Publications de Abdoukhadir NDIOUCK (12)

Qui s’y frotte s’y pique

Une telle boutade, entendue pendant l’entre deux tours à l’élection présidentielles avait soulevé plus d’indignation, lorsque, en plus d’actes de provocations, l’ex ministre de l’intérieur avait déclaré avoir l’assurance que les thiantacounes n’allaient pas utiliser leur fameux gourdins à des fins non pacifiques.

Certainement il voulait nous donner l’assurance que les thiantacounes sont de paisibles citoyens dont l’emblème est le gourdin. En somme des non violents à la Mahatma GANDHI !

Mais que dire de cet assassinat de deux de leurs membres dans un contexte privé ? Que dire de cet empressement à enterrer en catimini le corps de ces deux thantacounes ?

Quand le « cheikh » dit reconnaitre, en Sérigne Saliou, Dieu –ce qui, en Islam, est un blasphème- peut il refuser à un de ses disciples thiantacoune de le considérer, lui Cheikh Béthio THIOUNE, comme tel ?   

Tout est il qu’il ya eu mort d’hommes suite à des altercations entre disciples de cheikh béthio.

Simple fait divers ayant entrainé homicide. Un cas classique que rencontre n’importe quel policier dans n’importe quelle juridiction.

Alors, pourquoi, par la magie de je ne sais quoi, certains veulent y voir un problème politique, lorsque, suite à des investigations policières, de fortes présomptions semblent impliquer, selon le Procureur de Thiès, la responsabilité de béthio, le maitre des lieux où se sont déroulés les faits ?   

Il est bon de rappeler qu’entre les deux tours à l’élection présidentielle, parmi la kyrielle de marabouts sollicités par ablaye wade pour sa réélection, seul béthio s’était franchement investi dans la lutte avec comme pique « qui s’y frotte s’y pique »

La personnalité de béthio- très déroutante pour le commun des musulmans- son parcours et la cristallisation autour de sa personne de tant de passion –de la part des thiantacounes- de tant de « haines » retenues –de la part, selon lui, des fils de marabouts- soulèvent moult questions quant à la suite des évènements.

Un emprisonnement suffirait il à réduire au silence et à l’oubli le « cas béthio » ?

Le vénéré fondateur du Mouridisme a subi persécution et fait son chemin d’exil, ce qui a renforcé son aura auprès de la communauté des croyants.

En voulant s’identifier au vénéré, la tentation sera grande que béthio, dans le proche avenir, puisse se glorifier d’avoir fait, rapidement, son chemin de croix vers la consécration.  

Lire la suite...

Un SANOGO qui voulait attraper la Lune

Un coup classique; On chasse un président sous un prétexte quelconque (c'est pas important pour le putschiste, c'est uniquement pour la plèbe) pour ensuite prendre sa place et enfin se proclamer certainement, au bout d'un temps propice à l'accoutumance,  Empereur.

L'Empire du Mali a vécu! Il en sera ainsi pour ces coups d'état de la part de militaires qui certainement se prennent (dans leur tête sûrement) pour  Napoléon Bonaparte ou un Jean Bedel BOKASSA ou Idy AMINE DADA ou un certain Moboutou (excusez-moi de l'oubli de son nom car ce nom pour la "zairinité" était franchement très poétique).

La dure réalité de la géopolitique a eu raison de la fougue de ce SANOGO qui bizarrement me rappelle un troubadour du nom de SANOKHO ou, pour faire plus bref et classe, un certain SANEKH ci-devant amuseur public pour jeunes-vieilles- dames abandonnées par un mari éternellement en réunion très tard le soir. Allez savoir !

Les islamistes n'ont pas, à la différence de ces Touareg-gens-du-voyage, cette impérieuse nécessité de se fixer dans des zones géographiques sûres parce que fatigués, comme le peuple de Moise, de l'exode, de la Shoa et tant de maux qui atteignent ceux qui n'ont pas de terre-couleur-de-leur-peau.

Un Mali bipolarisé serait un moindre mal face à ce qui semble se dessiner avec l'entrée- favorisée par la maladresse de SANOGO- des soit disant combattants de l'Islam, qui est PAIX, qui reconnait que la seule guerre qui vaille est celle menée par l'individu contre les tentations, qui proclame dans le Saint Coran : "Pas de CONTREINTE en religion! ".

Or le conquérant s'offre la terre entière comme perspective. Une forme de mondialisation? Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,  ils iront alors, certainement, assurément jusqu'au delà du Mali. Ce jour là certains comprendront José Maria DE HEREDIA.

La CDEAO serait elle en mesure de combattre ces faucons ? Le peuple manifeste diversement ses croyances. Le barbu, voisin de longue date, ne risquerait-il pas d’être louche ? Ou cette femme voilée jusqu’au pied ?  Le risque est grand tant la confusion peut susciter craintes et méfiances au sein de la population que l’autorité souhaite protéger des intrus armés. .

 www.kaderndiouck.net

Lire la suite...

Symbolisme quand tu nous tiens

Lorsque, récemment élu, le Président Wade s’était rapidement  rendu à Touba, je n’y pressentais que le geste du talibé ; qu’il amenât dans ses bagages tout le gouvernement, j’avais aussi cru  à une visite de travail ; mais qu’il s’agenouillât, lui et ses ouailles-ou moutons de Panurge selon les mauvaises et méchantes langues-  devant les caméras transmettant le geste, au pied du marabout, alors ma colère faillit m’étrangler. Après cela il fut suivi, dans le geste, par gouverneurs et préfets. Je fus, hélas, fortement meurtri dans ma chair de républicain.

La République insoumise s’est faite couchée comme le margouillat saluant le soleil levant.  Démis de ses fonctions de Président du Sénégal, ce même Wade talibé mouride s’est assis côte à cote avec son marabout.  Alors j’ai rigolé. Certainement la fin d’un spectacle de basse facture servi aux sénégalais depuis douze ans.  Mais quelle conception du parallélisme des formes !

Le margouillat ne se soumet pas au Soleil. Il sait que le soleil connait leur Créateur Unique ! En vérité l’homme wade cherchait certainement un ndigueul depuis son élection en 2000 au point de briser l’échine de la République.

Ce geste, diversement interprété, avait servi de déclic chez le Sénégalais de diverses confessions et tarikha.

Si Mr Macky, Sall de son nom, simple candidat, s’était agenouillé devant le Marabout, le Président Macky , Sall de son nom, a certainement commis « l’outrecuidance » de se mettre côte à côte avec le marabout. Ce geste sera, aussi diversement interprété car, de langues méchantes et mauvaises, il en pousse tous les jours de changement de détenteur d’une simple  parcelle de pouvoir !

Mais enfin ! Les  saisons font la ronde,  et l’Homme connait ou connaitra sa finalité. Le croyant sait alors vers qui se soumettre en toute sincérité et Vérité.

www.kaderndiouck.net

 

Lire la suite...

Bonjour les audits

La page Wade est maintenant définitivement tournée après d’âpres combats menés par un  peuple qui refuse, parmi tant d’autres tares,  l’arbitraire, l’arrogance et le népotisme ; mais surtout le non respect des principes démocratiques.

 Il est tout à fait naturel, pour le perdant ou les perdants, de se poser légitimement moult questions comme l’accusé habité par l’angoisse dans l’attente du verdict du vainqueur.

Et quel vainqueur ! Il a eu à essuyer-tel le condamné en route vers la potence- crachats nauséabonds d’un pestiféré, parole qui blesse jusque dans la chair- les milles menaces et bassesses de l’adversaire.

Dans l’ivresse du pouvoir reconquis, un mot revient dans la bouche de tout un chacun : audit. Certainement l’on suppose l’existence de malversations, de concussion et d’acquisition de biens sans cause. Certainement l’on peut penser chasses aux sorcières, règlements de compte  à la pelle.

Il me plait ici de rappeler tout d’abord Michel PADONOU et Raymond ADJAKPA ABILE qui, dans leur ouvrage intitulé « Qualité et bonne gouvernance en Afrique » écrivaient ceci : « A propos de tous ces hommes et femmes au servie de l’Etat, comment installer les règles et les réflexes de qualité pour des salariés qui ont comme culture l’improductivité, la perte de temps, l’ignorance des obligations de résultats, une inculture totale des règles de Bonnes Pratiques de Gouvernance de leur travail, un penchant à la corruption dès lors qu’ils ont une fenêtre de pouvoir ? »

Cette assertion des auteurs pose un douloureux problème relatif à l’exercice du pouvoir par l’accaparement de la richesse au profit d’une oligarchie dès l’instant que le choix des sous hommes- ou homme liges-  du président procède par clientélisme politique ou familiale.

Au lendemain de la première alternance, le peuple sénégalais avait soif de justice, de vérité et d’équité ; il souhaitait un vrai développement dans un esprit démocratique et de bonne gouvernance. A la mesure de ses attentes, le sénégalais avait élu Maître Ablaye WADE ci devant ex président de la République.

L’exercice du pouvoir par ce dernier n’a pas, semble –t-il,  démenti les propos de Michel PADONOU.  Pire, l’exercice du pouvoir par Wade s’est révélé, selon les journalistes d’investigation, comme  une énorme entreprise de dévolution monarchique du pouvoir républicain, de déviation d’objectif et de dilapidation de nos maigres ressources.  De Président Wade, certains ont franchi l’outrecuidance de le nommer BUR ou Roi. Dans l’histoire du Sénégal je ne me rappelle pas le nom d’un BUR WADE. A moins que je ne fusse nul en histoire ; ou de président mouride oubliant irrespectueusement le qualificatif sénégalais.

C’est le lieu ici de rappeler la notion d’audit et son mécanisme de mise en route, afin que l’on puisse s’accorder sur l’essentiel, la nécessité et faire l’économie d’un discours partisan.

Le substantif « audit » éveille chez le qualiticien la notion d’évaluation à mi parcours ou en fin de process, de projet. Le résultat attendu doit alimenter un autre cycle de processus, ceci pour atteindre les objectifs fixés au départ.  

Au niveau de l’entreprise – qu’elle soit privée ou publique- la notion d’audit entre de plus en plus dans les habitudes afin de s’assurer du progrès réalisé par la mise en interaction des ressources humaines, financières,  des moyens de production, via un environnement propice.

Cette approche découle de l’adhésion au Management de la Qualité qui énonce 8 principes généraux :

- Principe 1: Orientation client

- Principe 2: Leadership

- Principe 3: Implication du personnel

- Principe 4: Approche processus

- Principe 5: Management par approche système

- Principe 6: Amélioration continue

- Principe 7: Approche factuelle pour la prise de décision

- Principe 8: Relations mutuellement bénéfiques avec les fournisseurs

A l’échelle de l’Etat il est incontournable, dans un souci de bonne gouvernance d’adopter l’esprit d’une démarche qualité dans les processus clé de l’action gouvernementale.

Le principe 1 dans ce cas va assimiler le client au citoyen  sénégalais qui exprime ses attentes que doit satisfaire le détenteur de la légitimité républicaine.

Sans trop entrer dans les détails, il va de soit que le leadership est fondamental dans la direction de la chose publique. La carrure  du leader dans le choix des sénégalais parmi les 14 prétendants au fauteuil a été déterminante, tout au long du processus électoral.

La réussite du nouveau président dépendra certainement de l’implication des sénégalais dans la gestion des choses de la cité, pourvu que Macky soit dans les faits le Président de tous les sénégalais sans exclusive et ait la capacité de mobiliser autour des idées structurantes.

Cette implication des forces vives suppose cependant vigilance si l’on se référent au conglomérat d’intérêts divergeant créé autour de wade ; association à la limite, selon certains, de la « mafia » ou d’une «  pieuvre ». Les relations mutuellement bénéfiques ne se font pas au détriment du peuple.

 La prise de conscience de cette réalité du pouvoir déchu implique la notion d’approche factuelle pour la prise de décision. Le passé enrichit l’Homme qui aspire au progrès.

Le peuple, quel qu’il soit, a fondamentalement trois principales attentes :

  • Une prise en charge, lorsqu’il est malade, par la communauté à laquelle l appartient ; cette prise en charge comprend le volet socio économique. Dans cette démarche est incluse la prise en charge de la santé de la reproduction afin d’assurer  la perpétuation génétique de l’Homo senegaliensis.
  •  Un enseignement et la conservation de sa culture  qui relève de la quête identitaire pour la perpétuation culturelle. Avant la naissance du quatrième président sénégalais, on apprenait à nos pères et grand pères- pince sans rire- que nos ancêtres étaient gaulois. Certainement dépité, le Pr Cheikh Anta DIOP n’avait pas jugé opportun de chercher le chaînon manquant qui nous lie aux dits gaulois !
  • La possibilité de disposer de ressources financière via l’économie. Hélas la jeunesse qui sous l’ère wadien jouait le drame hollywoodien de « Barça ou Barsakh » a tardivement compris que ce n’est pas la France de Sarkozy ou de Marie LEPENE qui va gracieusement leur ouvrir la porte aux emplois, même de ramasseur de crotte de chien.

C’est dire, et c’est le lieu de le  rappeler ici et maintenant, l’impérieuse nécessité de repenser la gestion de la « cité », en dehors de tout nationalisme étroit, par les Sénégalais et pour les Sénégalais.

Cette gestion implique une approche systémique dans le but d’atteindre des objectifs à minima par la conjugaison de tous les facteurs clé de réussite.

Cette planification systémique des processus de développement impose l’impérieuse nécessité d’évaluer, de juger et de corriger si nécessaire… mais enfin, et il faut lâcher ce mot qui fâche et qui rend la tâche si ardue : audit.

L’ISO 9000 et ici revient la Qualiticien, définit l’audit :

« Processus méthodique, indépendant et documenté permettant d’obtenir des preuves et de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle mesure les critères d’audit sont satisfaits » (source : ISO 9000:2005).

 

D’une manière générale, l’audit est considéré comme une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par un agent compétent et impartial et un jugement sur l'organisation, la procédure, ou une opération quelconque d’une entité.

L'audit est surtout un outil d'amélioration continue, parce qu’il permet de faire le point sur l'existant (état des lieux) afin d'en dégager les points faibles et/ou non conformes ; ceci, afin de mener par la suite les actions adéquates qui permettront de corriger les écarts et dysfonctionnements constatés.

L’audit est donc nécessaire pour toute entité qui s’engage dans un processus, qui initie et déroule un projet afin de parvenir à satisfaire sa clientèle (le peuple).

L’appréhender comme une manière de débusquer les « Mbott-le-Cafard » d’un certain partisan d’un A.W reviendrait à fausser tout le débat sur les exigences de développement dans la transparence, progrès dont les Sénégalais ont tant besoin par ces temps qui courent…

www.kaderndiouck.net

Lire la suite...

Le président Wade vient-il juste de jeter l’éponge en félicitant le Disciple,  que des voix s’élèvent pour magnifier son geste et redire la démocratie exemplaire du Sénégal.

En démocratie, on ne saurait attendre moins que cela. Ce geste largement interprété devrait l’être dans un contexte réel de démocratie. Cette victoire qui est loin d’être celle de Macky SALL est celle, il faut le rappeler, du peuple sénégalais attaché au respect des principes.

Le non respect de la parole donnée fut, je pense, le premier principe à être violé par le Maître vis-à-vis de son peuple, un peuple qui l’avait largement plébiscité lors du référendum portant adoption de la nouvelle constitution du Sénégal ; celle là même qui limitait, selon les désires du Maître, le nombre de mandats présidentiels à deux.

Ce soucis bien compris par les sénégalais affaiblis par plus de quarante ans d’exercice du pouvoir par les socialistes visait et vise plus que jamais à recadrer l’exercice du pouvoir dans le temps afin de pousser le titulaire à travailler pour le développement du Sénégal et non le développement de sinécure au profit de ses courtisans.

Au fil du temps le Maître s’est révélé, certainement par paternalisme, plus enclin à l’accaparement du pouvoir que la réponse étatique à l’attente sociale.

En voulant coûte que coûte se présenter à un mandat qu’il s’était interdit, le Maître a creusé son écart vis-à-vis de la notion de principe si chère à une société qui accorde une grande valeur à la parole-qui-fait-Homme.

En violant ainsi ce principe constitutionnel et en convoquant l’intelligentsia étrangère face à celle nationale internationalement appréciée et opposée à sa candidature, le Maître a fait preuve de dédain vis-à-vis des intellectuels sénégalais.

Cette violation lui a définitivement interdit l’accès au panthéon des démocrates. Le féliciter pour avoir téléphoné à Macky ne relève que de cette notion de « soutoura » et non de magnification de la grandeur du geste du Maître étourdi par l’ampleur des premières prémisses de sa défaite.

Le peuple sénégalais a sanctionné le Maître au nom du respect du Principe de la Parole donnée et non au nom de la démocratie.

                                                                                                           

 

 

 

Lire la suite...

Le Maître et le Disciple

Dans le langage courant de la lutte sénégalaise, au second tour des élections présidentielles sénégalaises, le Maitre a été envoyé, par le disciple, chez Ardo. Et de quelle manière s’il vous plait ! En pièces détachées ! Une découpe digne d’un grand chirurgien et  sans bavures !

Le Maître a rapidement jeté l’éponge avant la fin du premier round alors que le peuple se préparait à faire face à une probable confrontation ; car une confiscation à la Gbagbo du pouvoir par le perdant était du domaine du possible.

Grande fut la surprise de beaucoup de sénégalais. Et l’on s’empresse de féliciter le président sortant pour la « grandeur » de son geste.

A mon avis c’est oublier que le Maître, du haut de son trône a regardé le Sénégalais puis l’a sous estimé, le Savant il a méprisé et tenté à réduire au néant ; de l’opposant qui le gratifiait de qualificatifs de Fantômas ou de diable sorti de nulle part,  il en a fait un esclave ravalant ses crachats venimeux à force d’argent et de prétendus postes honorifiques.

La réponse du sénégalais lamda est à la hauteur de l’affront malgré le seuil de pauvreté, la multiplicité des formes de corruption de la conscience citoyenne.

Le Disciple a connu honneur et disgrâce au sein du PDS ; et par la grâce du peuple il a vaincu le Maître. Mais a-t-il annihilé le venin que le « Savant » Maître a distillé dans le sang du Peuple ?

Lire la suite...

Quand l'aube se lève

La nuit qui se déchire angoisse celui qui s’accroche à des rêves qui s’effilochent malgré la ferme volonté de fermer les yeux, de se réfugier derrière un semblant de lambeau de nuit.

Perdre le pouvoir en ces instants semble difficile à accepter pour qui s’accroche  contre vents et marées , contre la raison, contre la vérité toute simple, à un pouvoir auquel la loi lui interdit d’y ré- accéder.

Malgré le pouvoir supposé de l’argent dans un contexte de pauvreté qui ne dit pas son nom, la démocratie est entrain de s’imposer, disons plutôt la notion de principe démocratique. La candidature de Maitre Ablaye WADE était combattue au nom du principe démocratique : le respect des dispositions constitutionnelles limitant le mandat présidentiel à deux.   

Certainement il ya eu d’autres facteurs qui ont aussi joué contre le candidat du FAL 2012 : l’arrogance, la suffisance à gogo dont a fait preuve Maitre WADE ; suffisance assimilable à un mépris très prononcé contre l’intelligence des sénégalais. Si les souteneurs s’évertuaient à acheter la conscience de certains sénégalais, ces derniers s’étaient révélés plus malin que les corrupteurs. C’est une répétition de l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet en rapportant, selon certaines sources, le bulletin de Macky à monnayer, ils n’avaient qu’à les pêcher  dans la corbeille ou par toute autre astuce et les remettre aux corrupteurs

Quoi qu’il en soit le jour qui se lève difficilement pour le PDS, annonce des lendemains pleins d’espoirs qu’il ne faille décevoir ceux qui ont choisi Macky, au nom du principe démocratique, comme quatrième Président du Sénégal

 

Lire la suite...

Le second tour qui  vient de terminer avec cette volonté, de la part de Wade, l’intrus dans la course, à vouloir coûte que coûte enrôler le milieu maraboutique dans son sillage, annonce une élection au second tour pleine d’incertitude, non en termes de résultats mais de stratégie de (re)conquête du pouvoir

Force est de reconnaitre qu’il (Wade) a utilisé son pouvoir dominant de président sortant pour se faire « inviter » dans ce cercle de pouvoir ; à force d’agent  comme le pensent certains ? Le seul ndiguel récolté – et encore de quelle manière- est celui de Cheikh Béthio THIOUNE guide des Thiantakoune

Ce qui est maintenant visible depuis ce matin c’est le recours à l’achat de conscience à l’échelle pratiquement industrielle. Est-ce la seule stratégie ? La proclamation des premiers résultats nous édifiera sur les autres stratégies. Certainement tenter de compromettre les résultats des centres de vote non favorable

Ce qui est aussi évident c’est la circulation de l’argent venant surtout du FAL 2012 dans le cadre de l’influence sur le vote de certains citoyens

Il semble, comme première tentative d’explication, que la pauvreté serait le terreau favorable pour que de telles pratiques puissent prospérer.  

Une télévision de la place a eu le courage et l’intelligence de se procurer des preuves de cette malversation et a rendu publique une de ces preuves. Certainement, les investigations journalistiques nous édifieront dans le futur proche.    

Face à ce phénomène la jeunesse du M23 a démontré sa capacité à sécuriser le vote des honnêtes citoyens ; qu’en sera-t-il lors de la phase de dépouillement des votes ?

 

Lire la suite...

Avec le soutien déclaré d’Idrissa SECK à Maky pour le deuxième tour, l’histoire a enfin réuni les ex premiers ministres de wade à l’exception de Ndéné NDIAYE qui, une fois lâché par Wade et ses faucons,  ne se gênerait pas à rejoindre le quarté pour donner un quinté d’enfer.

Si Djombor mérite toujours son nom, force est de constater que la famille libérale est entrain de se recomposer sans Wade.

En perdant au deuxième tour, il aura réussi au moins un pari souhaité par des libéraux : La réunification du PDS. LE nouveau pouvoir comptera sur ses taupes libérales à l’Assemblée comme sur les libéraux restés fidèles à Wade. Les transhumants auront devant eux des jours de pains secs et rassis pour avoir, comme des mouches blanches, infesté le fruit PDS à l’aube de l’alternance de 2000.

Bonjours alors la confrontation inéluctable avec les socialistes de l’APR et du PS qui seraient tentés de faire cavalier avec Maky

C’est le lieu de souligner que le PDS vient des flancs de l’UPS de Senghor ! Pour déclarer son parti, Wade était obligé de choisir le libéralisme à cause des courants de pensée imposés par Senghor à son époque.

Et si Djombor n’est pas si Ndombor ?

Il lui est loisible de poser un autre obstacle à Maky en se désistant pour le second tour.

               

Lire la suite...

Notre très cher et regretté Président Léopold Poète doit, du fond de sa tombe,  rebaptiser notre cher Wade-Président-Par-Accident.

Quand la rue a dégrisé le palais, plus question alors de forcer le passage pour le premier tour. Oublié les masturbations intellectuelles d’un certains Sérigne Machin NDIAYE qui nous rappelle des fois le fameux porte parole de Gbagbo.

Toussaint, je pense il se nomme,  avait la langue si mielleuse qu’il attrapait facilement comme des mouches ceux qui avaient le tord de l’écouter ; au contraire de notre machin (en bon wolof on dit « celui que je ne veux pas nommer »), il avait le fameux talent, à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, de se faire traiter de faiseur de lait. Comprend qui pourra.

La soumission au verdict de la rue fut si rapide que plus d’un avait de la compassion pour notre Gorgui national et international, Buur pour certains,  la seule constante du PDS pour d’autres. On est dans un régime communiste ou quoi ? Ou alors à Cuba ? Ou chez le défunt Maréchal Président Bien Aimé Moboutou Séssé Séko ?

Mais en fait si franchement il  est Niombor (son nom de baptême par un certain « Monseigneur » Léopold Sédar Senghor) pourquoi alors reculer ?

Le wolof encore le rend très bien. Diambar ne fuit pas ; il est allé chercher de la force. Drôle !

Quand je disais à certaines de mes relations que l’histoire rend la monnaie à Wade, je ne pensais pas que wade mettrait aujourd’hui, dans sa volonté de conserver coute que coute son fameux fauteuil – les mauvaises langues disaient qu’il emportait ce fauteuil où il va- notre cher ndioborton ou ndiombor en second dans la position très délicate d’un Djibo K  au lendemain de la défaite au premier tour de NDiol.

Ndioborton en second est il prêt à recevoir les quolibets de la part de quelqu’un qu’il traitait, selon la rumeur publique, de « tube digestif » ?

J’espère croire que la rumeur publique n’a fait que coller ces propos très discourtois à ndiobor-en-second-ami-des-Thiessois.

Car d’ici je devine ce que la mesquinerie utilisera pour qualifier Ndioborton lorsqu’il s’aventure à soutenir Wade pour le second tour.

Je ne trouve qu’une seule issue honorable pour Wade et le PDS qui a encore la majorité au parlement- si franchement le PDS veut rester dans le paysage politique – un désistement de Wade et laisser ainsi le clan libéral affronter les socialistes, ceci pour ne pas être laminé lors des législatives dans trois mois.

Wade : Faut pas encore forcer pou le second tour !

 

Lire la suite...

La sortie récente du Président WADE cet après midi a certainement sonné comme un désaveu des faucons du palais, ceux là même qui avançaient que WADE est élu au premier tour à plus de 50%.

La mise est grosse de risque pour un parti trop personnalisé et réductible à la seule personne de Wade.

La candidature de Wade était trop risquée ; au-delà de la constitutionalité, le Président avait misé sur le rouge comme au casino : tout gagner ou tout perdre.  

Cela rappelle un fameux slogan de nos cousins les ivoiriens du FPI : « On gagne ou on gagne » ; le résultat perceptible en CI est  le « coma » du FPI dans la conscience des ivoiriens.

Au vu des résultats provisoires et de l’engagement des jeunes et celui des différents pôles politiques de l’opposition la seconde manche s’annonce difficile pour le  PDS comme la chronique d'une mort programmée

L'inintelligence de la stratégie démontre l'accaparement de l'entourage du président par des personnes incompétantes et aveuglées par le pouvoir.

Les faucons du palais, au-delà de la disparition du PDS du paysage politique pour un bon bout de temps, savent hélas en leur fond intérieur l’épée de Damoclès qui  est suspendue au dessus de leur tête.

La fronde généralisée dénote une soif de justice, de transparence dans la gestion des affaires publiques et d’une éthique de la part des hommes politiques aux affaires.

Les partis politiques engagés dans le second auront certainement conscience de ces dangers. La voie des négociations est certainement, chacun cherchant à « monnayer » son soutient  en termes de survie de leur parti, de renflouement de leur potentiel de guerre mais aussi  de parcelle de pouvoir

Et si revenait sur la table le fameux poste de vice président ?

Lire la suite...

Réflexion

La révolution tunisienne semble partir d'un banal fait divers qui a fini de bouleverser le monde arabe;jusqu'à vouloir changer la donne classique: laisser gouverner ceux qui sont légitimement élus jusqu'à la fin de leur mandat pour les faire partir démocratiquement. La crise en Côte d'Ivoire, prenant naissance sur les contestations au second tour d'une élection ayant pour la première fois au Monde mis en exergue le principe de la Certification, semble reléguer la légitimé populaire au rang des préoccupations mineure dans la lutte pour le pouvoir. Pensez vous que ces faits sont de nature à remodeler la perception du jeu démocratique? pensez vous qu'il urge de prendre, au niveau nationale, des mesures sécuritaires pour que de tels faits ne se reproduisent plus au bénéfice du peuple qui souffre, que l'on tue, viole?Merci pour vos réponse à ce débat
Lire la suite...