Publications de BONHERE KORKI ITCH JOE (3)

 

Le Président, et le Corps peaux-lit-tique ces petits êtres enfériens qui disent aux peuples…

 

Ce fut la fête de noël, le président et son corps peaux-lit-tique a décidé de m’envoyer des messages d’heureuse année, et à tous les citoyens perplexes de la marginalisation sociale les textes de ce genre, voulant renforcer ses vieux actes de peaux-pues-listes débridés. Ces textes disaient : «  Le président  de la (grande) république d’Haïti et le premier ministre vous souhaite un joyeux noël, et convie ces vœux de prospérité et d’allégresse, et bonne année 2013 ». Et  ce fut très ironique ! Qu’ainsi fussent les macabres sorts du peuple au destin puéril…

Si ce gouvernement a eu l’astuce, et la fronde d’écrire les peuples des si-thés qui pullulent dans la misère, la maussade souffrante qui décrive leur respiration à chaque balance des voyages de ce foutu corps politique, serait-ce pour chahuter le peuple dans la noyade de la quémande qu’ils prétendaient pour leur (Rose et Blanc) fondation afin de leur cuisiner dans les mobiles saveurs de donation de l’international.

Dans cette disette, les 365 jours étaient pire comme la somnolence des vieux chiens et chatons du pouvoir exécutif qui sacralisent le destin des peuples au tiroir, d’où le peuple se démarque des emprisonnements sauf au jour de vote car nous devions les élire, mais en autre les autres jours, ce fut pour le pèlerinage, le sortilège, la mystification à l’intérieur de leur pauvreté à la recherche de la survie de leurs enfants, de leurs parents, de leur actes mutagènes que le gouvernement les incorporent. Ces vieux chiens et chatons se trouvant dans l’état d’ébriété, et ivre du sang des peuples s’offrent des voyages de luxe, des tourismes en Amérique, en Europe, en Afrique, en Asie, et seul l’Océanie demeure à l’ instant un peu non conquis. Saches que la terre est aux dieux de cette démocratie, et qui se veulent aux peuples d’être des démoncrates.

Au gout de ne plus vivre, tels après avoir eurent à les élire, ils s’offrent des châteaux dans les banquises de la souffrance du peuple, des cars du dernier cri du peuple assoiffé de sang et d’encre d’écrire leurs propres histoires jusqu'à transfigurer dans l’insolence de leur vie.

2010 à 2012, deux ans de désolation constante, de deshumanisation de la pensée de l’haï-tien, de déboussolée de la hiérarchie de la vie, de la négritude survoltée de réversive mutation de l’homme noir, de la mutagène de la bourgeoisie figée de passivité d’ambre ombrageuse de leur courroie des affaires économiques, de leur victimisation du prix de l’esclavage moderne imprimé sur le front de nos enfants, de nos mères en croix-des-bossales, de nos femmes en ville prostitution dans la ville des affaires qu’elles se fassent tellement bédouines, sahéliennes pour le gagne-pain. 

Certainement, « Nos ères se déboitent en saison anthro-peaux-phages Comme la guinée matinale aux œillets de la survie du peuple en amnésie langagière et linguistique voire socialo-économique »….

De tant de lutte, le peuple haï-tien se fait muter dans la cacophonie d’un gouvernement à les autonourrir par les discours délirants, psychotropes au bout de les convaincre d’espérer qu’un million d’enfant iront à l’école, les produits de la consommation baisseraient de prix, les places publiques seront aménagés, les rares démunis seront de la famille de la (grande) république. Se nourrir en tant qu’étudiant des facultés d’adverbes au bord de nos tuteurs de vies qui meurent de verbes, ce fut le plan de ces carcans peaux-lit-p’tit-chiens et autant ces politiciens qui se nourrissent au carrefour des verves de nos enfants, de nos marchandes d’Haïti (Je vous salue), de notre patrie inversée dans l’aiguille du temps de la mondialisation et de la modernité.    

Osé de saluer l’inhumaine conscience que vous aviez offerte aux peuples, à eux martyrisés aux creux des maux, vous saviez que le peuple meure et vous disiez joyeux noël. Ils sont des non-croyants car le tonton noël n’est plus père, voire leur fils de l’abondance que vous viviez. Comment croire en l’espoir d’un dieu matériel qui n’existe guère ? Quelles ont été les structures pour cette fête de noël, et comment recevoir cette bonne année si nos âmes croupissent dans la misère. Vous président, et le corps peaux-lit-tique je vous dise que vos âmes sont satanisées aux enfers des dieux du luxe, et de la débauche des continents, et je vous souhaite bonne chance, bonne année, et joyeux noël de la luxure d’Aphrodite ou du kâma , et de votre débauché voyage de partout, et d’ailleurs.

En route vers le pays des enfers aux paradis de votre débauche luxuriante et malsaine aux prix de nos gouttes de sueurs qui se masturbent dans votre démence, et errance de gros bourgeois… 

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SURVIVANCE ARTISTIQUE
• Présentation du texte d’un poète Haïtien Claude Sainnécharles.

A la belle poésie qui me brûle à petit feu.

J’écris pour moi mais ce moi est un autre plus profond: toi ou nous le nous que nous ne serons jamais mais qui nous manque à chacun de nous ?
Je t’écris pour te dire que la poésie est belle elle sort comme un volcan dans tes entrailles. Elle est aussi un tapis volant sur lequel tu t’assoies et tu voles dans un ciel solitaire qui porte en majuscule ma signature. La solitude est souvent blessante quand on n’a pas un miroir fidèle pour regarder l’autre qui est nous-même.

De mon lieu de poète j’aimerais regarder dans le cristal de tes mains pour voir s’il ne fait pas jour dans mon cœur ou du moins j’aimerais que tu pèses mon cœur dans la balance de tes mains pour qu’il batte plus fort que les orages. Il y a un bride dans mon cœur qui porte la marque du temps j’y suis fermé et asphyxié à trop compter mes déboires aux ailes de sphinx.

J’aimerais te dire quelque chose qui me fait trembler. Quelque chose qui ne sont pas des mots. Quelque chose qui est peut-être des maux doux des maux sans lesquels on ne peut pas vivre. Mais ce genre de maux ne se dit jamais et en plus je suis muet ça se vit ça ne s’exprime jamais. Cependant de ces maux je te goute. Je te vis à la consommation du silence. Je t’écris avec des pleurs les maux te ressemblent trop j’ai peur de prononcer ton nom pour ne pas brûler ma langue d’une extase qui pourrait me laisser orphelin de moi-même. De quel côté es-tu ? Es-tu vraiment du côté de cette zone franche mouillée par ta solitude? Existe-t-il vraiment un endroit pour naitre à nouveau après avoir été vieilli par l’absence du cœur qui nous manque toujours ?

J’ai peur de ne plus être moi de devenir goutte à goutte silencieusement passionnément toi.

Texte du Poète CLAUDE Sainnécharles
Ce texte vous est partagé en raison de la promotion que fasse le Blog Intersidéral dans sa rubrique « Survivance Artistique ».

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MARCHANDES D’HAÏTI, JE VOUS SALUE !  

 

Toujours présent, à travers les rues, les places publiques de l’ostracisme, les marchés des vieux condors du gouvernorat qui sèment la terreur… Sur leurs visages se décrivent les fissures de la misère, les morcellements de leurs idéaux. De l’aube  jusqu’au vespéral, elles ne se fatiguent point. Baigner et sécher par le soleil du désespoir, les marchandes d’Haïti s’en foutent pourvu qu’elles assurent la survie et l’éducation de leurs enfants toutes seules en cas gravissisme de la parentalité.  

 

 De tel soleil, l’espoir ne se renouvelle point, même au clame de leur incertitude.

Si l’incertitude ne se dessine plus dans leurs horizons, c’est ainsi que leur courage n’a pas de rival, ni leur ardeur, ni leur croyance ; au pied de leur tombe elles contruisent même leur paradis. Sans doute parce qu’elles vénèrent une hardiesse d’une force herculéenne.

En plus de la faim, la soif, la fatigue elles subissent encore et encore plus…. Des actes de vandalisme, de viol, de pillage, et de déshumanisation de la personnalité. Certaines après de longues journées hantées par la souffrance, l’injure, les maltraitances socialo-affectives se joignent baigner par la poussière de leur pays, et auxquels se figent des hommes prétendant maris ou conjoints leur assomment pour leur conquérir comme des bêtes de somme sexuelle.  Toutes des journées d’errance, ils auront à leur retour des heures internationnales de la bastonnade, des giffles qui leur soignent leur âme contemplative(visage).

Elles doivent se coucher tard, car elles préparent tout à la maison. Leur situation critique est devenue comme habituel, comme naturel et légitime. Certaines ont quitté ce monde à cause de la fatigue, parfois battues par la mairie sadiste comme des chiennes sans défense ! Trop fatigué elles s’épanouissent dans le silence mondain, et de ces dieux étatiques.  Tout ceci des souffrances sans récompenses, on dit souvent après la pluie vient le beau temps. Mais pour elles, le beau temps ne saurait jamais exister ou n’existe plus, plus bien que la pluie c’est l’inondation, les glissements de terrain… Plus jamais récompensés ou parfois reprochés elles luttent mais ne vivent pas. Par-dessus ce cosmosphère la vie n’est qu’ enférienne pour eux, et espèrent le paradis de Dieu. Souvent injuriées, repoussées, discriminées à cause de leur sexe, elles se résignent, se refoulent tout au-dedans de soi sans eurent à dire un mot.

Je vous salue vos courages sans même pouvoir vous aider, mesdames, mère de l’économie en pleine servitude, les madan-sara, les berceuses de notre survie en tant que âme filiale de notre affection, de votre amour envers nous quelque soient vos statuts sociaux, vos caractères, vos positions ethniques, et autres.  Je ne peux que vous conseiller de garder la tête altière et forte dans vos souffrances, ne jamais se lasser.

Vous demandez d’esperer dans cet enfer… Par conséquent je prends le soin de vous couronnez avec mes mots, je vous salue! 

Sachiez que vos enfants, vos filles, vos mères de la survie puérile, vos grandes-mères passent de cette même manière tout en souffrant du misérabilisme Haï-tien. Juste pour transcrire un monde nouveau qu’elles voudraient que nous vivions, et qu’ainsi de votre fermeté, Marchandes d’Haïti, je Vous salue.

 Rédactrice : Franckyne Dorzil

Conception et Photo : Bonhéré Korki

 

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