Atelier des médias

Web-émission participative pour la communauté des nouveaux médias [beta]

anne-laure

Afrique : comment ça va avec la fracture numérique ?

Bonjour,

Anne-Laure Marie, journaliste à RFI et membre de l'Atelier des Médias. Je prépare un article pour la rédaction internet de http://www.rfi.fr sur l'internet en Afrique. Comment se connecte-t-on à la Toile aujourd'hui dans les pays d'Afrique francophone ? Combien ça coûte ? D'où se connecte-t-on (télécentre ? maison? bureau ? école ? ) Pour y faire quoi ? Des questions qui intéresseront peut-être certains membres de l'atelier des médias. Comme je dois rencontrer certains opérateurs ( Orange, Maroc Telecom), constructeur de réseaux ( Alcatel) ,institutions ( (l'OCDE), fabricants de logiciels ( Microsoft) je pourrais leur poser des questions que vous vous posez en tant qu'utitlisateurs . Pas toutes peut-être mais celles qui paraissent revenir le plus souvent. Je suis en tous cas fort intéressée pour avoir votre avis sur les questions soulevées par cet article,
en espérant vous lire nombreux
anne laure marie

Repères : enquête participative

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Réponses à cette discussion

Bonjour Fabrice
Merci pour ces infos sur le Togo
Il est clair et c'est déja dit dans le forum que le Sénégal semble être un cas particulier en afrique francophone.
Les tarifs pour accéder au haut debit (ADSL) semblent compétitifs et les cybers cafés font légion même si les gérants ont du mal à rentabiliser car avec l'offre d'orange l'internet à domicile a aussi augmenté.
Je confirme aussi que le triple play existe aussi au Sénégal ( internet haut débit, téléphonie fixe, television via ADSL)
Mais il faut aussi souligner que tout le senegal n'est pas encore couvert en haut débit, des zones blanches existent et ceci accentue la fracture numérique.
Pour ma part je pense qu'il faudrait pas que l'on se trompe de questionnement du fait que la fracture numérique est moins une question d'accés aux infrastructures TIC notamment internet qu'une question de bonne participation à la l'édification d'une société de l'information inclusive.
Pendant longtemps on a pensé qu'il fallait un environnement favorable à l'entrée massive d'ordi dans les pays africains pour reduire le gap numérique, certes il y a un peu de vrai dans cette vision mais ce qui est clair le cas du sénégal est assez éloquent :
Ordinateur bon marché, heure de connexion à la baisse et pourtant le defficit est tjrs la. Il est temps de relancer de véritable politiques publiques d'accés aux TIC par des stratégies clairement définies et developper des partenariats tripartites e matiere de TIC pour le développement ( Etat, ONG et Privés) pour le benefice des citoyens.

Laye Kanté
ICT Project Managar
ONG ENDA LEAD
Dakar Sénégal
blog : http://totalweb2.blogspot.com

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Voici ls cout de la connexion internet au Togo
Ls(lignes spécialisées)
64 kbits Tarif mensuel 350 000 cfa
128 Kbits Tarif mensuel 550 000 cfa
256 Kbits Tarif mensuel 1300 000 cfa

ADSL
64/128 kbits Tarif mensuel 50 000 cfa
128/256 Kbits Tarif mensuel 70 000 cfa
vous voyez que ces tarifs sont hors portée des togolais moyens. Moi je crois que pour vraiment lutter contre la fracture numérique en terme d'accès, vous devez faire un gros travail de sensibilisation auprès des politiques. Dans le cas du Togo, le cadre réglementaire ne s'y prête même pas au développement des infrastructures. Il est pratiquement impossible d'avoir des alternatives à l'ADSL et au traditionnel RTC. Le marché de l'internet est un duopole (il n'y a pas de compétition). La licence pour avoir une VSAT est à 5.000 000 mais rassurez vous, quelque soit vos justificatifs vous ne l'aurez jamais. Ici il y a même une réglementation sur l'utilisation des fréquences 2,4 Ghz.
Bref la lutte contre la fracture numérique doit à mon sens passer par une volonté politique, tant que nos politiques n'auront pas de vision claire sur le secteur des TIC, il n'y aura rien à faire.

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Bonjour à tous,

Pour faciliter la relance de la discussion sur le prix de l'Internet en Afrique et vous permettre de réagir avant publication sur certaines interviews déjà réalisées, je vous en propose la version brute avant montage.


http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modul..."">

Cette première interview est celle d'Annie Chéneau-Loquay, Directrice de Recherche au Centre National de Recherche Scientifique et Présidente d'Africa'Nti, Observatoire de l'Insertion et de l'Impact des Nouvelles Technologies en Afrique. Je vous rappelle que le sujet du deuxième article de la série est " Pourquoi Internet est-il si cher en Afrique".
Anne-Laure Marie

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Deuxième interview susceptible de vous faire réagir, celle du Directeur Exécutif pour l'Afrique chez Orange, Marc Rennard. A noter que j'ai fait cette interview il y a déjà quelques temps et que je n'ai pas " relancé" Mr Rennard sur des éléments dont j'ai eu connaissance après, comme les différences de prix entre le Mali et le Sénégal dont j'ai eu connaissance précisément par l'étude d'Africa for Progressive Communication, APC, communiquée par François Laureys.
Essayons tout de même pour entendre ce que vous en pensez

Je joins également un article d'Annie Chéneau Loquay qui pourra vous intéresser.
Anne-Laure Marie

http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modul..." height="20" width="200"">
Pièces jointes

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... Et si l'on veut toujours faire des comparaisons lorsque le cout du 256Ko semble abordable, environ 25 000 Fcfa en côte d'Ivoire, rien que pour l'internet, je constate qu'avec ~30Euro on a dans les pays riche l'Internet 8Mo - le téléphone (ilimité souvent) - la télé numérique - et même une clé pour connexion sans fil. pour en tout moins de 20 000 fcfa. par mois.
ma petite enquête me donne pour la côte d'ivoire:
4Mo: 300 000 fcfa (aviso)
téléphone: 10 000 fcfa (minimum) pour conserver votre ligne active/ mois
Net sans fil: 140 000 pour 2h/j pendant 20jours soit 40h (20 x 7 000 fcfa)
450 000 fcfa / mois

alors 20Euro que dépense un citoyen français et 680euro un ivoirien?
c'est pas une fracture numérique ça!.. c'est un gouffre.

ma proposition: Institutionnaliser les TIC

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Institutionnaliser les TIC dit Anderson de Côte d'Ivoire : vous voulez dire, en faire un service public ?
Anne-Laure Marie

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Bonjour,

Il faut dire qu'en Afrique, on a une certaine chance d'utiliser les dernières technologies, bien que cela apparaisse absurde. Il y a une concurrence farouche entre Fournisseurs publiques et privés, ce qui occasionne l'offre des dernières technologies. Néanmoins les coûts d'accès restent élevés compte tenu des facteurs environnants tels que le coût de l'électricité et des matériels d'utilisation.

les gros fournisseurs ouvrent plusieurs services de connexions: RTC, LS, BLR, ADSL, CDMA.

Chaque milieu selon ses besoins et ses moyens financiers fait un choix judicieux parmi les offres citées ci-dessus.

Cependant, les organismes internationaux, les ONG, associations, programmes, et projets possédant des moyens financiers acceptables optent pour les accès hauts débits: LS; satellites pouvant occasionner une interconnexion. Ces coûts d'accès restent élévés compte tenu du débit et de la technologie.

De même, les Instituts supérieurs ayant une certaine obligation de connexion, optent pour des accès ADSL; assez pratique et moyennement coûteux.

Enfin, les particuliers optent pour un accès RTC compte tenu du coût.

Bien que Internet soit un produit coûteux, beaucoup sont ceux qui se battent pour l'acquérir, car le constat général est que ce produit est devenu un outil de travail partie intégrante de l'ordinateur.

L'Afrique n'est pas très en retard comme beaucoup le pense, bien que le fossé numérique perdure. Chez moi au Burkina, les provinces les plus reculées bénéficient des connexion CDMA qui ouvrent de mieux en mieux des voies d'accès.

La BLR est un produit en reculent de nos jours car plus coûteux que les dernières technologies, c'est bien cette technologie qui désenclavait les zones les plus reculées et moins accessibles.

On compte de plus en plus sur la concurrence dans ce secteur pour l'amoindrissement des coûts d'accès.

NB: La majorité des internautes surfent dans les cybers café, compte tenu des coût d'accès très abordables.

COMPAORE Abdramane,
Ingénieur Informaticien,
Consultant indépendant.

Blog: http://www.afric-teach.at.ma

Au plaisir.

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Bonjour à tous,

Et merci pour tous vos témoignages. Celui d'Abdramane a particulièrement retenu mon attention car il parle de connexions sans fil, l'avenir de l'internet en Afrique selon presque tous les "experts" Vous semblez donc dire que le les connexions CDMA sont de plus en plus accessibles au Burkina y compris dans les villages ? Savez vous qui les a mises en place ? Pouvez vous nous en dire davantage ?
Anne Laure Marie

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Bonjour,

merci pour votre intérêt aux sans fils et particulièrement au CDMA.

Au Burkina, nous avons un Backbone national dénommé ONATEL SA qui fournit Internet aux privés comme aux particuliers. Ce qui voudra bien dire que toutes connexions passent par l'ONATEL SA ( http://www.onatel.bf ).

Mais depuis les années 2007, L'ONATEL est racheté par MAROC TELECOM si je ne m'abuse et est devenu actionnaire majoritaire.

Je puis dire que dès ce partenariat, L'ONATEL SA a renouvelé son parc et a apporté les dernières technologies d'où la CDMA.


Aujourd'hui au Burkina, muni d'un ordinateur portable à Ouagadougou, l'on peut se connecter à Internet jusqu'à un rayon de 15 à 20 km sans fil.

Etant donné que L'ONATEL était un office de télécom national, avait implanté des agences sur l'ensemble du territoire national d'ou les chef lieux de départements. Ainsi, L'ONATEL SA version MAROC TELECOM a hérité naturellement de ces avantages.

En effet, avec peu de matériels techniques et complémentaires dans les chef lieux de département, L'ONATEL SA a pu s'imposer facilement et à apporter la technologie adaptée d'ou la CDMA.Cette technologie demande peu d'infrastructures et de déploiements.

Voila en somme; comment et pourquoi d'une certaine façon, le BURKINA FASO à mieux maitriser le volet internet.

Par ailleurs, les fournisseurs d'accès privés tant bien que mal sur existent et contribuent à leur façon aux développements des TIC. Je leurs tir mon chapeau car la concurrence sur le terrain est assez déloyale. L'ONATEL SA est à la fois fournisseur national et ''détaillant''.

Les réseaux sans fils sont une technologie moins coûteuse et plus adaptée dans les zones pas très accessibles et éloignées. L'Afrique peut s'investir d'avantage.

Bref, ceci est notre expérience; je sais que pour des expériences il y a en plusieurs. Chaque pays doit adapter sa technologie selon sa politique et ses moyens financiers.

COMPAORE Abdramane.

http://www.afric-teach.at.ma

Au plaisir.

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je m`apelle basile niane journaliste charg des tic a la radio ocean fm dakar senegal
j`ai besoins de vous car des des quesrtions a vous poser
envoyer moi vos cordonnes dans ma boite
je fais un dossier sur la connection internet a haut debit au senegal et je pense que vous serez une personne ressource pour moi
cordialement votre
basile niane

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moi je voulais savoir aujourd`hui ou est ce qu`on peut classer l`afrique en particulier le senegal concernant la lutte contre la fracture numerique meme si le cable sat 3 est utilise par la sonatel jusqu`a present force est de constater comme vous l`avez dit la connection a internet a haut debit n`est pas encore a la portee de tous
c`est vrai que le senegal a fai un gran pas sur les tics mais cette campagne est detruite par la politique politicienne et aussi sur les chiffres qui restent aussi a desirer
l`analphabitisme est aussi un facteur qui bloque le travail je pense que les dirigeqnts doivent sensibiliser les populations du monde rural et lintroduction des langues nationales dans les tics et que cela ne reste pas seulement une politique politicienne mais qu`il est une suivi

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Bonjour Anne-Laure,

Depuis quelques mois, je me penche sur le sujet et pour apporter ma contibution j'ai créé une association PRATIC, nous organisons les JORETIC-2008 (www.congo-reflexionntic2008.com)
Actuellement, nous sommes en phase de recolte d'information pour faire un état des lieux au Congo.
Je pense que la fracture numérique doit être une priorité des jeunes cadres africains, seuls eux peuvent comprendre les enjeux.
Voilà, pour plus d'information sur nos actions, visitez notre site :www.congo-reflexionntic2008.com
Pièces jointes

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