Publications de DIAKITE Ibrahima Kalil (5)

L'auto-infériorisation de la femme

La gent féminine est de nos jours en face d’un système qui la fait fuir de tous les cercles de notre société, ce système n’est d’autre que la phallocratie qui est la domination de l’homme sur la femme dans les appareils de directions. Cette domination doit être combattue, mais pour le faire il faut d’abord lever le rideau sur un aspect dont la femme elle-même en est responsable et qu’elle doit y remédier.

Dans le problème d’émancipation de la femme, on parlera comme énumère de blocage : le poids de la tradition, la répartition sociale du travail, la phallocratie, le faible taux d'alphabétisation des femmes, la sous scolarisation des filles, la surcharge du calendrier de travail des femmes,  mais on a souvent tendance à oublier le plus important qui est le manque de confiance de la femme en elle-même. Voici la question que la femme se pose : Pourquoi suis-je sous-estimée? Je crois que ce n’est pas la bonne question.  La bonne question est : Qu’est-ce que je ne fais pas pour être estimé à la juste valeur? La bonne manière de trouver une solution à son problème c’est de se remettre en question, c’est ce que doit faire la femme.

Il faut que la femme s’implique et se manifeste pour pouvoir être considéré comme elle le souhaite, sans tergiverser vous (les femmes) êtes de tout ce qui vous arrive aujourd’hui. C’est vous qui faites qu’on s’étonne qu’une fille soit à un bon niveau dans un rang d’admission, c’est vous également  qui faites qu’on s’étonne qu’une femme soit présidente bref, vous être responsable de votre image inférieure aux yeux de la gent opposée.

Voici une analogie qui tient la route : « la femme dans la société  c’est comme l’Afrique dans le concert des continents ». La femme elle, cède toute les responsabilités  à l’homme même quand elle est capable d’en assumer et l’Afrique elle, est au bas de toutes les échelles du système mondial et elle accepte cela comme si elle était destinée à être ainsi jusqu’à la fin des temps. On s’apitoie sur notre sort de continent colonisé et pauvre, de continent de guerre et toutes les calamités que Dieu a crée. Le lien est le complexe d’infériorité qui caractérise les deux éléments de cette analogie.

Pour en venir à notre sujet qui est la Femme, il n’y a que vous qui pouvez mettre fin à cette infériorisation dont vous vous faites victimes. Référez vous aux grandes et braves femmes qui ont fait preuve d’audace pour remonter les échelles. Cela dit, nous pouvons constater aujourd’hui du progrès dans les statistiques des femmes dirigeantes à travers le monde. Alors, les femmes faites preuve d’audace  et persévérance, sinon cette situation risque d’être sempiternel.

 

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POLYGYNIE : SOCLE DES FLEAUX SOCIAUX

Etre père d’une grande famille dans la société africaine, les privilèges et le grade sont l’équivalent de ceux d’un Colonel ou un Général dans l’armée. Ainsi, pour satisfaire cette envie aussi égoïste que destructrice, il faut épouser plusieurs femmes et avoir l’effectif d’une équipe complète de football voire plus comme enfants. En plus des enfants avec cinq, huit mois d’écart, c’est pourquoi chez nous il y a du mal à déterminer qui est le grand frère et qui le petit frère. Ces différentes femmes et ce nombre pléthorique d’enfants constituent un véritable danger autant pour le bien-être de la famille que pour la société toute entière.

Ce que je m’en vais dire n’est pas juste pour rire mais vrai. Il a existé une équipe de football d’une même famille dans une préfecture au sud de la Guinée qu’on appelait les « Onze frères », tous les onze joueurs (du gardien de but à l’attaquant pointe) étaient de même père.

 

C’est chez nous qu’on peut voir un père même pas propriétaire mais juste conducteur de Taxi-moto, cordonnier ou encore vendeur de friperie marié à deux ou trois femmes avec un nombre considérable d’enfants dans une concession de trois pièces, imaginez-vous le degré de concentration ? Et du coup certains enfants seront obligés de passer la nuit ailleurs. Un père de famille avec ce genre de job sans garantie peut-il subvenir aux besoins de sa famille ? C’est la débauche dans la famille. Deux ou trois femmes qui se partagent un même homme dans une même concession peuvent-elles s’entendre ? Et les enfants de ces différentes femmes peuvent-ils aussi conjuguer le même langage ? C’est une véritable poudrière dans la famille dont le quartier en souffrira à travers les vacarmes de matin et de nuit.  

 Papa est à court de moyen  Un père qui n’arrive pas à assurer les besoins de sa famille ne peut guère prétendre pouvoir assurer son éducation ou gagner son respect, c’est comme un éleveur qui ne nourrit pas ses animaux domestiques et qui veut les dompter et les garder. Mission impossible!

Dérapage éducatif  Les enfants qui sont scolarisés ne reçoivent pas le minimum de soutien pour les études c’est pourquoi ils sont obligés d’assurer l’auto prise en charge en fournitures scolaires et d’autres besoins. Ils pratiquent des métiers incompatibles à leur condition physique et morale et finalement ces élèves abandonnent les études, faute de soutient moral et financier.  Cette rupture ou déscolarisation est une cause de la montée du taux d’analphabétisme dans beaucoup de nos pays.  

Délinquance juvénile  Par manque de besoins primaires, les enfants quittent non seulement l’école, mais quittent également la maison pour se chercher le gagne-pain par tous les moyens bref, ils sont à leur propre merci et bienvenue dans la sphère de la délinquance juvénile. Dans les rues ils deviennent adeptes des jeux de hasard communément appelés « Kanda » chez nous, accompagnés de toute sorte de mauvaise pratique qu’on peut s’imaginer dans le cercle juvénile (Vole, alcool, stupéfiant, agression et tout le reste). Un dé ou une pièce de monnaie qui roule dans une boîte usée de purée de tomate « Tamaty poty » autour duquel sont assis une dizaine de jeunes gens qui misent du rond gagné de manière malhonnête et malsaine.

Grave est le cas de la gent féminine contrainte de quitter la maison dans de pareilles circonstances, c’est connu de tous qu’une fille en manque de besoins primaires se trouve illico une place dans le plus vieux métier du monde (racolage) dans toutes ses formes pour subvenir à ses propres besoins, parfois même ceux de la maman et des frères et sœurs. C’est dans ces cas il y a des mamans qui deviennent des proxénètes sans avoir le choix. Certaines filles font la grue de manière classique (Trottoir, maquis) d’autres le font à la façon XXIe siècle c’est-à-dire faire la Juliette éphémère avec les hommes pour leur soutirer du sou et d’autres bien et les salons de coiffure sont de nos jours devenus la parfaite couverture pour ces genres de gagneuses.

Culture de la haine jusqu’à l’usage des forces occultes africaines  La polygamie est l’instrument de haine dans une famille, ce qui grandit et se répercute sur la société. Quand les enfants sont mêlés aux rivalités qui existent entre les coépouses, les tensions sont pires que celles du conflit –Est-ouest. Les mamans montent les frères de sang les uns contre les autres pour le simple fait qu’elles partagent un seul homme. Chaque femme veut seulement la réussite des siens et l’échec de ceux des autres femmes, ce qui se matérialise par les envoutements, les maraboutages et tout ce qui va avec. C’est pourquoi je qualifie les mamans de cette catégorie des assassins d’espoir et d’avenir,  car une femme peut faire couler l’enfant de sa coépouse qui s’en sort bien en lui lançant un sort (folie, dermatose…) pour le simple fait que le sien n’a pas atteint ce niveau de vie. Et d’autres succombent aux sorts qui leur ont été jetés.

Beaucoup de gens brillants qui ont plutôt réussit leur vie ont des demi-frères malheureux à cause des mamans. Ils préfèrent faire la philanthropie ailleurs que d’aider les frères.

Aujourd’hui si la couche juvénile est rendue coupable d’être l’auteur des plaies sociales (insécurité, prostitution, vandalisme…), les parents sont forcément les co-auteurs car, l’enfant sans domicile fixe qui agresse, qui vole et boit n’a pas choisi d’être née à plus forte raison choisir cette vie qu’il mène mais, il a été engendré par deux personnes qui ont faillis à leur devoir d’encadreur et de protecteur premier (Père et mère). La couche juvénile est victime d’un dérapage éducatif et de non protection sociale, ils sont mis dans la rue dès l’âge de mineur par les parents disant qu’ils ont grandi et peuvent se débrouiller. Voici comment les parents affligent nos sociétés en Afrique. 

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L'HYPERTROPHIE DES REGLES DE DROIT

Depuis toujours, les hommes sont à la quête de la liberté, la paix, l’égalité et la justice sur terre. Ces concepts sont complémentaires les uns des autres, qui d’ailleurs ne sont que des mirages dans ce monde. Pour avoir la paix, il faut une justice équitable et accessible et une liberté citoyenne et c’est connu de tous que l’injustice et la restriction des libertés sont en plein règne dans les quatre coins du monde. La justice et la liberté sont toutes réglementées par le domaine qu’on appelle le DROIT qui, aujourd'hui a des tares.

Le droit est le régulateur des sociétés selon leurs réalités, ses règles sont faites par rapport à la société et ses sujets, c’est-à-dire les citoyens et ceux-ci doivent en prendre connaissance afin de s'y conformer d'où le principe: « Nul n'est censé ignorer la loi ». Mais, si les sujets ignorent les lois parce que ça fait trop et que l’accès ne soit pas facile ?

Le constat est que : plus il y a des lois, plus il y a méconnaissance des lois, plus il y a méconnaissance des lois, plus y a du mal à se conformer aux règles et plus il y a d’infractions involontaires c’est-à-dire par méconnaissance des règles de droit. Si tous les jours naissent de nouvelles lois partout dans le monde alors que les citoyens ne connaissent déjà pas toutes lois déjà existantes dans leurs sociétés respectives, ces citoyens commettront des monceaux d’infractions par méconnaissance des lois car, beaucoup n’ont pas accès facile à ces lois écrites soit par analphabétisme, soit par manque de moyens d’y accéder.

Les révisons et amendements sont causes de cette hypertrophie des règles de droit, les législateurs s’amusent à revoir et créer des règles en permanence mais, avec une intention pas gauche parce que pour eux ils régissent les sociétés mondiales, normal. Mais, un nombre considérables de sujets du droit sont victimes de ces règles, pas parce qu’ils ne veulent pas s’y conformer mais, parce qu’ils méconnaissent les textes par leur nombre excédant.

Les gens sont sous le faix des textes illisibles en changement perpétuel, du coup vous êtes dans l’incertitude si vos projets seront mise en cause.

Si nul n’est censé ignorer la loi, il faudra t-il pas que les lois soient durables, simples, compréhensibles et générales ?

Aujourd’hui, les lois changent tous les jours. Si on tient à ce que les lois connues par tous, il ne faut pas qu’on change ou modifie perpétuellement des lois même quand elles ne sont pas caduques. La simplicité et la compréhensibilité seront aussi favorables à la connaissance facile des lois, de nos jours les textes (codes...) sont très volumineux ce qui fait qu’ils ne sont et ne seront pas connus par tous. Ce gonflement des documents de réglementation est due au fait que le droit aujourd’hui ne pose plus les principes généraux, il se donne comme tâche de prévoir les moindres détails des règles.

Plus il y a simplicité, plus il y a compréhension. Ainsi, rendons simple les règles de droit pour être dans la logique de « Nul n’est censé ignorer la loi ». Trop de lois ne fait pas l’efficacité du droit mais, rend difficile sa compréhension pour ses sujets. On dit que la compréhension est l’élément principal d’une communication entre communicants, s’il n’y a pas de compréhension il n’y a pas de communication. Considérons que les citoyens sont les interlocuteurs du droit à travers ses règles, et que ce droit n’utilise que des livres volumineux dans un langage presque codé avec ses sujets, il n’y a donc pas de communication.

Tous ces faits font que de nos jours il est difficile d’être en règle. Si rien n’est fait pour stopper cette inflation, ça sera le déclin du droit.

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LE PRIX A PAYER POUR SA PEAU EBENE AU MAROC

Ceci n’est pas un pleurnichement mais, un étalage de fait. La dérision raciale, je l’ai vécu, je la vis encore et encore, j’en ai également été témoins. Nonobstant cette dérision, nul ne peut nier que le Maroc est un pays qui vaut le coup de visiter sans s’y installer bien sûr. 

Un pays  aux beaux paysages, aux infrastructures sans reproche avec des sites touristiques d’envergure, de belles plages, le désert, des forêts aménagées, montagnes et cascades. Le Maroc puissance économique au cinquième rang en Afrique est devenu un pôle d’attraction  duquel  le monde ne peut pas s’en passer tant sur le plan économique, politique que culturel.  Bientôt dans le cercle des pays émergents, le Maroc a peu ou prou les marques d’un pays avancé en dépit de la pauvreté et de l’abrutissement de sa population dans sa majeure partie. Cela dit, sans mâcher les mots disons que la population marocaine ne mérite pas un pays tant aimable et attirant. De toutes les façons, il y a du pain sur la planche pour la mentalité dans ce pays. 

Un Kebla au Royaume Chérifien, depuis l’aéroport tu sens l’hostilité des regards qu’ils portent sur toi, tous les yeux sur toi avec un message bien affiché « Tu n’es pas le bienvenu, rentres chez toi » qu’on peut lire sans être medium. Attention !!! Certains se montrent  sympas avec toi, ne te leurres pas ce ne sont pas des amis, encore moins des personnes sympas, ce n’est qu’une farce. Ils te disent bienvenue « Marahabah » nous sommes tous africains mon frère et t’appellent : khoya, sa7bi, cousin, mon ami ; tape à l’œil. Bienvenu chez le xénophobe, tes espérances du Maroc ne sont que mirages. Première conversation avec le marocain: Tu viens d’où (pays) Sénégal? T’es musulman ? Tu parles arabe ? Pourquoi vous n’étudiez pas chez vous, il n’y a pas d’Université là-bas ? Questions ou provocations ? Nouveau venant, tu répondras à toutes ces questions sans coup de nerfs c’est après que tu comprendras. Comme on aime le dire « Tu comprendras quand tu grandiras ».

Plus tard voilà quel sera ton substantif : africain ou Azzi en Darija qui signifie noir.  Au début ça fait mal et c’est révoltant mais, tu t’y habitueras sans effort. Si ça peut réconforter, toi aussi tu trouveras un acronyme pour eux dès ton premier jour avec les ainés sur place, c’est une appellation en parfaite harmonie avec leur attitude qui est connue de tous dès que tu foules le sol marocain et cet acronyme est « NANRE » prononcé NARE qui signifie Non Africain Non Reconnu par l’Europe, quelle ironie ? Ils ignorent quasiment que cet acronyme leur est attribué, ce qui facilite la communication entre africains en parlant d’eux. 

Mal vu dans les rues, dans le bus, dans les banques bref, partout tu passes pour un machin nauséeux qu’on évite de sentir se bouchant les narines. Dans les bus tu te fais bouffer de dénigrement incognito dans leur dialecte Darija tout en ignorant que tu es humain comme eux, tu es et tu seras cible permanente de dérision raciale. Etudiant black, il y a souvent des règles qui ne s’appliquent qu’à toi et très souvent tu es contraint de t’y conformer. A la fac, vous vous faites appeler « Nos amis africains » par les profs et vos camarades marocains ensuite, certains profs par mépris font des parties d’explication en dialecte local et tu n’es pas obligé de comprendre, rien à foutre. C’est le prix à payer pour la couleur de ta peau et de ta provenance, ce prix tu peux le payer même sur tes notes à la correction à travers ton nom, prénom et lieu de naissance sur l’encart d’examen. Un coiffeur, un taximan ou un vendeur peut te refuser son service tout en te lançant une expression dérisoire ou provocatrice, la réplique n’est surement pas une bonne idée pour ne pas devenir comme lui. Pour n’importe quel service, tu passes en dernier après son semblable de couleur et le prix d’achat de son semblable est souvent différent du tien. Tu te fais plumer partout, de surcroit, ton loyer est le double de celui de l’étudiant marocain pour le même genre de piaule. Vous étrangers de couleur payez 80, 90 jusqu’à 100£ la chambre pour un mois mais, le marocain ne payera pas plus de 40£ maximum 50£ d’ailleurs, le loyer d’un marocain est sujet tabou, vous n’en parlerez jamais et tu ne le sauras jamais.

Vous êtes tellement différents que même ton appartenance religieuse l’étonne quand il s’agit de l’islam, il est encore dans les siècles passés puisqu’il croit que musulman n’est qu’arabe pourtant ne l’est même pas. Pour lui tu ne peux pas être musulman avec ta couleur et ta provenance. Certes, les marocains sont à majorité musulmans mais, ne prient pas. Pour le marocain, il est musulman de sang donc pas la peine de passer à la pratique.

Tout finit par passer, tu t’y habitus et voilà ta vie maghrébine pour tout ton cycle.

 

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L’Afrique est la portée existante du mot «Paradoxe» et cette situation me semble être une plaie saignante pour le monde, qui mérite attention et soins intensifs par des toubibs qualifiés d’ici et d’ailleurs car, les bandages d’infirmier n’ont rien donné jusque-là. Ledit paradoxe est que le sol, le sous-sol, la surface marine, la surface sous-marine et la nature du continent regorgent d’énormes richesses plus que tous les continents mais, sa population reste la plus pauvre et la plus soumise du globe. Richesse et pauvreté, deux choses opposées existantes dans une même maison avec un niveau élevé toutes les deux, absurdité. C’est comme si disait un nanti : «Je suis riche mais, je n’ai pas d’argent» c’est le comble de l’absurdité. Toutes les grandes réserves mondiales s’y trouvent et la production des matières premières alimentant le reste du monde viennent de là et c’est là aussi que sont en plein règne la misère, les guerres, les épidémies, les crises de tout ordre… Nous ne faisons la une des quotidiens qu’à des événements ignobles et malheureux, chose qui est d’ailleurs très fréquent et c’est à travers des titres comme « Génocide, Massacre, Attentats à la bombe, Insurrection …. » qu’on nous mentionne dans les journaux. Nous sommes aujourd’hui plus d’un milliard d’habitants sur le continent, l’Afrique a connu durant ces dernières décennies une explosion démographique en disparité avec sa croissance économique ce qui est un grand mal et la cause de la récurrence de l’immigration massive et clandestine vers l’Europe. 


Pas d’emploi, pas d’eau, ni électricité bref, les conditions de vie sont médiocres chez nous. Dans les têtes ça gamberge plus car, on se dit qu’on vit l’enfer sur terre et l’incarnation paradis sur terre c’est ailleurs (Europe, Etats-Unis d’Amérique). Voilà pourquoi il faut quitter nos bleds et dans un premier temps rallier l’Europe par tous les moyens possibles tout en risquant sa vie en passant par le Mali, la Mauritanie et le Maroc. Beaucoup sont rejetés dans le désert du Hoggar en Algérie, ils finissent tous par le Maroc et la Libye afin de fouler le sol espagnol ou italien. Après avoir payé des milliers de monnaies européennes, les uns meurent dans le désert et d’autres dans les noyades sur le long l’océan à bord des pirogues en bois coulantes. Malgré ces drames, il y a toujours des candidats à cette traversée suicidaire sur la méditerranée et la famille est prête à financer ce suicide dans le seul espoir que le voyageur sera le pilier de la famille quand il sera de l’autre coté de la mer. D’aucuns restent sans nouvelle pendant des lustres, aucune certitude de leur situation (mort ou vivant). Quand le désespoir atteint son paroxysme dans le temps, le risque devient le seul chemin à emprunter pour arriver à ses fins.

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