C'est avec une relative surprise que l'on a appris le 28 octobre dernier le renouvellement de l'embargo sur les armes à destination de la Côte d'Ivoire par le conseil de sécurité de l'ONU. Une décision qui pourrait avoir surpris l'opinion publique nationale et internationale d'autant plus que la réconciliation semble véritablement en marche dans ce pays depuis la signature de l'Accord Politique de Ouagadougou(APO) le 04 mars 2007. La crainte d'une éventuelle reprise des hostilités semble dissipée puisque le Secrétaire Général des Forces Nouvelles (Nom de l'exrébellion) Guillaume SORO dirige le gouvernement de réconciliation nationale issu de l'APO, la collaboration au sein du gouvernement entre les ministres membres des Forces Nouvelles et ceux du parti au pouvoir se déroule plutôt bien pour ne pas dire de façon complice et la libre circulation entre le Nord et le Sud est enfin fluide grâce à la volonté bi partite des ex belligérants. Mais qu'est ce qui peut bien justifier une telle décision de l'instance internationale? Selon le rapport publié par les experts onusiens, la partie gouvernementale continue à s'armer massivement en violation totale des restrictions émises par l'onu sur l'importation d'armes en Côte d'Ivoire depuis 2004. Même attitude chez les ex rebelles qui eux aussi reçoivent toujours cet appui militaire de leur parrain, aujourd'hui médiateur dans la crise ivoirienne, qui craindrait une réunification du territoire ivoirien au risque de voir s'effriter le contrôle qu'il a sur des ressources naturelles dans la partie septentrionale de la Côted'ivoire par l'entremise des chefs de guerre locaux. Un rapport qui s'il s'avérait, dénoterait de l'hypocrisie certaine qui existe dans les tractations politiques qui ont cours en Côte d'Ivoire, notamment en ce qui concerne la volonté acharnée des différents acteurs, ex belligérants de se maintenir au sommet du pouvoir . On comprend bien pourquoi le Président Burkinabé Blaise COMPAORE insiste pour une implication plus forte du Burkina Faso dans les affaires économiques ivoiriennes, une façon pour lui de garantir la préservation de ses intérêts en terre d'Eburnie. Du côté du pouvoir en place, on se renforce militairement car on se méfie des ennemis d'hier devenus allié aujourd'hui. Qui sait comment les choses vont tourner au moment des élections. Si d'aventure le pouvoir venait à échapper aux refondateurs et que ces derniers lancent donc l'offensive de la tricherie électorale, les rebelles pourraient bien revendiquer le respect des résultats surtout que la proximité entre les Forces Nouvelles, le Burkina Faso et le candidat du RdR ( Rassemblement des Républicains), Alassane Dramane OUATTARA ne sont plus à démontrer. Alors la prudence exige non seulement l'approvisionnement massif de la poudrière, mais un contrôle très pointu des effectifs militaires. Ce qui explique l'intégration abondante des sbires du régime, ex membres des groupes d'auto défense dans les corps militaires nationaux.Cette situation d'hypocrisie politique fait véritablement peser sur le pays un climat d'incertitude, pis de chaos à quelques encablures du scrutin présidentiel. C'est d'ailleurs à juste titre que le mandat des forces internationales présentes en Côte d'Ivoire est sans cesse renouvellé de sorte à garantir un minimum de justice politique dans ce pays. Et bien ques les forces impartiales soient là, on n'hésite pas à perpétrer le cycle de violence sur certains partis d'oppositions et leur presse, sans compter avec la remise en action des escadrons de la mort. une chose est sûre, la paix sociale est désespéremment menacée en Côte d'Ivoire du fait des ambitions démesurées de ceux qui il y'a de cela 7 années avaient plongé la "Terre d'espérance" dans le chaos et qui pour mieux assouvir leurs desseins ont décidé" de se partager ce qui reste de ce gros gâteau d'ivoire au sein de ce cadre de concertation qu'ils ont appelé APO.DIEU sauve ce pays!
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