Publications de ASIGBETSE Komi Kale (20)

Changez le système!

Ce slogan, abondamment brandi par des activistes à Paris et ailleurs dans le monde, avant et pendant la COP 21, traduit un des principaux enjeux qui sous-tendent la question climatique, celui du système humain tel qu’il est organisé, tel qu’il conçoi
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     C’est un cadeau que le chef de l’Etat vous fait. Le chef de l’Etat a fait don d’intrants et de matériels agricoles aux populations d’une localité donnée. Voilà une confusion fondamentale que l’on sème volontairement dans la tête de beaucoup de Togolais, surtout en période électorale. Lorsqu’un ministre ou un fonctionnaire de l’Etat va lancer un projet, donner du matériel ou autres choses du même acabit, il est accompagné d’un responsable du parti au pouvoir qui met systématiquement la réalisation sur le compte de la bonté du chef de l’Etat. C’est à se demander s’il y a une différence entre ce que fait tout Etat normal et ce que fait le parti au pouvoir.

Car un Etat normal construit des routes, des écoles, des hôpitaux bref toutes les infrastructures dont un pays normal a besoin pour son fonctionnement. Si toutes les réalisations sont mises au crédit d’un parti ou pire, d’un homme, cela peut être interprété selon moi de deux façons :

-          Le président de la république est un homme individuellement riche, en dehors de sa fonction, ce qui me donne envie de connaître son salaire. Il faut être en effet ultra riche pour donner des motos par-ci, des engrais et tracteurs agricoles par-là… Si ce n’est pas de sa propre poche, alors pourquoi on met les réalisations à son crédit ? Se peut-il que l’on confonde les moyens étatiques et la richesse d’un parti ou d’un homme ? Ce serait déjà assez grave.

-          Le président n’est pas ultra riche (ce qui devrait être la norme), cela voudrait dire qu’on met délibérément sur son compte tout ce que doit faire un Etat normal, alors même que nous sommes en période électorale. Cela aussi est grave, car beaucoup de gens pourraient considérer comme un cadeau du présidentiel ce qui leur revient de droit en tant que citoyens aspirant à vivre mieux. De quoi orienter leurs votes ? A moins que ce ne soit là l’objectif. Et de quoi violer la loi en faisant une campagne larvée en dehors de la période officielle de campagne.

Au début des années 1990, beaucoup de pays africains se sont lancés dans un processus de démocratisation dont voici quelques objectifs : ouvrir le jeu politique et le rendre absolument équitable, rompre avec le système de Parti-Etat qui dirigeait les pays jusque-là et en finir avec le culte de la personnalité qui faisait de simples hommes des demi-dieux que le peuple devait adorer. Dans les pays où le processus n’est pas allé au bout, beaucoup d’administrateurs sont des nostalgiques ou des enfants de cette époque honnie durant laquelle il n’y avait pas de frontière entre le parti (incarné par la personne de son président) et l’Etat. Aujourd’hui encore, beaucoup de ministres disent des phrases comprenant des éléments de langage tels que : c’est dans sa grande bonté que le chef de l’Etat a fait ceci, c’est par souci pour le bien de la population que… Je crains que ces comportements ne soient rien d’autre qu’une version soft du culte de la personnalité.

Par ailleurs, les journalistes des médias officiels participent beaucoup à ce jeu qui déséquilibre la compétition politique. Eux dont la mission est d’éduquer la population et de lui donner des clés d’analyse des événements. Inutile d’ajouter qu’ils en sont encore très loin.

PS : j’ajoute d’abord que je n’ai rien contre les gens qui bénéficient de dons et de projets divers, c’est plutôt une bonne chose pour eux. Mais il faut qu’ils comprennent juste que c’est leur droit, pas un cadeau d’un quelconque bienfaiteur.

Ensuite on me dira que dans d’autres pays aussi les présidents font des dons, ce à quoi je répondrai que c’est très souvent des dons humanitaires pour de bonnes causes, et non pas pour des actions relevant du fonctionnement normal d’un pays. Par exemple, on ne dira jamais que c’est par la bonté de Barak Obama ou du Parti démocrate qu’un hôpital est construit aux Etats-Unis ; mais Obama peut comme tout autre citoyen faire un don quand il y a un cyclone, un tsunami au d’autres drames du même genre.

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Révolution : La tentation du copier-coller

En 2012, à l’occasion d’une mobilisation monstre à Lomé, certaines personnalités politiques togolaises d’opposition se sont pris à rêver d’une révolution à la Tunisienne, à l’Egyptienne ou à … la Burkinabé. Suffit-il de mobiliser pour faire une révolution ?

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour qu’une mobilisation, spontanée ou non se transforme en révolution :

  • L’étincelle : un événement, une suite d’événements que l’on supporte patiemment. Et puis, quand le vase est plein, il n’y a plus rien à faire. En période de dictature, un peuple silencieux est surtout une bombe à retardement qui accumule les griefs.

  • La détermination : à l’aide d’une arme, obligez un homme à courir jusqu’au mur. Quand il ne pourra plus avancer, il ne pourra que se retourner. Il deviendra à son tour un danger pour vous, car il ne craint plus désormais la mort. Plus rien ne le fera reculer. Cette détermination, combinée à la psychologie de la foule, nourrit la mobilisation.

  • L’organisation : une mobilisation doit être canalisée. Il ne s’agit pas tout simplement de faire défiler des leaders politiques qui viennent délivrer un discours. La mobilisation doit être bien organisée, avoir un objectif et ne s’éteindre que quand ce dernier sera atteint.

Il ne s’agit donc pas de donner des phrases faciles du genre :

« si les Tunisiens l’ont fait, nous pouvons le faire aussi ».

Le fait que les Tunisiens, Egyptiens ou Burkinabés l’aient réussi n’est pas suffisant comme motif.

Chaque pays est un cas à part, à considérer en tant que tel, même s’il fait partie du grand engrenage d’un monde interconnecté. Je reste convaincu que quand l’heure du peuple aura sonné, il n’aura pas besoin qu’un leader politique lui dise de se mobiliser.

« Rien n’est plus puissant qu’une idée
dont le temps est venu ».
Victor Hugo

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Le Togo a-t-il vraiment besoin des OGM ?

Le rapport 2013 sur l’évolution mondiale de la commercialisation des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) a fait l’objet d’une réunion de vulgarisation le jeudi 8 mai 2014 à Lomé. Publié par le Service International pour l’Acquisition d’Applications en matière d’Agrobiotechnologie (ISAAA), ce rapport fait état d’une augmentation très rapide de la superficie occupée par des cultures GM : 1,7 millions d’hectares en 1996, plus de 175 millions en 2013.
Le rapport affirme qu’entre 1996 et 2012, les cultures transgéniques ont eu un impact positif sur l’environnement de 177 millions de dollars et ont permis d’augmenter le revenu de plus de 16 millions de familles de petits exploitants. Elles permettraient aussi de réduire l’émission de dioxyde de carbone et l’utilisation des pesticides. En s’attardant uniquement sur ces chiffres, on peut aisément remarquer que selon le rapport, la culture des OGM ne présente que des avantages. Mais a-t-on assez d’éléments scientifiques pour aller dans ce sens ? Les protocoles de Cartagena et de Kuala Lumpur sur la biosécurité sont-ils assez protecteurs ? Et résistent-ils au lobbying des puissantes multinationales ?
Le Togo n’est pas encore très avancé dans le domaine des cultures transgéniques. Heureusement ou malheureusement ? Chacun jugera. En 2009, le pays a voté une loi sur la prévention des risques biotechnologiques. Cela lui permettrait-il de résister à un éventuel assaut des firmes biotechnologiques, dont les intérêts semblent avant tout commerciaux ?
Quoi qu’il en soit, il existe dans le pays un réel potentiel agroforestier et des savoirs locaux ancestraux qui devraient permettre de nourrir les 6 millions de Togolais avec des cultivars traditionnels. Il faut que la recherche investisse ces champs et perfectionne ce qui se fait déjà. Les vieux cultivars traditionnels ont résisté à l’épreuve du temps, et ce depuis des siècles. On ne peut pas dire autant des OGM. Alors PRUDENCE, PRUDENCE !
Source : savoirnews.net

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Ce 22 avril, le monde entier célèbre la 44e journée internationale de la terre nourricière. Cette journée est habituellement l’occasion d’attirer l’attention du public et des décideurs sur un problème environnemental pertinent. Le thème de cette année est : « Des villes vertes ».  L’importance de ce thème réside en premier dans le fait que la moitié de la population mondiale vit dans les villes. Une ville verte, idéalement serait une ville qui se développe sur tous les plans tout en respectant son environnement. Avec l’explosion démographique accompagnée d’une urbanisation désordonnée, la construction de villes vertes reste davantage un objectif de long terme qu’une réalité, surtout dans les pays en développement.

Energie et  assainissement, de vrais défis pour les villes africaines

L’énergie est un des enjeux essentiels que doit maîtriser une société qui prétend se développer. Que ce soit pour faire tourner les usines, faire circuler les véhicules ou encore pour la vie domestique, les villes d’Afrique ont une demande croissante en énergie. La situation actuelle est faite d’énergies fossiles, de manque d’énergie et d’une absence réelle d’efficacité énergétique. Si nos villes ne sont pas les plus polluantes et les plus polluées, elles présentent tout de même un air extérieur assez irrespirable, en raison entre autres de la vieillesse de certains véhicules qui continuent d’y circuler. Le secteur du bâtiment n’a pas encore amorcé une transition vers des logements écologiques.

Sur le plan individuel, l’adoption de comportements éco responsables est très lente. Ils sont encore nombreux, ceux qui oublient d’éteindre leurs postes télévisions, climatiseurs, écrans d’ordinateurs… Pourtant, l’adoption de tels comportements permettrait d’économiser une quantité inestimable, car « la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas ».

Sur le plan de l’assainissement, les villes d’Afrique ont encore beaucoup d’efforts à faire. Avec une population qui croît très vite, les habituels problèmes prennent une dimension inquiétante, surtout quand ils ne semblent pas être la priorité des décideurs. Ici encore, se créent des dépotoirs sauvages. De gigantesques dépotoirs publics sont mal gérés et dans le cas de Lomé par exemple, le système de collecte des déchets balbutie. Les caniveaux puent à longueur de journée parce qu’ils contiennent autre chose que l’eau qu’ils sont sensés évacuer.

Bref, les villes croissent trop vite et on est parfois pris au dépourvu quand il s’agit de répondre aux besoins de la population. Cette journée internationale de la terre nourricière (j’y reviens) est l’occasion d’inviter les décideurs et autres parties prenantes à réfléchir aux vrais problèmes qui assaillent nos villes afin de les inscrire résolument dans une démarche de développement durable. Des villes vertes, qui n’en veut pas ?

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Nos chefs d’État ont l'habitude de tenir des discours tendant à faire croire qu'ils sont pour une union et une intégration plus fortes entre les pays Africains. Sauf qu'ils ne croient pas eux-mêmes à ces discours. Leurs actes viennent souvent les démentir. On se souvient encore de Khadaffi expulsant des subsahariens tout en prônant les États-Unis d'Afrique. Cette fois-ci, c'est le Congo Brazzaville qui renvoie d'autres Africains, et surtout des Congolais de Kinshasa. Parmi ces expulsés, des personnes ayant des papiers en règle et des réfugiés. Une des raisons qu'évoque Brazzaville pour justifier ces expulsions, c'est que les étrangers seraient en partie responsables de la violence et de la criminalité dans le pays. Ça ne vous dit rien? C'est un des jouets que manient les partis d'extrême-droite en Europe pour faire peur à leurs populations. Ne crierions-nous pas au scandale si la France expulsait des Africains avec les mêmes arguments honteux? Trêve d'hypocrisie !

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Le championnat allemand, comme souvent s'arrêter le premier, en attendant la finale de la coupe d’Allemagne entre le Borussia Dortmund et le Bayern Munich, les deux premiers dudit championnat. Je voudrais relever quelques faits qui m’ont marqué.
Au début du championnat, on croyait la voie libre pour les Munichois, le Borussia ayant mal démarré. Puis les jaunes et noirs de Dortmund se sont réveillés pour aligner 28 matches sans défaite, au moment où le Bayern alternait le bon et le moins bon. Autre surprise agréable, le Borussia Monchengladbach, qui finit quatrième et disputera le tour préliminaire de la Ligue des Champions, l’Allemagne ayant grignoté la place de l’Italie à l’indice UEFA.
J’enregistre le Werder Brême et le FC Cologne de comme principales déceptions: les premiers parce qu’ils se sont classés neuvièmes, et les seconds parce qu’ils se sont qualifiés pour la deuxième division.
81, c’est le record de points de l’histoire de la Bundesliga (championnat à 34 journées). 23 ans, c’est la moyenne d’âge du 11 rentrant du Borussia Dortmund.
Un certain nombre de joueurs, soit se sont révélés, soit ont confirmé :
-honneur au meilleur buteur, Huntelaar (Schalke 04), avec 29 buts et 10 en Europa League.
-Raoul Gonzalez Blanco (Schalke 04): capitaine courage, auteur de 15 réalisations.
-Mario Gomez, confirmation avec 26 buts et 12 en Ligue des Champions.
-Robert Lewandowski, révélation polonaise (vivement l’Euro), 20 buts avec Dortmund.
-Toni Kroos, meilleur joueur du mondial cadet 2007, il s’impose enfin au milieu du Bayern, surtout avec la blessure de Schweinsteigger. Sa qualité de passe ne souffre d’aucun doute.
-David Alaba, plus jeune encore. Joueur polyvalent.
-Podolski. Pour une de ses meilleures saisons (17 buts), son club ira quand même en deuxième division. Lui rejoint Arsenal, l’occasion de comparer son pied gauche et celui de Van Persie, si ce dernier reste.
-Marco Reus, il n’est pas pour rien dans la bonne saison de Monchengladbach. Comme l’eau va à la rivière, il jouera à Dortmund la saison prochaine.
Bref, le championnat d’Allemagne a été fort plaisant cette saison, avec des équipes souvent jeunes, un jeu porté vers l’avant et beaucoup de buts, encore une fois. Vivement la nouvelle saison.

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champions league

Je ne suis pas supporter du Barça mais il me paraît injuste de réduire une saison où il a gagné 3 trophées à une semaine où il en perd 2, même si ce sont les plus importants. Il faut plus que ça pour parler de fin de cycle. Si j'ai passé toute la saison à supporter ses adversaires, c'est parce que les supporters et surtout les médias en faisaient trop: meilleure équipe de tous les temps, meilleur joueur de tous les temps pour Messi, tous les superlatifs étaient bon. J'espère qu'on saura revenir sur terre. Injuste de lui donner tous les torts pour un penalty manqué et d'oublier les 41 buts en championnat (série en cours) et les 14 de la Champions League.Quand à Chelsea, à défaut de jouer les 1ers rôles en championnat, il a pimenté cette Ligue du légendaire Fighting spirit britannique.6 demi-finales en 8ans.Le Réal a accusé physiquement le coup de sa victoire à Barcelone.Le Bayern avec sa 9ème finale à venir, confirme qu'il reste un grand d'Europe même s'il n'est pas autant médiatisé que le Barça, le Réal, Manchester... Ne pas oublier la jeunesse de cette équipe: Neuer 26, Gomez 26, Alaba 19, Müller 22, Kroos 22, par exemple.
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Drôle de cadeau d'anniversaire

À la création de l'UNIR, j'ai dit qu'il s'agissait juste d'un changement de nom du RPT. Les faits pour le moment ne me démentent pas. Le jour où tous le monde doit être uni, c'est le 27 Avril, 52ème anniversaire de notre indépendance théorique. Eh bien même ce jour, il fallait que les gaz lacrymogènes soient de la fête, pire au monument de ladite indépendance. Parce qu'il fallait empêcher le Collectif Sauvons Le Togo d'y tenir sa prière. Frapper un journaliste, en l'occurence Noël Tadegnon, correspondant de Reuters et de la Deutche Welle, au point qu'il soit hospitalisé juste pour avoir filmé, c'est honteux en 2012. Je retiens ça plutôt que le spectaculaire défilé qui par endroit penser à la Corée Du Nord, comme un écho au caractère héréditaire de la succession. Suivez mon regard. Si le pouvoir ne peut pas unir le 27 Avril, qu'il laisse chacun le célébrer à sa façon. Et qu'il ne choisisse pas les gaz lacrymogènes comme cadeau d'anniversaire!!!
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Le régime en place a habitué les Togolais à des changements qui n'en étaient pas. Changements d'hommes notamment avec l'apparente disparition des barons. Ces derniers sont restés en coulisse mais ont gardé la même influence: ''l'esprit nouveau'' n'est qu'une marionnette. Aujourd'hui on nous brandit un nouveau parti sans réel changement structurel. Les RePTiles ne sont certainement pas entrés dans leur trou. C'est à croire qu'ils ont juste changé de nom pour être plus mordants. Wait and see.
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paradoxe explosif

Au Congo, il manque du matériel dans les hopitaux pour sauver les vies, mais il ne manque pas de munitions pour les arracher. On achète des armes comme s'il y avait une guerre en perspective. Pourquoi préparer constamment la guerre au lieu de préparer la paix. Le pétrole sert à ça... Et aussi à acquérir des biens en France. Drôle de priorité.Tant que j'y suis, qui sait s'il n'y a pas de munitions à qlq dizaines de mètres de l'Université de Lomé par exemple?
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vers quel monde va-t-on?

Vous voyez comment la notion de démocratie est relative? On prétend libérer le peuple libyen(alors que le pétrole n'est jamais loin) et les mêmes se fâchent quand un 1er ministre(le Grec en l'occurence) veut consulter son peuple sur une question importante. Autrement dit on veut passer outre la volonté populaire pour faire plaisir à la bourse. Comme quoi le capitalisme n'a pas de visage humain. Où va-t-on?
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Nous voulons ''Fukushima'' chez nous

Notre cher président Faure est vraiment très fort et très gentil. Il faut avoir en effet un grand coeur pour mine de rien donner 200000 dollars à la Croix-Rouge japonaise pour les sinistrés de Fukushima. Vous savez tous que j'ai beaucoup de sympathie pour eux. Mais c'est comme si un étudiant Togolais(gagnant 20000FCFA tous les 3 mois) donnait quelques milliers de dollars pour aider Bill Gates. J'ai donc naïvement pensé que s'il arrivait quelque chose de grave chez nous aussi, notre cher prégo ferait à nouveau parler son coeur si compatissant. Vous autres, qu'en pensez-vous?
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Nous voulons ''Fukushima'' chez nous

Notre cher président Faure est vraiment très fort et très gentil. Il faut avoir en effet un grand coeur pour mine de rien donner 200000 dollars à la Croix-Rouge japonaise pour les sinistrés de Fukushima. Vous savez tous que j'ai beaucoup de sympathie pour eux. Mais c'est comme si un étudiant Togolais(gagnant 20000FCFA tous les 3 mois) donnait quelques milliers de dollars pour aider Bill Gates. J'ai donc naïvement pensé que s'il arrivait quelque chose de grave chez nous aussi, notre cher prégo ferait à nouveau parler son coeur si compatissant. Vous autres, qu'en pensez-vous?
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Troubles à l'Universsité de Lomé

J'écris ce billet sur le vif car je viens d'être empêché (comme beaucoup d'autres étudiants) d'accéder au Campus universitaire de Lomé. Hier déjà une masse d'étudiants a organisé une gigantesque Assemblée Générale à coup de sifflets. La police, qui attendait à l'entrée, n'a pas hésité à leur envoyer du gaz lacrymogène. J'ai cru qu'on en resterait là. Et ce matin, rebelotte: en arrivant à l'entrée du campus vers 11 heures, j'ai vu un groupe d'étudiants qui étaient empêchés de rentrer. Tous les véhicules ont dû faire demi-tour, sauf une grosse cylindrée que j'ai vu entrer. Peu après les policiers sont rentrés dans le groupe d'étudiants pour les éloigner le plus possible(matraques à l'appui) du Campus. Comme je m'éloignais sans courir, un d'entre eux a dit dans mon dos: regarde, il marche. Il est venu me pousser et quand je lui ai dit que j'étais malade, son collègue à côté a dit: tu es malade et tu cherches quoi ici?Tu sais que les malades sont à l'hôpital non? Après quoi j'ai traversé la route pour rejoindre le cyber le plus proche.
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Troubles à l'Universsité de Lomé

J'écris ce billet sur le vif car je viens d'être empêché (comme beaucoup d'autres étudiants) d'accéder au Campus universitaire de Lomé. Hier déjà une masse d'étudiants a organisé une gigantesque Assemblée Générale à coup de sifflets. La police, qui attendait à l'entrée, n'a pas hésité à leur envoyer du gaz lacrymogène. J'ai cru qu'on en resterait là. Et ce matin, rebelotte: en arrivant à l'entrée du campus vers 11 heures, j'ai vu un groupe d'étudiants qui étaient empêchés de rentrer. Tous les véhicules ont dû faire demi-tour, sauf une grosse cylindrée que j'ai vu entrer. Peu après les policiers sont rentrés dans le groupe d'étudiants pour les éloigner le plus possible(matraques à l'appui) du Campus. Comme je m'éloignais sans courir, un d'entre eux a dit dans mon dos: regarde, il marche. Il est venu me pousser et quand je lui ai dit que j'étais malade, son collègue à côté a dit: tu es malade et tu cherches quoi ici?Tu sais que les malades sont à l'hôpital non? Après quoi j'ai traversé la route pour rejoindre le cyber le plus proche.
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Je suis surpris que des intellectuels africains critiquent l'intervention de forces étrangères en Libye . Auraient-il préféré la ''dératisation'' maison par maison à Benghazi ou une rivière de sang? Et que dire des populations qui se réjouissent de cette intervention? On ne peut pas être plus libyen que les Libyens. Quelle solution l'Union Africaine peut-elle trouver? J'imagine mal un panel de chefs d'Etat peu appréciés de leurs propres peuples aller convaincre le guide de partir. Ils reviendraient peut-être avec des pétrodinars plein les poches.
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Je suis surpris que des intellectuels africains critiquent l'intervention de forces étrangères en Libye . Auraient-il préféré la ''dératisation'' maison par maison à Benghazi ou une rivière de sang? Et que dire des populations qui se réjouissent de cette intervention? On ne peut pas être plus libyen que les Libyens. Quelle solution l'Union Africaine peut-elle trouver? J'imagine mal un panel de chefs d'Etat peu appréciés de leurs propres peuples aller convaincre le guide de partir. Ils reviendraient peut-être avec des pétrodinars plein les poches.
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LMD:depuis quelques années ces trois lettres terrorisent les étudiants de l'Université de Lomé(UL)
Personne à l'université ne semble maitriser de façon complète les implications de la mise en place de ce système.Pour la plupart il se résume au fait de se spécialiser très tôt et d'avoir au moins dix sur vingt dans toutes les disciplines qu'on a choisies à la rentrée.
Tenez:à la rentrée on vous donne une fiche comportant les unités d'enseignement (UE) offertes pour les deux semestres à venir car on raisonne désormais en semestres et non plus en années.Chaque UE est dotée d'un certain nombre de crédits. La licence s'obtient quand on a capitalisé 180 crédits,soit 30 par semestre. Ainsi présenté tout semble si facile,et pourtant...
Ce système que je qualifie de LMD à la togolaise est très impopulaire et à juste titre.Plusieurs lacunes sont à relever.
-Une UE offerte en harmattan (équivalent d'automne) n'est à nouveau offerte que l'année suivante à la même période
-A partir ddu deuxième semestre le choix de certaines UE est conditionné à des pré-requis(avoir au moins 10 dans une UE du semestre précédent.Ainsi on est certain de reprendre une année rien que pour une ou deux UE. Pour des gens qui sont habitués à calculer leurs moyennes, c'est un sacré choc. Quand on revient choisir les UE du troisième semestre on est déjà largement surchargé et de plus en plus les semestres suivants.
Difficile donc de donner des réponses précises aux parents à la fin de l'année beaucoup prétendent avoir réussi mais sont rattrapés par la dure réalité à l'issue de la troisième année ou plutôt du sixième semestre quand on ne peut pas décrocher sa licence.
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