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anne-laure

Afrique : y-a-t-il un ordinateur dans la classe ?


Bonjour à tous,

Je viens ici clore la discussion sur l'ordinateur à l'école. Ce n'est pas que nous ayons tout dit sur la question ou qu'elle ne suscite plus de contributions intéressantes. Mais cette question marquait le lancement d'une enquête participative aujourd'hui terminée. Si vous voulez lancer d'autres discussions sur la place de l'informatique à l'école et en faculté, vous pouvez le faire bien sûr...Pour ma part, je vous suggère de réfléchir ensemble à un prochain sujet d'enquête participative. Les photos sur l'ordinateur à l'école sont toujours les bienvenues. Vous pouvez me les envoyer directement en m'envoyant un message ou les poster via ce billet .
Je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui ont participé à notre troisième enquête, elle a quand même généré plus de 240 réponses ! Les vôtres !
Merci
Al Marie





C'est la question de départ d'une nouvelle enquête participative destinée à vous permetttre de témoigner sur la place des nouvelles technologies dans l'enseignement en Afrique. Une question qui peut paraître saugrenue, voire déplacée dans des pays où tout manque pour l'éducation. Pourtant, nombreux sont les projets et les opérations qui voudraient mettre l'informatique et parfois l'internet au service de l'école en Afrique : université virtuelle africaine, campus numérique, ordinateur à 100 dollars pour les enfants (One Laptop per Child, OLPC) , tableau blanc interactif....En avez-vous fait l'expérience, en tant qu'enseignant ou en tant qu'apprenant ? Les ordinateurs représentent-ils une vraie opportunité pour l'éducation dans les pays africains ? Faut-il qu'ils soient connectés à internet ? Les projets annoncés dans les conférences internationales sont-ils suivis d'effet sur le terrain ? Combien ça coûte ? Quels contenus trouve-t-on dans les programmes d'enseignement à distance ? La parole est à vous. Envoyez-nous vos commentaires, des photos si vous en avez - ou si vous pouvez en faire - et ensemble essayons de voir ce que peuvent apporter les nouvelles technologies à l'école en Afrique, si ça marche et comment ça marche.

Repères : enquête participative

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Réponses à cette discussion

L'ordinateur peut répresenter une chance dans les pays en développement. En tant que professeur de français, je trouve des sites vraiment intéressants vers lesquels je dirige mes étudiants pour le perfectionnement de leur français. Là où je suis il n y a pas de livres adéquats pour l'enseignement du français. Et quand bien même ces livres existent, leur prix est hors de portée de mes élèves. Je pense en particulier à la méthode "Bonjour de France". C'est donc grâce au campus numérique francophone situé sur le campus de l'université de Nouakchott que j'ai découvert cette méthode. Au niveau de mon école, l'utilisation de l'ordinateur est gratuite. Mais les problèmes sont: la vétusté du matériel, la faiblesse de la connexio, le nombre réduit d'ordinateurs. (10 ordinateurs pour 300 élèves professeurs).
Bien qu'il soit vrai que l'apparition des Nouvelles Technologies Informatiques s'avère indispensable et incontournable pour l'Afrique en raison de la mondialisation, mais il faut avouer sans crainte que cette Afrique reste et demeure malgré les effort en dernière position. Ceci est dû à la non pratique de la politique d'un plan de fonctionnement fiable et efficace, A l'improvisation de nos gouvernants et au manque de réalisme puis de la bonne gouvernance des pouvoirs publics.
LA NOUVELLE TECHNOLOGIE DE L'INFORMATION PEUT JOUER UN ROLE IMPORTANT DANS L'ENSEIGNEMENT;
En EFFET je suis diplômé de l'Université de Bordeaux II de l'enseignement via internet. C'est une expérience très intéressante. Elle m'a permis d'obtenir un diplôme qui est entrain de jouer un rôle important dans ma vie.
Cette forme d'enseignement peut aider l'Afrique et le RD Congo, mon pays d'origine à sortir de son isolement scientifique. Plusieurs publications sont faites dans le monde occidentale et ailleurs mais prennent du temps à atteindre l'Afrique. Mais certaine d'entre elle, s qui peuvent être obtenue via internet permettent de combler le vide.
Je pense qu'elle pourra aider les pays africains à combler leurs déficits. Cependant il faudra élargir l'accessibilité.
Aujourdhui il existe des jeunes qui terminent leurs études sans avoir touché l'ordinateur. C'est un problème.
Mais aussi je ne vois ce que certains pays vont faire pour mettre cela à la disposition de leurs jeunesses tant que beaucoup d'écoles ne font d'effort pour à sortir de leurs carcasses rudimentaire. en voici une preuve sur l'image en annexe (École en 2006)
je suis même détenteur d'une idée intéressante d'enseignement scientifique via internet. Pour son développement, je cherche des partenaires avec qui en parler.

Merci

Wakilongo
Pièces jointes
salut a tous, je pense que la contribution de janvier vodougnon (postée par p. couve) et celle de maiga résument l'essentiel d' une première partie de nos discussions, on revient toujours aux mêmes analyses et constats.
Bonjour hamza,

Votre rémarque est très pertinente, mais, chacun vient faire son propre témoignage. Ce qui valide chaque intervention.

Merci
Bonjour a Tous,

Après avoir écouté l'intervention très intéressant et assez marrant de Gabriel Cohn-Bendit que je soutient dans sa démarche et je lui souhaite bonne continuation.
je vous propose ce lient pour plus de détaille sur le tableaux blanc interactif.

Démo en vidéo
http://www.tableau-blanc-interactif.com/

L'utilisation de ce moyen le TBI doit se faire sans aucune ambiguïté avec le programme de formation local en Afrique.

Merci et bonne continuation
Salut à toute la communauté virtuelle du site. Excusez si pour ma premiére fois je ne rentre pas dans les canneaux méthodologiques. Toutefois je n'aie pu me retenir à l'idée de savoir que l'opportunité m'est offerte de déverser mon venin sur la bloggosphère pour une toute 1ère fois.
Vous avez dit :ce que les nouvelles technologies peuvent apporter à l'école en Afrique! Quoi de plus significatif en dehors de groses sommes d'argent dans les poches de nos dirigents avares de monaies. Je refuse qu'on continu à se faire des souds sur mon dos sous le prétexte de me faire entrer dans la "e-modernité" par la grande poprte du petit écran facinant des ordinateurs. Pour facination s'en n'est vraiment une et ce serait une grave erreur voire une incompétence avérée pour qui quonque y constituerait un obstacle épistémique.
En dernnière analyse l'informatique via récemment l'ordinateur est unue chance sans précédente pour mon Afrique chérie, celle de mes aïlleux, qui lui permettra d'arriver à refaire son retard numérique: Chers frères l' "e-modernité", version TIC, nous ouvre grand les bras ne refusons pas de la saiair qui sait si la cchance se représentera de si tôt. A votre question, je ne peux vous répondre; je ne connaie pas à quoi resssemble maintenant une salle de classe comment sauraits-je s'il s'y trouve un ordinateur. Je ne sais qu'une seule chose c'est que mon Afrique chérie a pris beaucoup de retard en matière de tecnologies de l'information et de la communication et que bientôt ce sera les examens de passage à un niveau supérieur; le test risque d'être très difficile si nous ne nous mettons pas au travail dès maintenant: car il est venu le moment de se dire plus jamais çà. C'est-à-dire les piètres "exploîts" de nos pères dont nous ne sommes pas fierts. C'est compréhensible: car ce qu'ils ont revendiqué à la modernité ; elle nous l'offre sans rien lui avoir demandé poliment
Bonjour,
Un détail technique pratique : vous devriez classer les participations au forum par ordre chronologique décroissant afin que nous puissions accéder tout de suite aux dernières nouvelles.

Comme vous le souhaitez, je vais rapidement faire des commentaires sur les trois interventions que vous nous proposez.
Je suis membre de l'association franco-burkinabè NTBF (http://ntbf.net) qui intervient dans le domaine des TICE au pays des hommes intègres.
Je suis assez d'accord avec le 1er et le 3e intervenant qui insistent sur l'intégration des outils dans les dispositifs éducatifs, en commençant par les enseignants (IUFM et formation continue) en leur délivrant une culture informatique et en réfléchissant sur les usages possibles en fonction des contraintes locales.
Le pb est que peu de pays ont vraiment lancé des plans numériques ambitieux et que les financements, s'il y en avait, ont des chances de se perdre dans les arcanes de l'administration.
Comme le dit un de vos interlocuteurs, sur le plan des infrastructures, il faut aussi raisonner global et ne pas oublier que les reseaux telephoniques et électriques sont souvent défaillants.
En conséquence, je pense qu'il y a une voie pour les associations à expérimenter des solutions pédagogiques à petite échelle et par le biais de partenariats locaux. Cette phase pouvant servir de laboratoire pour des développements ultérieurs plus massifs.
Le pb est une fois encore le financement car, comme on l'a dit, les gouvernements et bailleurs internationaux sont tres frileux et le sujet ne fait pas recette lorsqu'on sollicite la générosité publique.

En ce qui concerne le TBI, il est assez séduisant en tant qu'outil :
https://sites.google.com/a/ntbf.net/ntbf-2/mat%C3%A9riel-%C3%A9ducatif
mais, outre les pb de cout et de fragilité du matériel, les enseignants sont-ils prêts à les utiliser ?
A voir ...

Une petite interrogation concernant l'Agence "Mondiale" de solidarité numérique dont les membres ont l'air bien "français". Quid de la participation des autres pays ? Mais cela déborde du cadre de cette enquête.

Bien à vous

Philippe
Entièrement d'accord avec Philippe.
L'approche Tableaux Blancs Interactifs pour l'Afrique du FSN n'est en soi pas une mauvaise initiative, mais il faut en effet se demander si les systèmes éducatifs en Afrique sont suffisamment prêts pour réellement intégrer un outil pareil. En dehors du problème des infrastructures et des coûts, le deuxième défi non moins fondamental est celui du changement des approches/mentalités pédagogiques. Ce changement ne se fera que si les ministères nationaux impliqués le soutiennent et le propulsent, et si adopté, il se fera progressivement. Ce n'est donc pas en envoyant des TBI ou des ordinateurs en Afrique qu'on y révolutionnera l'éducation...
En attendant, on peut expérimenter à petite et moyenne échelle afin de découvrir quelles technologies et quelles applications répondent le mieux aux besoins locaux, ou sont les mieux adaptées pour le contexte local, et on peut commencer à développer une culture numérique au sein du secteur éducatif.
En fin de compte, la vitesse et le taux de l'utilisation et de l'intégration des nouvelles technologies dans l'enseignement est un choix que chaque pays doit ou devra faire en fonction de sa vision, de ses besoins et de ses moyens...
Je pense que le secteur où l'on devrait intervenir en priorité dans le domaine de l'éducation, ce sont les institut de formation des maitres ou équivalents. je pense que c'est là que la culture numerique doit se développer avant tout afin que l'impulsion éducative soit donnée et qu'elle puisse ensuite redescendre en cascade (de Karfiguela bien sûr :-)
Un des membres de NTBF est en même temps un cadre de l'ENEP (école nationale des enseignants du primaire) à Bobo-Dioulasso
Je l'ai interrogé à ce sujet et il ne semble pas y avoir beaucoup d'initiatives en ce sens.
Par contre, il existe un réseau qui regroupe pas mal d'enseignants du BF qui essaient de mutualiser leurs savoirs et experience en la matière. Ils sont inscrits dans le débat, je crois.
http://www.dgroups.org/groups/TIC-EDUC-BF/
c'est une bonne chose et je pense que c'est par eux que passera le changement.
Philippe
Le point de vu d'Alain Clerc ne nous fait pas avancer en ce sens qu'il faut attendre l'énergie pour que l'enfant voit un ordinateur,je suis sûr lorsque dote une école d'un ordinateur des bonnes volontés ne manquent pour touver de l'electicité d'une manière ou d'une autre voir la baterie.C'est comme expérience pour l'enfant qui ignore totalement un ordinateur
Un ordianteur dans une classe n'est il pas un début de cours d'informatique?.

M Didier Oillo se contredit,en citant les expériences reussies au ghana et au sénegal si on le croit,une technologie est profitable aux hommes.



M Gabriel d'autres difficultés ne doivent pas nous empêcher de tenter d'autrs expériences.
Le tableau blanc interactif n'est il pas destiné aux hommes comme l'ordinateur?


Maiga

Mouvement Alternatif Africain
Bonjour Maiga,

Merci d'avoir accepté de "jouer le jeu" en écoutant ces trois audios. Je suis toutefois surprise de lire que l'électricité n'est pas un problème majeur. Pensez-vous vraiment que l'accès à l'energie puisse étre résolu par de "bonnes volontés" ? Si oui avez vous des exemples de situation où il ny'a vait aps d'électricité et où les gens se sont débrouillés : comment ?
En vous remerciant à nouveau du temps que vous accordez à ce travail,
al amrie

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