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Facebook est LE réseau social le plus utilisé dans le monde, il nous permet de faire de nouvelles connaissances, retrouver des amis d'enfance ou des membres de la famille, dénicher les bonnes occasions, faire du business ou décrocher un emploi mais permet aussi de changer la vie d'autres personnes en nécessité et de faire de bonnes actions.

 

Raimundo Arruda Sobrinho était un sans-abri à São Paulo, au Brésil. Pendant près 35 ans, il s’assoit tous les jours à la même place pour écrire.
Assis sur un tabouret en bois, habillé en sacs poubelle plastiques nois, il a passé son temps à écrire ses poèmes dans des morceaux de papier avec la date et l'année 1999 et signé "Le conditionneur".
En Avril 2011, il a fait connaissance avec une jeune femme nommée Shalla Monteiro qui a été séduite et impressionnée par sa poésie et a voulu l'aider pour réaliser son rêve et publier un livre. Elle a alors créé une page Facebook avec les écrits et poèmes de Raimundo et la vie de Raimundo a basculé depuis ce jour là.
Sa famille l'a contacté et il a quitté la rue.

 

Ce court-métrage retrace cette histoire:

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Ils protestent, s’indignent, font de bonnes œuvres, signent des pétitions, multiplient les clics ou donnent un tweet et tout ceci... du fond de leur canapé prostrés derrière leurs écrans: ce sont les nouveaux activistes fénéants ou plutôt les slacktivistes.

Le “slacktivism”, ou “activisme fénéant”, existe depuis près de 10 ans mais il a pris de l’ampleur depuis quelques années surtout avec l'émergence des réseaux sociaux.
Changer sa photo de profil selon la nouvelle cause adoptée, signer de pétition en ligne ou tweter avec un hashtag particulier sont désormais devenues les nouvelles formes d'activismes voir de lutte 2.0 voir les nouveaux moyens pour changer le monde.

Les militants étaient autrefois définis par leurs causes, ils sont aujourd’hui définis par leurs outils.Malcolm Gladwell, journaliste au New Yorker
Pour Gladwell, l’engagement social, l’activisme sur les médias sociaux, est une légende.


Certes,internet et les réseaux sociaux sont de bons moyens de mobilisation en masse et pour créer du bruit autour d'une cause dans les quatre coins de la planète (Exemple l'affaire de Kony en début 2012) mais les clics et les stauts Facebook sont-ils suffisants pour changer le cours des choses? Et même lorsque ces causes prennent de l'ampleur, y a -t-il un vrai changement par la suite (exemple la cause palestinienne ou massacre de dauphins au Danemark et au Japon)?

De plus, pour certaines causes, il faut vérifier la crédibilité de l'information qui a été communiquée et grâce à laquelle il y aura un mouvement de protestation et un engagement, chose qui n'est pas aussi évidente que ça.

Mais la question qui se pose, pourquoi devient-on slacktivist ?

 

Peut-être pour satisfaire son besoin d'appartenance et pour ce l'appartenance à une communauté militante, main dans la main avec le reste du monde. Peut-être aussi pour satisfaire ses besoins d'estime et d'auto-accomplissement et se rendre utile en faisant changer les choses. Ou parce qu’on a tellement le choix entre les causes, que grâce au slacktivisme, un simple click te permet d'adopter plusieurs causes à la fois .
Sans oublier que militer en ligne, c’est plus facile et plus fun.
Même les marques exploitent le slactivisme des internautes avec des opérations marketing bien ciblées comme par exemple cliquez sur “J’aime” pour cette cause et nous reversons telle somme pour la lutte contre le cancer.

Le militantisme numérique ne remplacera certainement pas l’activisme de la vie « réelle » car, au final, ce sont les personnes « physiques » qui font toute la différence.

Toutefois, l'efficacité du slacktivisme a été prouvée avec les révolutions arabes; le partage et la prolifération de l'information sur la toile a contribué au renversement du pouvoir de dictateurs comme Ben Ali et Moubarak. Mais à la fin, les gens qui sont descendus dans la rue, qui ont affronter les forces de l'ordre qui ont prouvé la force de la volonté d'en finir avec la tyrannie .
courage des révolutionnaires qui ont défié leur régime dictatorial dans la rue, sous la menace des balles et de la torture.


La mobilisation virtuelle doit être liée à des actions et des engagements concrets, des actions dans le vrai monde et sur le terrain.

 

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Je vis comme je peux ... dans un pays malheureux

«J’essaie , en tout cas , solitaire ou non , de faire mon Métier .
Et si je le trouve parfois dur, c’est qu’il s’exerce principalement dans l’assez affreuse société intellectuelle où nous vivons,
où l’on se fait un point d’honneur de la (dé?)loyauté
où le réflexe a remplacé la réflexion
où l’on pense à coup de slogan
et où la méchanceté essaie de se faire passer trop souvent pour l’intelligence.
Que faire d’autre alors, sinon se fier à son étoile
et continuer avec entêtement la marche aveugle, hésitante, qui est celle de tout artiste
et qui la justifie quand même, à la seule condition qu’il se fasse une idée juste,à la fois de la grandeur de son métier, et de son infirmité personnelle.

Cela revient souvent à mécontenter tout le monde.
Je ne suis pas de ces amants de la liberté
qui veulent la parrer de chaînes redoublées
ni de ces serviteurs de la justice qui pensent qu’on ne sert bien la justice qu’en vouant plusieurs générations à l’injustice.
Je vis comme je peux, dans un monde malheureux
riche de son peuple et de sa jeunesse,
provisoirement pauvre dans ses élites,
lancé à la recherche d’un ordre et d’une renaissance à laquelle je crois.
Sans liberté vrai, et sans un certain honneur, je ne puis vivre.
Voilà l’idée que je me fais de mon métier.»

Discours d'Albert Camus le 22 janvier 1958

 

Bien que le testament d'Albert Camus fut prononcé en 1958, ces paroles sont toujours d'actualités.

Moi, je vis comme je peux dans un pays qui devait être heureux pour sa liberté mais qui est malheureux à cause de la bêtise de son peuple. Nous vivons dans une société de pseudo intellectuels, qui passent leur temps à nous donner de leçons de politique et nous dicter comment vivre cette transition.
Nous nous sommes égarés de notre droit chemin pour aller à droite et à gauche en quête de gloire personnelle. Les pauvres sont plus pauvres, les nécessiteux sont toujours en nécessité et les aisés crient liberté, liberté de pense, liberté de vivre et même liberté de baiser. Des libertés dont les pauvres n'ont même pas le droit à y penser. Et nous parlions de révolution !

Je vis comme je peux dans un pays malheureux où les lâches et les menteurs sont les centres d'intérêt , où les médias étrangers nous lynchent sans intérêt où la bêtise humaine de mes frères est infinie. Je vis comme une étrangère.

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Un dimanche après-midi, au Palais de Congrès de Tunis, plus de 1500 personnes sont venues pour assister à la conférence de Tariq Ramadan qui est revenu en Tunisie après 23 ans pour la promotion de son dernier ouvrage «L'islam et le réveil arabe ». Parmi les personnes présentes, on trouve presque toutes les nouvelles catégories de citoyens tunisiens : laïcs, islamistes, intello, gauche, droite, neutre, …

Début de la conférence et c’est le Professeur Mohamed Talbi qui présenta le livre de Tariq Ramadan. « Nous sommes disponibles et disposés à apprendre, ceci est prouvé par notre présence », affirma-t-il.

Puis il présenta l’invité et ce de façon ambigüe qui déplaisait plusieurs présents dans la salle qui n’ont pas manqué de la montrer. Et une fois de plus, nous avons montré que nous avons prouvé que nous ne maîtrisons pas l’art d’écouter les autres, point évoqué par Tariq Ramadan  aussi lorsqu’il a pris la parole « Quand on fait venir un penseur de votre pays, il faut écouter par respect ». Puis il signala que le but de cette conférence est d’échanger et de partager avec les présents.

Entre religion et politique, le débat se poursuivit.  En évoquant la révolution tunisienne en particulier et les révolutions arabes en général, Tariq Ramadan souligne qu’il n’utilise jamais les termes « révolution » et « printemps ». Il y a eu un vrai mouvement populaire qui a fait émerger d’autres mouvements mais il n’y a pas d’effet de Domino mais un jeu d’échec. Il faut observer pays par pays et arrêter d’être bêtement optimiste et être réaliste. Le courage des peuples tunisiens, égyptiens, syriens…est indiscutable mais il faut une lecture des faits et il faut être surtout lucide : avoir une lucidité économique, une lucidité politique. Les leaders de ces mouvements étaient la volonté des peuples de soulever la dictature. Il est facile de mobiliser mais difficile de construire.

L’islam politique est réapparu à nouveau et ce mouvement a une légitimité vu son historique (emprisonnement, torture et même exil à l’aire de l’ancien régime) et nous avions délaissé les vraies questions, oublié les objectifs du soulèvement du peuple (emploi, liberté, dignité, lutte contre la pauvreté…).Les polarisations stériles (exemple islamistes vs laïcs) nous éloignent de ces questions et de ces objectifs. D’un côté, la laïcité a été mal comprise par certains et de l’autre, la religion est mal comprise. La pensée laïque est devenue intégriste surtout en essayant de transformer le concept de laïcité en une idéologie, voir même une religion à part. Les islamistes, privés de droit de paroles pendant longtemps et même privés d’autres droits, Les islamistes, privés de droit de paroles pendant longtemps et même privés d’autres droits, sont de retour en force. Or il faut arrêter cette confrontation manichéenne. Les lacis comme les islamistes sont un produit de l'histoire et on doit arrêter de les figer. « Si on comprend bien la laïcité, il n’y a absolument aucun problème entre être musulman et laïc ».

Il faut briser ces polarisations et entrer en communication. Une des vraies questions est de questionner la liberté d’un peuple, une liberté d’être et non la liberté sur Facebook qui n’est autre qu’une liberté de moyens. La véritable attitude la libération est de se réconcilier avec son histoire. Laïcs ou islamistes, ils viennent tous de la même histoire. Nous sommes dans le rejet émotif et non pas dans la conscience politique. Il faut être engagé là où on peut et prendre en charge notre éducation et se libérer de sa passivité. « Tu es dans ce que tu donnes ».

Donc pour résumer, pour faire réussir notre révolution il faut se concentrer sur les vraies questions et oublier les discussions stériles qui ne serviront qu’à nous séparer et nous diviser. Il faut se réconcilier avec notre histoire et aller de l’avant, miser sur l’éducation et sortir de sa passivité et être plus lucide et plus critique pour avancer.

P.S : Je tiens à préciser que je n’ai encore pas lu les livres de Tariq Ramadan et que je ne connaissais que certaines de ses interventions sur les plateaux de télés françaises. Assister à cette conférence, était une occasion d’écouter en direct cet homme et non via des vidéos qui circulent sur Facebook ou You Tube qui sont parfois tirées de leurs contextes avec mauvaise foie.

Déjà, il y a des vidéos de cette conférence qui circulent sur la toile qui n’ont pas gardé le cadre et les circonstances de cette conférence parfois avec même des titres à côté de la plaque juste pour attirer l’attention.  Aussi j’ai assisté à la conférence du début jusqu’à la fin, donc arrêtons de réduire tout le débat à la confrontation entre laïcité et islamisme ou bien le clash entre le professeur Talbi et Tariq Ramadan (chose qui n’a pas eu lieu, chacun a juste exprimé ces opinions même si ils étaient en désaccord sur certains points). Le débat est beaucoup plus important et plus profond que ça.

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Bonne année mon cul

Bonne année, meilleurs vœux, que cette année nous rapporte paix prospérité... ce sont les phrases que je répété ou qu'on me les répète depuis presque une semaine sachant qu'au fond je n'y crois pas.

 

Pour commencer, un jeune à Sidi Bouzid accueille la nouvelle année en s'immolant par le feu sous prétexte qu'il veut être mémorisé comme le premier martyr de 2012.

Morale de l'histoire : Même en 2012, la connerie humaine frappe fort et l'immolation est encore en vogue et à ce qu'il paraît qu'on va organiser une émission de télé-réalité pour élire le martyr de l’année.

 

Un autre homme mais à Tunis s'immole par le feu mais les médias restent le bec cloué.

Morale de l'histoire : une preuve de plus que l'immolation est en vogue sinon pour ce qui est des médias on s'est heureusement habitué.

 

Les photos de Sakher et Nesrine El Materi fêtant le réveillon 2012à «La Cigale» de Doha sur le web et voila que ma timeline est inondée de ces photos et tous les admins des pages et les propriétaires des sites web les partagent. Pour eux, c'est un scoop! Or aux dernières nouvelles (qui datent de 2011) Sakhr et son épouse ainsi que ses beaux parents ont quitté La Tunisie plein aux as donc qu'ils fêtent le réveillon en compagnie de Nancy Ajram  ne m'étonne pas personnellement.

Morale de l'histoire : en 2012, les photos "leakées" (Seul Dieu sait qui a leaké ses photos) de l'ex famille présidentielle continuent à exciter les internautes tunisiens #rassurant

 

Aujourd'hui 4 janvier, les forces de l'ordre ont repris leurs veilles habitudes en tabassant des journalistes pendant une manifestation devant le ministère de l'enseignement supérieur.

Morale de l'histoire : comme on dit All Cops Are Basrads et qui a dit qu'ils pouvaient oublier leurs mauvaises habitudes?

Sinon que serait le nouveau peuple tunisien (nouveau grâce à la liberté et à la démocratie) sans manifestations et sans sit-in. Donc, les manif et les sit-in restent en vogue pour 2012.

 

Pour revenir en bref sur 2011, un dictateur a dégagé, nous avions profité de notre liberté et notre démocratie pour faire pleins de conneries et nous avions voté. Personnellement l'ancre bleu est restée sur mon ongle presque trois semaines pour me rappeler "ce moment historique". Il y a eu des manifs, des sit-in, des couvres feu, nous avons fait la connaissance de Jalel Brick et un nouveau président a été élu. Malgré que les élections de l'assemblée constituante ont eu lieu avec démocratie (j'adore ce mot et j'essaye de le placer dans chaque phrase)mais les résultats de ces élections et le président élu par cette assemblée sont controversés. Ironique,non?

 

Autre chose découverte après le départ de Ben Ali, c'est la pauvreté dans certaines régions oubliées de la Tunisie. Loin des discours politiques et de la langue d bois, que l'on soit salafiste ou laïque ou voir même franc-maçon ( nouveaux adjectifs parus après la révolution), ces personnes sont des citoyens tunisiens, tout comme moi et toi. Certains de ces personnes, n'ont même de maison pour les abriter, de vêtements pour les couvrir et parfois même pas de nourriture. Une vague de froid frappe le pays et on est là à se moquer du barnous du président. Ce même président qui trouve que le fait de rappeler au peuple que le réveillon n'est pas une coutume musulmane est plus important que de trouver une solution à ces tunisiens négligés et oubliés.

 

Bonne année 2012 et que cette année soit l'année des tunisiens oubliés. Qu'aucun tunisien ne reste sans abris ou sans nourriture ou sans vêtements.

 

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Je vote donc j'existe

Le vote est un droit accordé à tout tunisien âgé de 18 ans et plus mais c'est un devoir en tant que citoyen. Depuis l'indépendance en 1956, nous n'avons eu que deux présidents et les deux ont été obligé de quitter leurs fonctions. Depuis 1987, nous avons pu voir passer la mascarade appelée "élections". Pourquoi mascarade, c'est simple: on s'en fou éperdument que vous votiez ou pas, c'est Ben Ali qui va le remporter, même si les morts vont se réveiller pour lui donner sa voix (chose faite je suppose).

J'ai vu des campagnes électorales défiler dans les rues, à la radio et à la télé mais le vedette évidemment ZABA puisque les autres candidats étaient presque absents. Le plus ironique était les artistes "engagés" et leurs fameuses chansons (bon depuis le 14 janvier ces artistes ont soit retourné la veste soit ils ont fait profil bas et disparu du radar). En 2009,les RCDistes ont essayer de suivre l'exemple d'Obama et Sarkozy et d'aller même sur le web. 

Mais en décembre 2010 à Sidi Bouzid un nouveau vent a soufflé sur la Tunisie. Finie les élections sans surprise.

 

Magré tout celà moi je me permet de ne pas voter parce que j'ai l'habitude qu'on vote à ma place et je en veux pas que ça change
Je n'irai pas voter parce que je ne me soucie ni de mon avenir ni de celui de mon pays
Je n'irai pas voter parce que mon vote ne va rien changer, ça ne compte même pas
Je n'irai pas voter parce que on m'a appris dès ma naissance à la fermé et que je ne veux pas que ça change ou que je m'exprime
Je n'irai pas voter parce que pour la première fois le peuple tunisien décide de son avenir
Je n'irai pas voter parce que'un bulletin de vote est plus fort qu'une balle de fusil. ( citation d'Abraham Lincoln)

Je n'irai pas voter parce que même si je ne vote pas pour moi, je suis censé voter pour le futurs des personnes défavorisées et démunies
Je n'irai pas voter parce que ce que c'est moi et que je pourrai l’exercer librement 
Si comme moi vous n'irez pas voter pour les mêmes raisons que moi alors ne venez pas se plaindre après les élections, à ce moment le tour sera joué. Si vous décidez d’exercer votre droit alors commencez par vous inscrire.
Pour rappel, en novembre 1989, les algériens modérés, ouverts et laïques ne se sont pas présentés aux urnes, vu qu'en Juillet de la même année, ils profitaient du soleil , la mer... Bilan: Les islamistes ont gagné haut la main et tout le monde connait la suite sanglante... INSCRIVEZ-VOUS et ALLEZ VOTER même à l'étranger...La Tunisie a besoin de nous.

 

L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote. [Pierre Desproges]

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Pour une Tunisie libre, libérez Samir Feriani

6 mois déjà depuis notre chère révolution. 6 mois sont déjà passés sans ZABA et sans dictature. Nous sommes libres depuis 6 mois. Mais malheureusement je n’arrive toujours pas à ressentir cette liberté ni à me réjouir de cette révolution. La manipulation est encore au rendez-vous, le fantôme mauve rôde encore dans mon pays. Même les anciennes pratiques de l’ancien régime existent encore sans que personne, en particulier gouvernement et médias nationaux, lèvent le petit doigt pour faire changer les choses.

Ces quelques lignes sont dédiées à Samir Feriani, l'officier de police en détention militaire depuis le 29 Mai 2011 pour avoir dénoncé les abus et les «dysfonctionnements» au sein du ministère de l’Intérieur.

Pourquoi supporter la cause Libérez Samir Feriani ?

Parce que nous n’aurons pas de révolution sans une vraie liberté d’expression, sans que les institutions républicaines soient exorcisées de ce fantôme mauve, sans le respect des droits de l’homme. Arrêtez des personnes dans le rue brusquement, les agresser ou les menacer ou même les intimider, toutes ces pratiques devraient être fini avec la fin des années mauves. Des artistes et des activistes soutient déjà cette cause en attendant que le reste des tunisiens se réveillent ou peut être finissent leurs vacances d’été.

Comment la cause Libérez Samir Feriani ?

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Tout d’abord, je tiens à me confesser. Moi qui ai appris, durant mes 27 ans d’existence, à ne jamais m’intéresser à la politique, à considérer la politique comme un tabou ou un pêché,  ne comprends toujours rien en politique, même après le 14 Janvier 2011.


Le 14 Janvier 2011 est une date qui restera gravée dans la mémoire du peuple tunisien. C’est le jour qui a marqué le monde arabe. Et depuis, les peuples arabes ont décidé de faire tomber la dictature de leurs présidents. Ce qui s’est passé entre le 17 Décembre 2010 à Sidi Bouzid, date de la première étincelle de la révolution suite à l’immolation de Mohamed Bouazizi, devra être enseigné aux futures générations. Les futures générations doivent prendre le relais, bien sûr si l’apocalypse ne débarque pas à la fin de 2012.

 

Grâce à son peuple,  la Tunisie a retrouvé sa liberté, sa dignité, ses droits, plein de choses (vous connaissez surement la liste des choses retrouvées). On a tout retrouvé depuis cette date, tout sauf le téléphone portable de l’ancien ministre Farhat Rajhi (si Derrick était encore en vie il aurait surement retrouvé le voleur).

Je suppose que plusieurs personnes qui y ont participé ont sorti leurs voitures de leurs garages, ils sont allés à Tunis, ils ont bien garé leurs voitures, ils ont crié des slogans devant le ministère puis ils sont repartis, avant même l’intervention des forces de l’ordre, dans leurs voitures qu’ils ont remises à leurs garages. Leurs discussions à cette époque se résumait à des phrases du genre « Ah wé j’ai participé à la manif » «  Mes amis et moi n’avions pas cessé de crier Dégage » voire même « c’est grâce à notre manif que nous sommes libres »….

Sinon y’a ceux, surtout en dehors du Grand Tunis, à Kessrine par exemple, qui ont commencé les manifestations depuis l’immolation de Bouazizi et qui ont accueilli avec joie les balles des policiers.

 

J’ai vu plusieurs photos du 14 Janvier, celles publiées par les médias et les photos personnelles de certains amis sur Facebook ou sur des blogs, et j’ai constaté qu’il y a eu deux types de photos pour un même peuple, des photos de gens qui défient les forces de l’ordres de l’ancien régime et des photos de gens qui sont allés passer du bon temps, bien lookés, bien maquillés même et qui ont pris des photos pour mémoriser ces instants, des photos qui me rappellent les tapis rouges des événements hollywoodiens. Pour info, je ne juge pas, je me pose juste des questions.

 

Puis c’est le désordre total, de milices de l’ancien régime qui sèment les terreurs dans les rues, des grèves et des sit-in à longueur de semaines, économie nationale et tourisme menacés, valeurs boursières en chute libre, des usines  qui ferment, des milliers d’immigrants clandestins en Italie, et la touche finale des rues sales et puantes.

 

Par contre les médias nationaux, en particulier la télévision, on ôté le masque mauve puisqu’ils ont retrouvé leurs libertés d’expression. Et résultat, chacun insulte et lynche les autres, tout dépend des intérêts bien sûr (par exemple ce qu’a fait Nessma pour nuire à Gannouchi).

 

Mais malgré qu’ils aient, normalement, ôté le masque mauve, ils continuent à nous prendre pour des attardés ou des cons. On nous montre la vidéo de l’argent et des bijoux retrouvés au palais présidentiel de Sidi Bou Said. Cette vidéo laisse plusieurs questions sans réponses. Puis, ils ont commencé à nous présenter un feuilleton policier qu’on devrait appeler « Bil amni wal amén m3a al chorta ». La super police a arrêté des voleurs, des bandits, des vendeurs de drogues, des vendre d’alcool clandestins. Nulle ne peut fuir à notre police.

 

Mais nos chères chaînes de télé semblent avoir oublié que la génération Facebook a grandi avec les séries policières comme l'inspecteur gadget ou le détective Conan, puis ça continué avec les inspecteurs Derrick et Columbo. Et puis, l’obsession par les séries américaines, CSI Miami, CSI NY, CSI, Numbers, Criminal Minds, et même Dexter, y’en a pour tous les goûts, donc chère chaînes de télé tunisiennes arrêtez de nous prendre pour des dupes. Mais des amateurs peuvent réaliser des vidéos sur le travail des policiers plus crédibles que les leurs.

 

Peu être je suis trop pessimiste mais je suis inquiète et anxieuse pour notre Tunisie. Les pauvres et démunis sont toujours pauvres et démunis. L’économie du pays va mal. On ne se sent plus en sécurité dans les rues et surtout la nuit. Les islamistes préparent leur come back après 23 ans d’exil. Il y a toujours des politiciens qui veulent leurs parts du gâteau. Un photographe, Abdallah Ben Saïd, connu pour ses reportages sur la révolution tunisienne avant et après le 14 janvier, a été arrêté le 8 avril. Sa famille est sans nouvelles depuis, et ne sait même pas où est-ce qu'il est détenu. On entend encore parler de certains événements via les réseaux sociaux comme pour Djerba et Metlaoui mais c’est le black out total dans les médias.

 

Je sens toujours la manipulation et le mensonge. Mais qui nous manipule ? Pourquoi ? Avec qui ? Qui croire ? Tant de questions. Avant, on savait qu’on était manipulé et on savait qui nous manipulait mais on a appris à vivre avec. Maintenant, on est si aveuglé par la liberté qu’on n’arrive pas à voir la réalité qui saute aux yeux.

 

Nous, qui avons vécu des années sous la dictature, avions rêvé du jour où nous pourront discuter de politique librement. Maintenant, on en parle partout, dans les cafés, dans les lieux de travail, dans les moyens de transports, chez le coiffeur/euse, et même dans les hammams. Mais le problème, c’est qu’on parle de politique et de l’avenir du pays comme on parle de légumes ou d’un feuilleton turc.

 

Nous, qui avons vécu des années sous la dictature, sommes assoiffés pour la liberté d’expression. Mais de mon côté, je n’arrive toujours à m’exprimer librement et je continue à m’auto-censurer. Et je suis sûre que si je m’exprime ouvertement à propos de choses que je vois ou des situations que je rencontre, il y aura des conséquences déplaisantes. Et je suis persuadée que je ne suis pas la seule.

 

Zaba est peu être parti, son RCD est peu être dissout mais les racines de l’ancien régime sont toujours là. Les pratiques et les habitudes apprises à cette époque y sont encore. Moi, je vois le fantôme mauve rôder dans les rue vides de la Tunisie et ce qui m’inquiète le plus c’est l’aveuglement de mon peuple.

 

You can't trust freedom when it's not in your hands when everybody's fightin' or their promised land


 

 

 

 


 

 

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Le samedi 19 février 2011 à 14h00, des internautes, des blogueuses et blogeurs , des twitteuses et twitteurs tunisiens, se sont réunis au café Al Hamra aux Berges du Lac de Tunis pour le  Barcamp Tunis.

Le thème proposé lors de cette rencontre était "La révolution...et après?"

Une soixantaine de personnes ont participées à ce Barcamp Tunis. Après la présentation des participants et la confection des ateliers, il y a eu 4 ateliers effectués recouvrant certains aspects de la suite du 14 Janvier 2010 pour le peuple tunisien. Les 4 ateliers portaient sur les thèmes suivants :

  • Rôle des réseaux sociaux dans la révolution tunisienne
  •  Rôle des citoyens dans la société et leurs nouveaux devoirs venus avec la révolution
  •  Faut-il une nouvelle culture après la révolution ?
  •  Rôle des médias pour préserver les acquis de cette révolution

Rôle des réseaux sociaux dans la révolution tunisienne :


Il faut cesser d’accorder le mérite de la révolution tunisienne à Facebook ou à Twitter. La révolution tunisienne appartient à ceux qui sont descendus dans les rues pour crier haut et forts leurs opinions et exiger leurs droits. La révolution tunisienne appartient à Mohamed Bouazizi qui a préféré de s’immoler pour la liberté de son peuple. Elle appartient à ceux qui ont reçus des balles en contre partie de la liberté en Tunisie.

Certes les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter ont joué un rôle considérable dans cette révolution. Ils ont permis de partager les informations et d’exposer les réalités. Il y a  eu des événements auparavant  en Tunisie comme à ceux Gafsa ou à Erradayef ou l’emprisonnement de journalistes ou blogeurs mais on entendait rarement  parler de ces événements voire jamais.

 

Rôle des citoyens dans la société et leurs nouveaux devoirs venus avec la révolution :


Nous avons un terrain libre pour les idées nouvelles, il faut donc réfléchir et d’en proposer. Il faut passer du statut de sujet à celui citoyen. Pour cela, il est nécessaire de s’informer tout en restant vigilant et de s’impliquer dans la société civile.

En résumé, il faut créer, adhérer, communiquer, structurer, responsabiliser, influencer, surveiller, agir et oser.

 

Faut-il une nouvelle culture après la révolution ?


Nous ne subissions pas le censure de la part de l’ancien gouvernement seulement mais de la part de la société qui nous impose l’autocensure.

Pour instaurer la nouvelle culture post révolution, il est primordial de regagner amplement et complètement notre citoyenneté. La contribution de tous les citoyens est nécessaire.

Nous avons besoin d’une nouvelle culture où les artistes ne sont pas uniquement de simples brebies mais des artistes citoyens, de même pour tous les créateurs et tous les protagonistes. Nous avons besoin d’une nouvelle culture avec des citoyens responsables.

 

Rôle des médias pour préserver les acquis de cette révolution:


 Quelque soit le support utilisé, c’est l’information qui compte (du point de vue pertinence et qualité). Durant la révolution, l’information alternative a joué un grand rôle. L’information relative est celle qui émane du citoyen lambda qui la diffuse et la relaye. C’est l’information proviennent de journalistes qui agissent librement et indépendamment en dehors des canaux classiques.

Sur internet et pour diffuser l’information alternative, il ne faut se priver d’aucun média social ni d’aucune plateforme de partage afin d’élargir son audience.

Pour les medias alternatifs, le gain financier ne doit pas empiéter sur son indépendance ou influencer les informations qu’il diffuse.

La révolution maintenant exige des médias de pousser les citoyens à créer du contenu médiatique, à avoir des journalistes multimédias et à impliquer son audience et la responsabiliser.

Afin de préserver les acquis de la révolution, les médias doivent devenir et rester indépendants, élever le niveau et avoir un esprit critique et une analyse constructive.

C’était une rencontre très constructive où les internautes se sont exprimés et ont partagé leurs différents points de vue dans le but de construire une meilleure Tunisie, une Tunisie LIBRE.

 

P.S: Il ya eu un livetweet durant l'événement avec le hashtag #BarcampTunis

 

 


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Le dimanche 13 Février, et pour fêter un mois de liberté, j’ai participé à la caravane qui s’est dirigée vers Kassrine.

J’ai été surprise de voir le nombre de personnes qui y étaient. Dès le départ, nous avions reçus un cd qui regroupé les chansons de la révolution. Un pure bonheur que nous avons écouté et ré-écouté tout au long du trajet.

Pour faire court et vous épargner les détails de ce voyage je vais directement parler d’un village où nous nous sommes arrêtés. Il y avait une foule et les voitures ne passaient qu’une par une. Je suis descendue  pour voir ce qui passait et il s’est avéré que les habitants de ce village ont égorgé un mouton en guise de bienvenue et toutes les voitures devaient passer sur le sang de ce mouton. L’accueil de ces villageois été très chaleureux. Tout le monde était là pour saluer les participants à la caravane : hommes, femmes, personnes âgées, adolescents et même des bébés. J’ai un peu discuté avec une fille et qui m’avait informé que son village s’appelait « Echraya3 ».   Mais lorsqu’elle me parlait je n’arrivais pas à la regarder dans les yeux pour la simple raison que je ne connaissais même pas le nom de son village et avant ce jour je ne savais pas qu’il existait.

Elle  m’a remercié pour avoir pris la peine d’aller à Kassrine. Elle m’a aussi dit une chose qui restera gravée dans ma mémoire à vie : nous sommes tous des tunisiens. Il est vrai que sur nos pièces d’identités la nationalité marquée est tunisienne mais ça s’arrête là. Comment je peux dire que nous sommes toutes les deux tunisiennes or je  ne savais même pas que son village existait ? Est-ce l’ancien gouvernement qui m’a empêché de connaître les quatre coins de mon pays ? C’est l’ancien gouvernement qui m’a empêché de savoir qu’il y avait des personnes nécessiteuses dans des zones lointaines et oubliées ? Ou peut être que je ne connaissais pas ce village ou le village qu’on a dernièrement montré à la télé parce que les chaînes de télés ne les montraient pas.

Les habitants d’Echraya3 étaient des tunisiens et ceux qui ont participé à la caravane étaient des tunisiens aussi. Mais il y avait une grande différence. Même en observant les enfants de ce village et les enfants qui faisaient partie de la caravane la différence était flagrante : les enfants de la caravane venant de Tunis étaient bien habillés et bien lookés. Ils portaient des bottes ou des espadrilles. Sur leurs pulls il y  avait la photo de leurs personnages Disney favoris sans oublier le papillon dans les cheveux pour quelques fillettes. Certains enfants du village  ne portaient même pas de chaussettes alors qu’on était en hiver et je vous laisse le soin d’imaginer le reste.

Nous avons repris le chemin pour arriver Kassrine et comme d’habitude tous les habitants étaient dans la rue pour nous accueillir et ils ne cessaient de répéter « Merci d’être venus ».  Ils ont préparé le déjeuner pour les centaines de gens venus. Dans la foule, j’ai rencontré Maram, un bébé âgé de deux ans qui a perdu la parole.  On lui a tiré une  bombe à lacrymogène et lorsqu’un un jeune de son quartier courrait dans la rue pour essayer de l’amener à l’hôpital parce qu’il n’y avait pas d’ambulance on lui a tiré une balle dans la jambe. La petite Maram a depuis perdu la parole et ces cordes vocales ont été touchées sans parler des autres effets de la bombe sur le bébé. La mère de Maram devrait l’emmener à l’hôpital à Tunis sachant qu’elle n’est jamais venue à la capitale et que surtout qu’elle n’a pas les moyens pour faire soigner sa fille. Maram a une grande sœur qui a 14 ans. La sœur de Maram est la première de sa classe avec 17 de moyenne. C’est une très belle fille mais on ne pouvait pas voir sa beauté à cause de son look négligé. Cette fille essayait de travailler et d’aider ces parents. Je me rappelle qu’à 14 ans je voulais que mes parents m’achètent un scooter pour me déplacer et que je devais impérativement avoir les dernières baskets Nike Air à la mode. En voyant les tongs que portait la sœur de Maram je pense qu’elle voulait juste une paire de baskets.

La journée du 13 Février 2011 restera gravée dans ma mémoire à jamais. J’ai appris que la Tunisie ne se limitait pas aux grandes agglomérations et que j’avais surtout envers les tunisiens qui vivent dans les villages oubliés par le gouvernement et par le peuple. La révolution nous a rapproché et l’union ne s’est pas limitée à affronter l’ancien régime mais elle doit continuer pour que chaque tunisien ait un minimum de nécessité et de richesse.

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Le Mois du Cancer du Sein est devenu un mois de rassemblement, de mobilisation de toutes les femmes du monde, pour faire reculer cette maladie si fréquente.

Le mois d'octobre de chaque année est devenu une plate-forme d'information, de sensibilisation, de dialogue et de lutte contre le cancer du sein.

Le cancer du sein touche les hommes et les femmes mais il est plus répondu chez les femmes.


Quelques chiffres : *


Une femme sur 8 est actuellement touchée par le cancer du sein, et ce chiffre pourrait grimper à une sur 7 d'ici vingt ans.

• Le cancer du sein se développe dans les trois quart des cas chez les femmes de plus de 50 ans.

• Il est la principale cause de mortalité chez la femme entre 35 et 65 ans. La mortalité décroit de 1,3%en moyenne par an ( sources INVS, publiée en février 2008, sur l'évoultion de l'incidence et de la mortalité des cancers entre 1980 et 2005)

• Son incidence commence à diminuer : entre 2004 et 2005, le nombre de nouveaux cas a baissé de 2,1% puis de 3,3% entre 2005 et 2006( académie de médecine Février 2008)

• Deux cancers du sein sur 3 se déclarent après la ménopause

• Une femme meurt d'un cancer du sein toutes les 53 minutes.

• Un cancer du sein détecté à un stade précoce est plus facile à traiter et comporte moins de risques de séquelles ; il permet de diminuer la mortalité de 25%.

• La moitié des cancers sont décelés alors qu'ils mesurent moins de 2 cm.

• Chaque année dans le monde, un million de cancers du sein sont découverts et 400 000 femmes en meurent.

• L'augmentation du nombre de cas touche surtout les femmes ménopausées, mais aussi et de plus en plus fréquemment, les femmes plus jeunes, c'est-à-dire âgée de 40 à 45 ans.


Historique de la campgane :**


En 1993, Mrs Evelyn H. Lauder crée aux USA la "Breast Cancer Research Foundation", afin de soutenir l'innovation en matière de recherche clinique et génétique.


A l'initiative de Mrs Evelyn H. Lauder, le mois d'octobre est devenu à travers le monde le rendez-vous d'une campagne de sensibilisation contre le cancer du sein.


Au mois d’octobre 1994, la campagne de sensibilisation intitulée "Le cancer du sein, parlons-en !" voit le jour en France.


Cette campagne a pour objectif de mobiliser les femmes et leur entourage en les sensibilisant sur le cancer du sein par l'information et le dialogue et sur l'importance du dépistage.

"Anticiper", "prévenir", "sensibiliser" sont des actions qui permettent de limiter efficacement les conséquences de cette maladie.


C'est cet espoir qui a réuni, pour la première fois il y a 16 ans, un groupe de cosmétique, Estée Lauder, un groupe de presse, Marie Claire et une association, animée par le professeur Claude Jasmin, NRB-Vaincre le cancer, tous trois membres fondateurs de l'association "Le Cancer du Sein, Parlons-en !".




*Sources : sante-medecine.commentcamarche.net

** http://www.cancerdusein.org



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Les chiffres qui font la différence

On se soucie beaucoup de certains nombres tels que le nombre d'amis sur Facebook, le nombre de buts marqués par notre équipe préférée, le nombre d'épisodes dans la nouvelle saison de notre série préférée, le score d'un jeu sur Facebook, le nombre de commentaires au dernier billet ou article, le nombre de mails reçus,...

Ces chiffres n'ont aucune incidence sur le monde extérieur.


Réellement, il y a plusieurs chiffres plus importants et auxquels on ne s'intéresse pas:


-Nombre de sourires que vous avez causé aujourd'hui


-Nombre d'aides que vous avez donné aux autres


-Nombre de repas distribués aux pauvres durant le mois saint


-Nombre de fois où vous montrez à vos parents que vous leurs êtes reconnaissant


-Nombre de fois où vous avez salué ou souri à un inconnu dans la rue


-Nombre de martyres en Palestine


-Nombre de personnes sans abris au Pakistan


-Nombre d'hommes tués et de femmes violées en Iraq


-Nombre de personnes qui meurent à cause de la famine dans le monde


-Nombre d'animaux en voies de disparition


-Nombre d'animaux tués pour vous servir comme repas ou comme manteau...



La liste est longue, si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à les ajouter dans vos commentaires.



Inspiré par : Chris Brogan

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