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denis zodo

L’Immigration clandestine des Africains, quelles solutions durables?

L’Afrique, ce riche continent est devenu cet ogre ou ce monstre qui dévore ses enfants dès qu’il les accouche. Ses enfants deviennent certainement des condamnés à la peine capitale, évadés de prisons dont l’unique solution est de fuir leur sentence. Ces idées découleraient d’analystes lointains. Mais la réalité est ailleurs. Car, ce n’est pas seulement la mort physique que le immigrants fuient, mais la tragédie à laquelle ils tentent d’échapper, et qui est loin d’être moins douloureuse. Aujourd’hui, avec le contexte de la mondialisation qui élimine les barrières, le déclin démographique et le vieillissement de la population dans l'Union européenne (UE), le développement des migrations économiques n’est –elle pas une solution alternative au niveau européen pour répondre aux besoins du marché du travail ? Et pourtant, chaque jour, ce sont des milliers d’immigrés qui sont rapatriés dans les pays Africains.
Ampleur du phénomène
La migration forcée est ancrée dans la culture des Africains.
En 2001, 44 841 immigrés en situation irrégulière ont été rapatriés ou expulsés d’Espagne vers leur pays d’origine (Maroc, Colombie et Equateur en tête) ; 22 984 autres ont été détenus sans papiers, dont 21 706 Marocains. 12 976 étrangers, en majorité des Marocains (contre 6 579 en 2002), ont enfin été expulsés par procédure judiciaire, en application de la nouvelle loi sur l’immigration adoptée le 23 décembre 1999. L’Espagne, vieux pays d’émigration qui comptait encore très peu d’immigrés dans les années 1980, accueille, en 2001, 1 243 919 étrangers officiels, dont 46 % d’extracommunautaires.
Le chiffre est estimé à environ trois millions en Europe. S’il faut ajouter tous les clandestins qui vivent dans les mêmes conditions en Amérique, en Asie et dans certains pays d’Afrique, les personnes en situation irrégulière constituent une grande communauté des exclus à la construction de l’humanité. Quelque soit la voie utilisée pour entrer en Occident, les conclusions amènent à deux sortes d’immigration:
-l'immigration clandestine apparente qui s’opère à travers les groupes de personnes n’ayant aucun papier et entrant frauduleusement sur le territoire étranger. C’est ce qui se passe entre les frontières qui séparent le Maroc et l’Espagne ;
- une autre porte d’entrée en Occident est celle de l’immigration camouflée. Elle s’opère quant à elle de manière souple. Les futures « sans papier » entrent par la grande porte, c'est-à-dire qu’ils remplissent toutes les conditions posées par les services d’immigration de leur pays d’accueil.
A l’heure actuelle, les Maliens migrent encore plus qu’avant. Selon le ministère malien des Affaires étrangères, quatre millions, soit plus d’un tiers des 11,7 millions d’habitants que compte le pays, vivent à l’étranger.

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Réponses à cette discussion

Bonjour!
Pour trouver une solution à un problème,il faut d'abord trouver sa cause.Alors pour pouvoir reduire l'immigration et surtout celle qui est néfaste et pour notre pays l'afrique et pour nos frères qui immigrent (mème s'ils trouvent qu'ils mieux chez eux et ce qui est vraix),il faut se demader pourquoi ils vont là-bas?
Nous pouvons dire qu'il y a plusieurs causes parmis lesquelles la vie diffile chez eux.Quelle vie difficile voilà la question que nous pouvons nous poser.
Quand un Homme dans son propre pays n'arrive pas à trouver un petit boulto après leur formation ou trouve un boulot de faible rendement(d'ailleur ce cas est rare).
Il faut resoudre les problmes qui conduisent ces frères a ffuirent leur terre;
J'espère que j'y reviendrais et surtout avec des propositions;
Merci

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les occidentaux ont crée leur paradis et ils y vivent a leur aise.je pense que les africains doivent travailler durement pour développer leur continents

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C'est un vrai débat de fond,j'ai longuement dévéloppé sur l'immigration.je partage votre point de vue, ou chacun doit faire un effort ,pour son bien-être.Vous au moins , vous dites ce que les autres ne veulent pas lire ou dire. merci de votre contribution.

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Les conséquenses de cette immigration sont perfides , et favorisent les trafics d'hommes, la prostitution, les travailleurs clandestins et alimente toute l'économie souterraine. Les solutions, les programmes de développement dans les pays pauvres ,les controles draconiens aux frontières sont difficiles à mettre en oeuvre.

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la solution c'est de chasser du pouvoir tous ces voleurs qui nous empêchent d'évoluer

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je pense que votre solution est radicale, le concept d'immigration est important, pour accuser quelqu'un , sans aucune analyse prèalable.le débat nous permet pour situer la responsabilité des uns et les autres merci

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je pense nos chefs d'Etat ne simpliquent pas profondement sur la question.je pense que résoudre le problème de la pauvrété serais la solution de l' immigration

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La volonté politique n'y ai pas. je partage votre point de vue

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Les causes et motivations à l’immigration clandestine.
Les motivations à l’immigration sont diverses : la première est la fuite du continent, la mort, quand la seconde est personnelle. Des milliers de ressortissants africains migrent vers l’Europe pour échapper à la pauvreté et au chômage qui frappent leur pays. L’Afrique détruit ses enfants et chaque jour qui se lève, accroît leur désespoir et les conduit à une mort certaine, lente, et atroce, car aucune perspective d’une vie digne ne leur est permise maintenant et dans l’avenir le plus lointain. Selon un afro pessimiste, « l’Afrique les tue parce qu’ils n’y ont trouvé aucune possibilité de faire valoir leurs talents et de vivre de leurs compétences ; l’Afrique les ronge parce toutes les portes d’espoir se sont fermées devant eux ; l’Afrique les torture parce qu’ils voient une toute petite partie de la population s’accaparer de tout, en ne leur laissant que la poussière et le soleil cuisant ! L’Afrique les étrangle parce que la misère est le seul héritage qu’ils pourront léguer à leur progéniture ».
Cette réaction est normale, car depuis des décennies, l’Afrique est en proie aux turbulences mortelles ; toute chose qui exacerbe la misère. Ainsi, des pressions supplémentaires exercées par les conflits qui sévissent dans les pays africains encouragent fortement l’immigration vers l’Europe et les Etats-Unis.
Mais, cela détermine t-il ce départ souvent difficile ?

Avec le déclin démographique et le vieillissement de la population dans l'Union européenne (UE), le développement des migrations économiques est une solution alternative au niveau européen pour répondre aux besoins du marché du travail. A cela, il faut ajouter la publicité outrancière d’un eldorado à travers les médias. Les avantages de l’immigration sont devenus un thème du folklore moderne en Afrique et inspirent des chansons et des sites Internet, dominent les conversations et encouragent de plus en plus de jeunes à tenter l’expérience de l’aventure.

Ainsi, certains partent pour acquérir de nouvelles compétences, d’autres quittent leur pays par goût de l’aventure, ou pour faire fortune.
Mais le départ, et même le séjour sont pénibles pour les clandestins. En effet, il existe plusieurs formes d'immigration clandestine. Les migrants pénètrent dans un État membre par voie terrestre, aérienne ou maritime. Certains utilisent des faux documents ou recourent à des réseaux criminels organisés. D'autres entrent légalement sur le territoire et prolongent la durée du séjour autorisée. Le nombre d'immigrés clandestins est estimé en fonction du nombre d'accès refusés et d'expulsions, des arrestations à la frontière, des demandes d'asiles ou de protection nationale rejetées et des demandes de régularisation. Mais il faut aussi lui ajouter le nombre de personnes ne demandant aucune forme de protection internationale. Au-delà des traitements inhumains et dégradants que subit l’immigrant clandestin, son voyage est pénible et risqué. Sur la durée, les itinéraires se font souvent plus longs et plus complexes et très souvent mortels. A titre d’exemple, selon Amnesty International, une organisation de défense des droits de l’homme basée à Londres, au moins une douzaine d’immigrés ont trouvé la mort en 2005 alors qu’ils essayaient de franchir des clôtures de fils barbelés de ces enclaves. Certains ont été abattus et d’autres ont péri empalés .On le voit, la souffrance est là. Mais, devant la misère et les affres des guerres qui rongent la majeure partie des Africains jusqu’au os, ils pensent qu’il « vaut mieux entrer même mort dans le paradis européen que de rester vivant dans l’enfer de l’Afrique ! » ; pour être en parfaite accord avec l’adage Biblique, « mieux vaut entrer borgne ou estropié au Paradis que d’aller en enfer avec ses deux yeux ou ses deux pieds ».
En effet, selon le ministère des Affaires étrangères de la République du Mali, les envois de fonds de la diaspora dépassaient les 200 millions de dollars américains par an, soit plus de la moitié de l’ensemble des recettes d’exportation du pays.

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Ainsi, certains partent pour acquérir de nouvelles compétences, d’autres quittent leur pays par goût de l’aventure, ou pour faire fortune.

Mais le départ, et même le séjour sont pénibles pour les clandestins. En effet, il existe plusieurs formes d'immigration clandestine. Les migrants pénètrent dans un État membre par voie terrestre, aérienne ou maritime. Certains utilisent des faux documents ou recourent à des réseaux criminels organisés. D'autres entrent légalement sur le territoire et prolongent la durée du séjour autorisée. Le nombre d'immigrés clandestins est estimé en fonction du nombre d'accès refusés et d'expulsions, des arrestations à la frontière, des demandes d'asiles ou de protection nationale rejetées et des demandes de régularisation. Mais il faut aussi lui ajouter le nombre de personnes ne demandant aucune forme de protection internationale. Au-delà des traitements inhumains et dégradants que subit l’immigrant clandestin, son voyage est pénible et risqué. Sur la durée, les itinéraires se font souvent plus longs et plus complexes et très souvent mortels. A titre d’exemple, selon Amnesty International, une organisation de défense des droits de l’homme basée à Londres, au moins une douzaine d’immigrés ont trouvé la mort en 2005 alors qu’ils essayaient de franchir des clôtures de fils barbelés de ces enclaves. Certains ont été abattus et d’autres ont péri empalés .On le voit, la souffrance est là. Mais, devant la misère et les affres des guerres qui rongent la majeure partie des Africains jusqu’au os, ils pensent qu’il « vaut mieux entrer même mort dans le paradis européen que de rester vivant dans l’enfer de l’Afrique ! » ; pour être en parfaite accord avec l’adage Biblique, « mieux vaut entrer borgne ou estropié au Paradis que d’aller en enfer avec ses deux yeux ou ses deux pieds ».

En effet, selon le ministère des Affaires étrangères de la République du Mali, les envois de fonds de la diaspora dépassaient les 200 millions de dollars américains par an, soit plus de la moitié de l’ensemble des recettes d’exportation du pays.

A l’instar du Mali, en immigrant, les Africains investissent dans leur pays, et concourent pour ce fait, au développement économique du continent. Ainsi, certains ont financé la construction d’écoles, de centres sanitaires, de Banques dans leur région d’origine. D’autres soutiennent financièrement leurs familles et des activités locales.

Une fois établis à l’étranger, ils envoient de l’argent à leur famille puis reviennent s’installer dans leur pays d’origine avec un nouveau statut social et de l’argent à investir.

Ainsi, l’immigration est à la fois encouragée par les familles qui en tirent profit, et par le gouvernement pour qui les transferts de fonds de la diaspora constituent une énorme valeur ajoutée.

C’est donc un instrument de développement. Comme on le voit, l’immigration est la solution adoptée par les Africains en difficulté, pour faire face à la pauvreté cyclique que connaît le continent, malgré ces risques.
Mais où se situent les responsabilités de ce fléau ? Comment arrêter cette « hémorragie » douloureuse ?

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Les Solutions à l’immigration

Malgré les contrôles sous mers, par radar, et les rapatriements abusifs et répressifs, l’immigration clandestine évolue de façon exponentielle.

Il faut donc s’attaquer aux problèmes de fond, c’est-à-dire aux causes profondes de l’immigration clandestine si nous voulons la réduire à des proportions tolérables. C’est ce que confirme Irene Horejs, chef de la Délégation de l’Union européenne au Mali, « il n’y a pas de solutions miracles. Nous devons nous attaquer aux problèmes fondamentaux de la pauvreté et du développement ».
Ainsi, en fonction des responsabilités, chacun doit jouer sa partition dans la lutte contre l’immigration clandestine.
L’Afrique doit éviter de s’enliser, d’Est en Ouest, dans des conflits fratricides et s’organiser pour faire barrière au pillage de ses ressources, sources des atrocités des guerres et de la misère.
Si l’Afrique, berceau de l’Humanité était aussi le berceau de la paix, et si l’espoir d’une vie digne y était permis à tous sans exception, alors, aucun de ses enfants n’irait s’épuiser dans le sable brûlant du désert ou se noyer dans des embarcations de fortune pour l’Europe ou encore se déchirer sur les barbelés qui clôturent les enclaves espagnoles de Melilla et de Lampedusa. L’Afrique a tous les moyens d’être un eldorado et certaines études économiques sont formelles à ce sujet. Elles montrent en effet, que si toutes les surfaces cultivables, très fertiles, sont mises en valeur, l’agriculture revalorisée avec une transformation locale de nos produits, ainsi qu’un assainissement de la gestion, l’Afrique décoléra.

Ces études montrent par ailleurs que si l’on rapatrie seulement la moitié de tous les avoirs des Africains à l’extérieur, (lesquels avoirs proviennent souvent des détournements ou d’autres sources obscures et vont gonfler les coffres forts des banques européennes et américaines), et s’ils se transformaient en investissements productifs sur le continent, alors l’Afrique gagnerait 25 années de développement dans un intervalle de 25 mois !

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Une assistance dans les besoins holistiques

Il s’agit concrètement de contribuer au développement économique et social de l’Afrique, en mettant en place des programmes efficaces de coopération nord-sud, en réglant de façon impartiale des problèmes de gouvernance en Afrique. C’est ce que soutient Oumar Hamadoun Dicko, le ministre malien des Affaires étrangères. « L’immigration continuera, à moins que nous ne résolvions des problèmes cruciaux comme celui de l’inégalité des règles du commerce international », a t-il prévenu, en faisant référence aux subventions versées par les gouvernements occidentaux aux agriculteurs. « Les agriculteurs africains n’ont aucun poids, ils n’existent pas sur les marchés mondiaux », ajoute le ministre malien.
Il faut développer des politiques de retour communautaires favorisant une réintégration durable des immigrés clandestins dans leur pays d'origine ou de résidence. Dans ce sens, en septembre dernier, l’Union européenne avait promis de verser au Mali 426 millions d’euros (soit 525 millions de dollars américains) sur cinq ans, afin de « combattre l’immigration clandestine ». L’argent devait servir non pas à renforcer les contrôles aux frontières, mais à promouvoir la création de projets et d’emplois.

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