Publications de Asta Augustine (4)

La région du Nord Cameroun au Pas du numérique !!!!

L’arrimage de l’Afrique en général et du Cameroun en particulier à la télévision numérique terrestre est au cœur de tous les débats. Dans la région du Nord, les commerçants et autres vendeurs eux cherchent à s’arrimer à la TNT. Les écrans à tubes cathodiques ont presque tous disparu pour céder la place aux écrans plasma.

Selon l’agence internationale des télécommunications, il est impératif pour toute les maisons et les entreprises de l’audiovisuel de passer de l’analogie au numérique  d’ici à 2016. Du coup au Cameroun, comme partout en Afrique la question du passage de l’analogie au numérique est sur toutes les lèvres.  C’est ainsi que depuis l’annonce faite par le Ministre de la communication au sujet de cet arrimage à la télévision numérique terrestre, la région du Nord à l’instar des 9 autres, s’habitue à la nouvelle donne.

Dans les marchés de la ville de Garoua par exemple les populations essayent d’ores et déjà de se défaire de leurs téléviseurs à tubes cathodiques. Le marché des téléviseurs va bon train. Les écrans plasma inondent le marché  au bonheur des commerçants et autres vendeurs. Et c’est le Nigeria voisin qui sert de source d’approvisionnement pour certains vendeurs.

« Cela fait plus de 10 ans que je fais dans la vente des téléviseurs, mais ces derniers temps j’apporte uniquement les écrans plasma puisque ont les tubes cathodiques seront interdit. Une fois par moi je me rends au Nigeria, là-bas c’est moins cher et on me livre par voie fluvial » déclare Hassana vendeur de téléviseurs au marché central de Garoua.

Le marché de téléviseurs est devenu un commerce florissant, pareil pour ceux qui font dans la brocante. Les téléviseurs à écran plasma « occasion Belgique » sont de plus en plus prisé.

« J’ai acheté la semaine dernière un écran plasma à 145 000fcfa en occasion d’Europe. Les commerçants au marché nous vente des faux trucs au moins à la brocante ont sur de tomber sur quelque chose de fiable et de sur » affirme jean Nestor résidant au quartier  yelwa à Garoua. 

Pour ceux ne disposant pas de moyens financiers nécessaire pouvant leur permettre de se procurer un écran plasma, la solution est vite trouvée. Pas question de se débarrasser de ces écrans à tube cathodique, il faut plutôt chercher à disposer d’un décodeur numérique. C’est le cas de winstor Oman : 

«  puisque l’argent est le nerf de la guerre  moi je ne dispose pas assez d’assez d’argent pour obtenir un écran plasma de 32’’ à 150 000 fcfa!!!! C’est bien cher, je préfère acheter mon décodeur à 15 000fca tranquillement et je serais aussi à l’ère du numérique».

Les décodeurs numériques, eux  ne sont pas pour l’instant très disponibles sur le marché. Un réel problème. Puisque de l’avis des spécialistes,  tout écran plasma n’est toujours pas considéré comme étant numérique. Car  un téléviseur peut certes être à écran mais ne pas forcément être numérique. Les spécialistes en la matière diront qu’il faut absolument lire la mention « LCD » sur un écran plasma avant de le considérer comme téléviseur numérique ! Autre solution l’utilisation des décodeurs numériques sur des écrans à tube cathodiques pour remédier aux problèmes. Mais toujours est-il que des commerçants ou fournisseurs mal intentionnés peuvent ajouter en toute liberté cette mention sur un écran qui ne le portait pas au préalable. Une chose est sûre avec ou sans téléviseurs numérique, le passage à la télévision numérique terrestre se fera.

Augustine ASTA

 

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Des femmes en mode communication

L’univers de la communication dans le septentrion en général et plus précisément dans la région du Nord en particulier ne cesse de s’agrandir avec la présence des femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser au monde communicationnel.

Que des noms de dames dont referme aujourd’hui l’univers communicationnel dans la région du Nord …. Iya Acham Alim, Icar Fandai, Benedicte Zefao, Madeleine Tamnou, Magoré Koyabé… et la liste est loin d’être exhaustive. Si jadis on en comptait quelques-unes seulement, aujourd’hui elles s’intéressent en grand nombre au monde de la communication. Femmes camera women, femmes journalistes, femmes technicienne, femme animatrice le champ d’action semble vaste et accessible à toutes. Par leurs plumes elles enjolivent les cœurs. Par leur voie d’or on est tenté dans la majeur partie des cas de se demandé qui se cache derrière le microphone. Femme svelte, élancée,  ou alors ronde …métis, blanche ou alors noire mais surtout belle ?  A la télévision leur image fait frissonner plus d’un.

Vous l’aurez compris, dans ce domaine les femmes sont des as en la matière. Interrogée par The mont Ntinguelin North infos la majorité des femmes qui ont opté pour ce secteur d’activité disent exercer ce métier par passion. 

« C’est un don intrinsèque, j’ai toujours voulu exercer ce métier. Depuis toute petite j’ai toujours voulu cela. Lorsque je suis en reportage je me sens tellement bien. Je ne sais quoi d’autre faire si ce n’est du journalisme. » Affirme Doris Bate Tataw Ekwé journaliste et chef service de la documentation à la station régionale Crtv Nord à Garoua.

La pratique de ce noble métier nécessite tout de même beaucoup de sacrifice et de sacerdoce. Les difficultés jonchent alors le parcours de ces dames. Dans le cadre de l’exercice de leur métier, le plus souvent elles sont sujettes au regard des hommes « machos » qui pour la plus part on l’impression  de voir des femmes en quête d’aventure amoureuses.

«  C’est agaçant…vous venez pour travailler mais vous avez en face de vous un monsieur qui vous conte fleurette. C’est quasi la même chose à la fin des reportages les organisateurs finissent toujours par me demander mon numéro. Moi je donne parce que une personne qui fait dans la communication doit avoir un carnet d’adresse bien fournit mais je me rends compte qu’après ce n’est pas pour des raisons professionnelles et cela n’est pas de nature à me réjouir » déclare  une journaliste ayant requis l’anonymat. 

Outre les difficultés d’ordre professionnel, les femmes de médias sont confrontées à un autre calvaire. La vie de la femme au foyer

« avant d’être journaliste je suis d’abord une femme. Cela suppose que je dois m’occuper de mon foyer, de mes enfants et cela n’est pas du tout facile. Après un reportage j’ai la pression de rentrer chez moi pour faire la cuisine par exemple pour ma famille. » Lance Louisa Akwanka Achatoh journaliste.

Une situation embarrassante qui a conduit plusieurs personnes à avoir une certaine image des femmes exerçant dans les médias.

« Les femmes qui font dans la communication ce ne sont pas des femmes. Elles sont toujours dehors tous les hommes les convoitent. Moi je ne pourrais jamais faire ma vie avec une femme journaliste, animatrice …bref toute femme qui se retrouve dans ce corps de métier » affirme souleyman souley résident dans la ville de Garoua.

Dans leurs rédactions respectives ou dans les organes de presse ou elles travaillent elles ont encore un défi à relever : s’imposer. Car de l’avis de plusieurs d’entre elles les patrons et autres chefs sous estiment encore leur capacité à tout faire au même titre que les hommes.

« Souvent lorsqu’un incident survient à Madingring, à Tcholiré ou à Touboro on a toujours tendance à envoyer les hommes. Ont dit toujours que c’est pénible pour les femmes. Elles  ne peuvent pas s’y rendre ! Oh que non  n’ya pas de sujet réservé strictement aux hommes. Et cela me fait mal qu’on puisse nous sous-estimés de la sorte »déclare avec verve Madeleine Tamnou journaliste à radio salaman.

Il n’en demeure pas moins que toutes ces femmes de médias ne demandent qu’à exercer aisément leur métier avec professionnalisme. Un professionnalisme qui entend éduquer, sensibiliser et informer les populations.  Ceci travers leurs voix ou leur plume.

Augustine Asta

 

 

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Cliché d’une ambiance plutôt convivial et familiale au centre d’accueil pour enfant en détresse de Garoua. C’est une image d’enfants couchés ou assis dans un berceau et qui ne demande qu’un peu d’attention, de tendresse et surtout d’amour. Une image d’enfants aux visages innocents, au sourire câlin et coquin qui n’ont ou allé et qui se sont retrouvés par la force des circonstances dans un dortoir du centre pour enfant en détresse. Enfin une image ou un simple regard suffit pour vous arrachez quelques larmes. Mais l’imagine qui touche le plus, est celle de ce nourrisson âgé de 11 jours qui séjourne dans ce centre. Ce sont donc pour la plus part des bébés abandonnés sur la voie publique, dans un bac à ordure ou encore dans un autre lieu inimaginable inadéquat pour la survie d’un bébé. Mama,Djamila,Yasmine…sont quelques noms données à ces nourrissons accueillis par Danai Moursita directrice de ce centre. Cette année le centre accueille 1 3 nourrissons et le plus âgés a déjà 08 ans. Un nombre en baisse par rapport à l’année dernière. Des bébés qui font l’objet d’attention particulière des responsables locaux en charge des affaires sociales ceci en application des directives gouvernementales en matière de sauvegarde de la petite enfance. Une sauvegarde qui se décline en la prise en charge institutionnelle, résidentielle, médico-sanitaire, nutritionnelle et même éducative pour ceux ayant atteint l’âge scolaire. Des enfants qui seront certainement morts s’ils n’étaient pas accueillis, assistés, encadrés et sécurisés dans ce centre. En dépit de tous les efforts effectués le centre fait encore face à plusieurs difficultés et non des moindres. Les berceaux initialement fabriqués pour un bébé sont partagées par 2 nourrissons. Ce qui peut alors constituer un problème en matière de santé pour ces âmes délicates de même qu’on note une insuffisance de personnel même si quelques âmes de bonne volonté viennent en aide à ce centre dans le soucis de procurer du bien être à ces bébés qui n’ont pas encore atteint la fleur de l’âge. Vivement que l’abandon des bébés cessent dans notre société.

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