Publications de BATCHOU T. FRANK WILLIAM (76)

Pas les choses que le sprinter Jamaïcain, Usain Bolt, fait souvent sur les pistes d’athlétisme bien tracées. Ça s’est passé, en moins de quinze (15) secondes, sur une piste boueuse au lieu dit Nouvelle-Zélande. Histoire d’une course incroyablement réussie à l’aube de la nuit.

 

Encore un petit soupir. Et hop ! Je me décide finalement à écrire ce billet. A l’instant où je soigne mes démangeaisons manuelles sur le clavier de mon ordinateur, ma montre signale 1h50. Le seul bruit qu’on peut entend dans cette nuit calme, c’est le battement de mon cœur. Honnêtement, le rythme cardiaque a augmenté. « Coum, coum, coum ! ». On dirait que Jésus-Christ insiste enfin pour entrer dans mon cœur. Peut-être l’accomplissement de la parole de cette fidèle, belle comme un ange, de l’église Les témoins de Jéhovah. Elle qui m’a dit ; quelques heures plus-tôt, que Seigneur veut que j’ouvre mon cœur. Un peu comme notre Noum-ngui l’a fait, à cœur joie, via papa François. Pardon, je voulais dire, le Pape François. Yeuch ! Qui lui a d’abord dit que mon cœur était fermé ? Et d’ailleurs, avec quoi devrais-je l’ouvrir ? Un ciseau, un bistouri ou une scie en moteur ?

En même temps, l’horoscope n’a pas dit que je devais avoir des atomes crochus ce jour avec les signes astraux « Prédiction » et « Réalisation ». Si tu cherches encore ton signe, écoute Petit Yode dans son titre « Signe zodiaque » et tu sauras. Revenons à notre course de 1000 mètres menée avec maestria sur cette piste boueuse dans l’arrondissement de Douala IVe, au lieu dit Nouvelle-Zélande. C’est à Bonabéri. Seul hic, il n’y avait pas de prix à gagner. Donc, le mien est loin de dormir avec les poissons au fond du Wouri comme celui du Prix Yvan Amar remporté par ma sister Gaëlle Ngo Tjat.

 

Nous sommes le 22 octobre 2013. J’opte finalement à 14 heures de passer la nuit avec une parenté vivant à Bonendalè. Un coin très spécial et reposant de la ville. Mais arriver n’est pas chose facile. Après plusieurs va-et-vient dans la ville, j’emprunte mon taxi au rond-point Deïdo. Le taximan me prévient à l’avance : « Je vais te laisser à 4 étages et tu vas prendre une moto. La route est bloquées ». Sans problème tonton. Allons-y ! Sauf que je ne suis même pas arrivé à la destination préalablement indiquée. Le taximan a décidé rebrousser chemin au niveau de Grand Hangar. Plus moyen d’avancer. C’était le « na yélélé » de l’embouteillage. A force de ronfler sur place, une voiture en partance pour Limbé a pris feu. Heureusement que le propriétaire, secouru par les policiers en faction, avec son extincteur. Ouf ! On a eu néanmoins chaud ! Même la moto n’arrivait pas à circuler. Il fallait même d’abord trouver. J’ai donc commencé mon job. La marche à pied. Un, deux… un, deux et sans pression comme Foning. Au niveau de la Sonel avant les rails, je décide de bifurquer par un raccourci. Question d’arriver un peu plus-tôt !

 

Cette fille, témoin de Jéhovah, m’avait d’ailleurs dit que Dieu n’oublie pas ses enfants assoiffés (dans cette marche sous le soleil caniculaire). Alors que je saute les marres d’eau, j’entends, comme une voix descendue du ciel, appeler avec insistance : Frank, Frank !! Qui me connait encore ici ? Quand je me retourne, qui vois-je ? Un vieux frère assis dans un bar. On a « coupé » quelques bouteilles… Il est pratiquement 19h quand je décide poursuivre mon périple. Alors que je faufile dans le coin obscur et perdu de Nouvelle-Zélande, un costaud chien s’est mis à me suivre. Montrant de temps en temps ses crocs. On peut faire comme ça, après le boutiquier bouffé par deux chiens ici à Bonabéri, c’est mon tour.

 

J’avance, le chien avance. Je m’arrête, il s’arrête. Une, deux fois. Malchance ! La troisième fois, le chien a commencé à me suivre avec vitesse. J’ai dit : « Catch me if you can ! ». C’est la vitesse que tu voulais voir ? Quand j’opte souffler un peu, une grand-mère a surgi, j’ignore de quel buisson exactement, pour me demander nonchalamment : « Mon fils, tu cours plus que qui ? ». A l’heure ci hein, je cours plus que toi la vieille. J’ai pris mes deux (grandes) jambes au cou. Top départ avec un (manyaka) sprint jamais expérimenté jusqu’ici. Au finish, 1000 mètres en moins de quinze secondes. Il n’y a que dans de pareille circonstance qu’un non-coureur comme moi peut devenir, miraculeusement et dans un coin marécageux, recordman mondial. Sans médaille ni honneur comme les autres champions. Hey, il est 3h45. Je m’arrête là. Mon cœur aussi !

Frank William BATCHOU

 

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Vous avez été nombreux à avoir plébiscité les listes du M.C.D dans la circonscription de Douala zéro. Incontestablement, au vu des tendances que mes adversaires ne discutent pas, nous sommes vainqueurs. Permettez que je rafraîchisse votre mémoire sur ce qui a été et qui est à faire.

 

Cher(e)s compatriotes. Mon cœur trésaille de joie ce soir et vous savez pourquoi. Je suis le nouveau (ré) élu du peuple de Douala zéro. Seulement, ce cœur balance et re-balance comme celui de Daouda qui n’arrivait pas à faire le choix entre la jolie Amina et la gentille Fanta. Le mien chancelle entre celui de Maire de votre commune et de Député de votre, pardon… notre Nation. Vous n’oubliez pas que j’étais la tête de liste du parti aux municipales et législatives du 30 septembre 2013. Avant de choisir, si on ne m’autorise pas à cumuler les fonctions, je vais éclaircir à leur juste valeur, certains points obscurs.

Honorable député ou monsieur le Maire. Hum ! Je le mérite de toutes les façons. L’un ou l’autre demande d’être proche de la population. Oui. J’ai bien dit proche de la population. Voila pourquoi, j’ai immédiatement organisé un festin dans mon Q.G (quartier général) à Douala, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote pour célébrer ma victoire. Militants et sympathisants du M.C.D (Manger – Coucher – Dormir), parti populaire du Cameroun, étaient en liesse. Mes adversaires étaient aussi de la partie. Aujourd’hui, ils chahutent sur les antennes télé et radio. Mon œil ! Il fallait refuser de manger ce jour là. D’autres disent qu’on a utilisé une lampe tempête pour faire les décomptes afin de truquer. Tant pis si vous ne voyez pas bien. Même avec la lumière, ma victoire était connue d’avance. N’oubliez pas que Dieu a aussi plébiscité mes listes. J’étais au culte pour les élections organisé, le vendredi 27 septembre 2013, par les Imams à Yaoundé. Le dimanche qui suivait, j’étais dans presque toutes les églises réveillées et « endormies » pour recevoir les faveurs divines. Où étiez-vous chers adversaires ? N’espérez donc rien du Père aujourd’hui.

Pendant la campagne électorale, nul n’a eu l’ingénieuse idée de partager les bananes aux Bayam-sellam, du riz et du savon aux ménagères lors des portes-à-portes très stratégiques que nous avons fait. Dans chaque coin où nous sommes passés, on a remis un tricycle a, au moins une personne handicapée. Mon camarade de liste, un peu plus friqué, a donné 100.000 Fcfa aux militantes à Deïdo et 300.000 Fcfa à Ndog-passi marché. Chacune d’elles a reçu 800 Fcfa après bagarre. Mais elles étaient fières de leur champion que je suis. En plus des affiches et banderoles, nous avons déployé une voiture sonorisée et deux écrans géants LCD associés dans la rue pour diffuser en boucle nos actions sur le terrain. Les populations et militants du M.C.D (Manger-Coucher-Dormir) étaient contents même s’ils ne comprenaient rien à nos slogans.

Mon offre politique

Camarades militants et militantes. Les troues qui sont sur vos routes doivent encore attendre un peu. Je dois d’abord voir le problème de l’axe menant à mon domicile si je ne déménage pas. Je dois remettre mes comptes bancaires à jour. Certains d’entrevous ont tôt fait de venir me dire d’améliorer la qualité de la formation continue des ressources humaines, de mettre en place un programme d’incubateur municipal, d’organiser des foires de l’emploi, de publier chaque semestre le budget communal et le compte rendu des activités parlementaires, de mettre en place un système informatique pour rendre transparentes et disponibles les informations communales.

Je constate que vous perdez le Nord avec une boussole à la main. N’oubliez pas que « la main qui donne est celle qui dirige ». Arriver à ce poste (Député et/ou Maire) n’est pas chose facile. Permettez qu’on se satisfasse aussi. Néanmoins, je vous promets d’être toujours disponible, durant ce mandant de 5 ans, pour signer les actes de naissance de vos enfants, vos actes de mariage et de décès. Il pourrait avoir un peu de « farotage » si on se retrouve à une fête. Pour le reste, ce sera pour la prochaine campagne électorale. N’oubliez pas, cher(e)s militants et militantes, que je reste votre champion !

Frank William BATCHOU

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C’est une journée de conférences et Codelabs (ateliers) organisée par le GDG Douala. Elle se tient le 28 septembre 2013 à AppsTesh, Akwa, Douala. Une occasion bénéfique pour les jeunes développeurs, étudiants, entreprises, entrepreneurs…

 

Le Google Developers Group (Gdg) est une communauté des développeurs et passionnés des technologies de l’information et de la communication (Tic). Ce n’est pas la première fois qu’il organisé une telle rencontre. Même si c’était sous une autre dénomination. « Nous avons lancé la communauté sous le nom de G Tug (Google Technologie users groups) en 2011 et notre première activité, la finale nationale d’Africa Android challenge, s’est tenue le 12 mai 2012. Depuis cette date, nous avons organisé Hackathon G+ le 16 juin 2012, Hackathon google Apps le 4 août 2012, GDG/Innovative Open Ideas Cameroon 2013 le 9 février 2013, Africa GDG Barcamp 2013 le 27 avril 2013, Google I/O Extended Douala le 18 mai 2013, Hackathon Android le 22 juin 2013 et le JCertif Express Douala le 14 juillet dernier. Voila les évènements que nous avons organisé jusque là », résume Samuel Victor Iyabi, le responsable de la communication. Au Cameroun, on en trouve trois : GDG Yaoundé, GDG Douala et GDG Dschang. Tous indépendants.

Pour cet autre évènement, le DevFest 2013, toute la communauté s’est mobilisée. Il se tient le samedi 28 septembre 2013 dans les locaux d’AppsTech à Akwa à Douala. Durant cette journée, près de vingt-cinq (25) speakers exposeront dans dix ateliers : Atelier Google drive & Apps, atelier SGBD, l’atelier le Web 2.0 et SEO, l’atelier réseau informatique, l’atelier Android, l’atelier sécurité informatique, l’atelier Java SE, l’atelier App Engine, l’atelier PHP, l’atelier Java EE et l’atelier HTLM5/CSS3. C’est une occasion de faciliter les rencontres, de permettre aux participants de travailler ensemble. DevFest est aussi une séance de partager gratuitement de jauger son niveau d’évolution par rapport aux autres développeurs. C’est pourquoi, Samuel Victor Iyabi pense qu’entant que « développeurs camerounais, on a nos réalités ici. En dehors des technologies googles qu’on présentera, nous essayerons de mettre en avant nos technologies développées qui pourront être bénéfiques aux camerounais. ».

Selon ce dernier, le DevFest est un ensemble de conférences et ateliers à 90% pratiques. Une façon d’initier et donner l’envie aux novices, étudiants, entrepreneurs… de passer dans la technologie web. Les retardataires peuvent encore s’inscrire gratuitement sur le site officiel de l’évènement : www.devfest.gdg-douala.org ou sur celle de la communauté : www.gdg-douala.org. A samedi !

Frank William BATCHOU

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Ces politicars démocrates

Une fois encore, ils sont dehors. Comme des termites à la recherche de leur pitance journalière. Ils écument nos rues durant la journée, faisant miroiter aux populations (affamées), les grands projets qui se réaliseront par la poussée de leur ventre, la construction de leur maison personnelle et l’achat des grosses cylindrées.

 

J’avais dit l’affaire-ci. J’avais bien dit que les élections couplées du 30 septembre 2013 qui arrivent ci vont faire parler d’elles. Que les gars des partis politiques là vont encore nous sortir les touches comme à l’époque des Zangalewa. On m’a dit de fermer ma bouche. Que je suis incapable de devenir un simple conseiller municipal. Wandafullll !! Il y a une semaine, mon téléphone sonne à 6h du matin. C’est une « mémé » de mon quartier d’enfance à Bafang, dans la région de l’Ouest, qui appelle. Ce n’est pas le miracle du Christ ça ? Où a-t-elle pris mon numéro ? Comme dans un camp de concentration de Nazis, j’ai subi, sans placer un seul mot, ces propos : « On m’a dit que tu vois déjà l’avenir comme les marabouts ici, hein ! Arrêter ça ! Ne parle plus de politique, nous sommes au courant ici. Ce n’est pas bien à ton âge. N’entre même pas dedans mon fils. Si on donne ta part de riz et de poissons comme nous, prends, manges et dors tranquillement. Ta part quoi dedans. Mais garde tes visions pour toi seul ». Elle parlait vite comme une kalachnikov par un belligérant pour massacrer son vis-à-vis. Que les gars de la Séléka ne me regardent pas. Pardon, je ne parle pas de vous. Quand la même a fini, j’ai seulement entendu : « Crack ! ». Où c’est le crédit qui est fini oooo, ou c’est elle qui a raccroché ooooo… ? Je ne sais pas. Depuis ce jour, j’ai fermé ma bouche et ouvert grandement mes yeux.

La campagne a débuté le 15 septembre 2013. J’ai fait fi de ne pas voir et de ne pas commenter. « Chassez le naturel, il revient au galop », dit l’adage. J’ai décidé de faire mes 100 pas. Un-deux, comme maman Foning Françoise, le « Usain Bolt de la marche à pied » est en action. N’est-ce pas j’avais bien dit. Tous les « politicars », or, les « Pourriticiens », pardon, les Politiciens sont dehors. Des fantômes disparus depuis les dernières élections en 2007 sont revenus à la vie. On dirait que je regardais le clip « Thriller » de Michael Jackson. Tous s’autoproclament Démocrates ; des hommes de bonne foi dotés d’une sincérité à nul autre pareil. Ils ont réquisitionné tous les moto-taximen, les cargos et les sans emplois pour battre campagne. Tous les poteaux électriques et les murs de maisons portent leurs éffigies. Je me demande bien, en tant que futurs dirigeants communaux, s’ils savent que l’affichage sauvage est interdit par la loi camerounaise. Ils font des descentes inopinées dans les marchés de la capitale ; torturent le cerveau de mes pauvres amies bayam-sellam avec le gros français de Molière et présentant des liasses d’argent. Question de rappeler aux potentiels électeurs qu’ils ne sont pas des foirés. Idem dans les quartiers. J’étais avant hier dans une maison en « carabotte » avec un mur incliné à 130° pour un boulot. Des mecs arborant les couleurs de leur parti politique, comme s’ils étaient devenus des panneaux publicitaires, ont surgi dans le salon, sans notre consentement. Des gars que tu aperçois seulement à la télévision ou dans un aéroport. Les snobs d’hier se font tous petits aujourd’hui devant la ménagère, le ou la gérant(e) du call-box, le pousseur et les autres. Ils sollicitent leur suffrage le jour-j. Ils brandissent des spécimens de bulletin de vote et cherchent à leur asphyxier avec des slogans creux : « Je veux aller à l’Assemblée nationale » ; « Donnez-moi Douala pour le développement » ; « Je veux Douala pour instaurer la paix, la joie et le partage » ; « Donnez-moi la députation pour continuer à chasser le lion », « Vivre ensemble », « Le changement c’est tout de suite », « Je suis le meilleur candidat »… Comme si avant, on ne vivait pas ensemble, on ne vivait pas en paix, on ne partageait rien. Tsuip !!!

Ils ont peut-être oubliés le principe africain qui est basé sur la générosité. Quand il y en a pour un, il y en a pour deux ; bien que les temps soient durs. Pas besoin d’invitation pour venir manger chez ton frère. Quand ton voisin a un peu, tu ne dors pas affamé. Dans les bars ou le tourne dos du coin, on se partage gentiment une bière (bien glacée), un verre de matango (vin de palme) ou un mégot de cigarette. Sauf si tu es… Bon ! A les écouter dans les débats télévisés, ces « politicars » assoiffés de pouvoir sont ridicules voire pathétiques. Membre du parti au pouvoir ou de l’opposition, ils ont le même programme politique. Le premier  programme est de gagner cette élection avec 100% de voix. Le second est d’injurier copieusement son adversaire politique et faire croire aux téléspectateurs qu’il est le meilleur orateur. De ce fait, ils promettent le bien-être et le mieux-être. Où étiez-vous depuis les années ? Beaucoup d’entre eux ont du mal à gérer d’abord leur foyer. D’autres chiffonnent leurs employés comme des moins que rien. Allez par exemple à l’aéroport de Douala où le siège de l’un d’entre eux est basé et vous comprendrez. Avec ça, ils prétendent gérer véritablement nos communes et nous représenter valablement à l’Assemblée nationale. N’importe quoi !!! Mon pote vient de me dire que si c’est sur lui qu’on compte pour avoir même « hap » voix, qu’on se décourage. Je le comprends. Sa confiance à « l’homme politique » camerounais a été avalée par son chien Loulou. Werrr !! Mais comme on connait déjà le lendemain du 30 septembre 2013, on va faire comment ? Certains seront maires, d’autres conseillers municipaux. D’autres encore, des députés de la Nation. Et après, on se reverra dans cinq ans. C’est ça la « Pourritique démocratique » dans mon Cameroun chéri. A bientôt chers « politicars » !

Frank William BATCHOU

 

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Dans la posture d’un templier de Shaolin

Curateur de musée. Il est en quelque sorte ce cerveau du musée. Tant, il maîtrise au bout du doigt et restitue dans les moindres détails aux visiteurs, tout le patrimoine culturel ici présent.

 

Combien sont-ils au Cameroun à avoir rencontré un moine ? Très peu sûrement. Je ne suis pas épargné. Discret et toujours réfugié dans leur monastère. A travers les films et certains documents, j’ai appris que c’est quelqu’un de très hospitalier et qui parle en connaissance de cause. Il passe plus de temps entre étude et méditation. Un peu comme Hô Chi Mihn. Le père du Parti communiste vietnamien, dirigeant de la révolution vietnamienne qui a battu les Américains et les Français. Des traits de caractères retrouvés chez les curateurs de musée. Des travailleurs presque casaniers. Et quasi-inconnu des Camerounais. Comme les moines et Hô Chi Mihn. Pourtant, les curateurs de musée sont le cerveau du musée. Leur attribution n’est pas connue de leur employeur. « Ils nous assimilent très souvent au guide touristique. Pourtant, il devrait en principe avoir un guide au musée pour orienter les touristes. Généralement, c’est le curateur qui s’occupe de cette tâche. Ce qui n’est pas bien », regrette Raoul Nzognou Tanedzeu, curateur au Musée de Bamendjida. Que faites-vous, curateurs, pour un recadrage de vos attributions par la hiérarchie ? « Notre collègue Flaubert Taboue Nouaye a initié de nous rencontrer au sein du Cercle des curateurs du Cameroun. Initiative restée lettre morte. A notre niveau, on a décidé d’en parler à notre hiérarchie. Si le ministère du Tourisme pouvait sensibiliser ces décideurs sur nos attributions, ça faciliterait la tâche », pense-t-il.

Un curateur de musée (et non conservateur de musée comme on appelle par abus au Cameroun, selon Raoul), est le responsable scientifique et patrimonial du musée qui « s'occupe de l'inventaire, de la documentation des œuvres, des recherches scientifiques, de la conservation préventive des collections, de la sécurisation des œuvres, de la préparation des cartels, du marquage des œuvres, etc. », souligne Rachel Mariembe, la directrice adjointe en charge de la Conservation au Musée des civilisations de Dschang. Quotidiennement, « on prépare les fiches d'inventaire des objets, les contrats de dépôt d’œuvre, la conservation préventive des œuvres, le traitement curatif des objets attaqués par les insectes…»

Formation

Ne l’exerce pas qui veut. Mais qui peut. Après une formation de trois ans. Bien sûr. « Après le Bac, on s’inscrit en muséologie qui n’existe pas au Cameroun. Là, on acquiert des connaissances et la documentation sur la collecte de l’information et des objets pour pouvoir écrire des catalogues afin de pouvoir mieux informer les personnes extérieures. J’ai fait deux ans de théorique et un an de pratique avec trois grands modules : la muséologie, la muséographie et les nouvelles technologies », précise Raoul Nzognou Tanedzeu. Rachel de tempérer : « On a déjà la filière Archéologie et gestion du patrimoine culturel qui s'évertue à donner des notions de conservation aux étudiants. Par ailleurs, après dix ans de terrain, on peut faire la capitalisation des connaissances dans une université française pour avoir le titre de conservateur de musée ». Curateur de musée, un métier prometteur à découvrir et exercer.

Frank William BATCHOU

 

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Le capitaine des Lions indomptables vient de mettre un terme à sa carrière en équipe nationale. L’annonce a été faite juste après la    victoire du Cameroun face à la Libye (1 – 0).

L’acte n’était donc pas fortuit. Remplacé à la suite d’une blessure lors du match Cameroun – Libye (1-0), ce 8 septembre 2013, Samuel Eto’o a fait le tour du stade.    Les bras en l’air, il a salué le public camerounais présent dans les gradins. L’on était loin d’imaginer que c’était son adieu. En effet, le capitaine des Lions indomptables a décidé de mettre un    terme à sa carrière internationale avec l’équipe nationale pour, dit-il, « régler des problèmes personnels ». Il se consacrera désormais à    Chelsea, sa nouvelle équipe évoluant en première division anglaise. Le joueur a annoncé la nouvelle à ses coéquipiers, tout en leurs souhaitant bonne chance pour la suite, dans les    vestiaires ; quelques minutes seulement après la rencontre. Selon l’Equipe.fr, l’attaquant camerounais n’est d’ailleurs pas revenu à l’hôtel avec eux. De même, poursuit le site d’information    français, « il ne devrait pas être présent lors des matches de barrages » dont le premier est prévu pour le 13 octobre 2013 à    Yaoundé.

C’est en 1997 qu’Eto’o Fils Samuel a commencé à arborer le maillot de l’équipe nationale du Cameroun. A 32 ans révolus, l’homme est    considéré comme l’un des meilleurs footballeurs au monde de sa génération. Et même l’un des meilleurs joueurs africains de tous les temps. Il est le seul joueur africain à avoir reçu     à quatre reprises, le titre de Ballon d'or africain de l'année en 2003,     2004, 2005 et 2010. Il a aussi remporté les Jeux    olympiques 2000 de Sydney, les CAN 2000 et 2002    Samuel Eto’o est reconnu comme étant le meilleur buteur de l'histoire des Lions indomptables et meilleur buteur de l'histoire de la Coupe d'Afrique des nations.  

Frank    William BATCHOU

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Comme « mama Africa », la mamelle nourricière de certains sites internet, médias audio-visuels et magazines crève de faim. Elle est méconnue, rejetée et insultée à la    maison. Pourtant, les voisins l’utilisent pour accroître leur visibilité.

 

Nombreux sont ceux qui l’ignoraient, moi aussi. La    journée internationale du blogging. Elle est célébrée chaque 31 août. Ne me demandez pas depuis combien d’années. Je n’en ai rien à cirer. Ce qui est sûr, on en parle. Et tous les blogueurs, du    moins ceux qui s’y reconnaissent, ont décidé d’en faire écho cette fois-ci. Chacun sa thématique. La finalité étant de faire comprendre l’importance du blog dans un pays comme le Cameroun. Pour    une fois dans la vie, tous les chemins mèneront à Rome (l’objectif final).

Pour commencer, qui connait « Le journal d’Anne    Frank » ? Ce livre publié aux éditions Gallimard écrit entre juillet 1942 et août 1944 par une petite fille juive afin de partager le sort précaire de sept personnes contraintes de se    cacher pour échapper à la gestapo. Pendant que les Nazis ajoutaient un chapitre capital et sanglant au « Bréviaire de la haine », Anne Frank notait dans son journalier les menus faits    et gestes de la communauté. La petite Anne Frank, a chroniqué (peut-être naïvement) sur une microsociété clandestine. Finalement, elle est devenue une informatrice de référence. Nombreux se sont    fiers à ses écrits pour rédiger leur thèse et des livres. C’est ça la mission quotidienne du blogueur. Pas très différente de celle d’un journaliste. Mais ici, chacun y va selon ses ressentis. Le    but étant d’informer sur les faits et gestes de la société. Montrant des pistes à plusieurs personnes. Je suis heureux quand un intellectuel comme le Pr. Emmanuel Pondi soutient que son livre     « (Re)Découvrir Yaoundé » part aussi du travail mené quelques années plus-tôt par un jeune blogueur    camerounais.

Les blogueurs, qu’ils soient au Cameroun ou ailleurs,    sont devenus des informateurs de premier ordre. Relayant les informations en temps réel. Lesquelles sont reprises (in extenso) par des médias classiques et sites internet (sans journalistes) sans    mentionner la source comme le demande l’honnêteté intellectuelle.   Samvick en parle    justement. Ces blogueurs camerounais, en matière de publicité, sont pourtant lésés par les entreprises. Non. Ignorés et rejetés totalement au    détriment de ces sites internet spécialisés dans le « copié collé ». En thème de statistiques mensuelles, le chiffre de ses sites demeure au bas de l’échelle. Mais hélas. Ce sont les    heureux élus. Dans les autres pays à l’instar du Nigeria, les blogueurs vivent de leur job via la publicité des entreprises et des particuliers. Il suffit de visiter le blog de ses collègues des    pays voisins et suivre les reportages fait sur eux à la télévision et ailleurs pour le comprendre concrètement. Et en retour, les entreprises voient leur chiffre d’affaire grandir. C’est un    partenariat gagnant-gagnant. Cela devrait-être pareil chez nous avec une moyenne de 15.000 visiteurs par mois sur plusieurs blogs camerounais.

« Les    entreprises camerounais n’ont pas encore intégré les blogs dans leur politique de développement et de vente de leur image et de leurs produits comme chez nous au Nigeria parce qu’elles ne    comprennent pas encore votre importance et votre force. Et c’est regrettable », regrettait Oghoye Joshua, un ami rencontré au  Nigéria. Il est temps que les publicistes, les    responsables de communications et de marketing des entreprises locales comprennent qu’ils peuvent gagner davantage avec les blogueurs locaux. Comme au Nigeria, en Afrique du Sud, au Burkina-Faso,    en Côte-d’Ivoire… Vivement un changement !

Frank William BATCHOU

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La nuit mystérieuse…

Etre souvent    noctambule, c’est bien. Ça permet de découvrir et ressasser certains éléments qui pimentent notre société. Mouakk !!! Carnet de route d’une journée, dimanche 4 août 2013, plutôt longue.    Suivez le guide !

 

Je vais même commencer par quoi hééé ? Tchaiiii !! Vrai, vrai, qu’on ne    vous mente pas, il y a des jours comme ça. Tu sciences jusqu’à ta part vient. Rien ! Tu regardé même les films de cette black woman américaine, Queen Latifah, que nous aimons tant. Toujours    rien. Parce que, rien ne change. Un mutisme intellectuel, difficile à décrire. Mon voisin me parle même de cécité intellectuelle. Dont, ça voyait avant ? A force de cogiter, j’avais déjà mal    aux nerfs. A mon jeune âge. Hum… Pardon hein ! Il fallait donc faire des « 100 pas » en soirée. En déambulant comme Wamacoul dans la rue, l’idée de voyager m’est venue en tête. Il    est 21h15. Ayiiirr !! Où vais-je aller à cette heure de la soirée ? A cet instant précis de réflexion, une voix, venant au plus profond de moi, me susurra : « Et si tu    allais à l’Ouest ». Bonne idée. N’est-ce pas même ma voisine est venue me dire ça comme ci les deux s’étaient entendus au longtemps avant. Ok ! C’est compris. J’irai faire un tour   dans la région de l’Ouest.

Il est 23h30 ce dimanche 4 août 2013. Mon sac au dos, je prends la route de Bépanda    Tonnerre à bord d’un mototaxi. Tout ça avec la charmante compagnie de dame pluie qui ne cesse de se lamenter depuis des jours. Où elle pleure même qui oh ? Ohôôô !! Dès que le    benskineur m’a laissé, quelqu’un m’a appelé par mon patronyme depuis un bar du coin. Malchance. Qui me connait encore ici ? Héyéé, c’est « Sourna » ; mon ami d’enfance qui    m’évitait depuis qu’il est entré dans le cercle fermé des pourriticiens. Pardon, je voulais dire, politiciens. Il m’invite à venir prendre un verre avec sa clique. Les rumeurs disent que c’est sa    nouvelle profession depuis que son nom a été miraculeusement rayé de la liste des candidats d’une municipalité de la place pour les élections du 30 septembre prochain par ses amis du parti très,    très démocratique. Le grand « R ». C’est grave hein ! J’ai seulement refusé. On verra ça plus-tard. Je suis pressé. A peine je fais un pas, une sérieuse bagarre déclenche entre    deux chargeurs du même bus. Le premier accuse le second d’avoir chipé son passager. Et bonsoir le manquant sur sa paye à la fin du chargement. Ce sont les coups de poing que tu veux voir ?    Comme dans un film de Jet Li ou de Bruce Lee, tu entends seulement « Toum, Toum » (ce sont les coups de poings) et « Aie, tu frappes mon œil, prend pour    toi », chez l’encaisseur. Pendant qu’on sépare la bagarre, ce sont des enfants d’à peine 11 ans qui viennent nous proposer des bonbons. 300 Fcfa le paquet. Tchiééé, à cette heure    avancée de la nuit ? Non, non, non… Irresponsabilité quand tu nous tiens. Où sont passés leurs parents ? Pourquoi cautionnent-ils cela ? Tellement je me suis posé des questions que    j’ignore à quel moment j’ai pris place dans le bus et qu’il a démarré.

Nous entamons la traversée du pont sur le fleuve Wouri quand je suis tiré de mon    lit d’interrogations. Les voisins n’arrivent pas à croire qu’à 00h30, une femme nue se baigne, sans inquiétude, dans ce fleuve. Elle n’a guère été inquiétée par nos cris. Au contraire, elle s’est    retournée, nous a fait un signe de la main en guise de salutation avant que sa voix ne déchire le silence de la nuit : « Ne vous inquiétez pas, je me lave juste ».     Jésus-Marie-Joseph… Il n’y avait pas d’eau chez elle ? Mysticisme, simple baignade solitaire ou faux courage ? En attendant votre aide pour mieux comprendre, j’ai fait, pour la toute    première fois de ma vie, le signe de croix. Et j’étais même plus rapide que Touko du film « Le bon, la brute et le truand ».

Comme si cela ne suffisait pas cette nuit, c’est un jeune homme, la vingtaine    sonnée, qui arrache le sac d’une femme au niveau de Souza en présence des gens. Sans prendre la fuite. C’est le maestro du coin parce qu’il n’a pas encore vu son « remède ». Qu’il    attende seulement le jour-j ! Au péage de Santchou, l’agent de garde vient nous vendre le ticket avec une petite serviette nouée autour des reins. Dieu du ciel, c’est vrai que le Cameroun,    c’est le Cameroun. J’ai imploré Hypnos et Nyx (respectivement Dieu du sommeil et déesse de la nuit,    parents de Morphée, divinité des rêves prophétiques dans la mythologie grecque) de venir me prendre. Heureusement, ils ont a exhaussé ma prière. Mais pour peu de temps. « Minquili »     comme ça. Car, c’est une gamine de huit ans qui s’est mise à se lamenter ; réveillant dans cette candeur nocturne tous les passagers. Du moins, ceux qui dormaient ou faisait semblant de    somnoler. Elle dit qu’elle a égaré sa pièce de 500 Fcfa (moins d’un euro). Ce qui devait lui servir d’acheter du pain tartiné dès son arrivée au village. Chauffeur stop ! Mieux, je m’arrête    ici de peur qu’elle ne me casse le tympan. On reparlera d’une autre chose différente de cette nuit mystérieuse. Il faut que j’essaie vraiment de dormir cette fois ci ! A    plus-tard !  

       

Frank William BATCHOU

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Ce sourire qui s’envole...

Le témoignage affectif    a vite cédé la place aux larmes. Joie et peine se font des tacles. L’être cher finit par s’engouffrer dans le ventre creux de l’oiseau en acier appelé avion.

Le chômage fait les choses. Quand un problème de femme s’y mêle, ça devient    compliqué. Les deux jumelés te conduisent à faire des crises. Tout chez toi souffre. Même tes proches t’énervent. Le seul moyen de gérer le stress occasionné, c’est d’être mobile. Et la marche à    pied est mon unique moyen de déplacement. Je suis donc dans mes « waka » sans destination fixe ce vendredi 9 août 2013. De rue en rue, de quartier en quartier, je marche. Sans repos. Un    peu comme ce chien dont-on a coupé la queue. Voila pourquoi, certains m’ont surnommé le « Usain Bolt de la marche à pied » à Douala. Ça ne fait rien. J’accepte. Au bout de quelques    heures, j’entends seulement : crac ! Ma dernière chaussure de noël dernier vient de lâcher. La semelle s’est cassée. Merde ! Quand la malchance te suit, hein… Heureusement, je suis    à un endroit où je peux m’asseoir un instant. Heuch… ! C’est l’aéroport international de Douala.

Il n’y a presque pas de centimètre de libre ici. L’aérogare grouille de monde.    C’est ainsi tous les jours de la semaine. A la faveur de l’arrivée ou du départ d’un proche, l’aéroport devient un lieu des rêves et des espoirs.    J’espère réaliser le mien aujourd’hui ? Accolades, cris et bourrades s’entremêlent. Les flashes crépitent. Les petits badauds rôdent et demandent les euros aux « newcomers ». Dans    la foulée, quelques billets sont chipés des mains de l’un d’eux. Peut-être une façon de lui souhaiter la bienvenue au Cameroun. Malgré la chasse à l’homme entreprise par deux policier de    l’aéroport, le « frappeur » a réussi s’enfuir. On dirait une séquence de film policier sans caméra et réalisateur. Orrrrr ! Je me ballade dans le hall de l’aéroport. Et    soudainement, je m’arrête. Sur l’une des marches de l’escalier conduisant au balcon où l’on a une vue imprenable sur la plateforme aéroportuaire, elle est assise. Certainement qu’elle attend un    proche qui revient de l’étranger. Elle me regarde depuis quelques instants. Le sourire au coin.

Ce sourire est identique à celui de Nadia. Te rappelles-tu encore de cette    Nadia ? Non, non, non… ? Tu as la mémoire en poussière ou en fumée ? Ok. Nadia est la fille sexy qui m’a obligé, tendrement et poliment, à devenir pousseur à Abuja au    Nigeria. Cette fille de l’aéroport est belle comme un soleil en plein minuit. Pour ceux qui l’ont déjà vu. Je lui donnerai volontiers vingt-sept ans. Bon sang, c’est le genre    qu’on garde pour toujours. Pas seulement pour les vacances. Je dois l’épouse tout de suite. Pour la sauver des flammes de la solitude et du célibat. Elle mesure environ 1m70 avec des formes    voluptueuses. Le style qui pousse un prélat à mettre immédiatement un terme à sa promesse de chasteté. Elle est à peine maquillée et ses cheveux sont courts. Plus je m’approche d’elle, plus je    ressens des vibrations. Le genre qu’on ressent seulement devant de belles femmes. Elle se prénomme Marie Julie. Pour faire gentlemen, je l’ai appelé « Mary J » et elle a aimé. On a    discuté longuement et paisiblement. De tout et de rien. Et comme on dit chez moi, « le courant est vite et bien passé ».

21h 30. L’heure de toutes les douleurs. L’heure de la fin de mon espoir. De mon    rêve. Une voix de fée vient d’annoncer, au dessus de nos têtes, le début des embarcations de l’A 340 d’Air France. Mary J doit s’en aller. Et je l’ignorais totalement. Je veux la suivre. Mais    hélas ! Je n’ai aucun papier. Je me ressaisi. On se congratule, se sourit et s’embrasse. Un bisou à la joue droite et la voila qui s’éloigne. D’abord dans la zone d’embarcation. Ensuite,    dans le long tunnel conduisant à l’airbus. Voila comment ce sourire radieux s’envole lentement à partir de l’aéroport international de Douala. Un vent de mélancolie souffle sur moi. Il va jusqu’à    m’étreindre le cœur. Je sèche une larme qui dégouline sur ma joue. C’est rare ça ! le cœur a ses raisons que la morale ignore. Mon espoir vient de s’envoler. Mon rêve aussi. Vais-je encore    rencontrer Mary J ? Snif, snif, snif… !  

Frank William BATCHOU 

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Les vendeuses de cet espace commercial viennent, chaque dimanche uniquement, écouler les ustensiles utilisés dans le ménage durant leur mariage. Découverte !

 

Ce n’est pas une plaisanterie. Si c’est la première fois que vous entendez. Il existe bel et bien. Le marché des femmes divorcées ou Luma Baba. Situé sur une ruelle au quartier Domayo à Maroua, la capitale régionale de l’Extrême-nord, il est ouvert uniquement le dimanche. « Ça n’a pas de particularité cette journée. Les premières commerçantes ici ont constaté qu’elles avaient plus de clients le dimanche. Unanimement, elles ont adopté cette journée et rarement le lundi. Tout le monde est libre le dimanche et c’est une aubaine pour nous pour écouler nos marchandises », explique Aminatou, une des vendeuses.

Aucune plaque n’indique le nom de ce marché comme partout ailleurs. Pourtant très connu des habitants et surtout des moto-taximen. Selon notre guide, le nom de baptême « Luma Baba ou le marché des femmes divorcées » vient du fait que ces femmes sont coutumièrement ou civilement séparées de leur mari. Ce fait arrive quand, estime Abdoulaziz, « ces femmes ont étés trompés par leur époux. Ça c’est le premier cas. Dans le second cas, c’est quand le mai n’a pas pu, malgré le revenu de la dame, acheter le pagne (qui coûte 50.000 Fcfa) pour la fête du Ramadan ». Incroyable pourtant vrai.

Dans ce marché, 95% de vendeurs sont des femmes. Sereines, elles sont assises derrière leur comptoir de fortune. Leurs marchandises sont constituées des ustensiles de cuisine utilisés pendant le mariage, des cadeaux de la dot comme des pagnes, foulards, des draps, des assiettes, des tapis, des chaises… D’après les clients réguliers au marché « Luma Baba ou des femmes divorcées », les prix de marchandises sont « très abordables que dans les marchés principaux de la ville. Ma table d’étude, je l’ai acheté à 2.000 Fcfa au lieu de 5.000 Fcfa au marché et mon tapis à 1.500 Fcfa. C’est vrai que c’est de la seconde main mais, je préfère », souligne Sharon, étudiante à l’Université de Maroua. Seulement, ajoute-t-elle, « il n’est pas toujours évident de faire le commerce ici pour les non-natifs parce que plus de 80 % de commerçantes s’expriment en Foufouldé ». Pour les nouveaux dans la zone, il faut savoir, après demande, que 5 Fcfa est appelé « Dalla », 25 Fcfa c’est « Dalla Déy » et 50 Fcfa est « Dalla Doy ». Important pour faire le commerce en attendant, si possible aussi, le marché des hommes libres ou hommes divorcés.

Frank William BATCHOU

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La confirmation de Youssoupha

En mettant en liesse la foule nombreuse venue l’acclamer ce 6 juin 2013 à Douala, le rappeur a ainsi prouvé tout le bien qu’on pensait de lui.

 

Ce concert de Youssoupha avait quelque chose de magique. Il a même donné de la chair de poule. Pas parce qu’il vient de loin comme croirait certains. Rien à voir. L’artiste n’a pourtant rien apporté de nouveau au show de Brazzaville : exécution responsable de la rumba congolaise avec son bakeur S-Pi, des notes d’humour à n’en point finir, idem comme à la conférence de presse d’avant concert, et cette note de piano de Mani… A ya yah !! C’était la meilleure ça ! Excusez mon émoi. Youssoupha est venu ainsi confirmé qu’il est « le meilleur rappeur de France avec un cheveu sur la langue. Les autres devraient prendre l’exemple sur lui en travaillant leurs textes. C’est le meilleur des meilleurs ! », dixit Maurice Ndongo, un fan.

Toutes ces chansons exécutées (tirées de « Noir désir » et « Sur les chemins du retour »), on les connaît. « Viens », « L’amour », « Apprentissage », « J’ai changé », « La foule », « Tout l’amour du monde », « Histoires vraies », « Dreamin », « Les disques de mon père »… On les écoute et réécouté à longueur de journées sur les supports originaux. Pour ceux qui les ont. Mais à voir ce public enthousiaste, chantant en chœur et sans fausse note ces tubes (malgré l’absence d’Indila, Corneille, Tabu Ley Rochereau… pour les featuring), on est resté sans voix. A un moment, on a cru que ce public était l’auteur-compositeur des chansons, Youssoupha et S-Pi, les interprètes.

Les mains en l’air, les fans achevaient chaque titre par des acclamations et ce refrain crée : « Youss, Youss, Youss… ». Une remarque qui n’a guère laissé indifférent le rappeur congolais. « C’est la première fois que je viens au Cameroun. Je pense que le Cameroun est le meilleur public africain », déclare-t-il, tout de go, sur la scène ce 6 juin 2013 à Douala. Et de corriger quelques minutes après : « J’ai dit que le public Camerounais était le meilleur public africain ? Non. Le public Camerounais est le meilleur public du monde ».

« On est hight ! »

Il a fallu juste 1h25 min à Youssoupha pour mettre tout le monde d’accord. Transformant l’esplanade de la maison de parti de Bonanjo à Douala en dancehall. Tout le monde s’est plié à la danse sans exception. Jusqu’à épuisement. Pour la première fois dans cette ville, un spectacle s’est achevé, sans plainte, par des applaudissements. Bien qu’on ait remarqué quelquefois des bruissements des câbles qui semblent prendre de l’âge. Mettant mal alaise l’auditoire. Un aspect qu’il faudra revoir. En attendant, chapeau l’artiste !

Toute cette beauté musicale dans un décor lumineux révèle le talent Camerounais. Avec un Mr Terror élevant davantage, avec sa voix doyenne, son « bâtiment B ». Malgré ce côté gamin de son accompagnateur de la soirée, l’homme a prouvé une fois de plus que son rap se bonifie avec le temps. Pareil pour le jeune loup, Stanley Enow avec son single fétiche « Hein père ». Sa prestation a été à la hauteur des attentes des nombreux fans. Seulement, il devrait cesser de trop crier sur la scène pour permettre à chacun d’écouter son message convenablement et chanter avec lui. Très tôt a été la fin de ce show magnifique pour le reporter. A bientôt !

Frank William BATCHOU

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Rien que la scène pour Youssoupha

Le rappeur congolais se dit impatient de partager le meilleur de son rap avec les fans camerounais. C’était au cours de la conférence de presse tenue ce 4 juin 2013 à Douala.

 

C’est finit les doutes. Youssoupha, est bel et bien au Cameroun. Accueilli par la pluie, signe de bénédiction en Afrique, le « meilleur de France qui a un cheveu sur la langue » donnera, pour la première fois, un spectacle inédit au Cameroun. Ce sera le 6 juin 2013 à la maison de parti à Bonanjo à Douala. En prélude à cet évènement très attendu par de nombreux fans, le rappeur français d’origine congolaise a échangé avec les hommes de médias ce 4 juin 2013 à l’Institut français de Douala. Dans sa tenue décontractée (casquette noire sur la tête, lunette sombre aux yeux et un tee-shirt blanc sur lequel on pouvait lire « Youss, on se connait »), l’artiste s’est dit heureux pour cette tournée africaine. Surtout que « je suis dans une période de haut en ce moment. Cette tournée était quel que chose de primordial pour nous », s’est réjouit Youssoupha.

Pour la première partie de ce show, Youssoupha soutient que « la scène a toujours été prioritaire surtout quand on vient en Afrique. J’insiste toujours qu’il y ait des premières parties locales parce que toutes les fenêtres doivent être une aubaine pour eux ». Ainsi, la première partie, d’après les organisateurs, sera assurée par Sir Nostra, Stanley Enow, Monsieur Terror, TP Boy et Black Larue. En dehors de ce concert, as-tu des projets avec des artistes (rappeurs) camerounais ? « Au-delà de la collaboration, nous avons un label indépendant qui marche bien. On cherche des artistes qu’on pourra aider. Nous prenons le temps de regarder et d’écouter. Il n’y a pas de frontières. Donc, c’est possible », affirme Youssoupha. Accompagné de S-Pi et ces musiciens, ils passeront en revue le large répertoire musical : Noir désir (disque de platine), Sur les chemins du retour et A chaque frère (disques d’or), Eternel recommencement, Rap franc Cfa, Clashes…

S’agissant des préventes, Brice Albin, membre du comité d’organisation, précise que « les billets se vendront sur place le jour du concert. Il n’y a pas de prévente cette fois ci. Les premiers à arriver et à acheter les billets auront les meilleures places ». Rendez-vous le 6 juin 2013 à Douala. Ça va gester avec Youssoupha, le lyriciste Bantou.

Frank William BATCHOU

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Comme dans plusieurs quartiers de Douala, les habitants de Mbanga-Bakoko Axe-lourd, Logbessou 4 boutiques et Ndog-bong, se sont réunis pour célébrer, dans la joie, la fête des voisins. Ils se sont témoignés amour et amitié.

 

L’image est forte. Celle observée à Logbessou 4 boutiques. Les retrouvailles des habitants de Belfort city, de la 1ere, 2e, 3e et 4e avenue. Entre musiques, échanges, découverte des voisins inconnus, ouverture du champagne et repas commun, ils ont recensé, tissé et renforcé les relations de bon voisinage. Sans omettre de penser la poursuite du développement de leur quartier. « Que nous le voulions ou pas, nous sommes obligés de vivre avec nos voisins. Ce sont notre première famille, notre premier secours. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrions faire de grandes choses pour notre quartier », réitère Brigitte Nkwakap, présidente de l’association Mamans unies pour un meilleur soutien (Mumes). Cette association est à l’origine de l’expansion de l’éclairage public et du traçage des ruelles du quartier Logbessou 4 boutiques et ses environs.

Cette rencontre, tout comme celle de Mbanga-Bakoko Axe-lourd et de Ndog-bong, rentre dans le cadre de la 3e édition de la fête des voisins. Laquelle est célébrée ce 2 juin 2013 sous le thème « Mon voisin, mon premier secours ». Un instant de « retrouvailles et de joies. Les gens sont contents d’être ensemble parce que même pendant les deuils, on ne voit pas toute cette mobilisation », souligne Brigitte Nkwakap. Et Véronique Peninbeck Korot, porteuse du projet à Mbanga-Bakoko Axe-lourd, de préciser : « Cette fête permet de lever les barrières existants afin qu’il règne de l’amour (du prochain) entre les voisins ». La fête des voisins est une initiative de l’association Générosité, Entraide et Solidarité (GES – Cameroun) qui est « une jeune association camerounaise ayant pour but de renforcer les liens de solidarité dans les quartiers et de se venir en aide » explique Caroline Tchakounte, la promotrice de cette association.

Selon Caroline Tchakounte, il n’y a pas d’innovations dans l’organisation parce que « le principe reste le même. En fonction des quartiers, du contexte géographique, où nous allons, la fête peut se dérouler de différentes façons. Vous avez des investissements humains, des tables rondes thématiques notamment sur le problème de voisinage. Dans tous les quartiers où nous sommes passés, nous avons demandé aux uns et aux autres de mettre la solidarité au service du développement. Nous leur demandons de se mettre ensemble pour assainir l’environnement, combattre ce problème des déchets plastiques. Si dans un quartier, tout le monde sait le danger que représentent les déchets plastiques, on peut essayer à s’auto-corriger ». La fête des voisins va se dérouler tout au long du mois de juin 2013. Des rencontres dans les quartiers et des tables rondes sont annoncées dans les prochains jours. Bonne fête cher(e)s voisin(e)s !

Frank William BATCHOU

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Aids Candlelight Memorial 2013. Le Cameroun l’a célébré avec une semaine de retard. Beaucoup d’émotions au rendez-vous. Il est temps de mettre fin aux stigmatisations, discriminations des personnes infectées.


 

Le taux de séroprévalence n’a pas entièrement baissé au Cameroun. D’après Joseph Dzene, le représentant de l’Association camerounaise pour le marketing social (Acms), les dernières études parlent de 4,3 %. A côté de ça, certains patients meurent faute d’accompagnement adéquats. Pourtant, les soins sont gratuits. Mais parfois rares dans les hôpitaux spécialisés. Les témoignages publiés dans « Ruptures et rationnements Arv au Cameroun : L’envers du décor » de Synergie des sciences sociales et humaines de mai 2013 en disent long. D’autres passent de vie à trépas parce que stigmatisés, discriminés et même rejetés par les siens et la société entière. Etre séropositif n’est pourtant pas une fatalité. « C’est une maladie comme toutes les autres. Il faut apporter son aide à la personne souffrante et non la rejeter. C’est faute de cette aide, de ce réconfort que ma tante est décédée. Tout le monde l’avait rejeté et maintenant, il regrette. C’est pourquoi, je milite pour le bien-être des personnes atteintes de Vih aujourd’hui », soutient Josiane, présente ce 26 juin 2013 à la salle de Pêche et maritime de Mboppi à Douala.

Josiane est là pour la Candlelight Memorial 2013, célébré cette année au Cameroun avec une semaine de retard. « Elle a été décalée d’une semaine à cause des festivités liées à la fête de l’Unité au Cameroun. La Candlelight Memorial est organisée tous les 3e dimanche du mois de mai dans 115 pays dans le monde et 8 régions au Cameroun (précisément dans les villes de Douala, Yaoundé, Bertoua, Ngaoundéré, Bafoussam, Maroua, Buea et Ebolowa, Ndlr). C’est une occasion d’allumer des bougies pour rendre hommage aux personnes décédées du fait du Sida, accompagner les personnes affectées et infectées et dire stop à la stigmatisation et la discrimination », explique Joseph Dzene. Comme quoi, il faut être « En total solidarité » ; la thématique retenue cette année. Candlelight Memorial 2013 est organisée à Douala par le comité national de lutte contre le Sida (Cnls) avec l’appui de l’Onu-Sida, l’Acms et l’association New Way+.

Sur le site de Douala, un grand tableau a été aménagé pour recevoir des messages d’amour, d’aurevoir, de remerciement et d’espoir pour les victimes du Vih. Des louanges et chants d’espoir ont été entonnés. Des larmes ont coulé. Trop d’émotions. Triste de perdre un être cher (père, mère, ami(e), sœur, frère…). Pour cela, des artistes (Hoga, Esty Dollar et Mony Eka de Petit Pays) ont prêté leur voix à l’assistance. Le clou de la cérémonie a été l’allumage des bougies pour redonner de l’espoir, dire stop à la discrimination et la stigmatisation dans la société des personnes affectées et infectées par le Vih. Des sensibilisations n’ont été en reste. Finalement, 488 personnes ont été gratuitement et volontairement dépistées en deux jours. De même, « une opération baptisé « savons solidaires » a été organisée pour mobiliser les dons en nature pour les remettre à un orphelinat ou une association soutenant les personnes infectées et affectées par le Vih/Sida », dixit Hadja Alima, coordonatrice de New Way. A l’année prochaine !

Frank William BATCHOU

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J’suis né de nouveau à Abuja

Mon église de Cœur sera bientôt créée au Cameroun. On m’appellera révérend. Je ferai des miracles comme au Nigeria. Petit Pays ne sera plus le seul à bénir ses fans.

 

Tout pouvoir vient du ciel. Je l’ai reçu. En songe. A mon réveil, ce dimanche 21 avril 2013, à Abuja, la capitale politique de la République fédérale du Nigeria, il était là. Ce pouvoir divin. Je l’ai observé. Longuement et tendrement. Il était beau. Luisait comme l’ange Gabriel, apparu à la vierge Marie, mère du Christ. Je l’ai apprécié. Mais je vous le donne comme je l’ai reçu du Père par le truchement du pasteur que j’ai rencontré ce matin. Rassurez-vous, ce n’est pas le pasteur TB Joshua. Je ne pouvais pas suivre le même chemin que l’artiste camerounais Petit Pays. Au lieu de sept démons, il devait certainement dire que j’ai le double. Et Adieu le pouvoir divin. Fort heureusement, ça n’a pas été le cas. Je sais que vous brûlez d’impatience de savoir comment j’ai réussi à devenir, en moins de 24 heures, « Born again ». N’ayez crainte, je vais vous le dire.

De bonnes heures, j’ai téléphoné à une amie au Cameroun. Même pas un salut comme à l’accoutumée. Mon message était concis et précis. « Sister, je suis né de nouveau à Abuja ». Eyééééé !!! La fille là a rougi au téléphone au point où, mon combiné téléphonique chauffait. « Comment ont-ils réussi à convaincre, en si peu de temps, un gars si résistant, très distant de ces églises ? », a-t-elle lâché avant de raccrocher. Crack !!! Sans me dire au revoir. L’exercice d’explication sera rude à mon retour. Ça c’est certain. Je vais donc faire mon déballage ici. Et vous pourriez m’aider le moment venu.

Déballage

Notre vol a atterri à Namdi Azinkwe international airport d’Abuja le samedi 20 avril 2013 à 20h 15, heure locale. Mes deux hôtes m’ont conduit à Kuje, c’est un des grands quartiers de la ville. Nous sommes arrivés quand il y avait délestage. Ce n’est donc pas l’apanage seul du Cameroun avec son célèbre Aes Sonel (fail). C’est même plus compliqué ici. Je reviendrai dessus dans mon prochain billet. Soyez patient ! Où étais-je ? Hein… voila, je me retrouve. Un petit tour dans le secteur. Haaaa… laissez moi vous dire de ne plus chercher la terre promise (de la Bible). Elle se trouve au Nigeria. Mais il fallait d’abord que je me repose. Le lendemain, toute la maisonnée, sans exception, devait se rendre au culte. En passant, j’étais d’abord dans une famille d’accueil. Un peu comme à « Mbeng ». Les « ways » forts !! A peine avons-nous démarré notre véhicule que les églises ont commencé leur défilé de séduction. Pas un pas sans église. Toutes leurs plaques indicatives portaient le nom de « Jésus Christ ». On dirait un natif du coin. La danse est de taille. Les prédications sont identiques à celles de Jean-Baptiste dans le désert (Confère Sainte Bible). Les pasteurs délivrent les malades, en plein air, comme « le fils de Nazareth ». Tout le monde doit être témoin du miracle divin. Surtout le nouveau que je suis. Je dois aller témoigner et baptiser aussi plus-tard. Question d’accomplir les saintes écritures : « Allez faites de toutes les nations et baptisez les au nom du Père, du Fils et du Saint d’esprit ». Si je deviens donc révérend, que cela ne vous étonne pas.

Ce que j’ai vu n’est pas le bep bep que TB Joshua fait souvent à Emmanuel Tv. Pour me séduire, chacune des églises se présentent à moi avec sa chaîne de télévision. Eh oui, il y en a en nombre infini : Hosanna, Jesus is lord, Prophetic channel, Omega, Dunamis Tv, Kln, 3ABN, ACBN, Spirit word… Et bientôt Jesus bless Frank William Tv !! Avec tout ça, j’ai confirmé que Jésus-Christ était noir. Qu’il n’était pas de Nazareth mais du Nigeria. A cet instant, je me suis écrié « Alléluia, je suis né de nouveau ». Fin de l’histoire. On se retrouve au quartier !

Frank William BATCHOU

A Abuja (Nigeria)

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Femmes de cœur…femmes oubliées

Aucune page de l’histoire de ce pays ne s’est écrite sans l’implication des femmes. Pourtant, cette gent féminine ne figure dans aucune d’elles. L’heure est à la révélation.

 

Le prétexte est bien choisi. La journée internationale de la femme. Célébrée le 8 mars de chaque année. Comme une révolutionnaire des temps modernes, Diane Eteki, artiste graphiste, est venue présenter aux populations de Douala, certaines femmes qui ont écrit et continuent à écrire l’histoire de ce pays. « Ce sont des femmes qui m’inspirent et m’encouragent. Je leur rends hommage comme je veux le faire à toutes les femmes exemplaires du Cameroun dont la plupart sont encore anonymes voire déjà oubliées. Je souhaite donc leur rendre enfin justice, rendre visible leur contribution à la construction de notre pays et initier l’écriture d’une histoire du Cameroun au féminin », insiste Diane Eteki. On peut comprendre pourquoi, la majorité des visiteurs sont des femmes. Des futures décideuses ! Ce sont dix-sept portraits exposés depuis le 1er mars 2013 à l’IFC de Douala. Ces figurent nous parlent. Nous incite au travail. Au changement aussi. Dans un langage muet. Malheureusement.

Ce voyage historique se fait en trois étapes. D’abord, un clin d’œil aux « femmes ancestrales » d’avant 1700, aux militantes, dès 1940, de la lutte pour l’indépendance et aux femmes émancipées entre 1960 et 1970. Ce sont Kanya (Kaye Epée), fondatrice des Deïdo dont les enfants ont donné leur nom à plusieurs quartiers de Douala à l’exemple de Bonadjidje (les gens de Jinje) avec le premier chef Eboule Ebele (1789-1804) ; Elisabeth Kimasse, la première femme ancienne d’église ; Marthe Moumié, première militante de la décolonisation, Marie Irène Ngapeth Biyong, première présidente d’une formation politique à savoir l’Union démocratique des femmes camerounais (Udfec) associé à l’Upc ; Sita Bella, première femme journaliste, pilote d’aéronef et cinéaste, et Marie Thérèse Assiga Ahanda, première femme intronisée chef supérieur en 2000. Celles qui ont contribué à la construction nationale peignent la deuxième étape. Il s’agit de Delphine Tsanga, première femme ministre, Juliette Ketcha, 1ere femme députée à l’Assemblée nationale, Alvine Ekotto, 1ere femme déléguée provinciale à l’éducation nationale, Elisabeth Tankeu, 1ere femme à obtenir un bac scientifique, Isabelle Bassong, 1ere femme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Alice Nkom, 1ere femme avocate et Marie Louise Eteki Otabela, 1ere femme docteur en science politique. La dernière étape revient à celles qualifiées de « la relève », représentées par Esther Endale, fondatrice de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf), Kah Walla, 1ere femme à participer aux élections présidentielles, Calixte Beyala, première femme à recevoir le prix du roman de l’académie française, et Françoise Mbango. Les couleurs utilisées captivent beaucoup le visiteur.

Des figures sélectives malgré la pléthore de femmes activistes connues au Cameroun. « Il faut commencer quel que part. C’est le début de la grande aventure de l’exposition des portraits de ces femmes battantes et combattantes », dixit Diane Eteki. Bref, ce sont des femmes de cœur. Des mamans qui œuvrent, chacune dans son domaine de compétence, pour une cause noble. Ce sont des femmes battantes qui impulsent à leur niveau, le changement. Mais finalement, elles sont oubliées dans l’histoire du Cameroun que l’on tente, aujourd’hui, de réécrire au féminin !

Frank William BATCHOU

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Ce mouvement de non-violence est initié par le Cameroon People’s Party (CPP). Il fait appel aux autres leaders politiques et de la société civile mener à bien cette action.

 

Le Cameroon People’s Party (CCP) n’a pas changé sa décision. Celle contestant la mise en place d’un Sénat dans l’état actuel des choses. Sans conseil régional et une conjoncture économique très accentuée au sein de la population camerounaise. « Cette conjoncture demande d’apporter des solutions aux problèmes clés des camerounais et non pas de créer une énième institution non-fonctionnelle car, le Sénat va nous coûter annuellement au moins 18 milliards de Fcfa. Chaque député nous coûte déjà plus de 30 millions de Fcfa en moyenne par an », estime Kah Walla, la présidente du CPP avant d’ajouter : « 65% des camerounais n’ont pas accès à l’eau potable et environ le même pourcentage n’ont pas accès à l’électricité au moment où nous comptabilisons plusieurs dizaines de camerounais morts en l’espace de quelques semaines à cause de l’insécurité, au moment où nos frontières permettent à des malfrats de prendre en otage des camerounais et nos hôtes étrangers, 18 milliards ou plus peuvent certainement être utilisés à des fins beaucoup plus urgentes et importantes pour le bien-être des camerounais. Le Sénat ne va résoudre nos problèmes ».

Le CPP de Kah Walla n’a pas présenté une liste aux sénatoriales. Son choix repose sur un argumentaire bien élaboré. Le Sénat, tel que conçu, est anti-démocratique dans notre Constitution. Car, estime le CPP, l’exécutif nomme 30% de l’effectif du Sénat, garantissant ainsi sa dépendance et ne pourra pas contrôler les actions de cet exécutif. Il estime aussi que le Sénat n’apporte aucune valeur ajoutée réelle à la démocratie camerounaise, qu’aucune réflexion n’a été menée pour garantir la représentativité des groupes marginalisés (femmes, jeunes, groupes ethniques minoritaires, personnes vivant avec un handicap…), et l’âge requis pour être sénateur est très élevé au regard de la moyenne d’âge de la population camerounaise. Ces paroles restant vaines jusque là, cette formation a opté, depuis le 22 mars 2013, d’organiser les vendredis noirs contre le Sénat. « Nous disons Non au Sénat et Oui à l’eau, à l’électricité et au travail. L’histoire retiendra que nous avons dit NON ! Quand le peuple se lève, les choses changent. Seule la lutte non-violente nous permettra d’obtenir définitivement nos droits ! », soutiennent les membres du CPP.

Pourquoi seulement les vendredis ? « C’est un jour de transition entre une semaine pleine de travail et le week-end. Dans les sociétés, très souvent, les gens sont décontractés ce jour. Nous les invitons donc à se vêtir en noir ; qu’ils se réunissent, s’expriment et débattent sur cette question », explique Franck Essi, le Sg du Cpp. Selon lui, cette campagne se mène à trois niveaux. D’abord sur le terrain où les gens se réunissent en noir. Ensuite, avec les autres leaders de la société civile et de partis politiques pour qu’ils participent au mouvement. Et enfin, dans les médias (les médias traditionnels et les nouveaux médias) pour qu’ils aient aussi des espaces noirs pour protester cette mauvaise gouvernance actuelle. Cette campagne prendra fin, selon le bureau exécutif, le 20 mai 2013. Courage !

Frank William BATCHOU

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Les propriétaires évoquent l’excès de vol de leurs marchandises ainsi que des agressions à répétitions. La date de réouvertures des magasins n’est pas encore connue.

 

C’est un fait inhabituel. Celui de voir les magasins chinois fermés. Pas pour un ou deux jours seulement. Mais toute une semaine. Pas bon signe. Une situation qui a fait disparaître les embouteillages quotidiens au lieu dit « Douche municipale » à Douala. Un endroit rebaptisé « China Town » à cause de la forte présence de la communauté chinoise. L’impact commercial s’est vite fait ressentir. Ce samedi 30 mars 2013, les revendeurs des produits chinois rencontrés ne disent pas le contraire. « C’est vrai que nous un peu de stocks. Mais quand les clients et se rendent compte qu’aucun magasin n’est ouvert, ils repartent comme si nous n’étions pas aussi des commerçants. Nous faisons le tiers de la recette qu’on faisait avant leur fermeture parce qu’on « taclait » les clients qui venaient prendre dans ces boutiques chinoises », reconnait Jean, détaillant dans le secteur. Sans aucune information, les clients se retrouvent face au fait. Et bonjour la déception. « Je venais chercher une chaussure pour le baptême de ma petite sœur. Ils vendent les chaussures moins chères ici. C’est quand j’arrive que je constate que toutes les boutiques sont fermées. Les revendeurs là n’ont pas la qualité de chaussure que je voulais. J’avais vu ça le magasin là l’autre jour. Je suis maintenant obligé d’aller prendre une chaussure plus chère. On n’a même pas parlé de cette grève à la radio », se plaint dame Assiga, ménagère.

Sur les portes des magasins minutieusement fermés, il n’y a aucune inscription. Ils ne sont pas scellés pour non paiement d’impact par la Communauté urbaine de Douala. Comme cela se disait au quartier. Loin de là. Au sein de la communauté chinoise, c’est la grande muette. Personne ne parle au reporter. Comme s’ils se sont passés le mot ici. « Je n’ai rien à dire ! », lance un commerçant chinois rencontré sur les lieux. C’est Victorine, agent dans le magasin chinois dont-elle a bien voulu taire le nom, de nous informer que « les chinois ont fermé parce qu’ils disent être victimes, au quotidien et de manière abusive, de vols et d’agressions. Qu’ils sont en insécurité à tout moment. C’est leur façon d’interpeller la police qui a deux postes ici mais qui ne fait rien ». Jean de renchérir : « Ils font comme si nous étions aussi en sécurité. Je ne peux pas vous dire combien de fois j’ai été victime de vol ici. C’est permanent ici et les policiers qu’on envoie dans les postes de police ici passent le temps à dormir. Qui va alors travailler ? On est obligé de faire avec ».

Dans le poste de police sis au niveau des agences de voyages établit dans ce lieu, on s’intéresse moins à cette situation. « S’ils ferment c’est leur problème. Quand ils auront faim, ils reviendront ouvrir. Nous ne sommes pas les robots hein. On travaille comme on peut pour sécuriser les lieux », souligne, furieux, l’homme en tenue retrouvé au poste. On ose croire que ce problème de sécurité sera très vite résolu. Que nos frères chinois rouvriront leurs commerces pour leur bonheur des personnes « à faible bourse ».

Frank William BATCHOU

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Lenteur des sapeurs pompiers, construction en matériaux provisoires des boutiques, absence des bouches d’incendies, branchement anarchique d’électricité et pratiques mystiques des commerçants sont quelques points recensés au terme d’une enquête sur la récurrence des incendies dans les lieux de commerce un phénomène qui devient récurrent dans la capitale économique.

 

Le dictat des flammes. Sommes-nous tentés de dire. Car, le feu a encore démontré sa force de destruction massive et abusive au courant de la semaine écoulée. Le marché de Bonamoussadi a été le théâtre de ses exploits. Au cours de cet incident, produit dans la nuit du 18 au 19 mars 2013, une trentaine de boutiques a cramé. Tout son contenu avec. Les grincements de dents et pleures ce sont, à nouveau, faits entendre au sein des familles sinistrées des commerçants. Ce n’est pas la première fois. Dans la capitale économique camerounaise en général et dans ce marché en particulier. On se souvient qu’il y a quelques mois, ce sont les marché Congo et Mboppi qui ont subi la furia des incendies. Après ceux de New-Deïdo et du marché central de Douala. Qu’est ce qui peut bien être à l’origine de cette recrudescence d’incendie dans les marchés, grands et petits, de Douala ?

Dans la cité économique, chacun, concernes ou non, à sa petite idée sur cette affaire. Dans nos investigations, les sapeurs pompiers sont les premiers indexés. Ce à cause de leur lenteur, apprend-on. « Quand vous les appelez, ils prennent du temps pour débarquer. Ils sont toujours surpris parce qu’ils n’ont jamais d’eau dans leurs camions. Ce qui fait que le temps d’aller les charger, une bonne partie du marché est ravagée », souligne Ernest M, commerçant au marché de Bonamoussadi. Madame Djaboum, ménagère, nuance pour sa part : « C’est vrai que les sapeurs pompiers arrivent en retard pour circonscrire et éteindre le feu à temps, mais il ne faut pas oublier ce problème crucial des routes que nous avons à Douala. La Cud et les mairies se renvoient la balle concernant la construction des routes. D’où les embouteillages partout. Ce n’est que normal que le corps des sapeurs pompiers arrivent en retard. On devrait revoir cet aspect infrastructurel dans cette ville ». Au camp des sapeurs pompiers à Ngodi Akwa, un soldat du feu sous anonymat, déplore l’absence d’un matériel roulant pour les interventions. « Si vous avez deux ou trois voitures et que trois incendies se déclenchent au même moment comme ce fût le cas récemment avec Chococho et les parfumeries Gandour, on ne peut rien. Même si nos collègues de l’aéroport, de Camrail et du Port autonome nous donnent de temps en temps un coup de main, il faut reconnaître qu’ils appartiennent à des structures précises. C’est évident qu’en attendant leur intervention très souvent, qu’un marché ou une entreprise brûle entièrement. Ce n’est pas de notre faute ».

Mysticisme

C’est un élément moins négligeable. Puisqu’il a été évoqué à 25% par les personnes rencontrées. « Quand vous arrivez souvent le matin au marché, vous trouvez du sel, des écorces émiettées devant des boutiques laissés après des rites pour avoir plus de clients que les autres. D’autres viennent vendre avec ça dans leur sac. Cette confrontation de puissances sont à l’origine du feu ici », révèle celle qui se fait appelée maman Lucie, commerçante au marché Mboppi. Une thèse soutenue par Tagni Sindjeu, tradi-praticien. Pour lui, les commerçants « sont à l’origine de ces feux. Vous ne pouvez pas imaginer ceux que nous, qui avons un œil supplémentaire, voyons dans les marchés à cause des écorces que les gens cachent dans leur habits, sous leur comptoirs, etc. Le feu est le résultat de cette guerre qu’ils mènent tous les jours entre eux. Ça ne pourra diminuer que si cette guerre baissait un peu. Mais, ce n’est pas pour demain ».

Estelle Mbassi, commerçante au marché Congo, et le sapeur-pompier du camp de Ngodi-Akwa, sans négliger l’aspect mystique, relèvent les branchements électriques anarchiques et l’absence des bouches d’incendies dans les marchés. « La plupart des branchements électriques dans les boutiques, explique Estelle, sont faits par les commerçants eux-mêmes. Les fils pendent partout et les coups circuits sont donc fréquents d’où les incendies ». Et quand surgit le feu, rappelle le pompier, « nous avons du mal à travailler parce qu’il n’existe pas de bouche d’incendie. Quand bien même il en existe, c’est dans les boutiques. Les conséquences ne peuvent être que graves ». Une autre catégorie de personnes, moins importante, pensent que les commerçants sont eux-mêmes des pyromanes qui incendient pour récupérer l’assurance qu’ils versent depuis des années (pour rien). Les responsabilités sont partagées. Espérons que chaque partie prendra conscience pour libérer le nombre de dégâts enregistré dans nos marchés.

Frank William BATCHOU

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Crie de colère de l’entrepreneure camerounaise Rebecca Enonchong. Un changement s’impose.

 

Investir au Cameroun est une gageure. Tant le secteur de l’entreprenariat est miné par la corruption et d’autres gangrènes. Lesquels le dévorent lentement et avec appétit. D’où le triste niveau de vie des camerounais. Une situation qui a développé la culture de la médiocrité par excellence dans ce pays. Quand on s’interroger sur comment ils font pour vivre, la réponse stupéfaite : « Le Cameroun c’est le Cameroun, on fait avec ». Pour Rebecca Enonchong, entrepreneure camerounaise vivant aux Etats-Unis, l’heure est venue de mettre un terme à cette situation. Au cours de sa présentation, « The end of normal : breaking the mold to succeed in entrepreneurship », au 9Ideas Conference ce 30 mars 2013 à Douala, elle estime qu’il faut faire une révolution individuelle et interne pour contribuer au développement du Cameroun. « Ici les gens se plaignent par exemple des coupures mais jamais du prix élevé. J’ai comparé ma facture d’électricité des Etats-Unis et celle du Cameroun. On paye dix fois plus cher le kilowatt ici qu’aux Etats-Unis où il y a des riches. C’est une aberration. Il faut être exigeant », dixit-elle. Et d’ajouter : « Il faut des gens pour s’y mettre. Cela nécessite beaucoup de sacrifices. Ce qui n’est pas très évident pour un entrepreneur comme moi qui doit payer des salaires ».

Partageant cette idée, Jean Brice, un participant, propose la création d’une communauté Tic qui peut poser une base d’une éthique pour changer les choses sur le terrain. Mathurin de Freepay va plus loin : « On parle des changements individuels mais pas des changements collectifs au Cameroun. Aux Etats-Unis par exemple, les révolutions sont passées par les groupes de pressions. Au sortie de cette conférence, il faut créer des réseaux sur internet, passer des communications selon les cibles bien choisies, pour impacter notre société. Il faut passer à la phase des actes sinon, dans dix ans, on reviendra sur la même chose ». Les discussions se poursuivent pour transformer les idées en acte.

Frank William BATCHOU

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