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ADJI Raymond

Côe d'Ivoire : 5 ans après les évènements de Novembre 2004, le peuple a été trahi!

06 Novembre 2004. Ce jour là, le peuple souverain de Côte d'voire s'exposait aux balles assasines de l'armée Française pour faire barrage à une éventuelle annexion de Abidjan par cette armée et pour dire non au renversement des institutions républicaines par une armée étrangère, fusse t'elle celle d'une puissance occidentale. Une action menée dans un fort élan patriotique alors que l'armée Ivoirienne était engagée dans la partie septentrionale du pays pour anéantir la rébellion des Forces Nouvelles qui s'y était installée depuis le 19 septembre 2002. L'opération "Dignité", nom de baptême de cette offensive d'envergure fut stoppée net par la destruction de la flotte aérienne militaire ivoirienne par l'armée française en riposte à une erreur de bombardement d'un aéronef ivoirien sur un cantonnement français basé à Bouaké, fief de l'ex rébellion. La suite on la connaît, les soldats français prennent le contrôle de tous les points forts de la capitale au point de faire frémir un régime de la refondation sans défense et qui dans la peur de perdre le pouvoir fait appel à la résistance populaire en mettant en avant la cause républicaine. Qui ne se souvient pas de ces visages apeurés de refondateurs qui sur les antennes de la Télévision nationale appelèrent le peuple au sacrifice suprême? Fidèles à l'idéal républicain, des dizaines de milliers de civils aux mains nues sortent dans les rues pour faire opposition à une éventuelle tentative de déstabilisation de la France Chiraquienne. Pendant trois jours, des affrontements sporadiques et particulièrement disproportionnés vont mettre aux prises civils ivoiriens et militaires français, sans que l'armée ivoirienne intervienne aux côtés de son peuple. Le bilan est lourd, plus de 60 morts dans les rangs de la pupulation résistante. Et ce bilan bien sûr officiel ne tient guère compte des nombreux ivoiriens que la puissance de feu l'armée française a tué et qui n'ont pu être retrouvés à temps. 40 ans après l'indépendance, les ivoiriens venaient une fois de plus de faire les frais de l'impérialisme de la france colonialiste, impérialisme qu'ils croyaient avoir enfin vaincu au vu de l'intense propagande révolutionnaire menée par les barons du régime depuis septembre 2002. Bien triste quand l'on réalise cinq ans après que tout ce sacrifice a été réduit à néant par une politique de refondation plus qu' hypocrite qui s'est en réalité servi du sursaut patriotique du peuple pour se maintenir au pouvoir. Quid de la mort de tous ces juenes gens, ces jeunes filles, ces enfants et même ces vieillards tués lors de ces évènements malheureux! L'essentiel pour ce régime est de ménager ses relations avec le bourreau français et d'assouvir les desseins de ceux qu'on accusait hier d'être à la base des malheurs de la Côte d'Ivoire de sorte à se tisser des alliances plus ou moins solides. D'ailleurs, on évoque à peine la mémoire de ces martyrs car il faut bien éiter d'indisposer les chers alliés d'aujourd'hui, mais aussi parce que ce n'est pas si important que ça. De toute façon, on peut s'en passer du moment où les risques sont amoindris. L'ode à la patrie qu'on diffusait si régulièrement et dont les images dénoncaient la barbarie militaire françaises a été banni des antennes de la RTI ( Radio Diffusion Télévision Ioivrienne), pourtant contrôlée par des hommes du pouvoir. Silence total sur le souvenir de ces évènements de quoi soulager la conscience du Maître blanc. Mise aux oubliettes de toutes les propositions faites par le peuple au lendemain de cette révolution tuée par ses propres instigateurs. Pis, aucune action concrète pouvant permettre à cette jeunesse meurtrie dfe s'épanouir économique n'est entreprise. Au contraire, pour remercier le peuple, on a commencé par saluer l'engagement militaire français dans la résolution de la crise ivoirienne, puis on a initié l'APO(Accord Politique de Ouagadougou), dans lequel on a fait des concessions importantes à l'ex rébellion comme pour satisfaire les désirs de son parrain de Président Burkinabé à qui on a fait un boulevard immense pour prolonger son assise économique en Côte d'Ivoire, ce qu'il avait déja commencé à faire des années plus tôt par l'intermédiaire de ses chers rebelles. Et pour couronner le tout, on pille littéralement les caisses du pays sous prétexte que la crise sévit et qu'aucun contrôle véritable n'est possible, pendant qu'on pousse la générosité jusqu'à se substituer aux organisations internationales pour venir en aide aux sinistrés burkinabés des récentes innondations qui ont balayé l'Afrique de l'ouest, en faisant don de 500 millions de Fcfa alors que son propre peuple est loin d'être remis des mêmes catstrophes naturelles.Ne parlons même pas deu tapis rouge déroulé au passage de ce facilitateur d'ancien ennemi lors de son dernier passage en terre ivoirienne. Cynique attitude quand même! Et comme ci cela ne suffisait pas, on se permet de faire encore des promesses fanfaronnes au peuple dans un contexte électoral qu'on s'active à rendre bouillant par une instrumentalisation des instituions étatiques, susceptible de déchirer le tissu social déja assez fragilisé. Le peuple de Côte d'Ivoire saura t'il mettre fin à cette mascarade politique dont elle est victime depuis maintenant 9 ans et qui a tant fait couler son sang?
Certainement que oui, car comme le dit le penseur : << ON PEUT TROMPER LE PEUPLE POUR UN TEMPS MAIS ON NE PEUT LE TROMPER TOUT LE TEMPS. >>

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