Comme c’est le cas lors de toute manifestation sportive de grande envergure, à l’occasion des Jeux Olympiques d’été 2008 de Pékin, en Chine, les médias ont accordé un traitement de faveur à l’ensemble des nations représentées, y compris celles n’ayant guerre bonne presse habituellement, par exemple, c’est le cas de l’économie zimbabwéenne. En effet, si à la faveur des JO, le nom du zimbabwé est évoqué sous un beau jour grâce à la bonne prestation de la nageuse Kirsty Coventry, lors du déroulement de ces jeux, ce pays était au milieu d’une tempête d’hyperinflation, puisqu’entre 1997 et 2007, l’inflation y croît de 1030%. En outre, l’hyperinflation de l’économie zimbabwéenne n’échappe pas à la règle,

 

« l’inflation est partout et toujours un phénomène monétaire », Milton Friedman, prix nobel d’économie,

 

en tout cas, c’est entre janvier 2005 et mai 2007, en pleine tempête d’hyperinflation, qu’on a observé une augmentation excessive de la quantité de monnaie.

 

Aujourd’hui, à l’heure où l’écononomie zimbabwéenne n’en a pas fini avec le cauchemar de l’hyperinflation, des billets dont l’unité est le milliard ne sont-ils pas en circulation au zimbabwé, alors que les Banques Centrales de la zone franc, la BEAC (Banque des Etats d’Afrique Centrale) et la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), elles, soucieuses, entre autres, du commerce intra-communautaire, se manifestent au public, comme il n’est pas coutume, pour travailler à une interchangeabilité de leur franc cfa, le moment paraît opportun, en guise d’éclairage des centres en charge de la politique économique zimbabwéenne au sujet des mesures à prendre pour endiguer la spirale inflationniste, pour louer les performances de ces Banques Centrales de la zone franc au sujet de la stabilité des prix.

 

En 1994, lorsque le franc cfa est dévalué, autrement dit, lorsqu’il est décidé qu’il faut désormais donner, deux fois, plus de franc cfa pour avoir la même quantité de franc français, un produit au sein de la zone d’émission de la BEAC était environ 1.49 fois plus cher que ce qu’il était en 1993, puiqu’en 1994, le taux d’inflation en glissement (décembre 1994 par rapport à décembre 1993) est de 49%, alors qu’en 1993, un produit au sein de la zone d’émission de la BEAC était seulement 1.40 fois plus cher que ce qu’il était auparavant, puique, au cours de la seconde moitié de la décennie de la 1980 (1985 à 1993), le taux de change effectif réel externe du franc cfa croît d’environ 40%, ceci dit, comme les produits achetés à l’étranger peuvent être employés pour la production d’une économie et comme les produits achetés à l’étrager deviennent plus onéreux du fait de la dévaluation, d’après ces faits, n’est-il aps raisonnable de considérer que c’est du fait de la dévaluation de 1994 que les produits de la zone d’émission de la BEAC sont devenus plus chers en 1994.

 

Quoiqu’il en soit, dix ans après la dévaluation, en 2003, un produit au sein  de la zone d’émission de la BEAC était seulement 1.01 fois plus cher que ce qu’il était en 2002, puisque, le taux d’inflation en glissement, en 2003, par rapport à son niveau de 1994 a diminué de 96.4%, ceci dit, comme la BEAC a pour objectif, d’après l’article 1er de ses statuts et l’artcle 21 de la convention qui régit l’UMAC (Union Monétaire d’Afrique Centrale), « de garantir la stabilité de la monnaie », la politique monétaire a certainement joué un rôle pour que les produits au sein de la zone d’émission de la BEAC deviennent moins onéreux après la dévaluation, en effet, comme le taux directeur de la Banque Centrale représente ce que coûte un emprunt, c’est-à-dire, une demande de prêt, alors que le taux d’inflation représente le gain attendu d’un investissement, comme la BEAC a toujours maintenu un taux directeur supérieur au taux d’inflation, la BEAC a ainsi décourage les investissements, or, comme l’inflation baisse parceque la demande baisse qu’il y ait ou pas, au sein de l’économie, des agents irrationnels (autrement dit, des agents qui donnent une valeur à leur prix n’importe comment, contrairement aux agents rationnels, sans tenir compte de la demande),

 

« il faut quelque temps pour que la monnaie circule à travers tout le pays et fasse sentir ses effets sur toutes les catégories de personnes », David Hume, philosophe britannique,

 

Vis-à-vis de l’inflation, l’attitude de la BEAC ne peut être qualifiée que de prudente, puisque cette attitude ne pourraît qu’arrêter l’inflation, contrairement à l’attitude qui pourrait ou pas arrêter l’inflation.

 

 

Oscar KUIKEU est docteur ès sciences économiques, avec la mention Très Honorable, de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (FRANCE).

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