Atelier des medias

Web-émission participative pour la communauté des nouveaux médias [beta]

Matheus Valle

Où en est-on de la sphère privée sur Internet ?

Une fois mon ordinateur branché sur le Web, il est possible d’obtenir le numéro de ma carte de crédit, d’accéder aux sites que je fréquente, de savoir les livres que j’achète ou la musique que je télécharge… Un cracker compétent peut le faire, mais aussi la police, les agences d’information, les ministères de l’intérieur. Les blogueurs peuvent être les premières “victimes”. Est-il possible de concilier liberté individuelle avec sécurité virtuelle sans envahir la vie privée ? Que peut-on faire en tant qu’internautes ? Que font les Etats européens dans la matière ? Va-t-on vers une sorte de big brother ?

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Et en Allemagne, après de nombreuses données de clients qui ont "disparues" ou qui ont été vendues à des tiers, le nouveau scandal: la Deutsche Bahn (la régie ferrovière fédérale allemande) a -enfin aurait à l'heure qu'il est, mais le conditionnel ne semble plus être que symbolique- espionné environ 173'000 de ses employés (sur les 240'000 qu'elle emploit) en comparant leurs adresses, numéros de téléphone, données bancaires, avec les données de certains de leurs prestateurs de services, partenaires, et autres afin de -tenez-vous bien!- lutter contre la corruption et confondre les employés verreux.
MaB

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The Pirate Bay va vendre de l'anonymat aux internautes

Philippe Crouzillacq 01net le 25/03/2009 à 19h35
"Les responsables du site suédois, aujourd'hui en procès, préparent l'ouverture pour le 1er avril prochain d'un réseau permettant aux internautes de naviguer – et donc de télécharger – anonymement.
La loi Création et Internet sera-t-elle efficace pour dissuader certains internautes de s'adonner au téléchargement illégal ? Pour certains observateurs, non, dès lors qu'il existera des outils pour masquer son IP ou échapper aux « radars » des ayants droit.
Dernière preuve en date, le service de réseau privé virtuel (VPN, pour virtual private network) crypté grand public que The Pirate Bay compte lancer « avant le 1er avril ». Ce VPN baptisé iPREDator permettra aux internautes de rester « anonymes ». Pour accéder au service, il en côutera 5 euros par mois. Pour l'heure, les internautes intéressés, et il se peut qu'il y en ait, sont invités à laisser leur adresse de courriel pour recevoir une invitation pour la bêta.
(...)"

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Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 20 Mai 2009 sur NUMERA

"Le président de la République actuel a un plan". C'est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l'on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l'appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.
(...)
DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d'une première loi contre le piratage sur Internet, comme l'avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c'est une alliance à trois qui s'est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l'industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI "n'est que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique", et qu'il comptait bien s'attaquer "un jour au problème de la presse et de l'Internet". C'était en 2006.
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LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d'inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l'infrastructure du réseau. C'est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.
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Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s'est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l'ombre. La CNIL, qui s'est opposée à l'Hadopi, n'aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n'a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l'UMP, ont voté pour la loi. L'un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l'Assemblée, et sans doute au sein de l'institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l'omerta imposée par le gouvernement, et son manque d'indépendance, notamment financière.
(...)
Finalement, c'est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l'amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu'ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l'opposition des députés européens.

D'où l'importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l'échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.

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Hadopi : 50 000 procédures par an, 30 minutes par dossier ?
Olivier Chicheportiche, publié le 30 juin 2009 ZDNet.fr
Législation - L'étude d'impact que La Tribune s'est procurée fait froid dans le dos. On y découvre les dessous des procédures, expéditives, visant à poursuivre 50 000 pirates par an. De son côté, le Conseil d'Etat gifle à nouveau le texte.

La nouvelle loi Hadopi, qui doit être discutée à l'Assemblée nationale le 20 juillet prochain, remet la justice au centre des décisions suite à la censure du Conseil constitutionnel sur le volet répressif de la première mouture du texte.

Si le gouvernement s'est résolu à passer par la case justice pour punir les méchants téléchargeurs, il entend faire vite en mettant en place des procédures accélérées.

Comment mettre en place ce dispositif, disons exotique ? Le quotidien La Tribune a mis la main sur l'étude d'impact réalisée par les services du gouvernement pour établir une feuille de route et les méthodes de fonctionnements. Autant le dire tout de suite : le document ne rassure pas.
(...)

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Le faux wifi public, un vrai danger 09/07/09 - Europe 1

Créés par des cybercriminels, les faux réseaux wifi publics, qui permettent d'accéder à internet sans fil, se multiplient.
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Richard Stallman aux RMLL 2009: "Attaquer le partage c'est attaquer...
Pour inaugurer la journée grand public des Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) 2009, hier à Nantes, Richard Stallman a donné une conférence suivie par un bon demi-millier de personnes. L'occasion de rappeler les principes des logiciels libres, de jeter un coup de griffe à Sarkozy et Hadopi, et quelques gouttes d'acide à Linus Torvalds et aux tenants de l'"open source". (...)

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La grand-mère du Gers, figure martyre de l'Hadopi
Que risque vraiment la «mamie du Gers» si son petit fils télécharge?
Vincent Glad jeudi, 23 juillet 2009

Il avait fallu l'image du plombier polonais [2] pour que l'opinion publique s'inquiète du projet de directive Bolkenstein. Pour personnaliser un débat très technique, la loi Hadopi a trouvé, elle aussi, sa figure mythique: la grand-mère du Gers.

Reconstituons son histoire à partir d'extraits des discours à l'Assemblée du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, et du député communiste apparenté, Jean-Pierre Brard.

La suite sur Slate.fr

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Il revient à mon avis à ceux qui craignent d'être piratés ou d'être illégalement téléchargés de se protéger. Que pouvons-nous dire de plus ? En droit, ce qui n'est pas défendu est autorisé de fait. ce n'est pas celui qui télécharge qui doit être poursuivi, mais celui qui dispose la donnée au téléchargement, surtout sans aucune protection crédible (être inscrit, décliner de son identité, avouer sa maturité, etc...)

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Les logiciels-espions de la police inquiètent les gardiens des libertés
LE MONDE | 24.07.09 | Isabelle Mandraud
Les logiciels-espions de la police, introduits à distance dans l'ordinateur d'une personne sans son consentement, inquiètent. Dans un avis qu'elle devait rendre public vendredi 24 juillet - appliquant ainsi pour la première fois la loi du 12 mai sur la clarification du droit -, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) réclame des garanties sur leur utilisation. En utilisant l'image d'un "coffre-fort logique", elle suggère de limiter l'usage de ces outils pour qu'ils ne soient pas à la disposition d'un trop grand nombre de fonctionnaires sans l'autorisation d'un juge.
La reconnaissance légale de ces logiciels figure dans le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi II). Il doit être débattu à l'Assemblée nationale à la fin de l'année et définit, pour la période 2009-2013, les moyens alloués à la police. Ce texte ajoute dans le code pénal dix nouveaux articles sur la "captation des données informatiques en matière de criminalité organisée". Sous le contrôle d'un juge dans le cadre d'une information judiciaire, ces intrusions permettront aux policiers, "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre". Les lieux privés ou publics, comme les cybercafés, sont concernés.

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