La valeur de l'éducation

« Prenons nos cahiers et nos crayons. Ce sont nos armes les plus puissantes », Malala Yousafzaï

A l’image de la décision du comité Nobel d’attribuer le Nobel d’économie à Monsieur le Professeur Jean Tirole, suite aux controverses suscitées par la désignation de la jeune pakistanaise Malala, comme Co-lauréate du Nobel de la paix, du fait de son très jeune âge (seulement 17 ans) qui lui vaut ainsi le palmarès de plus jeune lauréat du Nobel toutes catégories confondues, et de son engagement pour « le droit de tous les enfants à l’éducation » comme soulevé par le comité Nobel, un point d’honneur est ainsi porté à la valeur de l’éducation.Hormis ces discours, et autres programmes des institutions internationales sur le financement de l’éducation, l’actualité regorge de faits sur la valeur de l’éducation.Dans l’Etat de Borno au Nigéria, la secte islamiste Boko Haram s’est manifestée au public comme il n’est pas d’usage, pour avoir pris en otage une vingtaine de jeunes filles en âge de scolarisation, après le rapt de 276 lycéennes, quelques mois auparavant.Depuis l’aube du nouveau millénaire, les économies africaines nourrissent l’ambitieuse vision de devenir des émergentes ou à revenu intermédiaire d’ici un horizon qui ne pourrait excéder la moitié de la décennie 2030, et, à cet effet, elles ont fait de la modernisation de l’économie, via des projets « structurants », le principal volet de leur action, dont parmi lesquels les infrastructures en éducation, à l’exemple du CATI (Centre africain des technologies de l’information).Bonne nouvelle: des foyers d’industrialisation existent sur le continent africain, en dépit de l’échec des processus d’industrialisation engagés par ses gouvernements! En effet, il semble être révolu le temps des discours alarmistes sur la faible performance des industries manufacturières d’Afrique, puisque sur le continent, de nombreuses économies ont réussi à créer plus de valeur dans l’industrie que dans l’agriculture. Or, à l’image des produits industriels qui requièrent un travail qualifié, l’essor de l’industrie africaine est attribué aux progrès réalisés sur le continent à la maîtrise des techniques, savoirs et civilisations.Oscar KUIKEU est docteur ès sciences économiques, avec la mention Très Honorable, de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (FRANCE).

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