Publications de CHEICKNA D. SALIFOU (11)

Le président de l’Union des Patrons de Presse de Côte d’Ivoire, TapéKoulou Laurent vient de ranger définitivement la plume. Ce Dimanche 8août, il a tiré sa révérence à Abidjan dans une clinique de la place des suites d'une longue maladie.Connu pour ses coups de gueule et son combat qu’il a mener en 2000 pourporter le président Gbagbo au pouvoir, le véritable père du mouvementpatriotique en Côte d’Ivoire laisse derrière lui de nombreux enfants etdes collaborateurs très affligés. Tapé Koulou est aussi considéré comme celui qui a repris et fait la promotion des thèses ivoiritaires dans son journal "Le National". Aujourd'hui, l'homme part alors qu'on vient de fixer la date du premier tour de la présidentielle en Côte d'Ivoire. Devant sa maison, sis aux 2 Plateaux les perles à Abidjan, le monde afflue en ce moment pour honorer l'homme de presse. Et surtout ce généreux qui apportait toujours assistance à son prochain. Cependant que reste-il aujourd'hui de son combat? Tapé serait-il parmi les sacrifiés de la République?
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IL FAUT RETROCEDER A LA FRANCE SES COLONIES



1960-2000. Cela fait exactement 50 ans que 15 pays d’Afrique colonies françaises accédaient à la souveraineté nationale et internationale. Aussi, s’agit-il de commémorer 50 ans d’autonomie et de gestion des anciennes colonies par les colonisés eux-mêmes. Quel bilan, un demi-siècle plus tard ?

Ce mercredi 14 juillet, jour de l’indépendance de la France - la métropole - les armées de ces pays sont invitées à défiler en tête de l’armée française.


Apparemment, l’Afrique était mieux gérée qu’il y a 50 ans, soutiennent des nostalgiques encore peu nombreux de cette époque des indépendances. Pour eux, les grandes œuvres encore visible comme les grandes infrastructures demeurent celles héritées de la colonisation.


Pour les plus jeunes, l’époque coloniale, enseignées dans les écoles était synonyme de brimades, de travaux forcés, d’impôt de tout genre au détriment du colonisé. En somme, une époque où la dignité de l’homme était bafouée.


Très vite, nous oublions que nous devons l’introduction du café et du cacao, nos matières premières dont nous sommes si fiers et qui rapportent des devises considérables, à la volonté du
colonisateur.


50 ans après et à l’heure du bilan, qu’avons nous fait de nos indépendances? En 1960, la Corée du Sud avait le même produit intérieur brut (PIB) que des pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui force est de constater que la Corée du Sud caracole parmi les pays dit intermédiaires alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana demeurent encore sous-développés.


Il n’ y a pas très longtemps Singapour et la Malaisie s’inspiraient du modèle ivoirien en matière de palmier
à huile. Présentement ces pays ont une longueur d’avance incroyable sur la Côte d’Ivoire.


Pour donner des justifications à notre refus de nous développer, un bouc-émissaire est tout trouvé : La
métropole. Ou encore le France pour les pays francophones.


Il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui des hautes autorités des pays colonisés pourtant issues du système éducatif français dire que notre mal provient de la France. Les arguments ne manquent donc pas pour clouer au pilori la pauvre France « responsable de tous nos malheurs ».


« S’il y a eu véritablement indépendances, il faut souligner qu’elle ne l’a été qu’en partie. Sur le plan administrative, les Etats Africains se prenaient en charge mais sur d’autres plans ils dépendaient encore
largement de la France »,
se défendent certains Africains.


Avant de poursuivre : « Sur le plan économique, nos Etats étaient fortement arrimés à la France à travers leur monnaie. C’était désormais la France qui se chargeait de la promotion de leur culture. »


En réalité, les Etats Africains malgré leur indépendance ont toujours vécus sous la coupole, la protection même de la France. Et pour mieux faire, à la demande de nombreux chefs d’Etat à l’époque, des bases de l’armée française ont été installées sous le couvert des accords de coopération militaire.


Pour toutes ces raisons, il n’est donc pas rare d’entendre certains Africains parler de semi-liberté et d’échecs.


Si tant est-il que nos indépendances n’étaient pas totales pourquoi alors les avoir accepté ? N’est ce pas là une fuite de responsabilité que de parler 50 ans plus tard d’échec ?


Pourquoi donc ne pas rétrocéder à la France ses anciennes colonies ? C’est ce courage qui manque à bon nombre d’Africains prêt à célébrer à grande pompe l’acquisition de la nationalité
française.


CHEICKNA D Salif, à Abidjan










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Le navire battant pavillon PDCI-RDA tangue. La tempête provoquée par l’ex-premier ministre Charles Konan Banny serait la principale cause. Or, ce dernier à l’instar de bon nombre de hauts cadres ivoiriens visés par la moralisation de la vie publique traîne comme un boulet au pied l’affaire des déchets toxiques
déversés, à Abidjan, en août 2006. Pour la présidentielle, « l’affaire Probo Koala » pourrait disqualifier l’ex-premier ministre.


Ce jour là, un navire battant pavillon panaméen, le Probo Koala affrété par le trader Trafigura a déversé sa cargaison (environ 500 tonnes) à Abidjan. Semant la mort (une dizaine) et la désolation dans tout le pays.


Les ivoiriens ont encore fraichement en mémoire cette affaire non encore élucidées qui a fait coulé beaucoup d’encre et de salive. Les principaux auteurs de ce crime sont toujours en liberté, malgré la responsabilité administrative avérée de l’ex-ministre des transports et membre du Rhdp, Anaky Kobenan, du directeur général des Douanes Gnamien Konan (aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle), du gouverneur du District d’Abidjan Djédji Amondji et du directeur général du port Autonome d’Abidjan, Marcel Gossio (tous pontes du Fpi).


FORTE TENEUR EN PLOMB DE CERTAINS PRODUITS VIVIRIERS CULTIVES A ABIDJAN


Pour n’avoir pas réussi a régler cette affaire alors qu’il était Premier Ministre, Banny a laissé planer un doute sur sa capacité a diriger la Côte d’Ivoire. Les ivoiriens souffrent encore des conséquences de ces déchets toxiques. La nappe phréatiques de Djibi village sur la route d’Alépé est atteinte. Ce village garde encore les cicatrices visibles de la méchanceté et de la perfidie de l’homme qui ne recule devant rien pour de l’argent. Des déchets encore en
sachet sont disponibles et surveillés pour la circonstance. Parler de la dépollution de ce site, vous ne trouverez pas d’interlocuteurs. Même le chef de l’Etat Laurent Gbagbo ne saurait vous répondre avec beaucoup d’exactitude. Ce que l’on retient dans cette affaire, ce sont les 100 milliards de FCFA qu’a reçu l’Etat à la suite d’un accord signé avec Trafigura. Où chacune des 100 000 victimes répertoriées (il s’agit de ceux qui se sont présentés dans des centres de santés) auraient perçues 200 000 FCFA.


Certains produits vivriers comme le maïs cultivé dans la zone d’Abidjan en cette année 2010 ont une teneur en plomb qui inquiète les experts.


Et pourtant au début de cette crise, Banny avait diligenté une enquête. L’enquête, de la juge Diakité, qu’il a diligenté, ayant situé les responsabilités administratives, la décision de Banny a été sanctionner de nulle et de nul
effet.


C’est alors que Banny va commettre une grosse erreur. Celle de présenter sa démission au Président Gbagbo contrairement au parallélisme des formes qui a présidé sa nomination.


En tout cas, même si l’argent détermine la politique ivoirienne, Banny ne saurait être l’homme d’Etat idéal pour sortir la Côte d’Ivoire de cette crise. Son passage à la primature l’atteste. Sa tentative de détourner les jeunes patriotes à son profit pour combattre Gbagbo s’est soldée par un cuisant échec.


De mémoire d’observateurs de la scène politique ivoirienne, Banny aura été le seul homme politique qui étant en fonction n’a pas pu gérer une publication quotidienne.


Ce ne sont pas les journalistes du défunt quotidien « l’événement» jeter au chômage qui diront le contraire. Là, où, les Hamed Bakayoko, Soro Guillaume, Stéphane Kipré… ont réussi, l’ex gouverneur de la Bceao a échoué. Que prévoir, si les ivoiriens doivent lui confier la destinée de leur pays !


QU’EST-CE QUI FAIT COURIR TANT BANNY ?


L’entêtement de Charles Konan Banny avec en sous main, les Fologo, Gnamien Yao, Affi N’Guessan, Palé Dimaté… risque d’avoir un effet boomerang. Avec la contestation des jeunes cadres du parti qui attendent dans l’antichambre leur tour.


Attaqué Bédié sur son âge, c’est le faux combat que ceux qui soutiennent Banny ne devraient pas mener. C’est d’ailleurs une argumentation qui ne tient vraiment pas. Puisque tous ceux qui s’agitent n’ont pas moins de 50 ans. Et comme le disait le président de la jeunesse du PDCI-RDA, Konan Kouadio Bertin, on ne rajeuni pas un parti avec des gens qui ont 50 ans.


Qu’est ce qui fait donc courir tant Banny au point de ne plus respecter la discipline de son parti ? L’ex-gouverneur de la Bceao s’est grillé avant même d’entamer sa carrière politique. Son passage à la primature est aujourd’hui un gros handicap selon bon nombre d’ivoiriens.


Candidat de la France à la primature, Banny avait cru bon accepter cette nomination car il entendait jouer sa propre carte le moment venu. Hélas, il s’est très vite aperçu que dans cette eau boueuse de la politique ivoirienne, il lui fallait une grosse machine comme le Pdci-Rda.


Dégommé de la primature au profit de Soro Guillaume à la suite de l’accord politique de Ouaga, Banny venait de comprendre qu’en politique il est nécessaire de s’adosser à une puissance organisation comme le parti cinquantenaire. L’on comprend maintenant pourquoi, il ne veut pas commettre les mêmes erreurs que Fologo et d’autres transfuges du Pdci qui ont crée leurs propres partis politiques. Mais aujourd’hui, Banny et ses sympathisants doivent comprendre que le PDCI n’est pas seulement une affaire des KONAN. Qu’ils se détrompent.


Le PDCI est l’héritage du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne , Félix Houphouët-Boigny. Si Fologo qui dit avoir emporté avec lui ce que l’houphouetisme a d’essentiel l’avait compris, il n’aurait pas crée le Rppp qui
ne lui suivra certainement pas. Alors que le Pdci dont il a été le secrétaire général aux heures les plus difficiles a plus de 50 ans d’existence.


CHEICKNA D Salif, à Abidjan



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Malgré le démenti du camp des Forces Nouvelles, il est de plus en plus question du départ de Soro Guillaume.
Mais est-ce qu’en dépit des accords de Ouaga et des différentes résolutions de l’Onu, Soro Guillaume peut-il être dégommé comme ses prédécesseurs.


Ce n’est un secret pour personne. Tant que Soro Guillaume ne gênera pas Gbagbo, ce dernier non plus ne se plaindra pas de son Premier Ministre. Ces deux personnalités ont une chose en commun comme l’a souligné Bernard Doza, la course à l’enrichissement. En affirmant - cela reste à vérifier - que Gbagbo possède 35 comptes bancaires et qu’il a transféré 6OO milliards de Fcfa en Guinée Bissau, Doza place le Chef de l’Etat sur le même pied d’égalité que n’importe quel bandit à col blanc. Et ce ne sont pas les 1,5 millions Usd d’or sorti chaque semaine par Soro Guillaume qui viendra démentir qu’il n’y a pas un rapprochement entre les deux dans cette course. Le poker menteur ivoirien continue.


Pour le départ de Soro, le décor est-il planté ? Ou encore est-ce que les pièces du puzzle sont réunies ?
Dans tous les cas, à la différences de ces prédécesseurs, Seydou Diarra et Charles Konan Banny qui ont été vite déboulonnés, Soro Guillaume peut encore compter quoiqu’on dise sur sa branche militaire qui n’est pas totalement désintégrée.

Sinon, le Fpi, parti au pouvoir, ne mettrait pas le désarmement avant les élections.


L’autre preuve, depuis le début de l’encasernement, les Forces de défense et de sécurité ne sont pas du tout satisfait. Puisqu’en lieu et place de véritables arsenaux de guerre dans les zones CNO, ce sont des armes à feux souvent désuètes qui sont présentées. D’ailleurs, le chef d’Etat Major des FDS, le Général de division Philippe Mangou n’a pas fait de mystère à ce sujet. Il s’en plaignait récemment à la télévision
nationale lors d’une rencontre avec toutes les parties impliquées dans le désarmement.


A la vérité, Soro possède encore une armée, résiduelle soit-elle. Ce qui le différencie des autres Premiers
Ministres qui ont été déboulonnés aussi facilement. En outre, le secrétaire général des Forces Nouvelles jouit d’une surface financière importante acquise lors de la rébellion qui peut lui permettre de faire face à n’importe quelle tempête. Même venant du Président de la République. Et Gbagbo, le sait très bien.
Lui qui disait que s’il avait su très tôt que l’argent était la cause de cette guerre, il l’aurait résolu avec l’argent.


Aujourd’hui, vu le degré de pourriture qu’a atteint toute la classe politique ivoirienne et même les même
les composantes de la population accroché au gain facile, il y a fort à craindre que les partisans de l’ex-rébellion sont plus nombreux à Abidjan.
Comme quoi, le peuple et surtout sa jeunesse ont démontré qu’elle suivra celui qui proposera mieux.


Déboulonné Soro Guillaume, c’est prendre le risque d’ouvrir plusieurs fronts, et donner l’opportunité à de
petits chefs de guerre d’imposer une guérilla dans les zones CNO. Encore une fois, c’est le peuple qui en sortira meurtri. La Côte d’Ivoire ne mérite pas ce cas de figure.


CHEICKNA D Salif


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En disant ouvertement que les structures qui sont à la base de l’organisation du premier scrutin libre en

Guinée n’étaient pas prêtes, le Général Sékouba Konaté, président de la transition, rejoint là, son premier ministre Doré qui dès le départ avait trouvé la transition trop courte (6mois) pour réussir un tel coup de maître.


Cet aveu d’impuissance du premier magistrat Guinéen qui, devant les cameras de presse nationale et internationale, très abattu avait même proposé sa démission pourrait, remettre en cause les résultats du 1er tour. Et cela, vu la détermination des partisans de Sidya Touré qui ont pris d’assaut la rue pour dénoncer le rang (3ème place) de leur mentor à ce scrutin.


Prévu pour le 18 juillet, la date du 2ème tour de l’élection présidentielle en Guinée Conakry n’est pas tenable, selon la commission national électorale indépendante. Les récentes manifestations de rue y sont, sans doute, pour quelque chose ainsi que les nombreuses plaintes pour fraude déposées par certains candidats. Il faut donc attendre que la Cour suprême se prononce sur ces plaintes.


La commission électorale national indépendante (Ceni) de Guinée vient donc de reporter le second tour de la
présidentielle jusqu’à nouvel ordre. D’ailleurs son président Ben Sékou Sylla ainsi que son institution sont mis en cause par les sympathisants des candidats malheureux qu’il accuse d’avoir organisé une fraude à «grande échelle».


Plusieurs candidats, au lendemain de la proclamation des résultats ont dénoncé une fraude massive. Ainsi les partisans de Sydia Touré sont descendus dans la rue pour réclamer que leur candidat soit rétabli dans ses droits. Alors que la cour suprême de la Guinée a annoncé pour le second Cellen Diallo et l’opposant historique Alpha Condé. Le second tour du scrutin guinéen pourrait se tenir dans le mois d’août.


En attendant, l’on se demande bien comment la cour suprême s’y prendra pour faire entendre raison aux tenants de la rue pour faire de la Guinée un modèle? Ou encore les guinéens réussiront-ils à faire mentir tous ceux qui croient que la Guinée est difficilement gérable?


CHEICKNA D Salif, Abidjan




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En attendant le limogeage de Soro Guillaume, les supputations vont bon train. Dans un pays où les rumeurs finissent toujours par se confirmer, il y a de quoi accorder une attention particulière à celle faisant état de la démission prochaine du premier ministre Soro Guillaume.


En Côte d’Ivoire, de nombreuses personnes prennent donc au sérieux le limogeage sous peu (?) du Premier Ministre Soro Guillaume.


Pour les ivoiriens, la folle rumeur qui s’est emparée d’Abidjan, il y a 72 heures concernant la démission du premier ministre n’est pas un fait du hasard. C’est la preuve que quelque chose se trame dans les arcanes du pouvoir. Aussi, le départ de Soro Guillaume pour une semaine en Tunisie n’est pas fait pour arranger
les choses.


Même si le porte-parole de la primature, Méité Sindou a fait parvenir un communiqué à la télévision nationale pour démentir la rumeur, les ivoiriens suspectent que quelque chose ne tourne pas en rond dans cette affaire.


Les militaires des Forces Nouvelles sont unanimes en attendant le prochain communiqué de Affoussy Bamba, porte-parole de la branche politique.


Pour sa part, le Général de Brigade, Gueu Michel, chef de cabinet militaire du Premier ministre s’est voulu très clair : ’’Je ne pense pas que la démission du Premier ministre soit actuellement à l’ordre du jour. Si c’était
le cas, lui-même l’aurait annoncé. Je répète que pour l’instant, sa démission n’est pas à l’ordre du jour. ’’


Avant de poursuivre : ’’Nous militaires, sommes subordonnés à l’autorité politique et civile. Notre rôle, c’est
d’assurer la sécurité, d’assurer l’intégrité du territoire et nous ne devons pas nous mêler de la politique. ’’


Par ailleurs, le Général Gueu dit ne pas avoir de commentaire à faire concernant cette rumeur. ’’Nous sommes des conseillers, nous observons et nous n’avons pas de commentaires à faire tant que la personne
concernée ne s’est pas prononcée elle-même officiellement’’, a-t-il déclaré.


Cité par le Président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly dans une affaire de commission de près de 10 milliards de FCFA que Soro Guillaume aurait perçu avec le Ministre de l’Intérieur Tagro de la part de SAGEM, les choses ne sont pas faites pour accorder un quelconque crédit au premier Ministre dans le
processus actuel.


Toute chose qui donnerait toute la latitude au Président Gbagbo de réclamer la tête de Soro comme il l’a si bien fait pour le président de la commission électorale, Beugré Mambé. Est-ce que la tête de Soro va rouler comme celle du président sortant de la CEI ? Si le cas Mambé n’a pas remis en cause tout le processus de sortie de crise, celui de Soro risque de créer une avalanche dans le microsome politique ivoirien. Cependant, le camp présidentiel et principalement le président Gbagbo devrait s’attendre à l’effet boule-neige. Vu la complexité de la crise ivoirienne.


Dans quel camp jouerait l’armée ? En tout cas bien que l’on parle de plus en plus d’une armée aux ordres de Gbagbo, il faudrait s’attendre à l’affranchissement de la grande muette. Qui voudrait jouer sa propre carte cette fois-ci et redorer son blason vis-à-vis de la population, dans un pays en quête de stabilité.


En tout cas, s’il arrive que Gbagbo réclame et obtienne le limogeage de Soro Guillaume, nul doute que ce sera la fin de l’Accord politique de Ouaga et subséquent la fin des autres accords (Marcoussis, Ghana et Pretoria).


Quelle sera la réaction dans les zones CNO encore fragiles où la plupart de ceux qui ont pris les armes attendent toujours leurs pièces d’identité? Que fera la communauté internationale face à une telle situation ? Assistera-t-on à la mise à la retraite forcé de toute la classe politique ivoirienne pour un nouveau départ ? Wait and see ! comme diraient les anglais.


CHECIKNA D Salif




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Crise alimentaire au Niger: Où est passé la solidarité Africaine?
Les Africains ne sont pas solidaires. Du moins ils ne sont plus solidaires comme cela devrait l'être en situation de difficultés. Le Niger présentement connaît une crise alimentaire. Des êtres humains dans certaines région du Niger agonisent à côté des animaux qui eux aussi ont faim. Je me rappelle de cette scène où des habitants d'un village traité pour malnutrition dans un hôpital refusent de regagnent leur village. Parce que là bas, ils ne sont pas sûr d'avoir à manger. Face à cette situation de nombreux pays Africains auraient dû courir au secours du Niger. Rien absolument rien n'est fait. Sauf peut être ce geste salutaire des frères du Burkina qui ont envoyé un peu de céréales. A part ça c'est l'aide internationale. Et pourtant!!!!!
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Ça y est ! Le syndicat national des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (Synappci) et le groupement

des éditeurs de presse de Cote d’Ivoire (Gepci) sous la houlette du conseil national de la presse (Cnp) ont finalement signé la fameuse convention collective. Au moment où la nouvelle loi sur la presse exige aux journalistes exerçant un minimum de Bac+3, c’est en revanche un salaire de misère qui leur est proposé. Tenez-vous bien ! Le salaire de base d’un journaliste qui débute est désormais de 140. 000 FCFA soit 214 Euros/mois. A cela, il faut ajouter une prime de transport de 25.000 FCFA et une prime de logement représentant 6% des 140.000 FCFA soit 8.400 FCFA. Avec un tel traitement que doit-on attendre des journalistes ivoiriens ? Par ailleurs, comment veut-on avec un tel salaire de misère que le journaliste ivoirien puisse être respecté ? A entendre certains patrons de presse, l’entreprise de presse en Côte d’Ivoire n’est pas viable. Et pourtant ils ne ferme pas boutique. C’est d’ailleurs trop leur demander d’appliquer la convention collective. Et pourtant, depuis lors, le président Gbagbo a exonéré les entreprises de presse de certaines taxes. En plus du fonds d’aide à la presse dont 500 millions de FCFA ont été déjà distribués à des entreprises de presse. Malgré l’effort de l’Etat de Côte d’Ivoire de se doter d’une presse professionnelle, force est de constater que des patrons de presse devenus par la force des choses des affairistes et des caisses de résonnance des différents partis politiques n’entendent pas les choses de cette oreille. Voulant toujours maintenir le 4ème pouvoir ivoirien dans la misère.


CHEICKNA D. Salif


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Gbagbo veut suspendre. Pour les analystes de la scène politique ivoirienne, il a décidé de « casser » de l’opposition avec la manière.

Ainsi Hamed Bakayoko, Marcel Amon Tanoh, Gbon Coulibaly tous du RDR et Patrick Achi du Pdci-Rda seraient sur son tableau de chasse.

Il serait soutenu dans cette tâche par son Premier Ministre Soro Guillaume qui joue lui aussi sa carte. En contact direct avec Laurent Gbagbo, ces personnalités pourraient rejoindre son camp.

Créant du coup une énorme surprise. Cet électro-choc viendra confirmer ce qui se prépare dans les officines de réflexion du camp présidentiel. Qui consiste à présenter Gbagbo n’ont pas comme le candidat d’un parti politique mais le « libérateur » de la Côte d’Ivoire du joug de la France.

Cependant, comment le président Gbagbo s’y prendra-t-il pour son prochain débauchage? Dans son sac, il détient plusieurs et une arme fatale. Il pourrait manier le bâton et la carotte avec en prime la saisine du procureur de la République concernant certains dossiers gérés par ces ministres. Quand on sait que l’opposition ivoirienne est encore balbutiante et très accrochée aux intérêts personnels, tout porte à croire que Gbagbo peut mener le jeu à sa guise.

L’opposition peut-elle organiser une marche de protestation, si jamais Gbagbo décide de diligenter une enquête contre des ministres de l’opposition. A la vérité, rien n’est moins sûr. Et ce n’est vraiment pas certain que les militants suivront leurs leaders. Ainsi Gbagbo réussira à déboulonner l’opposition à l’usure. Aujourd’hui, le candidat Gbagbo veut se donner des coudées franches pour agir en toute liberté.

Ce n’est un secret pour personne en Côte d’Ivoire. Après les accusations sur les présumés fraude, détournement et clientélisme portées contre le ministre de l’Intérieur Désiré Tagro par son compagnon de parti, le président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly, les autres gros bonnets des partis

du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) attendent leur tour.

D’ailleurs, les députés du Fpi, parti au pouvoir ont souhaité que la commission parlementaire qui sera mise sur pied s’étende à tous les ministères.

Cette sortie des députés du Fpi a entrainé une levée de bouclier dans les états majors des différents partis politiques. Anne Oulotto, porte parole principale du candidat du Rassemblement des Républicains (RDR) a qualifié cela de « ridicule ». Pour elle, si Hamed Bakayoko, Amon Tanoh et Gbon Coulibaly sont visés dans cette affaire de moralisation de la vie publique, c’est que le Chef de l’Etat veut « noyer le poisson dans l’eau ».
Même son de cloche du côté du Pdci-Rda où c’est l’ancien Ministre des infrastructures, Patrick Achi qui serait dans le collimateur du Chef de l’Etat.
Toutes ces personnalités, il faut le signaler ont dirigé des ministères clés où souvent la presse a fait échos de scandales dans leur gestion. L’on a encore en mémoire l’affaire Warid, de la compagnie de téléphonie mobile où Hamed Bakayoko qui gère les contrats de licence est cité avec Kla Sylvanus, directeur général de l’Agence de télécommunication de Côte d’Ivoire (Atci) ainsi que des opérateurs économiques.

Amon Tanoh pour avoir géré le foncier en qualité de Ministre de la construction et de l’urbanisme a été récemment l’objet d’attaque en règle dans la presse proche du Fpi. Pour avoir vendu une parcelle qui serait la propriété de AERIA (domaine de l’Aéroport d’Abidjan) à des opérateurs économiques libanais.
Avec Amadou Gbon Coulibaly, l’on sait que Gbagbo va brandir les scandales dans la filière café-cacao. Bien que l’on sache que la gestion de ces deux produits en Côte d’Ivoire a toujours été du ressort d’un comité interministériel. Quant à Patrick Achi, pour avoir géré les infrastructures, on ne sera pas surpris des accusations portées contre lui. Quant on sait que malgré la guerre, la Côte d’Ivoire a eu à réaliser de gros ouvrages allant du prolongement de l’autoroute du Nord à l’amélioration de l’assainissement de la ville d’Abidjan. Pour l’heure, Laurent Gbagbo qui manœuvre bien tient les choses en main. Et le gouvernail du navire ivoire lui permet de naviguer sur des eaux calmes loin des tempêtes qu’auraient du mal à provoquer ses opposants.

CHEICKNA D Salif



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Après le miracle ivoirien des années 70 avec la bonne santé financière du pays, place 40 ans plus tard, à l’exception ivoirienne.
Quel est ce pays potentiellement riche dont plus de 45% de la population vit avec moins d’un dollar Usd par jour? Quel est ce pays où la corruption et le népotisme ont pris le pas sur la culture de l’excellence tant célébrée? Quel est en fin ce pays où le processus électoral coûte présentement 200 milliards

de cfa? C’est bel et bien la Côte d’Ivoire, le pays de toutes les exceptions en Afrique.

Demandez à un politicien ivoirien quels sont les priorités du pays ? Il vous dira sans sourciller, c’est l’organisation d’élection transparente, libre et avec la participation de tous, selon les accords de Pretoria.

Demandez aussi à Donald Kaberuka, président de la Banque Africaine de Développement (Bad), à quand le retour de la Bad à Abidjan ? Il vous parlera de l’organisation d’élection libre et transparente.
Qu’en pensent les ivoiriens, les concernés mêmes? Le président de la convention nationale de la société civile ivoirienne N’Gouan Patrick, est formel : « En Côte d’Ivoire, nous avons une démocratie unijambiste ». Pour lui, le fait que la politique soit l’apanage d’une élite est un problème. Et explique pourquoi autant d’hésitations et de problèmes pour organiser les élections. En réalité, tant qu’il y aura de l’argent à investir dans le processus, ceux qui matériellement en bénéficient ne feront aucun effort pour que les choses avances. D’ailleurs, la situation de blocage que connaît la Côte d’Ivoire n’arrange-t-elle pas l’élite politique dans son ensemble? Désormais les deniers publics de l’Etat servent à financer les partis politiques. Chacun y gagnant son compte, que faire ! Sinon distraire le peuple.
CHEICKNA D Salif



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SOS Aide pour les pays sahéliens

Difficile cette saison pluvieuse en Afrique de l'Ouest et principalement dans la région sahélienne. Images de désolation qui suscite en nous beaucoup de peine. Dans un continent où déjà la faim et la sécurité sont les maitre-mots. Oui c'est désolant ces intempéries qui endeuillent ces pays. Le secours des Nations Unies qui s'avère impérieux en pareille circonstance ne doit pas être vu comme une main tendu pour quémander.CHEICKNA D Salif, Abidjan
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