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Ils prétendent être des anciennes victimes de cette maladie pour quémander, auprès des passants, de l’argent dit de taxi.

Les mendiants ont décidément plusieurs tours dans leur sac. Dès la caducité ressentie d’une technique, ils innovent. Comme quoi, à gros gain, un esprit fort créatif. Les plus anciens dans le « métier » sont les têtes pensantes. Fini les longues heures couchées sur le trottoir, le ventre bandé et une plaque pour solliciter l’aide des âmes sensibles. Adieu les courses et bousculades entre eux, manquant de se faire écraser, pour obtenir (si possible) des piécettes d’un passager généreux du taxi garé à la hauteur des feux de signalisation. Bye-bye l’idée de jouer aux aveugles et se faire démasquer à chaque fois. Il faut se démarquer des novices ou des plus petits. Et leur nouveau « fonds de commerce » est les accidents Vasculo-cérébraux. Comme par miracle, « ils sont physiquement bien portant que vous. Ils ne vous abordent jamais dans leur quartier. C’est la 3e fois que je tombe sur l’un d’eux qui me tient le même refrain », s’étonne Flore Tchamba, rencontré à Bonanbéri.

Ces mendiants tutoient la quarantaine. Ils déroulent les mêmes phrases quand ils vous apostrophent : « Wende duala ? » ou « Wa topo’o duala ? ». Traduction : « Tu es douala ? » ou « Tu parles duala ? ». Que ce soit une réponse affirmative ou négative, « c’est en français qu’ils poursuivent leur discours d’escrocs », souligne Constantin Bikeley. C’est en décembre 2012, juste avant les fêtes de noël, que ce dernier a été abordé « non loin de l’hôtel royal par un monsieur qui traînait son pied, je crois gauche. Il me dit qu’il avait frappé d’un Avc et il est venu prendre l’argent des médicaments à sa sœur qu’il a manqué. Il doit rentrer à Bepanda-Omnisport et n’a pas d’argent de taxi ». Invité à emprunter le même taxi que lui le rond-point Deïdo, « il a refusé et voulait de l’argent. Je lui ai remis 200 Fcfa avant de me rendre compte que c’était une farce qu’il faisait à quelqu’un d’autre après moi. Il était bien valide », se souvient Constantin.

Depuis lors, ces mendiants d’autre genre inondent la ville de Douala. Leur méthodologie mise en place pour se faire de l’argent prévoit toujours « des destinations très loin du liue où de votre rencontre. Leur destination vaut toujours deux taxis minimum. Si vous êtes à Ndog-Passi par exemple, ils vous parleront de Bonabéri ou Log-Pom. Vis-versa. Et quand ils prennent cet argent, ils marchent normalement. Quand vous parlez, ils vous insultent copieusement  », explique, comme si elles s’étaient concertées auparavant, Flore et Marie Louise. Cette nouvelle technique d’approche semble bien marcher. « Voila l’argent que j’ai pris. Ça me permettra de manger. Ça te gêne ?», interroge celui qui venait d’interpeler Flore Tchamba, en nous présentant une poignée de pièces de Cfa. Cette mendicité prolifère probablement à cause du « mois de janvier qualifié comme étant le plus difficile de l’année. L’argent étant finit avec les fêtes de fin d’année, certaines personnes sont obligées de posséder comme ils peuvent, au point de salir leur dignité humaine, pour manger. Ce regrettable», reconnaît Tsague, étudiant en sociologie à l’Université de Douala. A côté d’eux, certains arnaqueurs qui, au carrefour Mvog-Mbi à Yaoundé, disaient aux passants qu’ils ont traversé sur un remède invisible pour les dépouiller de leurs bijoux, argent et portable, même en plein jour, se retrouvent aussi à Douala. Le nouveau terrain de chasse. Vigilance !

Frank William BATCHOU

 

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Français d’origine Guadeloupéenne, ce « Sérial lover » dit se sentir allaise chaque fois qu’il arrive au Cameroun. Dans cet entretien, il revient sur son récent séjour au pays des Lions Indomptables, sa jeune carrière artistique riche en récompenses et ses nouveaux projets.

 

Il n’y a pas longtemps vous étiez au Cameroun pour quelques concerts. Quel souvenir gardez-vous de ce pays de l’Afrique centrale ?

Effectivement. J’ai eu l’occasion de me produire en concert au Cameroun plus précisément à Douala il y a quelques années mais mon séjour le plus récent date de quelques mois à l’occasion des noces de la fille du Roi de Bandjoun et de Gérémie Sorel Njitap, l’ex joueur du Réal de Madrid et de Chelsea.

Forcément, il y a des choses que vous voudriez bien qui soient revues au cas où ce voyage venait à se représenter. Ce sera quoi et pourquoi ?

Jusque là, j’ai été très bien accueilli mais effectivement, si jamais je devais retourner à Bandjoun, j’aimerais cette fois y aller en avion car le trajet était un peu long en voiture. Même si les 4X4 de la famille royale sont très confortables (rires) !

Faisons un peu un flash-back pour parler de vos débuts, 1997, dans la musique. Comment débute l’aventure avec le groupe Kwebee ?

L’aventure Kwebee a débuté en 1990 à la MJC des Abymes en Guadeloupe. Au début, le groupe était composé de 4 chanteurs et de 5 musiciens. On a enregistré 2 maxi-singles en 1997 ((MAGIC DREAM) et en 1998 (ANNIE) qui ont été très bien accueillis. On tournait pas mal en play-back mais malheureusement, on avait très peu de représentations en live. Alors, petit à petit, les musiciens ont commencé à déserter les répétitions jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le batteur et les quatre chanteurs. Vu que le batteur assurait en « big boss », on a finalement monté une formule à 5 voix. On reprenait a capela des standards de la variété antillaise et internationale et c’est sous cette présentation que le groupe s’est illustré sur scène aux côtés d’artistes prestigieux tels que Jean Jacques Goldman (tournée « En passant ») et au cinéma avec Pascal Légitimus (apparition dans Antilles sur Seine).

Après ces deux maxi-singles qui ont caracolé en tête de tous les hits dans les Caraïbes, avec Kwebee, vous décidez néanmoins d’évoluer en solo. Est-ce la notoriété acquise ici qui vous a fait abandonner le groupe ou une décision des membres de faire, chacun, son chemin ?

En fait, pour tout vous dire, je faisais encore partie du groupe en 2003 quand j’ai eu du succès avec Allianstars (A jamais, Pépa oubliéw )! Le groupe à toujours été ma priorité. Juste pour info, les autres chanteurs n’étaient pas moins actifs. Certains étaient choristes et d’autres officiaient dans des comédies musicales (Patrice Hulman « La rue Zabym de Paskal Vallot »). Seulement, après quelques années passées à  voir que le projet Kwebee n’aboutissait pas, nous avons décidé sagement de prendre chacun un autre chemin. Aujourd’hui, tous les membres du groupe sont reconnus à différente échelle et nous observons de loin l’évolution de chacun. Nous sommes tous reconnaissants de ce que Kwebee nous a apporté en termes de rigueur et d’esprit d’équipe. D’ailleurs, en parlant d’esprit d’équipe, depuis mon succès national, j’ai produit deux des membres de Kwebee en la personne de Jimmy Dévarieux et de Willy Rousseau, à découvrir sur « Dis-moi zouk by Medhy Custos ». Pour moi, l’ambition et la solidarité ne sont pas des qualités incompatibles.

Quand Medhy Custos regarde son passé avec tous ces prix engrangés depuis 2003 (deux fois Prix Sacem, trois Césaire, un Kundé d’Or, un prix au CarribéanAward…), que dit-il ? Il est déjà arrivé au sommet de son Art ou qu’il a encore du chemin à parcourir ?

Oulaaaa… J’espère qu’il me reste encore bien des choses à accomplir et à découvrir… Lol! Les récompenses sont des repères qui jalonnent la carrière d’un artiste mais la musique est une femme capricieuse qui ne cesse de se faire désirer. Et moi encore aujourd’hui, je l’aime avec passion. A mon avis, ma soif de conquête est très loin d’être étanchée ! J’ai toujours cette envie d’explorer de me bonifier ou de me mettre en danger pour me redécouvrir et me transcender à chaque fois. Avoir envie est une sensation merveilleuse qui n’à pas prix !

Revenons sur l’album « Dis-moi zouk by Medhy Custos » qui fait votre actualité, et qui connait la participation des artistes de la communauté afro-antillaise. Et si tu nous en parlais en profondeur.

« Dis-moi zouk by Medhy Custos » est un CD / DVD de 20 titres dont 18 inédits et 20 clips ! On y retrouve « Avec toi ».... mon tout récent single et « Esa Noche » une version explosive du gros succès « Cette nuit » interprétée cette fois en duo avec Monica Perreira, une chanteuse Bissao Guinéenne qui me donne la réplique en Portugais... A côté de moi, il y a Constance, une chanteuse Cap Verdienne qui nous propose un hit de variété Zouk, évident dès la première écoute, et le très talentueux Caribéen Sensitive (tell me who) qui revient avec « A dé », un hit dancefloor très efficace.

« Dis-moi zouk by Medhy Custos », c’est également des vedettes haïtiennes T-Micky, Mika-B et T kabzy de l’Océan indien, Isnel ; les Togolais de Wézépé avec un « Kudurutubesque » pour les clubs..., Kim, Stony, Stéphanie René des Antilles, Jonathan de la Guyane et la nouvelle coqueluche du zouk Yohan sur une adaptation de « Kalin (Gilles Floro) » en feat avec Dj Jaïro.

On y trouve également Spart Mc du Reggaeton de haute qualité, Illmino feat Ap du 113 sur un hit de Pop créole, du dancehall avec Orti, et LBD avec une adaptation électro caribéen de « Sea, sex and sun »  by Serge Gainsbourg.... Willy Rousseau, ex membre du groupe Kwebee, le groupe qui m’a révélé, fait son tour de chant. Et pour finir, je soulignerai la présence exceptionnelle de Wyclef Jean en duo avec la pétillante Jocelyne Labylle ! En résumé « Dis-moi zouk by Medhy Custos » est la nouvelle génération Afro-Antillaise et caribéenne au goût multiple qui pour la première fois est mise en avant.

Vous l’avez dit. Vous signez votre come-back dans ce Cd via le single « Avec toi » ; presque quatre ans après l’album « Ouvrir les ailes ». Beaucoup de temps loin de vos fans. Certains ont cru que vous étiez déjà en panne d’inspiration musicale...

Quoi ? Déjà 4 ans (!) ? Je n’ai même pas vu le temps passer… lol Désolé pour mes fans si l’attente a été si longue mais j’avais besoin de me retrouver avec moi-même et de faire le bilan de ces 15 dernières années que la musique a occupé en priorité. Aujourd’hui, je reviens neuf d’envie et j’ai de nouvelles choses à dire à mes divas et à tous ceux qui me suivent depuis toutes ces années. Alors, soyez prêts à accueillir un Medhy Custos requinqué, rechargé à bloc, et plein d’énergie pour vous en 2013 !

« Avec toi ». A qui s’adresse le sérial lover que vous êtes ?

Ahahah… C’est une question qui vaut de l’or ! Je vous répondrai qu’il suffit de bien regarder le clip pour comprendre que je m’adresse à mon public, à toutes ces divas que j’ai croisé sur la route et qui n’ont jamais changé de cap et qui sont restées à attendre mon retour au devant de la scène. Et c’est parce qu’elles n’ont jamais bougé et qu’elles m’ont toujours sollicité que j’ai l’impression que je vis le grand Amour. Donc, maintenant que les bases d’une relation forte sont posées, nous allons pouvoir avancer ensemble vers un projet plus grand, plus solide.

Pour la première fois, Alcatel One touch a décidé de s’allier à votre projet. Les convaincre a-t-il été facile pour la superstar du zouk que vous êtes ?

Au début c’est vrai que j’avais des doutes car en France, il n’est pas coutume qu’un artiste de zouk intéresse une si grande enseigne. Cela dit, mes références ont parlé pour moi ( N°1 de l’air play en France, concert à guichet fermé à la Cigale et à l’Olympia etc…) et après quelques mois de tractation, mon équipe est arrivée à un accord qui nous permet aujourd’hui d’entamer une relation qui, je l’espère, s’inscrira dans la durée.

A quand, en exclusivité, le prochain album solo de Medhy Custos ?

Mon prochain album est prévu pour l’été 2013 !

Comment préparez-vous ce concert annoncé au Bataclan le 26 octobre 2013 ?

Pour le Bataclan, je me prépare comme un sportif de haut niveau sauf que mon tatami c’est la scène. Et pour cette scène ou je ne me suis pas encore produit, je me dois d’être au top de ma forme, et de mon chant pour mes fans qui, bien avant ce rendez-vous, auront surement découvert les quelques nouvelles chansons de l’album avec lesquelles nous allons passer  des moments très forts et riches en émotions.

Medhy Custos serait-il prêt à refaire le voyage pour le Cameroun si l’occasion venait à lui être à nouveau présentée ?

Oui bien entendu. Car, j’ai commencé à tisser des liens avec cette terre et cette population dont je me sens parfois si proche. Comme on dit chez moi : « jamais deux sans trois » ! En attendant pour tout savoir en temps et en heure suivez l’actualité de MEDHY CUSTOS sur https://twitter.com/MEDHYCUSTOS1 et http://www.facebook.com/pages/MEDHY-CUSTOS/. Gros Bizou… A  très bientôt !

Entretien avec :

Frank William BATCHOU

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Interview. Vainqueur du Kora Music Awards de meilleur espoir féminin en Afrique du Sud en 1997, cette chanteuse gabonaise de talent est une fierté pour l’Afrique. Dans cet entretien, elle revient entre autre sur son best off dans les bacs depuis novembre 2012, son concert annoncé au mois juin 2013 à Douala au Cameroun et la politique « incorrecte » menée en Afrique centrale. Un régal !

 

Après de « Mighoma à vousss » sorti en 2011, vous êtes revenues sur le marché, le 21 novembre 2012, avec « Mon point zérooo ». Ce nouveau projet reste-t-il dans la même veine que le précédent ?

Bonjour Frank William. Tout de go, je dirais non. Après « De Mighoma pour vous », « Mon point zérooo » est un best of de mes 5 albums (« Afrique mon toit » en 1997, « Diboty », en 2002, « Je t’invite » en 2005, « Le chant c’est mon champ » en 2008, et « De Mighoma pour vous » en 2011, Ndlr)  avec un titre inédit intitulé « Sénégal ».

Arrêtons-nous au titre. Ce best off est-il un nouveau départ pour Annie Flore Batchiellilys ?

C’est un titre qui veut dire que je remets le compteur de ma vie et de mon chant à zéro, pour leurs donner une autre direction dès à présent.

Il est dans les bacs. Mais dans les chaumières, on vous annonce en concert au Cameroun, précisément à Douala. Une certitude ? Et pour quelle raison ? (rentre-t-il dans le cadre d’une tournée africaine ?

Chanter au Cameroun depuis ces derniers temps était devenu un rêve pour moi. Heureusement, ce rêve va se concrétiser au mois de juin 2013 à Douala. J’aime le Cameroun et je sais que ma musique à une place dans le cœur des Camerounais. Ce concert, pour moi, rentre dans le cadre d’après « mon point Zérooo ». Il va consister à porter mon message aux populations camerounaises et ce message parle de l’unité et des différences pour le meilleur dans nos vies, dans nos villages, dans nos Pays respectifs.

On vous aurait plutôt attendue après la sortie du précédent album, très spirituel d’ailleurs, coproduit par le chanteur camerounais Sam Fan Thomas…

J’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’amour au Cameroun pour la réalisation de cet album « De Mighoma pour vousss ». J’en profite pour dire merci au Grand Sam Fan Thomas et à toutes les personnes qui sont venues donner du leur pour la réalisation de ce projet qui n’avait même pas un FCFA : Samy Lerenoy, Clarence Muicha, Final D, Bill Muicha , Massoma, Jade, Papy Anza, Sidney, Sam Fan Thomas, Papa Demoko, Askia Sadey, Kamy, Marsi, Moka, Henry Njoh, Olymp, Sarial Ndassi, Fabo Claude, Haoussa Drums, Laure Kamga, Blaise ESSAME et tous ceux que j’oublie. Merci du fond du cœur pour tout votre soutien et au plaisir de se retrouver en Juin pour cet autre rendez-vous.

Le succès d’estime qu’a remporté « Mighoma à vousss » vous a-t-il satisfaite ?

« De Mighoma pour vousss » à fait son chemin malgré le manque de moyens financiers pour sa promotion. Mais, c’est un album qui va continuer à nous bercer et nous orienter.

 

Vous est-il déjà arrivé un jour, traversé par le doute, de penser à arrêter la musique ?

(Eclat de rire et effet de surprise). C’est maintenant que je suis entrain de me poser la question : Est-ce que je continue ou j’arrête avec la musique ? C’est d’ailleurs pour cela que ce best off est intitulé « Mon point zérooo ».

Qu’est-ce qui vous motive, malgré les difficultés qu’on rencontre dans le fonctionnement du show-biz, de continuer à exercer ce métier ?

(Rire) Je parle de mon point zéro. C’est parce que je ne voie plus loin pour le moment.

Peut-on dire que vous êtes une artiste qui réussit à chanter la spiritualité sans que sa musique ne soit catégorisée « musique religieuse » ?

Mon chant ne chante pas pour plaire. Plutôt, il parle. Et j’espère qu’il arrive dans les cœurs des personnes qui entendent le message.

Vous êtes aussi ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef au Gabon. Est-ce la raison pour laquelle vous avez organisé, pour la première fois d’ailleurs, le festival « Une étoile est là » à Pk6 à Libreville ? Quel est ou était son objectif ?

Hum… C’est long cet épisode…

Raconte qu’en même…

J’ai habité dans ce quartier difficile pendant dix (10) mois. Avec les jeunes, nous avons organisé ce festival pour leurs montrer le chemin à suivre et ce qu’il faut faire. Parce que, chez beaucoup de nos enfants en Afrique en général et au Gabon en particulier, on ne leurs montre pas le chemin et ce qu’il faut faire. C’est pour cette raison qu’ils font mal, posent des actes pas corrects dans la vie.

 

Vos propos sont toujours très acerbes envers les régimes africains. Vous ne cessez de revendiquer la démocratie et la paix en Afrique, et en Afrique centrale en particulier. Est-ce à dire qu’il en n’existe pas dans cette sous-région ?

Regardez seulement le peuple. Pour tout vous dire, le peuple est orphelin et moi, je pense que l’on peut faire une politique humaine qui prend en compte tout le monde et donne à tous et à chacun, des droits et des devoirs.

Et la libre circulation des biens et des biens et des personnes évoquée à chaque reprise par nos dirigeants alors…

Si on veut, on peut. Que nos politiciens ne parlent plus, qu’ils concrétisent et je crois à la  bonne volonté de l’Homme.

Est-ce pour promouvoir la paix, l’unité et la justice en Afrique que vous projetez aussi organiser un grand concert au stade sino-gabonais à Libreville en 2014 ?

C’est un rendez-vous pour nous dire que l’Unité demande beaucoup d’efforts et le bébé qu’il donne à la vie, c’est la Paix. Quand il y a la Paix, chacun peut gagner sa vie à la sueur de son front comme nous le demande Dieu. Et je crois en cette force de l’Unité. Nous devons voir véritablement sa valeur ; sinon, nous ferons autre chose de terrible.

Annie Flore Batchiellilys… Diboty !

Diboty. Diboty Frank William

 

Propos recueillis par :

Frank William BATCHOU

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Les habitants de ce quartier, les personnes âgées en majorité, en souffrent. Les policiers profitent de la circonstance pour se faire de la manne sur les personnels.

 

Plus d’un an déjà que ça dure. Le temps est passé. Les blessures se sont cicatrisées. La mesure prise par les habitants de Deïdo, entérinée plus tard par les autorités administratives de la ville de Douala, demeure effective. Celle de la non-circulation des moto-taximen dans ce quartier. Une pilule difficile à avaler par des personnes d’un certain âge. « C’est très difficile pour nous mon fils. Je prenais la moto ici dès que je sortais de la maison. Maintenant, il faut marcher jusqu’au carrefour là, avec la chaleur et le soleil, pour chercher le taxi. Ce n’est pas facile à mon âge », explique veuve Eboumbou rencontrée au lieu dit hôtel Deïdo plage. Épuisée  elle scrute le chemin à parcourir à pied.

Cette mesure date depuis le 1er janvier 2012, pendant les émeutes éclatées ici après l’assassinat du jeune Eric Mone, habitant du quartier (voire papier ci-dessous). Plusieurs cases ont été enregistrées, des maisons et motos ont été incendiées. Malgré l’accalmie, l’interdiction n’a pas toujours été levée. Un fait incompréhensible selon Moukoko Ekwalla, habitant dudit secteur. « Je pensais que cette mesure devait durer juste le temps de trouver les auteurs de ce forfait. Rien n’a changé alors qu’on a avait déjà trouvé le meurtrier du jeune Monny qui était à l’origine de l’interdiction des motos. On devrait lever cette mesure. Même si personne n’en parle ouvertement, c’est pénible. Certains benskineurs faisaient du désordre avec leur engin mais ils étaient importants pour la population », pense ce sexagénaire avec nostalgie. Pour Hyacinthe Ebenye, débrouillarde, « il est impossible pour le taximan de venir vous laisser ici dans la nuit. Ce que faisaient les moto-taximen. On est obligé de descendre à pied avec tous les risques d’agressions que cela comporte. On doit revoir cette mesure ».

Argent de poche

Cette approbation par les autorités administratives  de la ville de Douala concernait uniquement les conducteurs de mototaxis. Comme dans les quartiers tels que Bonapriso, Bali et Bonanjo. Pour certains benskineurs, « Deïdo est devenu une république dans la république au point où, ce sont les habitants qui nous interdisent de circuler. Ils refusent l’accès des motos et sont les premiers à pleurer », dit Ludovic, benskineur. Mêmes les personnels, sont interpelés par des policiers qui, officiellement, n’assurent plus la surveillance. Ceux-ci arrivent à « la rue des stars » aux environs de 8h, interceptent les hommes qui vont au travail et récupèrent leur engin. Créant au passage de vives disputes. « Je ne suis pas benskineur. J’habite ici et je vais au boulot. Vérifiez mes papiers qui sont complets et laissez-moi partir. Je suis déjà en retard », souhaite, ce 16 janvier 2013, cet agent d’Aes Sonel. « Pas besoin, rétorque le policier. C’est une moto et c’est interdit de circulation. Si tu veux partir, fait un geste sinon, on la conduit au commissariat. Et là, tu payeras plus cher ». D’après les habitants du coin, ce temps d’arnaque est de deux heures maximum. « Dès qu’ils ont un peu d’argent de poche pour la journée, ils s’en vont et ne reviennent que lorsqu’ils sont foirés », explique une gérante de call-box. Leur activité ne prendra pas fin de si tôt. Car, la levée de l’interdiction n’est pas pour demain.

Frank William BATCHOU

 

Deïdo

A l’origine, une affaire de meurtre et de vol

Tout a commencé au petit matin du 31 décembre 2011. On apprend que des bandits à bord d’une moto ont assassiné le jeune Mene Eric, un jeune du quartier Deido. Difficile de certifier d’affirmer ou pas si les assassins étaient des moto-taximen. Ce drame a crée un regain d’hostilités entre les habitants de Deïdo et les conducteurs de mototaxis. Les « Deido boys » ayant juré de venger leur ami. Les premiers affrontements ont donc eu lieu toute la matinée du 31 décembre avant de s’estomper avec l’euphorie des fêtes de fin d’année. Mais le 3 janvier 2012, aux premières heures de la matinée, ce quartier populaire de Douala s’est à nouveau embrasé. Et pour cause : le vol du sac à main d’une habitante de Deido par des individus à bord d’une moto. Toute chose qui a suscité à nouveau le courroux des jeunes de Deïdo.

Ces derniers ont interdit la circulation des mototaxis dans le périmètre dudit quartier. Ils veillaient au grain pour l’application de cette décision, avec des unités de garde créées. Ceux des motos conducteurs qui s’entêtaient voyaient leur moto arrachée et brûlée. Avant les premières lueurs du jour, le bilan était lourd. De leur côté, les conducteurs de moto ne se sont pas fait prier. Ils ont organisé la riposte. Des colonnes sont parties des quartiers Grand moulin, Bependa et Bessengue pour infliger une « correction exemplaire » aux jeunes de Deido. Toutes les unités de police, de la gendarmerie et de corps spécialisés tels que l’Esir et la police anti-émeute ont été alertés. Cela n’a pas empêché la détermination des conducteurs de motos de mener leur assaut. Des affrontements ont eu lieu entre la police et les émeutiers à Mobil Bonakouamouang, feu rouge Bessengue, au carrefour école publique Deido, à l’axe lourd Bonateki. Les deux groupes de jeunes armés de gourdins, de lattes et de pierres, avec les hommes en tenue au milieu pour contrer, se sont affrontés. Le bilan est lourd. Plusieurs maisons et des commerces incendiés à Deido, des motos brulées, de nombreux blessés graves transportés dans les hôpitaux. On parle même de deux morts. Le quartier est resté sous haute surveillance policière, de jour comme de nuit, pendant plusieurs mois. La psychose s’étant emparée des habitants qui ne savent plus par ou le danger pouvait venir. Des tensions qu’il faudrait éviter dans le futur.

Frank William BATCHOU

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Refonte biométrique. Le pourcentage (35%) classe cette région au septième rang national. Elecam a mis de nouveaux moyens en place pour combler le déficit avant la date de fermeture de cette opération pré-électorale.

 

On s’achemine progressivement vers la date butoir des inscriptions sur les listes électorales. Dans la région du Littoral, ce n’est pas la grande affluence. Seuls 35% des objectifs sont atteints à ce jour. Soit environ 289.500 électeurs inscrits. La démotivation est plus poussée dans le département du Wouri avec moins de 200.000 personnes figurent sur le fichier électoral. Cette absence d’engouement autour de l’opération d’inscription sur les listes électorales est due à la désaffection des populations, la spécificité des activités économiques des populations du Wouri, le manque de temps et d’informations. « Les élections ne m’intéressent plus au Cameroun à cause des fraudes observées dans le processus depuis plusieurs années. Cette désapprobation a commencé depuis les élections de 1992. Inscription ou pas, il y a des candidats qui sont d’office sûrs de gagner. Ce n’est pas important. Je le referais quand les choses vont changer », estime Parfait Djoumsie, rencontré au marché Nkoulouloun. Son acolyte, Juliette Wansi, de poursuivre : « Elecam n’informe pas assez les gens. En plus, je ne vais pas laissez mes effets ici pour aller m’inscrire. S’ils ne veulent pas venir ici, qu’ils laissent parce que personne ne nourrit mes enfants. Les cinq minutes que je perds, je pouvais écouler toute ma marchandises ».

Pourtant, l’inscription se fait en moins de cinq minutes. Pour remobiliser et motiver les populations, « tous les acteurs du processus électoral doivent jumèlent leur effort pour permettre à Elecam d’atteindre les objectifs qu’on s’est fixé au départ. Inscrire le maximum de camerounais sur les listes électorales. Il y a des leaders d’opinion qui ont donné des mots d’ordre de boycotter les inscriptions », soutient Thomas Edjake Bonda, membre du conseil électoral dans le Littoral. A cette allure, pense certains leaders de l’opposition, « on n’a pas l’impression qu’on va atteindre même les 800.000 électeurs prévus par Elecam. Nous sommes alors loin du comble », estime Anicet Ekanè du Manidem. Me Jean De Dieu Momo du Padec affirme, pour sa part, avoir été « le premier à décrier les dérives d’inscriptions. Mais quand je voie l’un des responsables d’Elecam dire qu’à ce stade il n’y a pas encore de fraudes, je me dis que c’est une façon d’encourager davantage les fraudes qui sont visibles ».            

La société civile n’est pas en marge. Elle avoue avoir déjà « convaincu nos populations parce que si tu n’as pas la carte d’électeurs, comment tu vas participer à l’édification de ce pays. Vraiment, je crois que les camerounais sont entrain de comprendre, surtout ceux de ma communauté », explique Jean Banassoukek. Cependant, tous prescrivent à Election Cameroon d’intensifier sa communication, de se montrer plus crédible auprès de la population et plus présent sur le terrain. Depuis quelques jours déjà, Elecam se déploie dans certains marchés et carrefours à forte densité pour inscrire les populations. Ce n’est qu’ainsi, que cet organe chargé de gérer les élections au Cameroun pourra espérer atteindre le cap de 100% au soir du 28 février 2013.

Frank William BATCHOU

 

Réactions

Hervé Emmanuel Nkom, membre du comité central du Rdpc

Elecam peut faire mieux. Mais, il ne s’est pas donné assez de moyens pour réaliser ses inscriptions dans une ville qui compte plus de trois millions d’habitants. Avoir 25 kits à douala c’est faible pour réaliser de grands scores. Il faut que la communication s’améliore d’abord et il faut qu’Elecam la fasse et que les partis politiques se concourent au suffrage universel en faisant que les gens viennent s’inscrire.

 

Me Momo Jean De Dieu, président du Padec

Il y a un contact, c’est qu’il y a peu d’engouements des populations à s’enregistrer sur les listes électorales. La perte de confiance dans notre fichier électoral. Les gens vous disent qu’on va aux élections pour faire quoi ? Que vous ne pouvez pas gagner parce que les vainqueurs sont déjà connus. Donc, c’est une perte de temps. Pour contrer cela, nous demandons une forte mobilisation d’Elecam sur le terrain

 

Thomas Edjake Bonda

Le principal problème c’est que nous n’avons pas encore suffisamment enrôlé les camerounais sur les listes électorales.  C’est parce qu’ils trainent encore le pied. Nous avons travaillé pendant près de soixante-dix jours ; il nous en reste quarante. Il n’y a pas d’échec. Bien au contraire, nos enfants et nous-mêmes sommes sur le terrain. Nous travaillons avec l’appui des autres acteurs qui ont fait de leur mieux pour qu’on atteigne ce niveau et nous espérons qu’ils feront plus pour qu’on aille plus loin.

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Le constat est fait. Le système carcéral est agonisant. Les prisons de la région du Littoral en particulier et celles du Cameroun en général étouffent. Pire, elles se consument et se meurent lentement. Au vu et au su des pouvoirs publics et pénitentiaires impuissants. La mort dans l’âme, ces pensionnaires en payent les frais au quotidien. Tout ou presque est à refaire ici. Tant, les conditions de détention sont déplorables. Le traitement des prisonniers est presqu’identique à celui pratiqué dans des camps de concentration. Ce travail est effectué à la suite du rapport produit par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) – Littoral du Cameroun après les visites récurrentes les six maisons d’arrêt (une prison centrale et cinq prisons principales) que compte la région entre janvier et décembre 2012.

Il ressort de cette enquête que les infrastructures sont caduques. Parce que construites presque toutes dans la période coloniale. La prison centrale de Douala par exemple a été bâtie en 1900. Pendant ce temps, on assiste à une forte croissance de la population carcérale. D’où une insuffisance du personnel d’encadrements des bagnards. Sur le plan sanitaire, les prisonniers « chanceux » bénéficient de l’aide des âmes de bonnes volontés et les plus nantis font recours à leur famille. Côté alimentaire, la ration d’un détenu est passée de 137,9 Fcfa à 108 Fcfa par jour. Incroyable pourtant vrai. Raison pour laquelle, la vente des stupéfiants et de l’homosexualité sont en nette croissance. Sans omettre les évasions devenues récurrents. Chacun aspirant à une vie meilleure. Pour l’éviter, les chaînes sont utilisées ici comme moyen de « sanction » et de « sécurité » ; au mépris des normes internationales en matière de traitement des détenus.

 Frank William BATCHOU

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Les conditions de vie carcérale des détenus restent problématiques dans cette région. Le budget journalier d’un prisonnier est de 108 Fcfa. Et la baisse drastique continue.

 

Valentin Bilaï est un détenu de vingt-sept ans de prison. Faute de n’avoir pas pu s’acquitter d’une amende de 37.000 Fcfa fixée par le juge du Tribunal de grande instance du Wouri, il a écopé d’une contrainte par corps. Autrement dit, d’une condamnation de deux ans d’emprisonnement en juin 2011 et a finalement purgé six mois de détention en plus. Des cas similaires de contrainte de corps, exigeant au détenu le paiement complet des amendes et/ou frais de justice avant libération bien qu’ayant déjà purgé entièrement et régulièrement sa peine privative de liberté, sont légions dans les prisons camerounaises en général et celles de la région du Littoral en occurrence. Cet acte, selon l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat)-Littoral au Cameroun, engendre une surpopulation carcérale avec à la clé, le non-respect des normes universelles reconnues en la matière. Qu’il s’agisse des effectifs des détenus ou du personnel d’encadrement.

 

1-    Surpopulation carcérale

Ce travail a été effectué entre janvier et décembre 2012 dans les six prisons de la région du Littoral. Ici, le nombre de détenus croit au fil des jours en dépit de la vétusté, du délabrement et de l’exiguïté des infrastructures qui datent pour l’essentiel des années coloniales. Cas de figure, la prison principale d’Edéa. Elle a connu un accroissement de l’ordre de 30% entre janvier et novembre 2012 (de 282 détenus fin janvier à 366 en fin novembre). Ce surpeuplement carcéral est dû, rapporte l’Acat, aux lenteurs des tribunaux à transmettre les dossiers des détenus libérés de suite d’une décision du tribunal aux greffes des prisons des prisons ainsi qu’aux lenteurs des procédures judiciaires des dossiers en instances. Ce qui explique pourquoi les personnes en détention préventive représentent pratiquement les ¾ des populations carcérales. A la prison centrale de Douala par exemple, 2200 sur 3100 détenus y sont en détention préventive. Pendant ce temps, on assiste à un faible effectif du personnel pénitentiaire. D’où le mépris de la norme qui est de un gardien pour cinq détenus. En fin novembre 2012, on dénombrait, à la prison centrale de Douala, 170 personnels d’encadrement pour 3100 détenus. Soit 18 détenus pour un gardien. A Edéa, on avait 22 personnels d’encadrement pour 366 détenus. Soit 17 détenus pour 1 gardien. A Mbanga, on avait 37 personnels d’encadrement pour 325 prisonniers. Soit 9 prisonniers pour 1 geôlier. A Yabassi, on avait 10 personnels pénitentiaires pour 70 bagnards. Soit 7 bagnards pour 1 gardien.

Seulement, il existe « trois catégories de personnel dans une prison avec un rôle bien précis : Les administrateurs qui assure la fonction de conception, de direction et de contrôle ; les intendants sont chargés de l’élaboration et de l’application au niveau intermédiaire ; les gardiens en chef assurent les tâches d’exécution spécialisée et les gardiens de prisons assurent les tâches d’exécution courante. Par conséquent, seuls les gardiens de prison sont véritablement affectés à la garde des détenus », explique l’Acat avant de poursuivre : « Ce qui relativise les ratios. Ainsi, dans une prison principale à l’instar de celle d’Edéa, 13 gardiens sur les 22 personnels assurent la garde des détenus ; soit un ratio réel de 28 détenus pour un gardien de prison ». Cette infériorité numérique limite la vigilance du personnel sur les détenus. Laquelle favorise les agressions courantes, les brimades, les violences, les évasions, l’exploitation et le trafic tous azimuts des gardiens sur les détenus, les détenus sur les autres et voire les détenus sur les gardiens.

 

2-    Alimentation et santé

Ces deux droits fondamentaux sont un mythe dans les prisons de la région du Littoral. Chaque prisonnier a droit à trois repas minimum par jour. Mais ces détenus ne reçoivent qu’un seul repas. La faute au budget, environ 14 millions Fcfa, alloué à leur alimentation par an. « Une fois budgétisé en début d’année, le crédit d’alimentation des détenus ne connaît pas une révision que se soit à la hausse ou à la baisse avant la fin de l’année budgétaire quel que soit l’effectif carcéral de la prison », éclaircissent les régisseurs de prisons du Littoral. Un fait qui se justifie avec la prison d’Edéa. « En janvier 2012, elle comptait 282 détenus et bénéficiait, comme les autres prisons principales, d’un crédit d’alimentation de 7 millions Fcfa par semestre. Or en fin novembre 2012, son effectif a augmenté de 360 détenus et le budget affecté en début d’année est resté inchangé. Calcul fait, le budget journalier d’un détenu est passé de 137,9 Fcfa en début d’année à 108 Fcfa en fin novembre 2012 », rapporte l’Acat. Cette carence alimentaire dégrade la santé des détenus. Cette situation est à l’origine de l’accroissement exponentiel des trafics et autres pratiques illicites (vente de cigarettes, de drogues…), l’asservissement des détenus indigents et l’homosexualité.

Sur le plan sanitaire, les geôles de cette région du Littoral souffre d’une absence criarde d’infrastructures. Hormis l’infirmerie approximative de la prison centrale de Douala pouvant accueillir et alités ses pensionnaires, « les cinq prisons principales ont un gardien dévolu à la charge d’infirmier assurant le suivi sanitaire malgré l’absence totale des médicaments et autres matériels de soin. Ce manque de prise en charge et de suivi permanent par un spécialiste favorise les foyers de certaines maladies contagieuses telles que la tuberculose, les maladies endémiques, le paludisme, les diarrhées… », dixit l’Acat-Littoral. Elle soutient par ailleurs que les lourdeurs et la corruption dans les procédures d’évacuation ou de transfèrement des détenus malades vers les centres de santé spécialisés ou vers les prisons proches de leurs médecins traitant représentent un autre calvaire pour les malades. Ainsi, l’espoir de guérison du pensionnaire indigent repose sur les âmes de bonne volonté et celle des du détenu nanti sur sa famille.

 

3-    On sanctionne et sécurise avec les chaînes

Indiscipline et emprisonnement à de très longues peines, à perpétuité ou à mort de certains détenus. Deux raisons (fondamentales), selon les responsables des maisons carcérales, qui les poussent à pratiquer l’enchaînement des détenus. « Nous ne pouvons compter le nombre de fois que les détenus ont eu à escalader les murs de la prison qui manque d’ailleurs une clôture d’enceinte pour s’évader. A s’imaginer que cette évasion par escalade concerne cette catégorie des détenus dangereux, que ne raconterait-on pas ? A s’imaginer qu’on ne les enchaine pas et qu’au moment qu’ils tentent de s’évader, on les abat avec l’arme. Que diriez-vous ? », s’interroge le régisseur de la prison d’Edéa. Comme ses collègues des autres pénitenciers, il évoque également les raisons de sécurité dues à l’absence de structures appropriées pour accueillir les détenus dangereux, condamnés à de très longues peines, à vie ou à mort. S’ils font porter les chaînes à cette catégorie de personne, c’est conformément à la législation camerounaise en matière de sanction des détenus qui prône encore l’enchaînement. L’article 45 du décret n°92/052 du 27 mars 1992 stipule en son alinéa C pour ce qui est des sanctions disciplinaires pouvant être infligées aux détenus indisciplinés dispose que « l’enchainement dans la cellule de correction ou à tout autre lieu (de la prison) pour une période de quinze jours maximum et par tranche de cinq jours suivi chaque fois d’un régime commun ». Etonnant !

Pourtant, en opposition à cette loi camerounaise, l’Acat-Littoral évoque les normes internationales relatives aux conditions de détention notamment l’ensemble des règles minima pour le traitement des détenus, qui proscrit fermement l’usage de la chaîne comme moyen de sanction ou de contrainte (art. 33). Par la même occasion, elle s’insurge contre l’usage des chaînes et appelle les pouvoirs publics à la nécessité de respecter les normes internationales en matière de traitement des détenus en abrogeant toutes dispositions en apposition avec les instruments internationaux.

 

4-    Infrastructures délabrées

Ce n’est plus un secret. Les établissements pénitentiaires dans la région du Littoral sont d’une vétusté très avancée. Notamment au niveau des cellules, des installations sanitaires, des dortoirs, des couchettes… Au regard de cet état de délabrement avancé, on s’imagine que « la plupart date de l’époque coloniale voire leur insuffisance notoire. A la prison principale de Mbanga, les détenus dorment à même le sol à cause du manque de lits, les installations d’eau et les latrines sont à désirer, les infrastructures sont obsolètes et soumises aux détériorations climatiques. La prison de Yabassi a hérité d’un ancien camp militaire colonial. Les prisons de Douala (construit en 1900, Ndlr), d’Edéa et de Ngambè ne sont pas en reste. En plus des locaux délabrés de la prison principale d’Edéa, l’on note le manque de véhicule pour le transport des détenus dans les différentes juridictions. Le véhicule personnel du régisseur, non sécurisé, sert  de moyen de transport des détenus pour le parquet », précise l’Acat-Littoral. Et de conclure : « Pour les autres prisons, exceptée celle de Douala, le transport des détenus vers les parquets se fait à la marche et en file indienne ; les détenus étant simplement menottés. Des situations qui ne permettent pas aux détenus de vivre dans un environ sain susceptible de contribuer à leur épanouissement physique et psychologique ». L’urgence est signalée. Les pouvoirs publics devraient se pencher sur ces dossiers au cours de cette année 2013.

Frank William BATCHOU

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Déclaré mort dans sa cellule à la prison centrale de New-Bell, on ignore toujours où se trouve le corps sans vie du français. Enquête sur une affaire qui s’apparente à celle Luc Macaire Ebe, ex casier de l’Université de Douala.

 

La nouvelle, comme une traînée de poudre, s’est répandue dans la ville de Douala. Jacques Dubuisson est mort à la prison centrale de New-Bell. Il s'agit probablement d'un suicide, après plusieurs tentatives manquées. Près du corps inerte, à croire les informations relayées jusque là, se trouvait ses vêtements, des objets personnels, des comprimés (lesquels ?) et une lettre dont le contenu reste inconnu.

Il se dit que la découverte macabre a eu lieu aux environs de 9 heures 30 ce mardi 8 janvier 2013. L’homme écopait, depuis le 18 septembre 2012, de 20 ans d’emprisonnement ferme infligés par le Tribunal de grande instance du Wouri pour avoir assassiné Marie Thérèse Ngo Badjeck, son épouse.

Comme Thomas, le disciple de Jésus, il faut voir la dépouille pour croire. Mais où ? Direction la maison d’arrêt de New-Bell. Les doutes sont persistants. « Je ne peux pas vous donner une réponse claire du lieu où se trouve le corps de Dubuisson. Je suis de service depuis le matin mais je n’ai pas vu le corps encore moins des photos. Je ne sais pas si elles ont été prises lorsqu’on l’a découvert. Seul le régisseur peut vous répondre », indique sous anonymat un gardien de prison. Quelques heures seulement après la nouvelle, une de ses collègues dit avoir entendu que le corps a été transféré à la morgue de l’Hôpital Laquintinie de Douala. Aucune confirmation ou infirmation n’a été apportée par le régisseur de la prison, Dieudonné Engonga Mintsang, visiblement très occupé. Nous l'avons joint au téléphone : « Je suis en réunion à la Pj, rappelez-moi plus-tard ». Les autres tentatives seront vaines. A Laquintinie, le flou persiste. « Personne de ce nom ne figure dans mon cahier. Il n’y a pas eu de corps venant de New-Bell…», répond étonné, entre deux bouchées de koki, le croque-mort présent.

Pourtant, Me Abel Longa, l’un des avocats du défunt, a déclaré sur les antennes de Canal 2 que le corps a été transféré à la morgue dudit centre hospitalier. Et que l’hôpital aurait refusé de l’admettre invoquant une panne d’électricité. « C’est encore une autre entorse aux droits humains notamment à la dignité ; mêmes au corps. Il y a une division qui voulait que le corps vienne ici pour être mis à la disposition de la justice pour une autopsie d’un médecin légiste. Jusqu’au moment où je vous parle, ce corps est sous main de justice. On arrive ici, les morguiers n’acceptent pas le corps pour la chambre froide. C’est vrai qu’il y a eu une panne d’électricité. Mais, c’est une procédure administrative. Les papiers peuvent attendre. Le corps est en plein soleil. On ne l’accepte pas. C’est choses que nous ne comprenons pas », déplorait-il. Mais aucune image du corps gisant au soleil n’a été présentée aux téléspectateurs. Une allégation qui désole davantage le croque-mort rencontré à nouveau pour éclaircissement le lendemain : « Maintenant on nous accuse hein ? Je vous dis qu’on n’a pas eu de panne d’électricité ici. Nous fonctionnons normalement depuis et les corps qui sont gardés ici dedans n’ont pas de problème. On n’a pas reçu le corps de ce monsieur ». Que ce soit à la morgue de l’Hôpital militaire ou de l’Hôpital général de Douala où nous nous sommes rendus, aucun corps au nom du défunt n’a été gardé durant au cours des 24 dernières heures la justice camerounaise ou quiconque. Hum… ! Du vrai mystère à l’africaine.

Comme… Luc Macaire Ebe ?

Dans les rues et cagotes de Douala, ça spécule à chaque seconde. « Toutes les télévisions nous ont parlé de la mort de ce type et personne ne nous montre le cadavre. Même les spécialistes dans les faits divers ? Ça ressemble à de la fiction », pense Madame Zambo Emilienne, tenante d’une cagote à Akwa. Patrice Dika, rencontré vendredi 11 janvier 2013 devant un kiosque à Deïdo, rapproche cette mort à « celle de l’ancien caissier de l’Université de Douala qui était mort et personne n’a vu son corps ». Détenu préventif dans le même geôle pour détournement de deniers publics, l’ex caissier de l’Ud, Luc Macaire Ebe, avait été aussi déclaré mort par pendaison dans sa cellule. Le corps n’avait jamais été vu par qui que ce soit. Si ce n’est aussi des mystérieux.

« Les collègues qui s’étaient rendus à l’hôpital Général pour la mise en bière, officiellement prévue à 10 heures, s’étaient entendus dire que c’était plutôt à l’hôpital Laquintinie, mais rendu à cet endroit, on leur a dit que les choses se sont déjà passées à 5heures du matin. Ceux qui ont accouru au village, n’auraient pas eu accès au corps non plus, se faisant dire que le genre de la mort, ne permettait pas de conserver le corps. La veuve de l’ex caissier, qui travaille dans les services de l’université, ne présenterait pas une attitude de femme éplorée (...) En tout état de cause, la commission qui exprime ses plus fortes réserves face à de telles rumeurs, exige néanmoins qu’une enquête très sérieuse soit menée par vos services, avec exhumation et test ADN », exigeait du Délégué général à la sureté national, le Dr Shanda Tonme, le président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi). Mais hélas ! Toujours pas de suite. On ose croire que l’enquête ouverte par la police judiciaire et le parquet va se refermer et dissiper (enfin) tout mystère qui plane autour de la dépouille et de la cause exacte du décès de Jacques Dubuisson. A suivre !

Frank William BATCHOU

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Les messages de vœux du couple présidentiel, via téléphone portable, ne font pas l’unanimité chez les camerounais.

 

Cela dure depuis pratiquement trois ans. Chaque début d’année, le couple présidentiel se plie aux rituels. Celui d’adresser des vœux par short message service (sms). Pas à leurs proches ou amis. Mais à leurs compatriotes après le traditionnel message radiotélévisé de chaque 31 décembre. Le sms transmis par les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun (Mtn, Orange et Camtel) en version française et anglaise, est précis : « Monsieur le président  de la République et madame Chantal Biya vous présentent leurs vœux de santé et de bonheur pour l’année 2013 ». Chez certains, c’est un fait inédit voire un miracle divin, synonyme d’une année prospère. Bien que l’expéditeur ne l’ait pas souhaité. « Mon numéro de téléphone connu par le président de la République. Ce n’est pas le miracle ça ? Je suis certain que cette année sera meilleure et très prospère d’ailleurs », croit ferme Prospère Wouaffo. Pour Victorine Kamtche et Ledoux Atangana, militants du parti au pouvoir, « c’est une marque d’estime de la part du couple présidentiel. Ils  pensent aux camerounais et leur bien-être comme tout parent. Nous ne comprenons pas pourquoi des gens sont contre cette marque d’affection. C’est de la jalousie parce qu’ils ne l’ont pas aussi reçu. Alors, nous sommes aussi importants dans ce grand pays ».

Le journaliste Jean Bruno Tagne a opté pour les réseaux sociaux pour signifier son inquiétude vis-à-vis de ce message dit présidentiel. « J’ai beau fouiller dans le répertoire de mon téléphone, mais je ne retrouve ni le numéro de Chantal, ni celui de Paul. Donc, ce ne sont pas des amis. Même pas sur facebook ! Il ne me souvient pas leur avoir un jour donné mon numéro de téléphone. D’où vient-il donc qu’ils m’envoient des vœux ? Mes vœux, en général, je les envois à des amis… Ce qui a provoqué ma colère homérique, c’est surtout l’hypocrisie et le cynisme du Sms du couple présidentiel. Paul et Chantal Biya me présentent des « vœux de santé et de bonheur ». Wandafull ! ». Et d’expliquer pourquoi il refuse ces vœux : « Comment puis-je être en santé lorsque l’eau ne coule pas dans mon robinet pendant des jours, lorsque j’étouffe à cause du nuage de poussière qui a envahi Yaoundé faute de routes, lorsque des amis et connaissances meurent dans les hôpitaux à cause d’une coupure d’électricité en pleine opération chirurgicale ? Comment puis-je vivre le bonheur, monsieur le président, lorsque je côtoie chaque jour une foule de misérables dont le nombre grossit chaque jour parce que vous n’avez pas de solution à leurs problèmes d’emploi ? Je m’arrête là… Pour toutes ces raisons et d’autres, monsieur le président, permettez-moi de refuser vos vœux. Ils ne sont pas sincères !!! ». Il promet ester en justice s’il reçoit encore ce « genre de bouffonnerie » de Mtn, Orange et Camtel. Pour les motifs, on verra ça avec ses avocats !

Veuve Félicité Mbimbè rencontrée au marché Saker à Douala ce 3 janvier 2013, calculatrice en main, estime mathématiquement que « ce sont des dépenses inutiles quand les camerounais croupissent dans la famine et la misère. Si une société de téléphonie mobile à 12 millions d’abonnés, multiplié par 50 Fcfa, ça donne 600 millions Fcfa. Multiplions maintenant par les trois. On a 1 milliard 800 millions Fcfa. On peut aider le bas peuple avec ça. Personnellement, ces sms n’ont aucune valeur si ce n’est que de l’énervement ». Faut penser autrement l’année prochaine !

Frank William BATCHOU

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Retour d’un maître au pays natal

Jack Djeyim. Le guitariste gaucher et héritier de la sanza laissé, après leur mort, par Francis Bebey et autres est au Cameroun pour un concept unique baptisé « The sanza Experience ».

 

Sa dernière prestation au Cameroun remonte 2010. C’était au cours de la cérémonie marquant le cinquantenaire de l’indépendance du pays, à Yaoundé. Depuis lors… rien d’autre. C’était magnifique ! Les mélomanes en voulaient encore. Encore et encore. Une demande sans cesse croissante. Urgence signalée. Il faut réagir. Une solution est ainsi trouvée en 2012 pour une réalisation en 2013. Elle est baptisée : « The Sanza Experience ». Un concept longuement mûri qui se décline en trois grandes activités : deux atelier-échanges avec les jeunes du quartier Tergal et une autre avec une dizaine d’instrumentistes œuvrant dans les rythmes patrimoniaux, et trois spectacles-dédicace de son nouvel album/concept intitulé « Sanza Trio Family ». Un programme très chargé pour l’artiste. Mais n’ayez crainte ! Le (grand) maître qu’il est, en a l’habitude.

Vendredi 4 janvier 2013. C’est le grand jour. Jack Djeyim, artiste pluriel, est dans les airs. En direction de son pays natal. Comme dit l’adage : aux grand-hommes, de grands accueils. Frères et sœurs, Amis, fans et connaissances venus de New-Bell, son quartier d’enfance, se sont retrouvé à l’aéroport international de Douala. Ils ont crée ici une ambiance de fête à l’entrée. Ces jeunes pour la plupart, avec des tam-tams, trompettes, flûtes et des castagnettes, chantent et dansent du ben-skin et du mangambeu, deux rythmes musicaux du département du Nde, sis dans la région Ouest. 17h30. L’avion de la compagnie Air France, en provenant de France, ayant à son bord Jack Djeyim, atterrit sur le tarmac. Les formalités d’usage (récupération des bagages et autres) prennent du temps. Dans le hall de l’aéroport, ça se bouscule. Les visiteurs qui brûlent d’impatience, transpirent à grosse. « Quel est cet aéroport international où il n’y a pas de clim ? Il fait extrêmement chaud ici », s’exclame Justine, une jeune fille qui attend la venue de son père, en s’épongeant le front. C’est finalement à 18h15 que Jack Djeyim se pointe. Il est immédiatement assailli par une meute de journalistes. Les cameras sont braqués sur lui. Les flashes d’appareil photo crépitent. Tout le monde veut immortaliser cet instant.

Grande surprise pour le guitariste, sanzariste et chanteur. Parti du Cameroun en 1984 et revenant constamment, « c’est la première fois que je reçois un tel accueil. D’habitude, je passe tranquillement de manière inconnue. Mais aujourd’hui, c’est différent. Je suis heureux d’être là et surtout de me retrouver parmi vous. C’est vraiment un grand plaisir pour moi parce que je ne m’y attendais pas », dit, ébahi, Jack Djeyim. S’agit du projet pour lequel il est au Cameroun, il affirme que celui-ci lui « tient tellement en cœur. C’est ce qu’on appelle : la tradition qui vient vers moi. J’ai un workshop au cours duquel, je partagerai ce que je connais avec des artistes locaux. J’essayerai d’élargir la sanza qui est un instrument que je  ne découvre pas. Je n’ai fait qu’appliquer le côté théorique de la guitare sur la sanza pour lui donner une certaine visibilité. Je reste guitariste ». Pour ceux qui seront aux spectacles, « Je donnerai le maximum de ce que j’ai », promet-il, la main sur le cœur. Rendez-vous à ne pas manquer !

Frank William BATCHOU

 

Programme d’activités de Jack Djeyim

Vend. 4 janvier 2013 : Arrivée et accueil solennel à l’aéroport international de Douala

Sam. 12 janvier 2013 : Causerie éducative et échange avec les jeunes des Amis solidaires du Quartier Tergal (AST)

Du 21 au 26 janvier 2013 : Tenue de l’atelier d’échanges avec les instrumentistes camerounais à l’Institut français du Cameroun – Douala

Mar. 29 janvier 2013 : Conférence de presse à l’Institut français de Douala

Jeu. 31 et Ven. 1er février 2013 : Spectacles –dédicaces à l’Institut français du Cameroun – Douala

Sam. 2 janvier 2013 : Spectacle à l’Institut français du Cameroun - Yaoundé

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La cérémonie qui a sacré DJ Arafat meilleur artiste africain de l’année, s’est déroulée le 30 décembre 2012 à Abidjan. La liste des vainqueurs ci-dessous.

 

Il n’y a plus que le football, à l’échelle continentale, où le Cameroun fait piètre figure. Le secteur musical s’inscrit désormais dans le même registre. Raison pour laquelle, il n’est pratiquement plus honoré dans les grandes cérémonies de récompense. Comme dans les années 80. Triste sort ! Les « Kora music awards », tenus le 30 décembre 2012 à Abidjan en Côte-d’Ivoire, en sont un exemple palpable. Cette 12e édition avait pourtant vu la nomination de quatre représentants valables. Il s’agissait de Charlotte Dipanda avec son fameux « Coucou » et Lady Ponce avec son titre « Secouer secouer » dans la catégorie « Meilleure artiste féminine d’Afrique centrale » ; le X-Maleya dans la catégorie « Meilleur groupe africain » et N’Lauretta dans la catégorie « Meilleure artiste féminine musique religieuse ». La compétition a été rude. Et nos ambassadeurs sont alors rentrés bredouilles, la queue entre les jambes. Laissant les panthères de la Côte-d’Ivoire et les Ecureuils du Benin rafler la mise avec trois prix chacun. Ils sont talonnés, avec deux prix chacun, par le Nigeria, le Burundi, le Gabon, l’Algérie et le Sénégal. Les nations musicales telles que l’Ouganda, la République sud-africaine, la Namibie, le Togo et la République démocratique du Congo retourne de l’événement avec un prix chacun. La prochaine fois sera certainement la bonne pour nos valeureux artistes.

Des ratés !

Annoncé pour deux jours (les 29 et 30 décembre 2012), les « Kora music awards 2012 » se sont déroulés en une seule soirée. La faute au décalage, d’un jour, de l’arrivée (à 4 heures du matin) de l’artiste américain Chris Brown. Créant au passage, selon le site ivoirien infodrome.com, un désordre chez les mélomanes ivoiriens qui espéraient voir les artistes en prestation. La cérémonie se déroulant au même moment que le concert pour la paix en Afrique au Stade Houphouët-Boigny. D’où le regret et les excuses de Ernest Adjovi, le promoteur, au peuple ivoirien : « Je demande pardon à tous pour ces désagréments  causés par le retard de Chris Brown. Je  me rends compte  que j'ai été pris en otage par cet artiste américain avec tout ce qu'il m'a demandé  après la signature de son contrat. Certains artistes ont dû rentrer à cause de lui. C'est dommage ! Cette expérience va nous servir de leçon pour les éditions à venir. Toutes nos excuses ».

Cette édition qui a vu Dj Arafat désigné meilleur artiste africain de l’année était placée sous la trilogie « Tolérance, pardon et développement ». Prix qu’il a dédié, à titre posthume, à son père Houon Pierre dit Wompi. « Les Koras, loin d'être une tour d'ivoire dans un univers de pauvreté, doivent faire  rêver  pour amener les autres à  changer leurs regards sur le continent. La présence des Koras ici à Abidjan, c'est le symbole du partage des ambitions que le président Ouattara a pour la Côte d'Ivoire», a conclut Ernest Adjovi. Rendez-vous en décembre 2013.

Frank William BATCHOU

 

Voici la liste des lauréats



1- Meilleure Artiste Feminine Afrique de l’Ouest
Chindima - Kedike (Nigeria)

2- Meilleure Artiste Masculin Afrique de L’Ouest
 Dj Arafat Yorobo - Kpankaka (Côte d`Ivoire)

3- Meilleure Artiste Feminine Afrique de l’Est
Juliana Kanyomozi - I am Ugandan (Uganda)

4- Meilleure Artiste Masculin Afrique de L’est
Kidum feat. Sana Mulika - Mwizi (Burundi)

5- Meilleure Artiste Féminine Afrique Centrale
Mounira Mitchala - Independence (Tchad)

6- Meilleure Artiste Masculin Afrique Centrale
Lord Ekomy Ndong - Bi se fe Nale (Gabon)

7- Meilleure Artiste Féminine Afrique Australe
Zahara - Loliwe (Afrique du Sud)

8- Meilleur Artiste Masculin Afrique Australe
The Dogg - The Deception (Namibie)

9- Meilleure Artiste Féminine Afrique du Nord
Hasna El Becharia - Djazair Johara (Algérie)

10- Meilleure Artiste Masculin Afrique du Nord
Cheb Khaled - C`est la vie (Algérie)

11- Meilleure Artiste Féminine Diaspora Europe Caraïbes
SEGA El  - Jaloux (France)

12- Meilleur Artiste Masculin Diaspora Europe Caraïbes
Sexion d`Assaut(2) - Avant qu`elle ne parte (France)

13- Meilleur Artiste Masculin Diaspora USA CANADA
Chris Brown - Yeah! (USA)

14- Meilleure Artiste Féminine Diaspora USA CANADA
Rihanna  - We found love (USA)

15- Meilleure Artiste Féminine Musique Traditionnelle
 Aida Sam  - Saraaba (Sénégal)

16- Meilleur Artiste Masculin Musique Traditionnelle
Stanlux  - Africavio (Togo)

17- Meilleur Groupe Musique Traditionnelle
Les frères Guedehoungue - Feu de Brousse (Bénin)

18- Meilleure Artiste Féminine Musique Religieuse
Sœur Lydie Nseya - Bolamu (RDC)

19- Meilleur Artiste Masculin Musique Religieuse
Yvan  - Ton amour me suffit (Bénin)

20- Meilleur Groupe Musique Religieuse
Seraphim Song`s  - Impundu (Burundi)

21- Meilleur Groupe d`Afrique
Magic Système  - Dodo (Côte d`Ivoire)

22- Meilleur Espoir Féminin
Sessimé  - Mayavio (Bénin)

23- Meilleur Espoir Masculin
Davido - Dami Duro (Nigeria)

24- Meilleur Réalisateur
Gelongal(2) - Kumu Nexxul of Viviane Ndour (Sénégal)

25- Meilleur artiste africain de l’année

Dj Arafat Yorobo (Côte d`Ivoire)

 

26- Artiste « Femme de l’année » 2012

Patience Dabany   (Gabon)

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Dans certains points chauds de la capitale économique, les « belles de nuit » privilégient les billets de banque au port du préservatif. Et les infections dictent leur loi.

Lieu dit « Elf village » à Douala. 23 heures 30 ce mardi 29 novembre 2011. Une horde de jeunes filles pétillantes aux jeux de lumières et des phares de voitures longe le trottoir. Elles portent pour la plupart, des mini-jupes (30 cm) ou de minirobes débordant à peine leur paire de fesses. Elles apostrophent tout mâle qui passe par là. « Chéri c’est moins chère aujourd’hui ». « Mon amour, on part faire un tour ? ». « Je te sert dans toutes les positions à moindre coût »… débitent-elles, les unes après les autres. Le tout en dévoilant leur charme corporel soit leur postérieur soit leur buste. Chacune ayant sa technique d’approche.  Une véritable drague, version féminine. Ce soir, l’objectif est d’enquêter sur l’utilisation ou non du préservatif dans cet univers de « pourvoyeuses du plaisir »  charnels. Raison pour laquelle, je dois me livrer à ce jeu commercial de sexe. La première proposante est une jeune fille visiblement âgée de 25 ans. Ses prix sont les suivants : « 1000 Fcfa pour deux minutes, 1.500 Fcfa pour cinq minutes avec préservatif. Sans préservatif, c’est entre 7.000 et 10.000 Fcfa selon la durée et pour toute la nuit, le prix commence à partir de 15.000 Fcfa ». Mon prix (300 Fcfa) n’est pas accepté. Il faut se chercher ailleurs.

La deuxième conquête se nommerait Pamela. A cette dernière, la proposition d’une dizaine de minutes de compagnie moyennant la même somme d’un rapport sexuel (1500 Fcfa) est approuvée. Dans cet échange plutôt amical, Pamela révèle que « la vente des préservatifs masculin est très rentable dans le coin. Je n’ai jamais vu un préservatif féminin ici. Donc, je ne l’utilise pas. Beaucoup de nos clients achètent leur préservatif. Mais, nous aimons beaucoup plus le corps à corps parce que ça nous rapporte un peu plus d’argent ». Et d’ajouter avant de partir parce que notre temps était chronométré : « J’exige plus le contact direct avec les clients. Quand je réussis à avoir trois en une soirée parce que la concurrence est rude ici, je suis assurée pour ma semaine ». Autre lieu, Ange Raphaël. La jeune des « belles et séduisante » de nuits démontrent à suffisance que nous sommes bel et bien dans la zone universitaire. Ici, l’activité est courante mais la discrétion est de mise. L’une d’elles, Juliette, est étudiante en 3e année en faculté des Lettres et sciences humaines. Quasiment tous les soirs et ce depuis trois ans déjà, sa chambre devient une chambre de passe. « C’est ainsi que je me bats pour payer mes études, mon loyer et donner un coup de main à mes cadets. Mes parents n’ont pas de moyens. Les clients ici aiment bien le contact direct. Mais il faut débourser au moins 10.000 Fcfa pour cela. J’utilise rarement les préservatifs et jamais celui des femmes ». Des frais qui, ajoute-t-elle, lui permettent aussi de faire un bilan de santé chaque mois.

La prolifération de cette activité en milieu jeune (20 à 35 ans) explique l’augmentation du taux de séroprévalence dans la ville de Douala. En l’espace de deux semaines, campagne Vacances sans Sida en septembre 2011, 143207 jeunes ont été ciblés. 4192 démonstrations du port du préservatif féminin ont été réalisées. Mais à coté de ses chiffres flatteurs, le taux de séroprévalence relevé était estimé à plus de 4,06 jeunes infectés. Dans son découpage, la palme d’or des infections est revenue aux arrondissements de Douala IIe avec 14,29% et Douala IVe 14,19%. Si l’on n’est pas allé au delà de la séroprévalence se chiffrant l’année dernière à 4,5%, on a plutôt assisté à la flambée du Vih. Des chiffres qui font du Littoral, l’une des régions camerounaises les plus infectées derrière le Nord-Ouest qui est la première.

Frank William BATCHOU

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Savez-vous de quel arbre vous provenez ?

Recherchez votre date de naissance dans la liste qui suit et vous trouverez votre arbre. Un petit jeu amusant qui saura vous surprendre par la justesse de ses  propos et qui s'inspire de l'astrologie celtique.

- 23 déc. Au 01 janv. – Pommier

-         02 janv. Au 11 janv. – Sapin

-         12 janv. Au 24 janv. - Orme 

-         25 janv. Au 03 févr. – Cyprès

-         04 févr. Au 8 févr. – Peuplier

-         09 févr. Au 18 févr. – Cèdre

-         19 févr. Au 28 févr. – Pin

-         01 mars au 10 mars - Saule pleureur

-         11 mars au 20 mars – Tilleul

-         21 mars – Chêne

-         22 mars au 31 mars – Noisetier

-         01 avr. Au 10 avr. – Cormier

-         11 avr. Au 20 avr. – Érable

-         21 avr. Au 30 avr. – Noyer

-         01 mai au 14 mai – Peuplier

-         15 mai au 24 mai – Châtaignier

-         25 mai au 03 juin – Frêne

-         04 juin au 13 juin - Charme de la Caroline

-         14 juin au 23 juin – Figuier 

-         24 juin – Bouleau

-         25 juin au 04 juill. – Pommier

-         05 juill. Au 14 juill. – Sapin

-         15 juill. Au 25 juill. – Orme

-         26 juill. Au 04 août – Cyprès

-         05 août au 13 août – Peuplier

-         14 août au 23 août – Cèdre

-         24 août au 02 sept. – Pin

-         03 sept. Au 12 sept. - Saule pleureur

-         13 sept. Au 22 sept. – Tilleul

-         23 sept. – Olivier         

-         24 sept. Au 03 oct. – Noisetier

-         04 oct. Au 13 oct. – Cormier

-         14 oct. Au 23 oct. – Érable

-         24 oct. Au 11 nov. – Noyer

-         12 nov. Au 21 nov. – Châtaignier

-         22 nov. Au 01 déc. – Frêne

-         02 déc. Au 11 déc. - Charme de la Caroline

-         12 déc. Au 21 déc. – Figuier

-         22 déc. – Hêtre

BOULEAU (l'inspiration) - enjoué, séduisant, élégant, amical, sans prétention, modeste, n'aime pas les excès, a en horreur la vulgarité, aime la vie dans la nature et le calme, n'est pas très passionné, regorge d'imagination, a peu d'ambition, créé une atmosphère calme et satisfaisante.

CÈDRE (la confiance) - D'une rare beauté, sait s'adapter, aime le luxe, jouit d'une bonne santé, loin d'être timide, a tendance à regarder les autres de haut, est sur de lui, déterminé, impatient, aime impressionner les autres, a de nombreux talents, travailleur, d'un optimisme sain, attendra son seul vrai amour, et est capable de prendre des décisions rapidement.

CHARME DE LA CAROLINE (le bon goût) - D'une beauté affranchissante, fait attention à son apparence et à sa condition physique, fait preuve de bon goût, n'est pas égoïste, fait en sorte que sa vie soit aussi confortable que possible, mène une vie raisonnable et disciplinée, recherche la gentillesse et la reconnaissance chez un partenaire de vie, rêve d'amants exceptionnels, est quelquefois heureux de ses sentiments, a peu confiance dans la plupart des gens, n'est jamais certain de ses décisions, est très consciencieux.

CHÂTAIGNIER (l'honnêteté) - D'une beauté peu commune, ne veut pas impressionner, a un sens de la justice très développé, peu diplomate, s'irrite facilement et est souvent blessé en société en raison de son manque d'estime de lui, quelquefois donne l'impression d'être supérieur, a l'impression de ne pas être compris, n'aime qu'une fois, peut avoir des difficultés à trouver un partenaire.

CHÊNE (le brave) - De nature robuste, courageux, fort, implacable, indépendant, raisonnable, n'aime pas le changement, aime garder les pieds sur terre, est une personne d'action.

CORMIER (la délicatesse) - Plein de charme, enjoué, talentueux sans être égoïste aime attirer l'attention, adore la vie, le mouvement, l'agitation et même les complications, est à la fois dépendant et indépendant, fait preuve de bon goût, est artistique, passionné, émotif, est de bonne compagnie, mais ne pardonne pas.

CYPRÈS (la fidélité) - Fort, musclé, adaptable, prend ce que la vie a à offrir, content, optimiste, a soif d'argent et de reconnaissance, déteste la solitude, amant passionné qui ne peut être satisfait, est fidèle, s'emporte facilement, est indiscipliné, pendant et négligent.

ÉRABLE (l'indépendance d'esprit) - Sort de l'ordinaire, débordant d'imagination et d'originalité, timide et réservé, ambitieux, fier, sûr de lui, désire ardemment vivre de nouvelles expériences, est quelquefois nerveux, possède plusieurs complexités, a une bonne mémoire, apprend facilement, a une vie amoureuse compliquée, désire impressionner.

FIGUIER (la sensibilité) - Très fort, un peu entêté, indépendant, ne tolère pas les contradictions ou les controverses, adore la vie, sa famille, les enfants et les animaux, un peu volage en société, a un bon sens de l'humour, aime l'oisiveté et la paresse, possède des talents et une intelligence pratiques.

FRÊNE (l'ambition) - Très séduisant, vif, impulsif, exigeant, ne se préoccupe pas des critiques, ambitieux, intelligent, talentueux, aime jouer avec le destin, peut être narcissique, très fiable et digne de confiance, amant fidèle et prudent, laisse quelquefois sa tête avoir le pas sur son cœur, mais prend le couple très au sérieux.

HÊTRE (le créatif) - Fait preuve de bon goût, s'inquiète de son apparence, matérialiste, démontre un bon sens de l'organisation en ce qui concerne sa vie et sa carrière, est économe, bon dirigeant, raisonnable, ne prend pas de risques inutiles, excellent compagnon de vie, se passionne pour tout ce qui permet de garder la forme (diètes, sports, etc...).

NOISETIER (l'extraordinaire) - Charmant, peu exigeant, très compréhensif, sait comment faire bonne impression, ardent défenseur des causes sociales, populaire, d'humeur changeante, est un amant capricieux, honnête, un partenaire tolérant, possède un sens précis du jugement.

NOYER (la passion) - Implacable, surprenant et plein de contrastes, souvent narcissique, peut démontrer de l'agressivité, est généreux, de vastes horizons s'ouvrent à lui, peut avoir des réactions inattendues, est spontané, fait preuve d'une ambition sans limite, aucune flexibilité, est un partenaire difficile et peu commun, n'est pas toujours aimé mais est souvent admire, stratège hors pair, très jaloux et passionné, ne fait aucun compromis.

OLIVIER (la sagesse) - Aime le soleil, la chaleur et les doux sentiments, équilibré, évite les agressions et la violence, tolérant, enjoué, calme, possède un sens de la justice bien développé, sensible, emphatique, n'éprouve pas de jalousie, aime lire et aime être entouré de gens sophistiqués.

ORME (la générosité) - De forme plaisante, porte des vêtements élégants, a des exigences modestes, a tendance à ne pas pardonner les erreurs, enjoué, aime mener mais n'aime pas obéir, partenaire fidèle, aime prendre des décisions pour les autres, généreux, a un bon sens de l'humour, est pratique.

PEUPLIER (l'incertitude) - Très décoratif, n'a pas beaucoup confiance en lui, courageux seulement lorsque nécessaire, a besoin d'être entouré de personnes plaisantes et de bonne volonté, très sélectif, souvent solitaire, peut éprouver une grande animosité, possède une nature artistique, est un organisateur, a un penchant pour la philosophie, fiable dans toutes les situations, le couple est très important pour lui.

PIN (le particulier) - Adore être entouré de gens agréables, très robuste, sait comment rendre la vie confortable, est très actif, naturel, un bon compagnon, rarement amical, devient facilement amoureux, mais sa passion s'éteint vite, renonce facilement, tout est matière aux déceptions jusqu'à ce qu'il rencontre son idéal, est digne de confiance et pratique.

POMMIER (l'amour) - Frêle possède beaucoup de charme, a un bon pouvoir de séduction et d'attraction, a une aura plaisante, aime flirter, est aventureux, sensible, toujours en amour, veut aimer et être aimé, partenaire tendre et fidèle, est très généreux, a des talents scientifiques, ne vit que pour aujourd'hui, est un philosophe insouciant et imaginatif.

SAPIN (le mystérieux) - Fait preuve d'un goût extraordinaire, est digne, sophistique, adore tout ce qui est beau, est d'humeur changeante, entêté, a une tendance à l'égoïsme, mais est attentif aux personnes qui sont proches de lui, est plutôt modeste, très ambitieux, talentueux, travailleur, un amant insatisfait, a plusieurs amis, plusieurs ennemis, on peut compter sur lui.

SAULE PLEUREUR (la mélancolie) - Beau mais plein de mélancolie, séduisant, très emphatique, aime tout ce qui est beau et de bon goût, aime voyager, est rêveur, agité, capricieux, honnête, peut être influencé mais il n'est pas facile à vivre, exigeant, bonne intuition, souffre en amour mais trouve quelquefois un partenaire qui lui sert de point d'ancrage.

TILLEUL (le doute) - Accepte calmement les leçons parfois difficiles que lui impose la vie, déteste la bagarre, le stress et le travail, n'aime pas la paresse et l'inaction, est doux et se laisse fléchir facilement, fait des sacrifices pour ses amis, a plusieurs talents mais n'a pas la ténacité nécessaire pour les développer, se plaint et gémit souvent, est très jaloux mais est aussi loyal.

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Le groupe a été interdit, sans motif, de séjour au Cameroun. Il est retourné à l’Île de la Réunion ce 21 décembre 2012.

C’est officiel. Le groupe réunionnais, Blacklou, ne prêtera pas au Kamer Raggae Festival (Karef) 2012. La deuxième édition qui se tient depuis le 18 décembre 2012 au stade Soppo Priso à Douala. Il a été refoulé à l’aéroport international de Douala ce vendredi 21 décembre 2012. Après vingt-quatre (24) heures de rétention en ses lieux. Le motif de leur garde à vu : absence de visa. Recalé hier dès leur descente d’avion, les membres d’organisation de ce premier festival de raggae en Afrique centrale, ont immédiatement entrepris d’autres démarches administratives. Bien qu’ayant déjà, entre les mains, les documents officiels signés du délégué général à la sureté nationale. Lesquels autorisent la police des frontières à Douala de délivrer le visa aux cinq membres du groupe.

Il est 10 heures ce 21 décembre quand le vol de Kenya airways embarque pour Nairobi. Le vol est prié de retarder son décollage. Il faut voir la situation du Blacklou. Partira ou partira pas ? La question se pose entre les personnes présentent à l’aéroport. « Une solution n’a pas été trouvée au problème de ses chanteurs ? Pourquoi on les menace alors qu’ils viennent juste prester deux jours et rentrer ? Pourquoi on les refuse de séjourner au Cameroun alors qu’ils ont un visa ? », se chuchotent les personnes. On attend la dernière décision de la Délégation générale à la sureté nationale à Yaoundé. Selon des sources proches, un fax (autorisation de délivrance de visa) a été transmis au Commissariat de la police des frontières. Malheureusement, « le fax se trouve dans le bureau du commissaire et il est sorti. On doit nous renvoyer cette autorisation par mail », explique l’adjoint au Commissaire. Pendant ce temps, l’avion est stabilisé sur le tarmac avec les passagers. Les membres du Blacklou aussi. Tout le monde attend. L’air impatient. Quelques minutes après, le mail est arrivé. L’autorisation est là. Ouf… ! Un soulagement pour rien. Car, apprend-on des autorités policières, « le mail est arrivé en retard. Les artistes doivent retourner dans leur pays ». Un point… c’est tout ! « C’est parce qu’ils sont rastas qu’on les menace comme ça », dixit, malgré lui, un admirateur. Rémy Grondin, Herbaux Stéphane, Flocquet Sébastien, Morel Clément et Rocheland Rémy, les cinq membres du groupe Blacklou, le visa en main, remonte, l’air abattu, dans l’appareil De Kenya airways. Lequel a décollé à 11 heures. Le retour sur la terre de leurs aïeux (« Back to zion », thème de cette édition) ne sera pas pour aujourd’hui. Probablement pour l’année prochaine. Gardons espoir ! Frank William BATCHOU

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Le groupe venu de l’Île de la Réunion est la principale attraction. Il donne actuellement un live de qualité en attendant la délibération de leur visa. Malgré tous les papiers administratifs signés.

Les jours se suivent et se ressemblent pour le groupe réunionnais Blacklou. Bloqué pendant soixante-douze (72) heures à l’aéroport de Johannesburg, il a débarqué à Douala ce 20 décembre 2012. Pour prendre part à la deuxième édition du Kamer Raggae Festival (Karef). Laquelle se tient depuis le 18 décembre 2012 au stade Soppo Priso à Douala. Ce jusqu’au 23 du même mois. Seulement, il n’est pas encore arrivé au bout de ses turpitudes. Dès leur descente d’avion (Kenya Airways) à 9 heures 45, les cinq membres du groupe ont été retenus par la police des frontières. Le motif de leur interpellation, selon le Commissaire de police de l’aéroport international de Douala, est l’absence de visa d’entrée au Cameroun. Pourtant, « tous les documents administratifs autorisant l’entrée au pays ont été déjà signés à la Délégation générale à la sureté nationale. Tout est là. Mais, le Commissaire dit attendre la décision de la Dgsn depuis Yaoundé », souligne le promoteur dudit festival, en nous montrant les papiers. Et d’ajouter : « s’ils débarquaient à Yaoundé, ce problème de ne devrait jamais avoir lieu. On attend ». Malgré toutes les tracasseries subis jusque là, le groupe ne faiblit pas. Par la force de Jah, il garde espoir. Les cinq mousquetaires (Rémy Grondin, Herbaux Stéphane, Flocquet Sébastien, Morel Clément et Rocheland Rémy) ont foi qu’une solution rapide à leur problème sera trouvée d’ici là. Surtout que dans les aéroports du Cameroun, « aucune literie n’est prévue pour des passagers présents dans de telles situations. Et c’est ce qui me gêne un tout petit peu quand je vois des artistes d’un tel calibre, traîner et subir de telles tracasseries », se plaint un agent de l’aéroport. Comme le veut la culture rasta, il faut garder la foi. Prôner vaille que vaille, le « One love ». Ceci passe très souvent par la musique. Et Rémy Grondin, Herbaux Stéphane, Flocquet Sébastien, Morel Clément et Rocheland Rémy savent si bien le faire. Avec leur guitare et piano, ils ont interprété leurs titres et ceux de Bob Marley. Des curieux sont venus. Ils ont vu, ils ont dansé et sont partis très contents. Certains promettant de venir les découvrir sur la scène du Karef. « Nous sommes certains que les choses vont se débloquer dès ce soir et dés demain matin, ils quitteront ces lieux. Et nous viendront les voir chanter et nous danserions avec eux. Ils chantent merveilleusement bien et ils ont notre soutien », disent-ils en prenant congé des artistes et des membres de l’organisation. Le meilleur est à venir. Frank William BATCHOU

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Ils sont marginalisés et peu ou pas du tout compris par les proches.

Ils sont casaniers. Pas de leur gré. Parce que la société babylonienne les a contraints ou rejetés. Pourtant, ils n’ont pris qu’une simple décision dans leur vie. Celle de suivre « Jah » et faire appliquer la philosophie rastafarienne. Seulement, mes amis rasta sont restés des éternels incompris. Oui… des éternels incompris. Je pèse le poids de ce mot.

En revenant de Yaoundé ce matin, je tenais en main, les tracts du Karef. Ekiéé ! C’est la première fois que vous entendez ça ? Bon, le « Karef », c’est le Kamer raggae festival (qui se tient du 17 au 23 décembre 2012 au stade Soppo Priso à Douala). Mes voisins de siège m’interpellent. L’un d’eux me demande : « Toi aussi tu es dans l’affaire là ? Tu tires aussi un coup ? ». J’étais perdu après cette interrogation. Comme si j’étais dans un château de labyrinthes. L’autre relance : « Tu prends aussi le tchap oui ou non ? Tu ne peux pas être dans une telle organisation sans tchaper ». Un nouveau verbe que j’ai entendu aujourd’hui ; « Tchaper ». J’ai souris. Un sourire narquois d’ailleurs. Et vous savez pourquoi ?...  Parce que mes amis de voisin n’ignorent partiellement voire totalement, les pratiquants du « Peace, love and respect ». Trois mots clés qui, s’ils sont utilisés à bon escient, on ne plongerait jamais dans ce tsunami de différends inter étatiques, intertribales ou interreligieux. Comme c’est le cas entre l’Israël et la Palestine, entre musulmans et chrétiens au Nigéria, entre partisans politiques en Egypte, entre forces gouvernementales et forces rebelles en République démocratique du  Congo.

Jah rastafaraï… n’aime pas ça ? Il veut un monde unit avec comme couleur du drapeau : « Vert-Jaune-Rouge » assorti du noir. Une tête du Lion de la tribu de Juddah en signe de puissance. Ces adeptes, chanteurs de préférence, le prônent d’ailleurs très bien. Sultan Oshimihn, Ottou Bala Jah, Rasby Setick, Mukaï People, Ras Tinglin, Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy, le feu Lucky Dube, Shamyr Sunshine et bien d’autres. C’est vrai, les rastas sont des végétariens. Mais, ils bouffent le haital. Ceux d’entre eux qui, malgré le rejet de Babylone, réussissent leur intégration dans la société, sont les meilleurs dans leur domaine. Vous ne me croyez pas hein… ok !! Juste quelques exemples pour votre clairvoyance. Stéphane Eloundou dit Tapis, jeune rasta, est l’un sinon, le meilleur des plasticiens camerounais. Que dire de Yannick Noah et de son père Zacharie Noah, qui ont démontré leur force de vaincre aussi bien au Tennis qu’au football.

Les rastas, ces gens que nous évitons tant, sont portant très ouverts d’esprit. Nantis d’un bagage de connaissances incroyables. Acceptons-les et nous en bénéficierons énormément. Parce que d’excellents travailleurs et combattants. C’est ensemble qu’on fera le « One Love » !

Frank William BATCHOU

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… En route pour le Karef 2012

A une semaine du premier festival de raggae en Afrique centrale, les préparatifs vont bon train. Le compte à rebours est enclenché. Ouverture d’une série de reportages sur les préparatifs de cet évènement très attendu.

 

Le chemin est long et sinueux. Le bout du tunnel aussi. Mais les enfants de Zion ne désespèrent pas. Ils ont la foi. Celle de valoriser et pérenniser le mouvement rasta qu’ils adorent tant. Ce dimanche 9 décembre 2012, ils se sont donnés rendez-vous, dans la cour de Bissagla communication, au lieu dit Mont Cameroun au quartier Bali à Douala. Comme des disciples de l’empereur (prophète) Haïle Selassie, ils écoutent. Ils donnent leur point de vue et clarifient les derniers points obscurs. Avant la grande messe du raggae bien sûr. Laquelle est prévue du 18 au 23 décembre 2012 au stade Soppo Priso à Douala. Tout le monde est plongé dans les préparatifs. Surtout que « c’est un moment décisif pour ma carrière, cet événement. Avec mon orchestre, nous avons commencé les répétitions depuis trois mois. Question d’être prêt pour le rendez-vous. La préparation est à la fois musicale, spirituelle et même vestimentaire », explique Jafah Kalondji Lumumba, artiste musicien.

Au niveau du comité d’organisation, des évolutions subséquentes ont été enregistrées dans différentes commissions. Stéphane Eloundou dit Tapis, le responsable de la commission Médiation culturelle Afrique, soutient que « les choses vont crescendo. Le raggae est un genre musical qui n’est pas encore accepté dans nos mœurs au Cameroun. Les gens sont encore retissant. Certaines structures aussi hésitent encore à se lancer. Pourtant, les rastas sont très nombreux chez nous bien qu’un peu dispersés. Avec leur détermination et leur engagement, les choses vont de mieux en mieux. Et c’est un événement qui aura un très grand impact. Je sais que la fête rasta sera belle ». Parmi les grandes innovations (sur lesquelles nous reviendrons) de cette deuxième édition du Kamer Raggae Festival (KAREF), il y aura un défilé rasta. Cette exhibition vestimentaire cordonnée par Thierry Azonkeu, est fin prête et n’attend plus que le jour-J.

Pendant ce temps, c’est le stress et la peur qui animent le quotidien du « grand prêtre » de cette messe du raggae au Cameroun. « C’est le stress et beaucoup de peur. Parce que l’événementiel est le secteur d’activité où il y a beaucoup d’imprévu. A notre niveau, on a connu beaucoup de difficultés. Mais les choses sont entrain de se mettre en place par la grâce de Jah », reconnait Guy-Laroche Atangana, le promoteur du KAREF. A une semaine de cette fête rasta, marquant aussi leur fête de fin d’année, Guy-Laroche Atangana certifie que « les réservations des artistes venant de l’extérieur ont été faites, les billets d’avions sont déjà achetés et les dates de leur arrivée sont connues. On a Koffidze du Benin qui arrive le 13 décembre, Yonkou Cha de la France et Blacklou de l’Île de la Réunion qui arrivent le 15 décembre et Tiwony de la Guadeloupe le 18 décembre 2012. Les réglages sont faits et les jobs descriptions ont été révisés. Nous sommes sur la dernière ligne droite ». La mobilisation des fils de Jah est donc tout azimut. Pour un « One Love » progressif. A bientôt !

Frank William BATCHOU

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Ils sont marginalisés et peu ou pas du tout compris par les proches.

 

 

Ils sont casaniers. Pas de leur gré. Parce que la société babylonienne les a contraints ou rejetés. Pourtant, ils n’ont pris qu’une simple décision dans leur vie. Celle de suivre « Jah » et faire appliquer la philosophie rastafarienne. Seulement, mes amis rasta sont restés des éternels incompris. Oui… des éternels incompris. Je pèse le poids de ce mot.

En revenant de Yaoundé ce matin, je tenais en main, les tracts du Karef. Ekiéé ! C’est la première fois que vous entendez ça ? Bon, le « Karef », c’est le Kamer raggae festival (qui se tient du 17 au 23 décembre 2012 au stade Soppo Priso à Douala). Mes voisins de siège m’interpellent. L’un d’eux me demande : « Toi aussi tu es dans l’affaire là ? Tu tires aussi un coup ? ». J’étais perdu après cette interrogation. Comme si j’étais dans un château de labyrinthes. L’autre relance : « Tu prends aussi le tchap oui ou non ? Tu ne peux pas être dans une telle organisation sans tchaper ». Un nouveau verbe que j’ai entendu aujourd’hui ; « Tchaper ». J’ai souris. Un sourire narquois d’ailleurs. Et vous savez pourquoi ?...  Parce que mes amis de voisin n’ignorent partiellement voire totalement, les pratiquants du « Peace, love and respect ». Trois mots clés qui, s’ils sont utilisés à bon escient, on ne plongerait jamais dans ce tsunami de différends inter étatiques, intertribales ou interreligieux. Comme c’est le cas entre l’Israël et la Palestine, entre musulmans et chrétiens au Nigéria, entre partisans politiques en Egypte, entre forces gouvernementales et forces rebelles en République démocratique du  Congo.

Jah rastafaraï… n’aime pas ça ? Il veut un monde unit donc la couleur du drapeau sera : « Vert-Jaune-Rouge » assorti un peu du noir. Une tête de Zion comme signe de puissance. Ces adeptes, chanteurs de préférence, le prônent d’ailleurs très bien. Sultan Oshimihn, Ottou Bala Jah, Rasby Setik, Mukaï People, Ras Tenglin, Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy, le feu Lucky Dube, Shamyr Sunshine et bien d’autres. C’est vrai, les rastas sont des végétariens. Mais, ils bouffent l’ahitane. Ceux d’entre eux qui, malgré le rejet des fils de Babylone, réussissent leur intégration dans la société, sont les meilleurs dans leur domaine. Vous ne me croyez pas hein… ok !! Juste quelques exemples pour votre clairvoyance. Koko Komegné, rasta, est l’un sinon, le meilleur des plasticiens camerounais. Que dire de Rigobert Song, Yannick Noah et de son père Zacharie Noah, qui ont démontré leur force de vaincre aussi bien au football qu’au tennis.

Les rastas, ces gens que nous évitons tant, sont portant très ouverts d’esprit. Nantis d’un bagage de connaissances incroyables. Acceptons-les et nous en bénéficierons énormément. Parce que d’excellents travailleurs et combattants. C’est ensemble qu’on fera le « One Love » !

Frank William BATCHOU

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16 ans déjà qu’il est mystérieusement décédé. Un roman a été dédicacé au nom de l’artiste ce 20 novembre 2012 à Douala.

Ce n’est pas un blasphème. Juste une ressemblance. Les deux hommes sont aujourd’hui des défunts. Indiscutable. Tous deux, ils sont décédés à l’âge de 33 ans. Le premier, Jésus Christ, a traîné sa croix à Golgotha. Pour laver les iniquités des Hommes. Le deuxième, Nyamsi Kotto Roger alias Kotto Bass, a traîné la sienne pour le bonheur de la musique camerounaise. Malgré son handicap. Un exemple à suivre ! Idem, les deux « missionnaires » n’ont pas eu le temps de jouir du fruit de leur dur labeur. Comme si cela ne suffisait, ils sont revenus à plusieurs reprises, après leur mort, parler à des proches. Le Christ, à ses disciples. Et Kotto Bass, à Danielle Eyango, sa nièce. Mieux, sa fille adorée. Cette visite nocturne, 11 ans durant, a été « une visite de psychologue pour abaisser cette haine que j’avais dans le cœur. Tonton « Vieux » (le petit nom de Kotto Bass) peut désormais reposer en paix. Pas parce que ce livre est sorti mais parce que je suis guérie », soutient Danielle Eyango, auteure du roman « Kotto Bass Comme un oiseau en plein vol ».

Sa soirée dédicace a eu lieu ce 20 novembre 2012 à l’Ifc-Douala. Cette œuvre évoque l’amour entre cette nièce et son oncle (Nous y reviendrons de fonds en comble). La mort de ce tonton a traumatisé la petite. Et l’a renfermé dans un cocon. Danielle conte l’histoire, de manière entrecoupée, les larmes aux yeux : « J’avais 14 ans quand mon oncle est décédé. Ma douleur a été vicieuse et lente jusqu’en 2000 quand mes amis de la fac à l’Université de Buea me rappelle que je suis très hautaine et renfermée. Je sortais de ma chambre pour l’amphi et vis-versa. Dès lors, j’ai commencé à recevoir la visite de tonton qui m’a dit d’écrire la chanson qu’il exécutait. J’ai toujours refusé jusqu’au jour j’ai accepté de le faire ». Rédactrice de chansons dictées par tonton. Elle a fait ce job entre 2000 et 2011. Comme pour confirmer qu’en Afrique, « les morts ne sont pas morts ». Lors de leur dernière rencontre, « il a pris le manuscrit que j’avais écrit, il a feuilleté, il a rit et m’a dit que l’oiseau peut désormais prendre son envol. Je lui ai dit que tu es mon oiseau. Il m’a dit, non c’est toi mon oiseau ». Emouvant !

Un hommage a été rendu à Kotto Bass toute la journée. Ces chansons ont tourné en boucle. A l’Ifc, des photos sont exposées. D’autres, projetées, défilent en diaporama sur le mur. Des témoignages, il y en a eu. Pas assez. Faute de temps. Mais l’essentiel a été dit par Moïse Bangteke, un des animateurs radio ayant valorisé les œuvres de l’artiste, et Kouoghep Moïse, son producteur, qui a salué la mémoire de son feu poulain, bassiste-chanteur émérite et chef d’orchestre du « Makassi band », que fut Kotto Bass. Lui qui a vendu 100.000 exemplaires dès la sortie de son premier album et obtenu, sans surprise, le disque d’or de l’année 1994. L’heure de la récolte des fruits juteux de ce jardin musical tant labouré avait sonné. Des concerts annoncés en Europe. Mais, le jeune « l’oiseau plein d’avenir a été mystérieusement foudroyé en plein vol ». Par des ennemis, dit-on. C’était vers 6 heures du matin, ce 20 novembre 1996. Kotto Bass est parti. Sans dire au revoir. Son camarade de galère Marco Bella promet, avec l’aide des autres artistes, de produire un disque au nom du défunt dans les prochains jours. Pas de vains mots, on espère.

Frank William BATCHOU

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C’est l’objectif que s’est fixé le comité d’organisation. Un nouveau départ pour cet événement annuel. Faut y croire !

Simple coïncidence. Mais ça valait le coup. Fort heureusement ! Le Cameroun célèbre cette année, avec un an de retard, le cinquantenaire de sa réunification. Un événement historique ayant eu lieu le 1er octobre 1961. Onze ans avant la proclamation de la République unie du Cameroun par son premier président, le feu Ahmadou Ahidjo. La grande manifestation, comme annoncée par Paul Biya dans son discours de fin d’année à la Nation, dans la ville de Buea, est toujours attendue. Le label Blaxity a pris une option d’avance (les longues attentes n’étant pas siennes). Et organise le 24 novembre 2012, les « Mboa hip-hop awards » à l’hôtel Seme beach à Limbé, au bord de l’Océan Atlantique, dans la région du Sud-ouest. Une grande première. Car, les cinq précédentes éditions de cette cérémonie, au cours de laquelle sont primés les acteurs des cultures urbaines au Cameroun, se sont toujours tenues dans la ville de Douala. La symbolique de cette sixième édition est l’unité culturelle de la jeunesse anglophone et francophone. « Nous avons voulu intégrer la partie anglophone (le Nord-ouest et le Sud-ouest) pour quelle rentre définitivement dans ce jeu, dans cette fête que nous organisons chaque année. Car, les années antérieures étaient plus tirées par la partie francophone. Pourtant, ils sont nombreux, les artistes (Jovi, Achalle et Sidney) qui sont partis de cette partie du pays pour devenir des stars », a souligné Tony Nobody, le promoteur dudit concept lors de la conférence de presse organisé le 17 novembre 2012 à Limbé. Avant de préciser : « Nous voulons effectivement que ce rendez-vous soit un marché et que les différents labels puisent se rencontrer et échanger ». Une manière pour le comité d’organisation de marquer « un nouveau départ au bord de l’eau. Nous en profitons pour internationaliser le projet. Surtout que cette ville est une porte d’entrée du Cameroun où l’on rencontre de nombreux expatriés », dixit Fidèle Batindi, le directeur de Blaxity. Bientôt les « Mboa Muzik awards » Cette année, soixante (60) nominés s’affrontent dans dix catégories : meilleur artiste Rn’b, meilleur artiste rap, meilleur album rap, meilleur album fusion, meilleur vidéogramme masculin, meilleur vidéogramme féminin, révélation 2012, meilleur label hip-hop, meilleure compile 2012 et meilleur maxi/single/street album. Grande absence, la catégorie récompensant le meilleur artiste hip-hop de la diaspora. Et pour quelle raison ? « C’est un travail de groupe. On peut estimer que cette année, selon les critères, qu’il n’y a pas eu de meilleur parce qu’ils n’ont pas assez bossés », justifie Tony Nobody. Et de révéler : « Nous avons notre philosophie. Bientôt, nous n’aurons plus de Mboa hip-hop awards mais de Mboa Muzik Awards au vu de notre chaîne de télévision lancée depuis quelques mois ». Les artistes nominés sont, selon le comité d’organisation, ceux ayant excellé pendant la période comprise entre le 30 novembre 2011 et le 31 octobre 2012. Les votes se poursuivent par sms au 8193. Qui seront les meilleurs ? Rendez-vous au soir du samedi 24 novembre 2012. Bonne chance à tous ! Frank William BATCHOU A Limbé

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