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anne-laure

Afrique : ordinateurs d'occasion, à quel prix ?

C’est la question initiale de notre quatrième enquête participative. Ce sujet, c’est vous qui l’avez proposé. Basile de Dakar pense en effet que « l’on devrait parler de ces ordinateurs d’occasion qui inondent le continent africain (…) Est-ce qu’ils participent à la lutte contre la fracture numérique ? Est-ce qu’il y a danger de pollution ? Qu’est-ce que l’Afrique y gagne ? »
Selon François qui nous écrit du Burkina « des flots de déchets informatiques se déplacent de plus en plus vers la Chine et certains pays africains (Nigeria, Ghana) - où il n'existe pas de législation, de contrôle, ni-même d'industries capables de récupérer les éléments toxiques de ces objets de manière sécurisée. »
Quelle est vraiment l’ampleur du phénomène en Afrique francophone ?
Où vont ces déchets électroniques polluants ?
Qui bénéficie du système actuel ? Qui en est victime ? Quelles conséquences à long terme ? Quelles solutions pour que cela change ?
Ce ne sont que des pistes...La parole est à vous.
A noter que nous allons tenter d’améliorer la forme de cette nouvelle enquête en mettant l’accent sur les lieux où on trouve ces déchets (via une carte) et en montrant si possible des photos de ces décharges (si vous pouvez en trouver ou en faire). Si vous souhaitez témoigner par téléphone, faites le moi savoir. Tout document, contact ou piste d’enquête est évidemment le bienvenu. Merci d’avance de votre participation

Repères : afrique, d'occasion, déchats, e, enquête, enquête participative, environnement, ordinateurs, participative, recyclage

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Réponses à cette discussion

vraiment les blanc feront mieux de laiser nous envoyer les vielles ordinateurs cas ici en afrique pour acheter une marchine il te faut debousser des fcfa et ça ne resou rien sur ce que tu as fairs car pour qu'une page s'ouvre il va faloi des minutes difficile de travailler avec les ordinateurs africaines

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je suis un nouveau membre, le problème des vieux ordinateurs est très développé en Afrique et surtout en afrique sub sahélienne du fait de la pauvreté galopante et le besoin incessant des populations de pouvoir profiter des biens faits des nouvelles technologie de la communication et de l'information.

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la réduction du fossé numérique entre le nord et le sud ne se fera pas avec les vieux ordinateurs, le plus souvent récupérés des poubelles occidentales. Qu'on cesse donc de se moquer des peuples africains. Le continent africain, il n'est un secret pour personne, est un dépotoir d'articles hors d'usage ou anachroniques. La technologie n'a pas besoin de cela pour véritablement avancer. Messieurs, revoyez votre politique d'approvisionnement informatique!!!

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bonsoir à vous anne et aussi à tous les auditeurs.
je voudrai ajouter ceci à ce débat qui parrait important.
moi, selon ma conception, je pense plutôt qu'il faut que les africains surtout ceux plus toucher par cette déposition de vieux ordi.
nous devons d'abord connaitre et admetre les réalités de chez nous et après étudier à savoir si nous sommes gagnats ou victimes des ordi que nous recevons des autres même s'ils sont utilisés avant.
aujordhui, nous constatons en afrique que le taux de cultivation en informatique se developpe de jour en jour ce qui explique qu'il ya plus de positivité et cela nous arrange.
merci

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Bonjour Anne!
Moi je pense que vous avez tord de dire que s'il y a de fautifs c'est les pays qui permettent la vente de ces machines.Car eux,qu'est ce qu'ils ont affaire avec la polution d'un pays situé à des milliers de Kilomètre des leurs et d'ailleur n'est-il pas plutot profitable pour de cautionner que d'éssayer d'interdire ou de reguler?La faute pour moi revient à ceux qui gèrent un pays et qui ne se démande mème pas qu'est-ce qui entre chez nous ou est-ce qui entre n'est pas dangerux pour nous?Car ceux qui font ce commerce n'ont pas tord ni ceux qui demandent ces marchandises,puissent ces derniers ont besoin de cela pour travailler et les commerçants ça leur donne du profit et bien plus ils veulent satirfaire leur clientèle.

Merci!

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Bonjour, je n'irai pas tout de suite parler de déchet informatique, car ce matériel de seconde main , ici en Afrique et particulièrement en côte d'ivoire où je suis ce même matériel n'est pas acessible à tous. il faut y mettre tout une bonne économie pour s'en acquerir. je prendrai l'exemple d'un écran plat d'ordi bureau non testé, dont le ix se négocie en 70.000 fcfa et 55.000 fcfa environ 107 €., seulement un écran dont la qualité de marche n'est pas certaine. Alors parler de dechet informaik serait préjudiciable pour nous les mons nantis.
Bref, pour le moment il serait trop tot de parlere de déchets informatik en afrique.
N'doumy jean eric 00225 46194412/00225 66311429

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le problème des ordinateurs d'occasion , n'a aucune utilité.trouver une solution idoine pour recycler ce déchet. objectivement, après l'utilisation , il fau bien s'en débarasser.

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Le sujet m'interesse beaucoup parceque comme le dit mon cher ami le Nigeria fait parti de ces entrées illicites mais aussi le Benin mon cher pays , j'aurai bien voulu avoir fait un tour au port ces jours avant de lire ce sujet dommage encore le temps mais dans touts les cas les beninois qui ont fait un tour vers le port peuvent temoigner. Le plus surprenant est l'ecart de prix entre les vendeur officielle et ces vendeurs de ordinateurs qu'on surnomme ici "ordi d'occasion" . tenez dans les grosse cylindrées de vente le minimum pour un pentium3 c'est 140000fcfa mais je peux trouver un p3 a 50000 au port mais qui vraiment est un decet car sa durée de vie est a moins de deux ans . Le sujet est le bienvenu et le pire est que ce sont ces ordi d'occasion que nos services utilisent apres des surfacturations de prix ; je sais bien de quoi je parle et bien sur que ce n'est pas le cas dans tous les services !

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Chaque année, dans les nations industrialisées, il y a une production abondante de ces déchets. En France, ce sont 1,7 million de tonnes de produits informatiques qui encombrent les filières de collecte des déchets selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie. Selon l’ONU, les déchets issus des innombrables équipements électroniques qui meublent notre cadre de vie (ordinateurs, écrans, téléphones portables, lecteurs MP3, etc. ) s’évaluent désormais à des dizaines de millions de tonnes par an et représentent plus de 5% des ordures municipales. En 2006, les pays de l’Union Européenne ont produit plus de six millions de tonnes de déchets électroniques (e-déchets) ; aux Etats-Unis entre 14 et 20 millions d’ordinateurs sont jetés aux ordures chaque année. La situation devrait empirer dans les années à venir. Le volume des e-déchets est celui qui connaît la plus forte croissance, tirée par la frénésie ambiante pour les produits High-tech.

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Le traitement de ces déchets, à cause de leur complexité technique, est difficile et largement incomplet. L'Afrique semble à son tour devenir une proie de choix pour ce trafic.
Dans le cadre de la lutte pour réduire le fossé numérique, les pays du Nord exportent de plus en plus leurs déchets informatiques vers l'Afrique. Des milliers d'ordinateurs, imprimantes, scanners… arrivent chaque mois dans les ports. 80 % d'entre eux sont obsolètes et finissent dans la nature. En 2002 déjà, l'organisation avait relevé que 50 à 80 % des déchets informatiques collectés aux USA sont exportés, en premier lieu en Chine suivie de l'Afrique.
Quelques 700 conteneurs de 1500 ordinateurs, soit plus de 600 000 unités, entrent chaque mois dans les ports du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo.
Selon la plupart des spécialistes de la question de l’environnement, l’intention est bonne, car elle contribue à réduire la fracture numérique, en appliquant le principe de la « réparer et réutiliser », mais nécessite des mesures spécifiques. Car, dans ces milliers de tonnes de quincaillerie informatique, 80 % des machines sont inutilisables.
Or, le traitement de ces déchets n’est pas conforme à la norme, ce qui expose davantage les populations.
En effet, dans les meilleurs des cas, ce matériel finit dans les grands marchés parallèles de produits informatiques de seconde main, notamment, dans les petits business de vente et de réparation de pièces informatiques. Le reste de ces machines continue son chemin vers de grandes décharges numériques où il est jeté ou incinéré souvent en pleine ville alors que ces produits sont marqués d'un logo prévenant le consommateur de ne pas les jeter dans les ordures ménagères, de sorte que ces déchets électroniques puissent réintégrer le circuit de collecte et de traitement adéquat.
Et c'est là que commence le problème.
C'est donc un succès économique qui cache un désastre écologique.
Ainsi, selon le rapport de BAN, au lieu de combler le fossé numérique, les pays du Nord sont en train de tracer en Afrique l'"autoroute de pollution numérique" en ouvrant une décharge digitale.

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On le sait, l'évangile du recyclage des déchets repose en effet sur six principes : éliminer, réduire, réutiliser, réparer, recycler et incinérer. Les méthodes employées dans les pays pauvres pour retraiter ces déchets sont très rudimentaires et les répercussions sur la santé des populations et l'environnement sont lourdes. L'eau est le vecteur principal de ces pollutions. En Chine par exemple, un échantillon d'eau prélevé dans la rivière Lianjiang, à proximité d'un site de recyclage, a révélé des taux de plomb 2 400 fois plus élevés que les standards préconisés par l'OMS (Organisation mondiale de la santé).
Certes, la réutilisation est préférée au recyclage car elle allonge la durée de vie des machines et permet à d'autres personnes moins favorisées d'en tirer profit. Mais au regard de la dangerosité de ces produits non maîtrisables par les pauvres, ce geste constituerait un contrat fondé sur la tromperie. En effet, selon les chercheurs, on en meurt plus qu’on en tire profit.
C’est pourquoi, la Convention de Bâle sur l'exportation des déchets toxiques, qui date de 1989, régule cette réutilisation et oblige les exportateurs de machines vers les pays les plus pauvres à les tester avant de les envoyer afin de s'assurer de la possibilité d'une deuxième utilisation, éventuellement après réparation. Mais, malheureusement, il n’y a que 165 pays qui l'ont ratifiée.
Notre société de consommation est toujours plus gourmande en appareils électroniques, notamment les ordinateurs. Or, le problème de leur destruction ou de leur recyclage devient un enjeu majeur dans les réflexions concernant le développement durable.
Elle vient de découvrir plusieurs décharges au Ghana (Afrique de l'ouest) contaminées par des produits toxiques émanant du désassemblage d'ordinateurs, de téléviseurs... Jusqu'à présent, la Chine et l'Inde étaient les deux principales destinations recensées pour ces déchets par Greenpeace.

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Il devient donc urgent d’appeler les Africains à une prise de conscience sur les risques environnementaux et sanitaires des e-déchets, en rappelant par ailleurs qu’il existe une convention internationale (la convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination), qui s’applique à ce type de déchets.
Le recyclage de ces déchets dits e-déchets est complexe et nécessite la manipulation de composants nocifs pour la santé et l'environnement. Il est peu ou pas rentable et dangereux. C'est donc "tout naturellement" que les pays développés envoient leurs déchets dans les pays émergents, en fermant les yeux sur les méthodes employées localement.
Une pollution à grande échelle liée à cette industrie, touche l'Asie et l'Afrique.

La réalité est que le moteur de ce nouveau commerce en plein essor n’est pas l’altruisme mais plutôt les immenses bénéfices qu’il peut générer, et les personnes impliquées sont inconscientes, ou peu soucieuses des conséquences néfastes de ces échanges. Trop souvent, des justifications telles que « la création de ponts sur le fossé numérique » sont utilisées comme excuses pour obscurcir et ignorer le fait que ces ponts font aussi office de pipelines pour des déchets toxiques vers certains pays et des communautés les plus pauvres du monde.
Il est très clair que ce scandale sur les déchets doit cesser au plus vite et surtout, il faut qu'une harmonisation des différentes lois liées aux recyclages soit mise en place avec une réelle concertation, avec tous les pays occidentaux et pays du Sud.
Aussi, nous pouvons louer l'application de la directive européenne portant sur la prise en charge des équipements électriques et électroniques qui oblige les producteurs de ces équipements à pourvoir à leur recyclage en favorisant le réemploi et en privilégiant les filières de valorisation des matières contenues aux solutions traditionnelles d'élimination ou de mise en décharge.
Cependant, même s'il n'existe pas encore de véritable prise de conscience en Afrique (d'un point de vue comportemental) ou de volonté politique sur les enjeux du développement durable, des actions et des programmes émanant d'Europe et des pays du Nord ouvrent la voie.
Les transferts de technologies devraient s'accompagner des transferts de compétences et de propositions concrètes quant au traitement de ces technologies, une fois qu'elles arrivent en fin de vie.

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