À chaque fois que je discute avec des jeunes africains sur les questions de politique, nombreux sont ceux qui me disent : "Je veux bien m'engager. Mais j'ai peur. J'ai peur d'être corrompu. j'ai peur d'être jeté en prison. Je préfère rester dans mon coin.". Ont-ils tort ou raison ces jeunes? Si certains ont peur, d'autres s'engagent, dans le parti au pouvoir pour "manger à la table des grands". Souvent ce désir de toujours manger leur fait oublier l'intérêt général. Ils perpétuent la rapacité politique.

"L'Afrique est passée à côté de quelque chose"- m'a dit un jour un ami.

"À côté de quelque chose? Mais de quoi donc?"

"Je ne sais pas, me dit-il, mais il y a un truc qui ne va pas dans ce Continent."

"Quel pessimisme mon ami."

"Pense ce que tu veux, mais nous sommes encore loin de dire que nous sommes autonomes. Et ces aînés qui sont au pouvoir depuis 20, 30 ans n'arrangent pas les choses. je crains même qu'après leur départ, ce ne soit un véritable chaos. Ils ont sacrifié les siècles à venir"

Quand je suis seule dans ma chambre, sans trop vouloir m'embarquer dans le pessimisme de mon ami, je reste dubitative. À ma manière. Je pense que l'espoir c'est la jeunesse. Mais comment? L'éducation. Oui, je pense qu'il y a de grosses failles dans systèmes éducatifs…et c'est là où se situe le gros point d'interrogation. Mais comment.

En attendant j'ai répertorié quelques postulats pour l'engagement des jeunes en Afrique Politique :

1-Le sens de l'autre

2-Le sens du devoir

3-L'esprit d'initiative

4-La volonté et la participation politique

5-La responsabilité citoyenne

Bref, comme disait Georges Bernanos, « C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents ». Telle est aussi ma conviction

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