Publications de BATCHOU T. FRANK WILLIAM (76)

C’est le plaidoyer émis par Dr Azabji-Kengfack Marcel au cours de sa présentation. On peut nourrit la population en gagnant de l’argent grâce à la spiruline.

 

La situation est critique. Les statistiques démographiques de 2011, publiées l’année dernière, en fait échos. 33% des enfants ne mangent pas comme il se doit au Cameroun. Et Dr Marcel Azabji-Kengfack se tourne vers l’Organisation mondiale de la santé (Oms). C’est pourquoi, il rappelle, dans sa posture de père et de médecin, qu’« un enfant de moins de cinq ans qui a une carence nutritionnelle est un futur adulte « défavorisé intellectuellement » est probablement inapte à la compétition internationale (pays émergents) ».

Dans son exposé intitulé « Santé et business citoyen » au 9 Ideas Conference ce 30 mars 2013 au Gicam à Douala, l’homme de santé estime qu’on peut faire un business citoyen pour l’enfant défavorisé. Normal. Nous sommes dans un monde capitaliste. Ceci doit se faire sans bousculer ou modifier les habitudes nutritionnelles. Tout en tenant compte du pouvoir d’achat et de la disponibilité. Il faut donc rentrer dans le créneau du business citoyen. Pour ce faire, Dr Marcel Azabji-Kengfack propose la culture de la Spiruline qui est une bactérie (algue microscopique) consommé depuis 4 siècles à Aztèques au Mexique et Mozambique. Cette plante permet, d’après le médecin, « d’équilibrer le diabète, améliorer la capacité sportive (en aidant à la récupération, lutte contre l’asthénie…), freine le vieillissement cellulaire par les propriétés anti oxydantes du B-carotène, de la phycoyanine et de la vitamine E ; propriété cicatrisantes. Le Benin exporte la spiruline vers la France. En la cultivant au Cameroun, elle peut être vendu a environ 4 millions de clients seulement à Douala et Yaoundé ».

Petite crainte docteur. A voir ses avantages, ne serait-elle pas un dopant ? « Oui. C’est du dopage naturel mais légal. Des champions en France et en Chine ont témoigné avoir consommé la spiruline. Le comité olympique international reconnait la spiruline comme aliment et non comme dope », rétorque Dr Marcel Azabji-Kengfack. La spiruline est cultivée à Yaoundé et transformée en savon et gels. La version séchées peut être conservée entre trois et cinq ans.

Frank William BATCHOU

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C’est le plaidoyer émis par Dr Azabji-Kengfack Marcel au cours de sa présentation. On peut nourrit la population en gagnant de l’argent grâce à la spiruline.

 

La situation est critique. Les statistiques démographiques de 2011, publiées l’année dernière, en fait échos. 33% des enfants ne mangent pas comme il se doit au Cameroun. Et Dr Marcel Azabji-Kengfack se tourne vers l’Organisation mondiale de la santé (Oms). C’est pourquoi, il rappelle, dans sa posture de père et de médecin, qu’« un enfant de moins de cinq ans qui a une carence nutritionnelle est un futur adulte « défavorisé intellectuellement » est probablement inapte à la compétition internationale (pays émergents) ».

Dans son exposé intitulé « Santé et business citoyen » au 9 Ideas Conference ce 30 mars 2013 au Gicam à Douala, l’homme de santé estime qu’on peut faire un business citoyen pour l’enfant défavorisé. Normal. Nous sommes dans un monde capitaliste. Ceci doit se faire sans bousculer ou modifier les habitudes nutritionnelles. Tout en tenant compte du pouvoir d’achat et de la disponibilité. Il faut donc rentrer dans le créneau du business citoyen. Pour ce faire, Dr Marcel Azabji-Kengfack propose la culture de la Spiruline qui est une bactérie (algue microscopique) consommé depuis 4 siècles à Aztèques au Mexique et Mozambique. Cette plante permet, d’après le médecin, « d’équilibrer le diabète, améliorer la capacité sportive (en aidant à la récupération, lutte contre l’asthénie…), freine le vieillissement cellulaire par les propriétés anti oxydantes du B-carotène, de la phycoyanine et de la vitamine E ; propriété cicatrisantes. Le Benin exporte la spiruline vers la France. En la cultivant au Cameroun, elle peut être vendu a environ 4 millions de clients seulement à Douala et Yaoundé ».

Petite crainte docteur. A voir ses avantages, ne serait-elle pas un dopant ? « Oui. C’est du dopage naturel mais légal. Des champions en France et en Chine ont témoigné avoir consommé la spiruline. Le comité olympique international reconnait la spiruline comme aliment et non comme dope », rétorque Dr Marcel Azabji-Kengfack. La spiruline est cultivée à Yaoundé et transformée en savon et gels. La version séchées peut être conservée entre trois et cinq ans.

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L’idée a été développée au cours de la 9 Ideas conference 2013 à Douala. Une aubaine pour sortir ces habitants de « l’obscurantisme technologique » pour le développement de la communauté.

 

La pénétration d’internet au Cameroun est de 5% au plus. L’Afrique entière n’est pas en reste. L’électricité est offerte de manière discontinue. Trop de délestages. Des difficultés qui rendent presqu’impossible une formation à distance à partir d’une zone rurale. Prenant le cas d’un habitant de Sangmélima, il ressort que celui ne peut pas recevoir les cours par mail. Car, dans la plupart des cas, celui-ci ne dispose pas d’une adresse e-mail. De même, il ne pas échanger par l’entremise de l’application Skype dont-il ignore complètement le fonctionnement. Pour bénéficier d’une telle formation, cet apprenant est obligé de se rendre dans une grande ville comme Yaoundé ou Douala. Et ici, il devra suivre au préalable, des formations de base.

Il faut remédier à cette faille technologique. Selon Martial Gervais Oden, Net Trainer, cette formation à distance et le développement de leur environnement sont désormais possibles grâce à la diffusion et l’appropriation du téléphone portable. A moindre coût d’ailleurs. Au cours de cette édition de la 9 Ideas conférence tenue le samedi 30 mars 2013, Martial Gervais Oden a affirmé que le téléphone est très pratique pour la formation à distance dans le milieu rural. « La carte mémoire peut être utilisée comme support de cours. Elle contiendra les données sous forme de fichiers sonore ou vidéo. Les cours pourront être transférés par Bluetooth. Les évaluations pourront être faites par Sms ou page Wiki, en Question à choix multiple (Qcm). L’objectif étant d’évaluer les capacités de l’apprenant sur les sujets abordés lors des formations qui s’articulent autour de l’élevage, l’agriculture », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il est également possible de compenser l’utilisation de l’application Skype, en se servant des bonus appels des opérateurs de téléphonie mobile pour des échanges vocaux ».

L’utilisation du téléphone portable, dans le cadre de la formation, peut favoriser et contribuer au développement économique, social et environnemental du monde rural. Car, estime Martial Gervais Oden, elle réduit considérablement les coûts de formation, la paperasse, l’exode rural et la pollution. Une idée à expérimenter dans les villages camerounais qui ne sont pas encore rentrés dans le wagon de cette innovation née aux Etats-Unis et promue en 2005 par l’Union Européenne.

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L’idée a été développée au cours de la 9 Ideas conference 2013 à Douala. Une aubaine pour sortir ces habitants de « l’obscurantisme technologique » pour le développement de la communauté.

 

La pénétration d’internet au Cameroun est de 5% au plus. L’Afrique entière n’est pas en reste. L’électricité est offerte de manière discontinue. Trop de délestages. Des difficultés qui rendent presqu’impossible une formation à distance à partir d’une zone rurale. Prenant le cas d’un habitant de Sangmélima, il ressort que celui ne peut pas recevoir les cours par mail. Car, dans la plupart des cas, celui-ci ne dispose pas d’une adresse e-mail. De même, il ne pas échanger par l’entremise de l’application Skype dont-il ignore complètement le fonctionnement. Pour bénéficier d’une telle formation, cet apprenant est obligé de se rendre dans une grande ville comme Yaoundé ou Douala. Et ici, il devra suivre au préalable, des formations de base.

Il faut remédier à cette faille technologique. Selon Martial Gervais Oden, Net Trainer, cette formation à distance et le développement de leur environnement sont désormais possibles grâce à la diffusion et l’appropriation du téléphone portable. A moindre coût d’ailleurs. Au cours de cette édition de la 9 Ideas conférence tenue le samedi 30 mars 2013, Martial Gervais Oden a affirmé que le téléphone est très pratique pour la formation à distance dans le milieu rural. « La carte mémoire peut être utilisée comme support de cours. Elle contiendra les données sous forme de fichiers sonore ou vidéo. Les cours pourront être transférés par Bluetooth. Les évaluations pourront être faites par Sms ou page Wiki, en Question à choix multiple (Qcm). L’objectif étant d’évaluer les capacités de l’apprenant sur les sujets abordés lors des formations qui s’articulent autour de l’élevage, l’agriculture », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il est également possible de compenser l’utilisation de l’application Skype, en se servant des bonus appels des opérateurs de téléphonie mobile pour des échanges vocaux ».

L’utilisation du téléphone portable, dans le cadre de la formation, peut favoriser et contribuer au développement économique, social et environnemental du monde rural. Car, estime Martial Gervais Oden, elle réduit considérablement les coûts de formation, la paperasse, l’exode rural et la pollution. Une idée à expérimenter dans les villages camerounais qui ne sont pas encore rentrés dans le wagon de cette innovation née aux Etats-Unis et promue en 2005 par l’Union Européenne.

Frank William BATCHOU

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Ils ont bénéficié d’une formation, ce 15 mars 2013, animée par le Pr. Beninguisse et le Dr Crispin Mabika, pour mieux gérer les chiffres obtenus au terme de leur enquête.

 

C’était une rencontre sélective. L’objectif était bien précis. Outiller les Hommes de médias sur l’utilisation et la gestion des encarts statistiques. Au terme de cette rencontre, les journalistes participants devaient être en mesure de réaliser des encarts statistiques (tableaux statistiques permettant de documenter et enrichir l’information diffusée dans les médias, interpréter les encarts statistiques et s’initier aux logiciels statistiques tels que Gapminder, Statcompiler et à Powerpoint. Cette formation s’est déroulée ce 15 mars 2013 l’Iford, campus de Ngoa-Ekelle à Yaoundé. Elle a été organisée par l’Institut de formation pour la recherche démographique (Iford) et la Cellule d’appui à la recherche et à l’enseignement des institutions francophones d’Afrique.

Co-animée par le Pr. Parfait Eloundou-Enyegue et Dr. Crispin Mabika, elle viendra donner une autre valeur aux reportages de terrain effectués au quotidien. « A côté des reportages pointus que vous faites ; si vous avez accès aux statistiques générales qui vous permet d’avoir une vue d’ensemble du projet, ça va, à mon avis, améliorer la qualité de reportage que vous avez effectué. Car, une photo vaut mille mots mais une statistique ou un bon graphique peut valoir plus qu’une photo surtout quand elle est bien menée. Ça donne de la crédibilité. Ça permet de synthétiser un discours qui peut être très long, ça donne une illustration qui vient en renfort à un reportage et en somme, ça permet de faire une meilleure communication avec son public. Vous savez qu’il y a des gens qui retiennent les choses quand vous parlez, il y en a qui préfère le visuel pour comprendre », explique le Pr ; Parfait Eloundou Enyegue. Il reconnait d’ailleurs « qu’en science sociale, en Afrique, il y a une effervescence totale pour les 30 dernières années qui fait que de plus en plus, on relativement accès à des bases de données sur presque tous les sujets, des logiciels statistiques qui sont de plus en plus facile pour permettre aux journalistes, une fois de plus, de façon indépendante, à trouver cette information statistique qui est utile ».

Cette rencontre semble être un souffle nouveau pour les journalistes. Vu son intérêt. « C’est intéressant d’avoir plus d’amples connaissances en ce qui concerne les encarts statistiques. Après cette formation, on se rend compte que ce sont des éléments qui vont nous permettre de rendre nos articles plus efficaces et plus convainquant. Comme on l’a dit, un chiffre vaut mille mots. On a appris aussi à faire la recherche même des données statistiques sur le net. Je ne pense pas que ce sont des informations qui étaient à la portée de tous les journalistes. C’est un plus. Par exemple quand on nous a montré comment faire des recherches dans la base des données de la Banque mondiale. On pourra y aller de temps en temps prendre des infos pour compléter ou comparer les chiffres qu’on a eu à partir d’autres sources d’informations », conclut Beaudoin Enama, journaliste au Quotidien de l’économie.

Frank William BATCHOU

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Lenteur des sapeurs pompiers, construction en matériaux provisoires des boutiques, absence des bouches d’incendies, branchement anarchique d’électricité et pratiques mystiques des commerçants sont quelques points recensés au terme d’une enquête sur la récurrence des incendies dans les lieux de commerce un phénomène qui devient récurrent dans la capitale économique.

 

Le dictat des flammes. Sommes-nous tentés de dire. Car, le feu a encore démontré sa force de destruction massive et abusive au courant de la semaine écoulée. Le marché de Bonamoussadi a été le théâtre de ses exploits. Au cours de cet incident, produit dans la nuit du 18 au 19 mars 2013, une trentaine de boutiques a cramé. Tout son contenu avec. Les grincements de dents et pleures ce sont, à nouveau, faits entendre au sein des familles sinistrées des commerçants. Ce n’est pas la première fois. Dans la capitale économique camerounaise en général et dans ce marché en particulier. On se souvient qu’il y a quelques mois, ce sont les marché Congo et Mboppi qui ont subi la furia des incendies. Après ceux de New-Deïdo et du marché central de Douala. Qu’est ce qui peut bien être à l’origine de cette recrudescence d’incendie dans les marchés, grands et petits, de Douala ?

Dans la cité économique, chacun, concernes ou non, à sa petite idée sur cette affaire. Dans nos investigations, les sapeurs pompiers sont les premiers indexés. Ce à cause de leur lenteur, apprend-on. « Quand vous les appelez, ils prennent du temps pour débarquer. Ils sont toujours surpris parce qu’ils n’ont jamais d’eau dans leurs camions. Ce qui fait que le temps d’aller les charger, une bonne partie du marché est ravagée », souligne Ernest M, commerçant au marché de Bonamoussadi. Madame Djaboum, ménagère, nuance pour sa part : « C’est vrai que les sapeurs pompiers arrivent en retard pour circonscrire et éteindre le feu à temps, mais il ne faut pas oublier ce problème crucial des routes que nous avons à Douala. La Cud et les mairies se renvoient la balle concernant la construction des routes. D’où les embouteillages partout. Ce n’est que normal que le corps des sapeurs pompiers arrivent en retard. On devrait revoir cet aspect infrastructurel dans cette ville ». Au camp des sapeurs pompiers à Ngodi Akwa, un soldat du feu sous anonymat, déplore l’absence d’un matériel roulant pour les interventions. « Si vous avez deux ou trois voitures et que trois incendies se déclenchent au même moment comme ce fût le cas récemment avec Chococho et les parfumeries Gandour, on ne peut rien. Même si nos collègues de l’aéroport, de Camrail et du Port autonome nous donnent de temps en temps un coup de main, il faut reconnaître qu’ils appartiennent à des structures précises. C’est évident qu’en attendant leur intervention très souvent, qu’un marché ou une entreprise brûle entièrement. Ce n’est pas de notre faute ».

Mysticisme

C’est un élément moins négligeable. Puisqu’il a été évoqué à 25% par les personnes rencontrées. « Quand vous arrivez souvent le matin au marché, vous trouvez du sel, des écorces émiettées devant des boutiques laissés après des rites pour avoir plus de clients que les autres. D’autres viennent vendre avec ça dans leur sac. Cette confrontation de puissances sont à l’origine du feu ici », révèle celle qui se fait appelée maman Lucie, commerçante au marché Mboppi. Une thèse soutenue par Tagni Sindjeu, tradi-praticien. Pour lui, les commerçants « sont à l’origine de ces feux. Vous ne pouvez pas imaginer ceux que nous, qui avons un œil supplémentaire, voyons dans les marchés à cause des écorces que les gens cachent dans leur habits, sous leur comptoirs, etc. Le feu est le résultat de cette guerre qu’ils mènent tous les jours entre eux. Ça ne pourra diminuer que si cette guerre baissait un peu. Mais, ce n’est pas pour demain ».

Estelle Mbassi, commerçante au marché Congo, et le sapeur-pompier du camp de Ngodi-Akwa, sans négliger l’aspect mystique, relèvent les branchements électriques anarchiques et l’absence des bouches d’incendies dans les marchés. « La plupart des branchements électriques dans les boutiques, explique Estelle, sont faits par les commerçants eux-mêmes. Les fils pendent partout et les coups circuits sont donc fréquents d’où les incendies ». Et quand surgit le feu, rappelle le pompier, « nous avons du mal à travailler parce qu’il n’existe pas de bouche d’incendie. Quand bien même il en existe, c’est dans les boutiques. Les conséquences ne peuvent être que graves ». Une autre catégorie de personnes, moins importante, pensent que les commerçants sont eux-mêmes des pyromanes qui incendient pour récupérer l’assurance qu’ils versent depuis des années (pour rien). Les responsabilités sont partagées. Espérons que chaque partie prendra conscience pour libérer le nombre de dégâts enregistré dans nos marchés.

Frank William BATCHOU

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Le film sera projeté en avant première ce 31 mars 2013 au Castel hall de Bonapriso, dans la capitale économique du Cameroun.

 

Les enfants en ont toujours été victimes. De la maltraitance. Très souvent, la nouvelle épouse de leur père. Au lendemain du décès de leur maman. Et le bourreau s’appelle en deux mots : la marâtre. Pour ce faire, les enfants sont soumis à des épreuves les plus atroces qui existent sur terre. C’est ce phénomène que la réalisatrice camerounaise Liliane Breiland met en exergue dans son nouveau film « Endurance ».

Ce film, en projection première ce 31 mars 2013, raconte le récit bouleversant d’une jeune fille. Innocente. Victime de la tyrannie de sa marâtre. Ce moyen métrage de 58 minutes, diffusé dès 18 heures, est riche en émotion, en suspens et une justice imposante et impartiale. Cette projection sera précédée d’un show artistique offert dès 15 heures par Tonton Boudor, Solange, Lisa T, Jean Claude G et bien d’autres. Soirée cinéma et musique à vivre absolument !

Frank William BATCHOU

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Au nom du pape… François !

Le nouveau souverain pontife a été intronisé ce 19 mars au Vatican. Dans son message inaugural, il prône la tendresse, l’humilité, la création et la protection des plus pauvres. Maintenant, tu comprendras pourquoi, les choses sont différentes chez nous.

 

La fumée blanche s’était élevée dans le ciel. Les milliers de chrétiens regroupés à la place Saint Pierre à Rome ont exulté de joie. D’autres ont scandé « Alléluia ! Alléluia ! ». Mon voisin catholique n’a pas été en marge. Ces cris pouvaient réveiller un cadavre oublié dans son sommeil éternel. Certains ont même cru, un seul instant, que son frère est en haut. A l’image du R… Qu’il a été nommé, comme chantait Donny Elwood, à un poste très élevé. Une rumeur a circulé à une vitesse éclaire avant de s’arrêter net devant ma porte. Tchak !!! Qu’est ce qui se passe encore Pompi ? « C’est le pape. Au nom du pape… François, je suis en joie », m’a-t-il répondu. C’est à cet instant que j’ai su qu’un nouveau pape a été désigné au cours du conclave des cardinaux. Si je mens, Dieu coupe ma chose !

Comme il ne l’a pas fait, cela signifie que j’étais cinq. Pardon, saint. Un peu comme François qui a refusé de prendre le titre de premier. Lol. Ne me demandez surtout pas pourquoi. Je n’étais pas présent quand il a décidé cela. Une chose m’a marqué sur cet homme en ce 19 mars 2013, jour de son intronisation officielle en qualité de souverain pontife. J’ai observé ses gestes, son attention particulière sur le crucifix et j’ai déduis qu’il aime Notre Père qui est aux cieux. Allons même jusqu’à guetter son compte twitter. Plus de 2 millions 900 followers (chrétiens peut-être). En retour, le Pape François follow (et aime si possible) juste trois personnes sur ce réseau social. Probablement Dieu, le Fils et le Saint Esprit. Tu t’attendais à quoi ? N’est-ce pas la sainte trinité dont-il recommande, à tout temps, aux fidèles ?

« Protégeons les plus pauvres »

Mon voisin qui était content l’autre jour est revenu aujourd’hui me voir. Enervé. Ekiéé ! Comment est-ce possible pour ce jeune qui envisage de devenir prêtre plus-tard ? Vous savez ce qui le tracasse ? Le message inaugural du pape. « Si le pape demande de protéger les pauvres, cela signifie que, quand je serai prêtre, il n’y aura plus de dime consistante. Ce sont ces pauvres qui donnent beaucoup parce qu’ils attendent, en retour, le centuple de Dieu », dixit-il. Satan, sort de ce corps. Libère cet enfant des pensées d’affamés et d’escrocs. Bon… peut-être qu’il fait partie (en cachette) de cette classe sociale. Qu’il a bien compris le message et qu’il sait parfaitement de quoi il parle.

François a également exhorté les chrétiens et autres invités d’honneurs à cette cérémonie de prôner la création, l’humilité et la tendresse. Est-ce que les gars de Boko… entendent alors ça ? Leur création, c’est la prise en otage, leur humilité, c’est de l’avouer et exiger une rançon pour la libération des otages, et leur tendresse, la torture des otages. Faut regarder la vidéo, sur youtube, des otages français enlevés au nord-Cameroun, et tu comprendras. Même nos dirigeants sont tendres, humbles dans la duperie, l’appauvrissement et l’asservissement des populations. Dans cette souffrance, les regards sont tournés vers le ciel. En attendant impatiemment le nouveau « Moïse et la (nouvelle) terre promise : Sion ».

Frank William BATCHOU

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Biométrie. C’est l’objectif que s’est fixé Valsero, rappeur et acteur de la société civile, et ses compères à travers le concept « Jeune & fort, je l’ai fait ». Cette opération s’est étendue sur une semaine.

 

La période a été bien choisie. Celle qualifiée de semaine de la jeunesse dont le clou est le 11 février. Car, le message est destiné aux jeunes dans l’ensemble et aux élèves en particulier. Avec des « pairs éducateurs » hors du commun. Le « général » Valsero, Tony Nobody, Boudor… tous ou presque faisant dans l’art urbain. Leur déploiement sur le terrain s’est fait par le truchement du concept « Jeune & fort, je l’ai fait » tiré du titre « Jeune et fort » de l’album « Autopsie » de Valsero sorti en 2010. L’objectif étant de sensibiliser la force vive du Cameroun de demain à s’inscrire sur les listes électorales et se prévenir contre le Vih/Sida et les maladies endémiques. Un fait inhabituel. « C’est un choix patriotique de notre part. Nous avons pensé à la jeunesse parce qu’un pays se construit avec des jeunes, des hommes forts qui se trouvent dans les écoles et les quartiers », souligne Jean Louis Moussinga, le producteur de ce concept rendu à sa première édition.

D’après Valsero, « les jeunes ne se reconnaissent pas dans la campagne d’Elecam qui est dans l’incapacité d’atteindre les quotas. Les jeunes ont été éduqués pour se désintéresser de la politique. Il faut stopper cette hémorragie par le vote. D’où cette action citoyenne que nous menons actuellement sur le terrain ». Ces volontaires se sont rendus d’abord dans les formations universitaires et les collèges Bénédicte, Min Tan You… Ensuite, une campagne de porte-à-porte, dans les quartiers tels que Bepanda, Cité Sic et Bonamoussadi. « Nous rencontrons les gens chez eux. On perturbe leurs habitudes pour leurs montrer l’importance de leur participation à la gestion de la cité. Les petits « vieux » au pouvoir n’arrivent pas à parler aux jeunes. C’est pourquoi, bénévolement, on s’y est engagé. Il faut qu’au finish, on reconnaissent que nous, artistes de l’art urbain, nous avons joué notre partition dans ce processus électoral », insiste le « général ». Une action très encouragée par les jeunes. « C’est par tous les jours que nous voyons ces artistes que nous aimons tant venir jusqu’à nous. Pas pour parler musique mais de politique et de maladies endémiques. Au départ, on a cru qu’ils étaient envoyés par des politiciens mais il n’en n’est rien. J’ai appris que je compte beaucoup dans cette société quand je vote. Nous allons maintenant nous inscrire sur les listes électorales puisque nous sommes en âge de voter », estiment Joël, Marlyse et Sidoine, élèves.

L’un des principaux objectifs de cette campagne est d’amener 5000  jeunes au minimum à se faire dépister et s’inscrire sur les listes électorales. Comment faites-vous si vous n’avez pas de kit électoral pour inscrire directement ces jeunes après sensibilisation ? « Nous avons saisi Elecam qui est chargé de ce travail. C’est la procédure appliquée. Ils viendront au concert de musique que nous donnons en guise de clôture de cette campagne pour enregistrer directement nos fans. Les jeunes sont conscients maintenant de leur apport et nous, fiers d’apporter notre pierre à l’édification de cette nation », conclut Boudor. Rendez-vous à la prochaine édition dans une autre ville du pays.

Frank William BATCHOU

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Plusieurs faits se posent dans nos sociétés. Des enquêtes sont immédiatement ouvertes mais les résultats demeurent un mythe. Au grand désarroi du grand public.

 

On dirait une nouvelle règle au Cameroun. Les enquêtes judiciaires se suivent et se ressemblent. Toutes sont ouvertes. Presqu’aucune n’est refermée. Si certaines mémoires oublient, les faits demeurent. On attend. On attend encore… Un peu comme dans la chanson de Cirage. Toujours rien. Au grand désarroi (très souvent) des familles concernées. D’où des blessures qui ne se cicatrisent jamais. « C’est inconcevable dans un pays comme le nôtre. Comment se fait-il qu’on n’ait jamais de résultats d’enquêtes dans les affaires importantes. Que font alors nos enquêteurs ? On jamais trouvé les véritables coupables de l’affaire Vanessa Tchatchou par exemple. Je ne parle pas des autres cas. C’est désolant », regrette Jean Luc Tamba, un sans-emploi.

Cas pratiques

Nous revenons sur deux cas qui ont marqué les esprits ces derniers mois dans la ville de Douala. L’affaire Jacques Dubuisson d’abord. Le compatriote de François Hollande avait été déclaré mort, probablement de suicide, dans sa cellule le 9 janvier 2013. Selon les nouvelles, l’on avait retrouvé près de son corps inerte, ses vêtements, des objets personnels, des comprimés (non identifiés !) et une lettre dont le contenu reste inconnu. Ces avocats et autres responsables pénitenciers avaient affirmé, sans précision aucune, que sa dépouille avait été gardée dans une morgue de la ville. Et qu’une enquête avait été ouverte par le Parquet et la Police judiciaire pour trouver les causes exactes du « décès » de Jacques Dubuisson incarcéré à la prison centrale de New-Bell pour avoir assassiné, dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010 à Douala, son épouse Marie Thérèse Ngo Badjeck.

Dans la foulée, ces avocats et autres autorités judiciaires ont annoncé une conférence de presse pour révéler au public le contenu de la lettre laissée par le défunt. Lequel contenu pouvait expliquer les raisons de « son acte suicidaire ». Deux mois se sont écoulés. Toujours rien. Plus un mot sur l’affaire. Encore moins des résultats de l’enquête ouverte depuis lors.

Affaire Fodou

C’est le second cas de figure est celui du meurtre d’Alain François Fodou, Alain François Ndongmo ou Alain François Nda Ndem, selon ces différentes identités, propriétaire des quincailleries Fodou. On se souvient que l’homme d’affaire a été assassiné aux premières heures de la matinée du 17 septembre 2012. A quelques mètres de son domicile au quartier Banguè à Douala. Il revenait de son village où il est allé superviser la construction du bâtiment R+1 de l’école primaire de son village. Quelques jours plus-tard, l’arme du crime a été découverte par les  manœuvres d’un chantier à proximité du domicile du défunt. L’arme de fabrication artisanale, selon les informations, était enfouie dans un amas de sable où gisait le corps de la victime ; le jour du drame. Un doigt accusateur avait été pointé sur son épouse. Cette dernière a nié publiquement les accusations. L’enquête ouverte par le Commissariat du 12e arrondissement à Bonamoussadi reste infructueux six mois plus-tard. Plus de nouvelles de leur part. Le dossier est classé.

Des exemples du genre sont légion dans la ville de Douala. Même dans le Cameroun entier. Et le silence subite des enquêteurs est qualifié d’accusateur par certains. « Si on a jamais de résultats d’enquête, cela revient à dire qu’on peut poser des actes ignobles sans peur et sans gêne. Conséquence, le taux de criminalité va s’accroître dans notre ville. Les hommes en tenue doivent se mouvoir sinon, ils seront accusés ou seront considérés de complice dans ces dégâts », pense Julienne Njoh, employée à Douala. Il est donc temps de refermer, avec résultat, les enquêtes ouvertes jusque là.

Frank William BATCHOU

 

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Le premier album d’Idylle Mamba est un mélange de bonheur, d’authenticité et d’émotion. Une marche vers l’espérance… en dépit des douleurs et obstacles de la vie.

 

C’est une centrafricaine fière de l’être que nous avons vu arrivée, hier. Comme ces missionnaires venus en Afrique, à l’époque précoloniale pour répandre le christianisme, sa mission était claire et précise : Enseigner le Sango, cette langue de la Centrafrique, aux peuples africains. Pas avec la Bible, le fouet ou des livres volumineux comme ces hommes en soutane. Mais par la musique et surtout sa voix, son instrument de prédilection. Son « Sango et vous » a fait l’affaire. Pas assez pour étaler tout son talent de conquérante. Il faut passer à la vitesse supérieure. Entre plateaux de médias et scènes de spectacles, Idylle Mamba a donné naissance à un bébé (musical, s’il vous plait !). Son nom est « Bêkou », (« Espoir »), une force immuable encrée en nous et pour toujours.

Cette perle musicale centrafricaine… pardon africaine, surfe sur la musique acoustique ou world, le Folk blues aux couleurs du sahel, de la salsa à forte influence capverdienne, de l’Afrobeat, du bolobo et du bikutsi « responsable ». Les chansons sont interprétées en français, en Sango et en Ewondo, une langue camerounaise. Il y a de quoi écouter d’abord par curiosité. Et adorer ensuite pour sa qualité. C’est du bon ! Ce ne sont pas les mélomanes des régions du Centre, Sud et Est du Cameroun qui diront le contraire. Comme quoi, Idylle est un peu d’ici, un peu de là-bas et finalement de partout.

Sa musique ne berce pas seulement à l’écoute. Elle éduque et sensibilise sur faits réels. C’est pourquoi, cet album, autoproduction, laisse transparaître les peines, la personnalité, la sensibilité et la sincérité de son auteure. C’est une fenêtre sur l’univers d’une femme en quête de justice vraie. Militante dans l’âme, elle va en guerre contre l’excision des filles dans « Petite fille ». Une pratique très accentuée dans les contrées musulmanes, en Somalie, au Mali, au Nord Cameroun… Elle poursuit ainsi un noble combat mené un peu plus-tôt par Tiken Jah Fakoly de la Côte-d’Ivoire et Mouniera Mintchala du Tchad. Femme avant tout, Idylle Mamba rend un hommage mérité, dans « Maman », à ces sœurs. Elles qui s’éreintent au quotidien pour notre bien-être. Celui des hommes souvent peu reconnaissants. Le cœur en larme, elle pleure, dans le titre « Elle », en voyant des innocents s’écrouler sous les balles des assaillants.  Pauvres enfants et femmes qui n’ont ni demander à naitre ni à disparaître. Cruellement. Triste ! Il faut mettre un terme à tous ces massacres, physique ou mystique, pour vivre dans un monde de paix. Mais, la route qui mène à cette finalité est encore longue, sinueuse, sombre et même boueuse comme sur la pochette de l’album. Dieu merci, nous avons encore notre « ancienne sonel » en main pour nous éclairer nos pas. Et ce milieu obscur.

Pour remercier le Cameroun de l’accueil, Idylle chante en Ewondo dans « Karne Ma », titre co-composé avec Ebodé. Elle fustige ici ces sorciers qui usent de leur pouvoir maléfique pour détruire leur semblable au lieu de les aider. Elle implore l’Amour du prochain. La solidarité aussi. L’exemple est bien visible dans « Place Ti kwa » ; en featuring avec la chanteuse Camerouno-centrafricaine Corry Denguemo. Que dire de « Gadji Koyo », « Wa Nzin », « Dok sala » et « Diyin »…? Tous des régals ! Ne pas oublier « Guéné Na Sessé » et « Sango et vous » en bonus tract.

Cet opus est un syncrétisme du « tradi-moderne », des mélodies naturelles et spontanées, des rythmes traditionnels de la Centrafrique et de l’ailleurs réalisée avec la participation des artistes-musiciens tels que : Lokua Kanza, Manon, Valnez Tala, Saladin Ferreira, Rico Kerridge, William Ombè, Bello, Abel Kossidé, Déko Kameni, Serge Epoh, Naimro Kwamei... « Bêkou », 13 titres savamment concoctés aux studios Duke’Ziki à Douala et New Time Song à Paris. Pour ce chef d’œuvre, nous te disons Idylle Mamba (en Sango bien sûr)… Singuila mingui !

Frank William BATCHOU

 

Idylle Mamba, « Bêkou », 13 titres, Production : Idylle Mamba, sortie officielle 19 mars 2013

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Démonstration de force lors de la première édition de « Blanche mode ». Ils se sont exprimés sur la scène ce samedi 2 mars 2013.

 

Ils sont « blancs » de peau. Comme on entend très souvent dans les rues. Ils aiment la mode. Le style et le glamour. Seulement, ces personnes albinos, souvent stigmatisé dans notre société, manquent des scènes d’expression. D’où la création de « Blanche mode ». Une initiative de BM Label en collaboration avec l’association des femmes albinos du Cameroun, représentée par Marie Madeleine Wafo. Cette première édition s’est déroulée le samedi 2 mars 2013 à Douala. Après avoir été repoussée par le comité d’organisation pour des sollicitations rentrant dans le même cadre. « Notre évènement devait se tenir en décembre 2012. Mais nous avons été sollicités par le Sultan roi des Bamoun qui célébrait ses vingt ans de règne lors du Ngouon. On était donc obligé de repousser l’évènement », explique Marie Madeleine Wafo.

« Blanche mode » a été crée pour promouvoir « les valeurs des albinos à travers la mode. Quand on voit quelqu’un, la première chose qu’on regarde, c’est son attrait physique. Ensuite, son style. Les femmes albinos sont belles mais ne sont pas mis en avant. C’est ce que nous essayons de faire à partir d’aujourd’hui », souligne Isaac Iboï, le responsable artistique du projet. Pour cette soirée mode, les mannequins ont été habillés, durant les différents passages sur le podium de circonstance, par le styliste Jam et Deido Boy.

Pour en arriver, il a fallu un coaching de taille. Car, rappelle Isaac Iboï, « les albinos, pour la plupart, ont toujours été renfermés sur eux-mêmes. Ce n’était pas facile de les amener à défiler sur le podium même aux répétitions ». L’important est que le défilé a eu lieu. Tout comme des sketchs et des interprétations musicales. Dans leur différente, tous s’érigeaient contre la discrimination de couleur de peau. « Si nous sommes albinos, c’est la volonté de Dieu. Acceptez-nous tel que nous sommes. Nous sommes belles, nyanga et je vous assure que d’ici dix ans, les femmes albinos seront recherchées », dixit Marie Madeleine Wafo. Plus encore, présidente, elles seront des perles rares. Albinos, nyanga et fier de l’être ! A la prochaine édition !

Frank William BATCHOU 

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L’Avenue Kennedy à Yaoundé sous les eaux avec les pluies qui se sont abattues sur la capitale politique camerounaise ce 5 mars 2013.

Photo (ce 5 mars 2013) : Terry Anselme Ndong

 

Nous sommes dans l’ère des grandes réalisations au Cameroun. Celle qui doit nous ouvrir les portes, s’il en existe déjà, de l’émergence. Un peu comme ce fut le cas avec les nouveaux dragons asiatiques dans la deuxième moitié du XXe siècle. Il s’agit bel et bien de la Chine, la Corée du Sud, Taiwan, Hong-Kong et Singapour. Au pays des Lions Indomptables, cela arrivent après la construction des grands barrages (Lom Pangar et Menvele), le port en eau profonde de Limbé et la construction du deuxième pont sur le Wouri. Avec ça, l’économie connaitra, à coup sûr, une nette croissance. On espère. C’est pourquoi, on attend le septennat des « grandes réjouissances ».

Revenons à nos grands projets (structurants). Ils tournent tous autour d’un élément commun qui est de l’eau. Puisque Aes Sonel nous a dit qu’il y avait étiage, d’où les délestages à répétition et le retardement dans les travaux, la nature a exhaussé nos prières. Depuis deux jours, il pleut. Le top départ a été donné à Douala le 4 mars 2013. Yaoundé a emboité le pas ce 5 mars 2013. Il a plu sur la capitale. Tellement plu que les voitures à l’Avenue Kennedy nageaient comme si on était dans un bassin olympique. Une situation qui pose le problème de curages de nos caniveaux et même de l’hygiène des populations. On se souvient qu’il y a quelques années, le cortège présidentielle a été obligé de dévier son trajet au niveau de la poste centrale de Yaoundé (à un jet de pierre de ladite avenue) à cause des inondations.

Si ces inondations persistent ici, cela signifie qu’on ne pourra pas l’oublier dans notre marche infatigable vers l’émergence du Cameroun. Laquelle est prévue pour 2035. Vive le Cameroun !

Frank William BATCHOU  

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Maitre Gims : « J’me tire »

C'est fait... Le single de la voix de stentor du Sexion d’Assaut annonce de plus en plus les couleurs de son album « Subliminal ».

 

Le pied est sur l’accélérateur. Pas pour filer en trompe. Pas pour abandonner son groupe de cœur, le Sexion d’Assaut. Maitre Gims dévoile ainsi les premières couleurs de son premier album solo « Subliminal ». Elles sont claires. Et la manière de les révéler est la même. Les réseaux sociaux. Comme ce fut le cas avec l’annonce de cet album à venir. Maitre Gims est clair, concis et précis dans son post : « RDV le vendredi 15 mars pour découvrir le premier vrai single de Subliminal intitulé... "Jme tire" ». Cette annonce est arrivée deux jours seulement après l’aperçu du clip « Meurtre par strangulation ». « J’me tire », qualifié de « vrai single », est un mélange de rap et de chant. Une particularité devenue la marque de fabrique de cette voix de stentor du Sexion d’Assaut. Un clip a découvrir le 15 mars 2013 comme l’a annoncé l’artiste.

L’album sortira plus-tôt que prévu

Gandhi Djuna, vrai nom de Maitre Gims, avait annoncé, dans un message codé sur twitter, le 20 mai comme date officielle de la sortie de « Subliminal ». Ce n’est plus le cas. Il ne veut plus faire languir longtemps ces fans et mélomanes. Même s’il ne donne pas une date exacte, l’on sait pour autant que l’album sortira plus-tôt que prévu. Car, dans un récent tweet, le rappeur-chanteur précise : « Subliminal ne sortira plus le 20 mai mais bien avant... ». Une annonce inattendue qui réjouit néanmoins ces fans. « Je suis impatient de découvrir cet album. Je sens que se sera du lourd et costaud. Puisque c’est un artiste qui sait se donner à fond sur tous les projets dans lequel il figure », reconnait Franklin Ndema. Information à suivre !

Frank William BATCHOU

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Elle y offre un concert live, grandeur nature, le jeudi 7 mars 2013. L’artiste se dit prête à donner un show exceptionnel. A ne pas manquer !

 

Sanzy Viany en a offert un à l’Institut français (IF) de Yaoundé. Sans aucune retenu. C’était magnifique. A en juger par les commentaires des spectateurs et des critiques culturels présents dans la salle ce 25 janvier 2013. Au regard des vidéos postées sur le réseau social Yooutube, Douala a demandé sa part. Il était inadmissible qu’on nous refuser ça. Qu’on nous refuse d’admirer, musicalement parlant, la brillance d’un soleil de la Lékié. La revendication a  donc porté des fruits. Sanzy Viany sera là. Seule. Pour un concert live ce 7 mars 2013 dès 20 heures à l’IF de Douala. Un honneur pour nous et pour elle ! « C’est la première fois que je viens m’offrir toute seule, avec mon équipe, à Douala. C’est un grand honneur. C’est une occasion de vibrer en phase avec le public de Douala qui a tant souhaité m’avoir en concert », souligne l’artiste.

Face aux hommes de média ce 1er mars 2013 à Douala, Sanzy Viany est très heureuse, décontractée et impatiente d’atteindre le jour-j. Actuellement en pleine répétition, cette juriste de formation est déterminée à donner le meilleur d’elle. Surtout que son spectacle « I Ngeu Ngeu », c'est-à-dire « Sous le soleil », sera riche en surprises et en cadeaux. « Tout ce qu’on fait, on se donne les moyens pour les améliorer. C’est la présentation de ce que j’ai donné à Yaoundé mais avec des améliorations, des surprises et des cadeaux pour le public de Douala », promet Sanzy Viany, la fine fleur de la chanson africaine. Je pèse mes mots. Durant ce spectacle, l’artiste va parcourir l’album « Akouma » sortie en 2010 et introduire quelques titres de « Ozu », son deuxième album actuellement en finalisation. Ce nouvel album s’étend sur les thèmes tels que : l’arrêt de la stigmatisation de la femme rurale, le pardon, la dénonciation du droit de cuissage… Féministe ? Défenseur ou plaignante ? Celle qui a laissé ces études en droit des affaires pour la musique vous le dira mieux sur la scène. En chanson !

Conscience d’être peu connu au Cameroun, pourtant très solliciter à l’étranger, Sanzy Viany dit venir conquérir et « reconquérir Douala où je ne suis pas très régulière mais j’y viens qu’en même ». Elle sera accompagnée par des artistes tels que Juddah, Rev Steevy Eboo. Les rythmes ethno-jazz et afro-jazz seront au rendez-vous. Sanzy Viany vient ainsi que ces deux « Mvet d’or » remporté n’étaient pas un fait du hasard. Mais du mérite. Spectacle à ne pas manquer à Douala !

Frank William BATCHOU

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« Women for woman : voices acrros the world » est un projet musical initié par l’artiste camerounaise Veeby, regroupant sept autres voix féminine pour valoriser la gent féminine souvent oubliée.

 

 

Le mois de mars est dédié à la femme. Avec, tous les 8 mars, sa célèbre journée internationale de la femme. A côté des réjouissances et des réflexions lors de cette 28e édition, il y aura de la musique. D’un autre genre. Exceptionnelle. Thématique. Emotionnelle. Des chansons composées et travailler en studio pour célébrer et valoriser uniquement cet être spécial souvent oublié. Nos mères, nos sœurs et/ou nos femmes. Veeby, l’initiatrice du projet ayant vu le jour à Montréal au Canada, avec l’appui de KVN Productions, a décidé de « s’associer à des voix, des femmes, mais aussi à de brillants compositeurs issus de la Cote d’ivoire et du Canada pour faire résonner ces voix de femmes à travers cette compilation riche en émotion et en couleur ».

Cette valorisation et cet honneur passent par le projet « Women for woman : Voices accross the world ». Ce projet est une initiative de l’artiste canadienne d’origine camerounaise Veeby et KVN Productions. Il regroupe huit voix de femmes du monde, talentueuses et exceptionnelles, originaires du Canada, de la Côte-d’Ivoire et du Cameroun. Il s’agit de Flora, Lady B, Danielle Eog, Meduza, Rosen, Mafé, Constance Bk et bien sûr Veeby. Ces chansons sont « des pièces musicales qui surfent sur les sonorités de la Soul, du R&B et de la musique du monde. Mais surtout, des pièces qui vous parlent des femmes, de l’amour sous toutes ses formes, du respect et de la grandeur de ces êtres souvent oubliés, nos mères, nos sœurs, nos femmes », explique Veeby.

Cette compilation, « Women for woman : Voices accross the world », sera officiellement disponible à partir du 8 mars 2013 et en téléchargement gratuit sur le site www.women4woman.net. Bonne femme mesdames. Que ces voix musicales féminines vous bercent, vous accompagnent et vous guident !

Frank William BATCHOU

 

www.women4woman.net/

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Cameroon business forum. Les grandes lignes ont été tracées au cours de cette 4e session annuelle public-privé à Douala.

 

L’état de santé des affaires au Cameroun est chancelant. Les moyens techniques que disposent les soigneurs n’apportent pas encore entière satisfaction. Les gardes malades tremblent. Ce n’est pas Philémon Yang, le Premier ministre, qui restera indifférent. Ce dernier a relevé un frémissement dans le processus de mise en place des reformes lorsqu’il dressait le bilan du travail accompli, entièrement ou partiellement. En s’appuyant bien sûr sur les objectifs fixés au départ. Sur les 40 recommandations adoptées en 2012, seules 28 ont été exécutées. Soit un taux d’environ 70%. Contrairement à 2011 où un taux de 73% avait été enregistré. Malgré cette baisse considérable, le secteur privé célèbre encore le bilan des deux premières sessions du Cameroon business forum (Cbf). Pour lui, « une convention avait été signée en 2009 entre le gouvernement t le secteur privé. Au cours de notre première session, l’on avait formulé 38 recommandations pour alléger le secteur de l’entreprenariat au Cameroun. Et d’ajouter qu’à la deuxième, 48 autres avaient été émises et 35 de celles-ci ont été exécutées. Soit un peu plus de 75% de réalisations. C’est ce qui a permis au Cameroun de gagner 12 places dans le milieu du business dans le monde ». Néanmoins, il nuance en ces termes : « Les avancées enregistrées sont considérables mais restent encore très insuffisantes pour lever tous les obstacles à l’investissement et au développement de l’entreprenariat au Cameroun. Selon nos récriminations, il faut faire des idéaux, une réalité ».

Durant cette 4e session annuelle du Cbf, des axes de recommandations concernant entre autres l’amélioration du règlement des litiges commerciaux et la facilitation des formalités de création d’entreprises ont été formulées. Celles-ci vont rentrer dans la constitution d’un projet de loi qui sera soumis au vote ou non des députés lors de la session parlementaire de mars prochain. Une action qui rentre en droite ligne avec celle préalablement annoncée par Paul Biya lors du forum économique France-Cameroun tenu le 31 janvier 2013 à Paris. La probable loi qui sera promulguée par le président de la République va, à en croire les dires des participants, permettre de codifier et de normaliser les relations entre le monde des affaires et l’administration. Et éradiquer définitivement la corruption et appliquer les quatre principes de la bonne gouvernance : transparence, équité, responsabilité et intégrité. Des vœux… ! On attend… !

La thématique de cette édition du Cbf était « Gouvernance économique et entreprenariat ». Elle s’est tenue le 21 février 2013 à Douala. Cette rencontre public-privé a été mise en place pour remplacer le Comité interministériel élargi au secteur privé (Ciesp), dans le but d’appuyer le gouvernement dans l’accomplissement de ses efforts pour soutenir la croissance à travers l’amélioration du climat des affaires et dynamiser le secteur privé. Cette nouvelle approche, basée sur le concept de la gouvernance économique et en référence à la thématique choisie, vient ainsi asseoir un climat de confiance. Lequel est, en cas de pérennisation, propice à la fois au dialogue et à l’investissement. Rendez-vous a été pris pour l’année prochaine. On verra dès lors si des améliorations ont été faites.

Frank William BATCHOU

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Les équipes mobiles et fixes d’Elecam sont à pied d’œuvre dans les quartiers et points chauds de Douala. Objectif, susciter l’engouement des populations et inscrire 7 millions d’électeurs avant le 28 février 2013.

Tout se passe dans la ville de Douala comme sur un terrain de football. Deux équipes s’opposent. Election Cameroon (Elecam) contre les populations très réticentes vis-à-vis des inscriptions sur les listes électorales. Il faut trouver de nouvelles tactiques pour être en position de force. Le challenge sur le terrain est difficile. Mais Elecam, antenne régionale du Littoral, ne désespère pas. Parmi plusieurs, celle choisie dans la capitale économique du Cameroun est la proximité. « Nous voulons nous rapprocher le plus possible des populations, question d’inciter le maximum de personnes, qui traînent encore les pieds, à venir s’inscrire sur les listes électorales », souligne, en recevant un probable et futur électeur, un agent Elecam rencontré au carrefour Ndokoti ce jeudi 14 février 2013.

Comme Ndokoti, plusieurs équipes mobiles sillonnent les rues et ruelles, carrefours et autres points chauds de Douala pour procéder à cette opération citoyenne. On a entre autres le Rond point Deido, Rond point Dakar, le marché Mboppi et marché central, la Chambre des commerces, les carrefours Malah et Makepè Missokè. Les commissariats, les lieux de cultes et les services publics et parapublics ne sont pas en restes. « Nous allons dans les commissariats parce que la gratuité des cartes nationales d’identité fait courir un grand monde dans le Littoral. Celle à la sortie des cultes se fait aussitôt après autorisation du pasteur ou du prêtre concerné », explique Ghislain Ngangue, chargé de la communication d’Elecam Littoral. Une action saluée par les populations. « Je me demandais bien comment je devais aller jusqu’à Elecam ou à la chefferie pour m’inscrire vu que je ne suis libre que le dimanche. Heureusement, les agents Elecam sont venus jusqu’à nous. C’est encourageant », dixit Julienne Ebenye, habitante de Deido au lieu dit rue des stars. Pour Ondoua Vincent, commerçant au marché Ndokoti, « c’est une bonne initiative. Vous savez qu’on oublie parfois vide. Quand ils viennent comme ça, on se rappelle qu’on n’a pas encore accomplit un la première étape de ce devoir citoyen ».

Cette action est amplifiée sur le terrain par les antennes communales, véritables chevilles ouvrières, ainsi que des caravanes sonorisées animées le plus souvent par des comédiens. Cette caravane sillonne la ville depuis quelques semaines pour rappeler aux camerounais retardataires d’aller s’inscrire sur les listes électorales. Avant le 28 février 2013, date butoir de cette opération. La région du Littoral veut, avant cette date, atteindre, vaille que vaille, la barre des 7 millions d’électeurs inscrits fixée au départ. Un challenge pas facile même si au niveau de la direction régionale d’Elecam, on estime avoir franchi les 51%. Attendons voir !

Frank William BATCHOU

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Ils sont accusés d’avoir comploté l’évasion du maire de Massok Song loulou, Paul Hiol, ex détenu à New-Bell, alors interné à l’Hôpital Laquintinie.

 

Coup dur pour Ngwang, Kingue et Serges Odoh. Trois geôliers à la prison centrale de Douala. Ils ont écopé, chacun, de sept ans d’emprisonnement ferme du Tribunal de première instance de Bonanjo. Ils sont accusés de complicité d’évasion, à l’Hôpital Laquintinie, avec le maire Paul Hiol qui est détenu à la Prison centrale de Douala depuis août 2012 pour complicité de détournement de la somme de 800 millions Fcfa. Un verdict jugé lourd par leurs collègues malgré les arguments apportés par Ngangue Kingue, infirmier à la prison centrale de new-Bell, Godfied Ngwang gardien chef  et superviseur des gardes prisonniers et  du gardien de prison Philipe Odoh. Lesquels n’ont pas convaincu les juges dudit tribunal susmentionné.

Une condamnation qui n’a pas été du goût de leurs collègues et amis. Quand on sait que durant tout le procès de cette affaire, les trois gardiens de prison ont plaidé non-coupables et nié les faits qui leur sont reprochés. Toute chose qui n’a permis de les innocenter. « C’est une injustice grave. Ce n’est pas sérieux ce qui vient de se passer. Mes collègues n’ont rien fait. On ne peut pas condamner des gens comme ça pour rien. Moi aussi, j’ai été de garde à l’hôpital Laquintinie. Je vous rassure que c’est extrêmement compliqué. On ne peut pas demander à trois gardes prisonniers de surveiller onze malades internés à l’hôpital. C’est très difficile, puisque, les malades ne sont pas dans  le même pavillon. Il faut de temps en temps se déplacer pour aller vérifier. Donc ce n’est pas juste ce qui vient de se passer » déclare un collègue courroucé. Son acolyte Charles, un autre geôlier qui maitrise le dossier, explique désespérément : « Les gardiens de prison souffre beaucoup. Déjà nous sommes en sous effectifs  à la prison centrale de New-bell ce qui n’est pas évident vous comprenez donc que ce genre de chose peut arriver rapidement. A qui la faute ? À nous, ou à l’administration pénitentiaire ? Mes amis paient pour ce qu’ils n’ont pas fait alors que le problème aurait été évité si on avait un effectif considérable ».

Comment Paul Hiol a fondu dans la nature

Tout commence le 26 septembre 2012. Quand on signale la disparition de Paul Hiol de l’Hôpital Laquintinie. Cette évasion, avec la complicité des personnes non-identifiées, s’est faite à l’insu des gardiens de prison et gendarmes qui assuraient sa garde  ainsi que du personnel hospitalier. Le maire de Massok Song-loulou était gardé à vue dans cet hôpital depuis cinq semaines. Selon des déclarations concordantes, son épouse, avocate générale à la cour d'appel du Littoral et par ailleurs garde malade, est la dernière personne à l’avoir vu. Paul Hiol était interné pour cause de dépression nerveuse après avoir bénéficié d’une permission maladie. Selon certaines informations relayées lors de sa disparition, Paul Hiol avait « été abandonné dans la chambre VIP qu’il occupait au pavillon psychiatrique de l’hôpital Laquintinie de Douala avec tous ces vêtements ». D’autres soulignaient qu’il était gardé par cinq gardiens de prison et deux gendarmes.

Dans cette affaire ayant conduit Paul Hiol en prison figurait Françoise alias «mamy nyanga» et Kontchou épouse Kontchou Kouomegni, Pierre Mbianda, Amadou Tanko, (le fils de son père), Diffo Kamga, Eugène Ymelé et Théophile Nathan Kona. Ils avaient été interpelés pour enlèvement frauduleux des engins lourds au port autonome de Douala avec trafic de documents administratifs et imitation de la signature du secrétaire général de la Présidence de la République. Une opération qui visait à dédouaner les engins lourds sans frais payés au nom de la Présidence de la République. Avant qu’il ne fonde dans la nature, l’ex maire de Massok-Songloulou devait comparaître, la veille en compagnie des autres co-accusés, devant le juge d’instruction de la Cour d’appel. Le fugitif est toujours recherché jusqu’à ce jour.

Frank William BATCHOU

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