d’ « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière » (Citation pour le monument de la renaissance africaine à Ouakam, "une famille de colosse en bronze").

Un vendredi soir masquée par le voile sombre d’une coupure étouffante et pénible, une famille de colosses en bronzes, ornée de lumières, surplombait la commune dakaroise de Ouakam. A leurs pieds, dans les alentours, quelques lumières  scintillaient sur une route cahoteuse et dégagée. Des Halos de lumières d’un ordinateur portable et d’un fourneau pour le « ataya» (thé sénégalais), éclairaient des visages jeunes narguant la pénombre dans laquelle ils étaient plongés. Ils s’étaient rapprochés de l’une des seules maisons disposant d’une connexion wifi et qui n’avait pas été privée d’électricité. C’est sans étonnement qu’apparaissait sur l’écran, la page d’accueil  Facebook à chaque fois qu’ils se passaient la machine de mains en mains.

Source chiffrée : Site Socialbakers.

http://senteranga.wordpress.com/

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Mamadou Dia a tenté d’offrir le feu aux hommes de son pays comme Prométhée. Ses discours sur « les politiques de développement et les diverses voies africaines du socialisme » constituaient une alternative radicale aux projets néocoloniaux. Son  « rejet révolutionnaire des anciennes structures »   a causé sans doute sa chute dans un contexte où la France était dans un besoin de maintenir ses colonies  sous son joug pour continuer à s’enrichir. Le régime parlementaire sénégalais de l’époque appuyé par les idées sociales et révolutionnaires de Dia, constituaient un trop grand danger pour la France et risquaient d’engendrer  une confrontation ou une rupture  trop brusque entre elle et ses colonies...

(Suite sur ce lien)

http://senteranga.wordpress.com/2013/03/27/la-negritude-ou-la-boite-a-pandore-a-senghor/

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