Publications de BERTE DOUGOUNAN AMED (9)

7ème édition de la foire carnaval Bouaké 2011

La 7ème édition de la foire carnaval Bouaké 2011 a démarré ce vendredi 16 septembre.Là fonctionnait le système des quartéis (quartiers) qui délimitaient le territoire des grandes turmas, troupes populaires animant le carnaval, dotées chacune d’un « roi ».
Les turmas se mobilisaient dès le début de la cérémonie. Les éléments les plus doués répétaient les chants et étaient inoffensifs ou ambigus.
Ils  se réunissaient chez des particuliers ou dans des salles louées. Les séances, sous peine d’un châtiment impitoyable, devaient rester secrètes. Il en allait de même pour les répétitions de danse.

Le carnaval alimentait une petite industrie, en particulier l’art du ferblantier. C’était un lutteur redoutable sous son allure maigrichonne— qui fabriquait, dans le plus grand secret, toute sorte de lampions, d’objets ornés d’images et d’amulettes. Il travaillait exclusivement être des militants les plus fervents.
La répétition générale, en implorant la divinité pour que le carnaval se déroulât dans la « paix et la tranquillité« .
Mais il faut bien avouer que des bagarres violentes éclataient souvent entre turmas.
Hommes et femmes s’abandonnaient au plus fol enthousiasme. Errant de-ci delà, une mère frappait désespérément de sa main lasse une boîte de conserve en demandant qui, par hasard, aurait aperçu son fils, perdu dans la confusion générale.
Des filles en domino, tout de blanc vêtues, aux beaux déguisements, se posaient partout comme des papillons, excitant la curiosité des garçons et la jalousie des amoureux.
Ainsi va le carnaval jusqu’au mercredi, le bon coquillage, celui de la chance.
Les groupes sont fatigués. Ces coquillages, qui abondent dans les parages, composeront le repas de ce jour, repas bien arrosé, où l’on fera le bilan de l’année et où on tirera des plans sur l’avenir.

By dougounan

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à 130 ans le regard toujours vif

Officiellement, elle a 120 ans (selon ses papiers de baptême de l’Eglise catholique).  Mais officieusement, 130 ans, selon les membres de sa grande famille que nous avons rencontrée en sa compagnie, le vendredi 16 septembre dernier dans son village de Seguié, à environ 20 kilomètres d’Agboville, en Côte d’Ivoire. Elle est mère de neuf enfants dont quatre sont en vie. Le plus âgé des enfants qui vit encore a 70 ans. Une de ses petites filles a 59 ans. Elle a soixante dix arrières petits enfants et dix huit arrières et arrières petits enfants. Yapi Ognonchi Marie Marthe, la plus que centenaire de Seguié est à elle seule une curiosité, une passion et une grâce de Dieu. Echanger avec elle, dès que nous avons eu l’information de son existence, à notre arrivée à Seguié, était devenue une sorte de drogue à laquelle nous voulions au plus vite goûter.  Et nous n’avons pas eu tort ! Dès le seuil de la vieille demeure qui lui sert de maison, elle nous accueille aux alentours de 17 heures en nous sermonnant avec une autorité affectueuse sur notre retard. Nous étions pris dans cérémonie.

Ce n’est pas du tout, une vieille grabataire que nous rencontrons mais, oh miracle du Seigneur une plus que centenaire qui tient encore sur ses frêles jambes qu’une canne aide à soutenir.  Mieux Yapi Ognonchi, a toute ses facultés mentales. Elle nous rencontre l’histoire de son premier mariage qui n’a pas duré du fait des difficultés de santé de son premier amour et de son décès alors qu’elle a tenté le tout pour le tout. Ses déplacements  dans le village voisin de Boguié  puis à Adzopé pour sauver celui qui l’avait choisi en premier, certainement au début de l’année 1900. Elle se remariera à son décès et aura neuf enfants dont quatre hommes et cinq femmes.
Le secret de sa longévité ? Elle croit que cela est dû à la grâce que Dieu lui a donné, à la protection de la Vierge Marie et à l’amour qu’elle s’est toujours efforcée de partager autour d’elle. “Dieu a toujours été auprès de moi. C’est lui qui me soutien. Je prie toujours la Vierge Marie. Elle entend mes prières. Je ne supporte pas voir les gens souffrir autour de moi. Déjà jeune fille, je partageais toujours le peu de nourriture que je pouvais avoir. Sur la route du champ, je préférais porter les bagages des grandes personnes plutôt que le mien. Que je revenais d’ailleurs chercher après. Peut-être que c’est pour tout cela que le Seigneur m’a béni’’ Dit-elle en riant mais avec beaucoup de sérieux tout de même. Car pour elle, seul le respect des aînés et la foi en Dieu peut garantir une longévité semblable à la sienne. C’est aussi le principal conseil qu’elle donne aux jeunes. Même s’il est aussi vrai qu’elle envie ceux qui quittent  le monde maintenant « Je pense avoir suffisamment  vécu » lâche-t-elle l’air quelque peu amusé.
D’ailleurs, il y a10 ans de cela, à sa demande, on a simulé l’organisation de ses funérailles dans son village de Seguié  pour célébrer ses 120 ans.
En matière culinaire, notre sympathique plus que centenaire Yapi Ognonchi Marie Marthe, dit ne pas avoir de tabou. Elle mange tout ce qui est sain. Et affectionne surtout le foutou à la banane et au manioc.
by dougounan
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VIVEMENT LE DEMARAGE DES ACTIVITES DE LA CDVR

En décidant de mettre en place la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) son Excellence Alassane Dramane Ouattara a posé un acte de grande portée, dans le cadre du redécollage de la Côte d’Ivoire.

En effet, gouverner une nation réconciliée est le meilleur ciment d’une paix sociale.

Un fondamentale nécessaire pour atteindre les objectifs liés à l’amélioration des conditions de vie du peuple ivoirien.

Relativement à cet instrument de réconciliation, on constate beaucoup d’acte théorique, moins d’actions réelles. Jusque là, la phase concrète des travaux de la CDVR n’est pas encore abordée.

Pourtant urgence et priorité doivent être accordées à la CDVR.

Quatre raisons essentielles fondent cette affirmation :

Les plaies issues de la gestion des refondateurs ; le mirage entretenu d’un quelconque retour de Laurent Gbagbo aux affaires ; les bavures occasionnées par certains éléments des FRCI ; les passions nées des élections législatives prochaines et leurs conséquences.

dougounan

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Il n’ya pas un jour ou la presse écrite surtout ne nous fasse pas l’écho d’une bavure commise par un ou plusieurs éléments des FRCI. De ces dérapages aux conflits entre ces forces armées et certaines populations à l’intérieur du pays, on est tenté d’affirmer que la paix est fragile. Ces actes accroissent les tensions. Il met mal à l’aise le pouvoir qui prône l’union sacrée des fils de ce pays pour le développement. Ces éléments incontrôlés, on ne le dira pas assez ternissent l’image de l’armée par leurs comportement contraire aux règles civils et militaires. La réconciliation est à cet effet mis à mal.Il faut se dépêcher.

Dougounan

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La crise qui a secoué la Côte d’Ivoire ces derniers mois relève de l’élection présidentielle.

Les passions et les débordements, corollaire de cette consultation électorale, n’ont pas encore fini de parler d’eux. En termes claires, les impacts sont encore vivaces. Voici une autre qui est locale, mettant aux prises des fils d’une même région. Nul ne sait ce que cela coûtera aux populations.

Les rancœurs et les rancunes non encore effacées vont à coup sûr refaire surface. Vont-elles laissées place à nos instincts bestiaux constatés en Novembre 2010 ? Permettront-elles de tirer les conséquences du passé ? Nul ne peut prophétiser. Seul DIEU peut le dire.

La CDVR doit anticiper.

Dougounan

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En décidant de mettre en place la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) son Excellence Alassane Dramane Ouattara a posé un acte de grande portée, dans le cadre du redécollage de la Côte d’Ivoire.En effet, gouverner une nation réconciliée est le meilleur ciment d’une paix sociale.Un fondamentale nécessaire pour atteindre les objectifs liés à l’amélioration des conditions de vie du peuple ivoirien.Dougounan
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Les conflits à intérêt politique ou ethnique qui ont jalonné le règne de Laurent Gbagbo n’ont pas laissé une Côte d’Ivoire unie. A contrario, c’est un pays déchiré, défiguré, avec des populations qui se regardent en chien de faïence. Chacun attend son heure. L’entêtement de Laurent Gbagbo à confisquer, vaille que vaille, le pouvoir a approfondi le fossé entre les ivoiriens. La fraternité n’existe que de nom, grand est encore le fossé qui se creuse aujourd’hui entre des communautés, des amis, des collègues.Malgré le discours des autorités politiques en place, les mains tendues, les réactions sont timides souvent même inexistantes. Plus grave on parle d’une justice de vainqueur et entretient le rêve.
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Nous avons attendus tout ce temps espérantque les élections nous donneraient la paix" et maintenant c'est la peur: telleAïcha bien des Ivoiriens exilés au Bénin - un autre pays d'Afrique de l'Ouest,où ils sont un demi-million - disent leurs craintes face au blocage en Côted'Ivoire.Aïcha, étudiante de 22 ans, venue s'exiler au Bénin au lendemain de lapartition de la Côte d'Ivoire en deux depuis 2002, a "peur que les fils de monpays s'entredéchirent à nouveau".Comme elle beaucoup d'Ivoriens avaient cru en un retour à la normale dansleur pays d'origine qui connaît des crises politico-militaires depuis 1999date du premier coup d'Etat."Nous avions mis tout notre espoir en ces élections. Que notre pays disposed'un président qu'il aura choisi de lui-même. Qui qu'il soit, pour nous,l'essentiel était d'avoir un président pour une Côte d'Ivoire unie, c'estpeine perdu", confie Prisca Kouamé, une voisine d'Aïcha."Comment est-ce qu'ils sont en arrivé là? Veut-on nous dire aujourd'hui queBouaké ou Katiola ne font plus partie de la Côte d'Ivoire? Gbagbo et son N'Dréveulent brûler notre pays? Ils veulent donc gouverner ce pays dans le sang?",explose Charles N'goran, 28 ans étudiant à la faculté de droit à l'Universitéd'Abomey-Calavi.Il fait allusion à l'annulation pour "fraudes" des votes dans plusieursdépartements du nord, sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles(FN) depuis de 2002, qui a permis au président du Conseil constitutionnel PaulYao N'dré, de proclamer vainqueur Laurent Gbagbo. Il a inversé les résultatsde la Commission électorale indépendante (CEI) qui donnent la victoire àAlassane Ouattara, ce que reconnaît la communauté internationale.Selon le ministère béninois des Affaires étrangères, la colonie ivoiriennedans ce pays est forte d'environ 475.000 personnes dont 12.000 sont étudiants.Cette communauté s'est accrue avec la crise militaro-civile qui sévit en Côted'Ivoire depuis 2002.D'autres soutiennent le président sortant. "Ces rebelles doivent désarmeret reconnaître la victoire de Gbagbo. Ils prétextent que Gbagbo leur a volé lavictoire pour dire qu'ils reprennent les armes qu'ils n'ont jamais déposés,estime Lambert Logbo, membre de la représentation béninoise du Front populaireivoirien (FPI)."Il faut que nous arrêtions de nous faire dicter les ordres par les blancs,50 ans après les indépendances (...) Il faut laisser la Côte d'Ivoire qui estune grande nation gérer sa crise à l'interne", ajoute-t-il.Pour Malick Gomina, chroniqueur à la Télévision Canal 3 Bénin: "l'arrivéedu médiateur Thabo M'Beki est une première victoire pour Gbagbo qui veut unenégociation sur le partage du pouvoir. C'est bien ce qui va arriver, unesolution à la kényane, même si ici le vainqueur de l'élection a le soutien dubout des lèvres de la communauté internationale".Après les violences électorales au Kenya fin 2007, entre partisans duprésident Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga, un accord sous médiation del'Union africaine, finira par laisser M. Kibaki à son poste, M. Odingadevenant Premier ministre.
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La proclamation de la victoire du candidat de la majorité présidentielle a été préjudiciable pour les habitants de la cité des montagnes et plus particulièrement les cadresde la majorité présidentielle (LMP) et le système éducatif. 05 minutesaprès la sortie de Paul Yao N’dré, président de la coursconstitutionnelle, les jeunes militants du rassemblement deshouphouëtistes pour la démocratie et la paix sont sortis spontanémentpar milliers qui avec une machette, qui avec un gourdin.

Leurs cibles: les résidences des cadres de LMP qui ont tous été passés à sac. Les mesures sécuritaires prises par les forces armées des forces nouvelles n’ont pu empêcher lesdégats. Les infrastructures de l’éducation nationale tels que ladirection régionale (DREN), les inspections de l’enseignement primaire,le collège moderne de Man et le collège Blon de Man ont tous été pilléset saccagés.

Le vandalisme a atteint son paroxysme. Le commandant du groupement d’instruction 1 s’est vu obligé de prendre des mesures vigoureuses pour mettre un terme aux actes de violences.Vendredi et Samedi, le cabinet du commandant Losseni Fofana a procédé àune sensibilisation des populations afin « que chacun donne des conseils à ses enfants ». Les radios de proximités ont été réquisitionnées pour diffuser des messages d’apaisement.

En ce qui concerne les mesures vigoureuses, des pillards ont été mis aux arrêts avec récupération des quelques bien volés. La journée du samedi, Man donnait l’apparenced’une ville morte. La sécurité a été renforcée autour des édificespublics et les commerces. Les derniers pillards qui ont tentéd’assouvir leurs besognes ont été matés. Et ils ont eu leurs jambespour se sauver.

Dimanche, la vie a repris son cours normal. Mais le triste constat, c’est le départ massif des fonctionnaires redéployés vers le sud. Le corps préfectoral est en cemoment absent dans le département. Cette situation s’est empirée par ledépart des forces de défense et de sécurité vers le sud.

Au niveau de la communication, le signal de la télévision première chaine n’est pas reçue par les Mannois (population de Man). Renseignement pris auprès du chef du centreémetteur de la RTI (radiodiffusion télévision ivoirienne), Il s’agitd’une panne technique sur l’exciteur de l’émetteur de la télévision.


by dougounan

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