Atelier des medias

Web-émission participative pour la communauté des nouveaux médias [beta]

Philippe Couve

Une chaîne française d'info internationale doit-elle parler uniquement français?

Nicolas Sarkozy a donné sa vision de la réorganisation de l'audiovisuel extérieur français. "Je pense qu'une chaîne publique, France Monde [regroupant RFI, TV5 et France24, NDLR], qui garderait l'identité de chacun des participants, ne peut que parler français", a dit le président. "Avec l'argent du contribuable je ne suis pas disposé à diffuser une chaîne qui ne parle pas français", a-t-il déclaré à l'occasion de sa conférence de presse du 8 janvier 2008.

Vous pouvez écouter l'intégralité de sa réponse à la question de Geneviève Goetzinger de RFI.



Selon vous, les médias audiovisuels français à destination du monde doivent-ils parler uniquement français (et être éventuellement sous-titrés)? Faites-nous connaître vos réponses et nous en parlerons dans une prochaine émission.

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Réponses à cette discussion

Et bien ça y est: Pouzilhac a décidé de supprimer 6 rédactions en langue étrangères d'ici au 31 janvier. Je ne sais pas ce que font les auditeur des 5 autres langue étrangères, mais les auditeurs de Berlin ont décidé de se mobiliser. Si vous aussi, vous pensez qu'une chaîne internationale qui n'émet que dans sa langue perd de son sens et de son influence, n'hésitez pas à vous solidariser avec nous: certes le nouveau président de RFI promet de renforcer d'autres langues, mais qui sait ce que l'avenir réserve et si les prochains sur la liste ne seront pas dans votre région.
Pour plus d'infos: http://atelier.ning.com/profiles/blogs/rfi-en-crise

MaB

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Thélyson Orélien...merci pour le soutien!

Quelques autres infos à propos de l'audiovisuel français à l'étranger sur le blog de Renaud Revel:
France 24, TF1 et France Télévisions se séparent à l'amiable

Concernant le paragraphe sur RFI:
"Ce dossier refermé, Pouzilhac va pouvoir s’attaquer au plan stratégique qu’il a mis en place pour Radio France Internationale, une société, issue de l’ex ORTF, de quelques 1180 personnes que le nouveau patron entend moderniser et dépoussiérer, avec notamment le développement de webs radios. L’antenne de RFI va ainsi faire l’objet d’un profond toilettage, avec la suppression de six services aux audiences devenues quasi confidentielles: l’Allemand, le Polonais, le Turc, l’Albanais, le Serbo Croate et le Laotien. Un travail d’écrémage nécessaire et que la BBC a opéré voilà huit mois, en faisant disparaître de son antenne toutes les langues existantes, au delà de l’ancien rideau de fer."

je ne peux que reformuler la question que j'ai posée sur le blog de Revel:
"Qu'entend M. de Pouzilhac par "audience confidentielle" pour la rédaction en allemand? Les relations franco-allemandes sont-elles si bonnes que la France se prive d'un outil aussi efficace que la radio pour expliquer sa vision du monde aux locuteurs germanophones qui, pour rappel, son plus nombreux au sein de l'UE que les locuteurs francophones?"

MaB

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Le petitjournal.com, le journal des Francais et francophones à l'étranger parle de la suppression des 6 programmes en langues étrangères de RFI.
MEDIAS – RFI en allemand, c’est fini !
"Vous n’entendrez plus la langue de Goethe sur les ondes d’RFI. C’est en tout cas ce que souhaite la direction de la radio qui a présenté vendredi 24 octobre au comité d’entreprise un projet d’arrêt de la diffusion en allemand et dans cinq autres langues. Un choc
Au bureau de RFI à Berlin, on s'inquiète de l'avenir de la relation franco-allemande
(...)
Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin, ne peut que prendre acte de la décision. "Quand on a consacré son existence au franco-allemand, la suppression d’émissions en allemand qui permettent d’informer sur la France est dommage", explique-t-il. "C’est un outil qui disparaît". Quand au symbole contenu dans ce projet, il admet que "ce n’est pas ainsi que les relations franco-allemandes vont s’améliorer". Concernant le manque d’audience invoqué pour justifier cet arrêt de la diffusion, il n’existe pas de chiffres qui permettent d’appuyer telle ou telle thèse. "Nous avons une audience qui n’est pas plus ridiculement basse que d’autres radios au public intimiste", se défend Pascal Thibaut. Une dimension politique apparaît alors : "Est-ce que le franco-allemand est toujours aussi important ?" On peut se poser la question à l’heure ou Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont loin de paraître complices comme de Gaulle et Adenauer ou d’afficher une amitié comme Chirac et Schröder.
(...)".


MaB

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le français est une langue universelle et très riche. de ce fait les chaines françaises ne pouront rien donner de noveau à la langue française et je crois que l'important est de donner les informations fiables de telle sorte que tous les auditeurs comprennent c'est à dire que les medias français peuvent difuser les infos dans n'importe quelle langue.

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Bonjour,

Je dirai non sans hésitation; car si la France veut plus se faire entendre dans le reste du monde , ses medias devront s'exprimer nécessairement dans d'autres langues surtout en anglais.

La francophonie épaulait largement le Français, mais depuis la politique à deux vitesses de Monsieur Sarkozy; l'Afrique francophone se détourne de plus en plus de la France. Elle s'amourache davantage à l'anglais pour mieux s'ouvrir au monde.

Egalement, la France se trouve de plus en plus isolée dû au certificat de décè du sommet France-Afrique ou Afrique-France. Si en plus de sa politique se trouvant être plus ou moins contestée elle souhaite limiter les langues de diffusions sur les média, elle s'exposera à une audience bien faible.

Le monde de nos jours est de plus en plus globalisé, nul ne peux se demarquer de fait de se distinguer. Le dévellopement exponentiel des TIC donne plus de possibilités aux choix des médias, la tendance est bien sûr aux médias de forte audience.

La remarque générale est que l'information est une arme sans limite; alors, si elle est limitée en diffusion par défaut "de langue", son impact ne peut être que moindre.

Merci.

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« On n’est pas plus cons que les Américains ! »

ENTRETIEN Libération, 10 décembre 2008
Médias. Alain de Pouzilhac doit réunir RFI, TV5 et France 24.

Recueilli par RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

(...)

Avez-vous viré Ulysse Gosset parce qu’il a rudoyé Bernard Kouchner lors du débat le Talk de Paris, sur France 24 ?

Bernard Kouchner n’a même pas été évoqué dans l’affaire Ulysse Gosset. C’est vrai que ça fait plus chic de dire «je suis viré parce que je suis impertinent, voyez comme je suis un grand journaliste», plutôt que «mon contrat arrive à échéance et je repars dans ma société d’origine»… Je vous rappelle la genèse : France 24 est composée à 50/50 de TF1 et France Télévisions qui nomme le directeur général éditorial, Ulysse Gosset, en novembre 2005 pour un contrat de trois ans. Au printemps 2006, on se rend compte que l’osmose ne se fait pas avec la rédaction et à l’été 2006, il devient responsable d’une émission, le Talk de Paris. Son contrat est un peu revu à la baisse [160 000 euros par an au lieu de 220 000 euros, ndlr]. En 2008, nous réfléchissons à la nouvelle grille : on demande aux leaders d’opinion de quatre pays ce qui est apprécié ou pas. Là, on se rend compte avec effroi que le Talk de Paris, qui est l’émission la plus chère de France 24, a l’audience la plus petite. Le contrat d’Ulysse arrivant à échéance le 27 novembre 2008, on lui dit qu’il ne sera pas reconduit et qu’il repart chez France Télévisions. C’est la fin du contrat d’un homme non performant. C’est aussi simple que ça.

(...)

l y a eu, à l’Assemblée nationale lors de l’examen des articles sur l’audiovisuel extérieur, de sévères attaques contre Christine Ockrent, Noël Mamère dénonçant des «relations incestueuses»…

Monsieur Mamère a été indigne. Cette femme est une très grande journaliste, elle a une expérience internationale sans commune mesure, elle a fait ses preuves à CNN, dans l’audiovisuel privé et public, et parce qu’elle est heureuse avec le ministre des Affaires étrangères, elle ne doit plus travailler ?

Tout de même, à chaque conflit, que ce soit Ulysse Gosset, ou Richard Labévière viré de RFI après une interview de Bachar al-Assad, c’est le nom d’Ockrent et de Kouchner qui apparaît. Pourquoi l’avoir recrutée, du moins si vous avez eu le choix ?

C’est injuste. L’histoire de Richard Labévière n’a rien à voir avec Christine Ockrent. Dans une entreprise, il y a des lois et des règles. On ne fait pas croire à la direction de la rédaction de RFI qu’on fait une interview exclusive de Bachar al-Assad pour RFI quand on la fait pour TV5. Mettre =C 3a sur les épaules de Christine, c’est dégueulasse !

Au départ, TF1 a investi 17 500 euros au capital social de France 24 et va en sortir moyennant 2 millions d’euros ainsi qu’un contrat de fourniture d’images. Est-ce moral ?

Quand on leur a demandé de sortir, les gens de TF1 ont considéré que leur 50 % avaient une valeur qu’ils ont estimée à 90 millions d’euros, puis 15 millions ; finalement, ils partiraient avec 2 millions. Il semble que la négociation soit bonne. France Télévisions touchera aussi 2 millions d’euros.

(...)

Votre décision de supprimer 6 des 19 langues à RFI (1) crée des remous syndicaux et diplomatiques. Allez-vous faire mach ine arrière ?

Quel est l’objectif de l’audiovisuel extérieur de la France ? C’est moderniser et dynamiser. Quand vous arrivez chez RFI, vous êtes frappé par une chose : vous avez des journalistes qui ont une vraie expertise internationale, un vrai talent. Mais c’est une société qui est engoncée dans des habitudes inchangées depuis vingt ans. Exemple : le mur de Berlin tombe il y a dix-neuf ans et on ne prend pas en compte les conséquences ! Avec la révolution technologique, n’est-il pas légitime de regarder s’il ne faut pas plus réorienter une langue ou la développer sur Internet ?

C’est parce que le mur de Berlin est tombé que vous supprimez l’allemand ?

Personne n’écoute ! Ça vous viendrait à l’idée d’écouter Deutsche Welle en français à Paris ? Le service public a une première mission : être écouté, regardé, consulté. On peut aussi se demander si les nouvelles technologies ne sont pas plus performantes pour RFI. Prenez le mandarin. En Chine, les ondes courtes et moyennes touchent 4 % de la population soit 55 millions de personnes ; avec Internet, c’est 257 millions. Donc on va peut-être développer le mandarin via des webradios. En=2 0Ile-de-France, la totalité des langues diffusées sur RFI en ondes moyennes fait moins de 0,1 % d’audience. Mais enfin mes enfants, cet argent, mettons le ailleurs ! Vous ne croyez pas qu’il y a des préoccupations plus importantes ? La langue arabe par exemple pour laquelle on réfléchit à développer un pôle entre France 24 et Monte Carlo Doualiya [radio arabophone qui fait partie de RFI, ndlr]. Voice of America avait beaucoup baissé au Moyen-Orient, ils ont fait des études sur l’audience et ils ont repris 15 % à 18 % de parts de marché : on n’est pas plus cons que les Américains!

Ces suppressions auront-elles des conséquences sociales sur RFI ?

On étudie les conséquences avec les partenaires sociaux.

Est-ce que le nouveau mode de nomination des présidents de l’audiovisuel public - dont vous êtes - vous choque ?

J’aurais mauvaise grâce à être choqué puisque j’ai été nommé comme ça, par décret du président de la République !

L’audiovisuel extérieur, c’est un merdier velu, tout de même. C’est quoi votre feuil le de route ?

Elle est simple : il faut reconquérir nos audiences pour TV5 Monde, RFI et Monte Carlo Doualiya, les consolider pour France 24. Il faut devenir un média global. Il faut un audiovisuel extérieur de la France qui à la fin de 2013 soit mieux organisé, moins coûteux et plus fort. Il faut donner ce regard français en différentes langues et en français pour faire une génération de francophiles.

(1) Allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien.

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Si Le Monde commence à en parler, c'est que l'on a réussi au moins à faire pression...il paraît même qu'"ils" commence à réfléchir, d'après ce que j'en sais du moins pour la rédaction en allemand pour laquelle la mobilisation a été assez exceptionnelle pour une audience, je cite "quasi nulle", et d'après maintenant Madame Götzinger de 5000 auditeurs mais sans donner la source de ces chiffres,,,cela fait des années qu'on entend parler d'une étude d'audience sur Berlin mais jamais le service des études n'a rendu public ses résultats...
MaB

Tollé contre la suppression de programmes en langues étrangères à RFI
LEMONDE.FR | 15.12.08 | 20h44 • Mis à jour le 16.12.08 | 12h50

Lorsque la direction de Radio France internationale (RFI) a annoncé, le 24 octobre, une "réflexion" sur la suppression des programmes dans six langues (allemand, albanais, laotien, polonais, serbo-croate et turc), la réaction a été immédiate.

En Allemagne, en Pologne ou en Russie (RFI devrait y être diffusé uniquement sur Internet), des pétitions ont recueilli des centaines de signatures en quelques semaines pour sauver ces programmes en langues étrangères. Des protestations diplomatiques ont même suivi : le maire de Berlin et plénipotentiaire pour les relations franco-allemandes, Klaus Wowereit, a écrit au directeur de RFI, Alain de Pouzilhac. Des intellectuels comme André Glucksmann ou l'ancien dissident soviétique Vladimir Bukovsky ont signé une pétition pour le maintien du russe sur les ondes radios, parce que "ces émissions sont le seul vecteur russophone dont dispose la France pour porter les valeurs de la démocratie dans l'espace post-soviétique".

Pour la direction de la radio, les audiences dans ces pays seraient décevantes, et il serait nécessaire de dégager des moyens pour développer les programmes tournés vers l'Afrique et le Proche-Orient, zone où RFI aurait perdu des parts de marché, comme l'expliquait Alain de Pouzilhac, le 10 décembre dans Libération. "Mais la direction ne nous a jamais présenté aucun chiffre" proteste une journaliste de la rédaction allemande, qui dit "être dans le flou total sur son avenir". "Nous faisons en permanence des études d'audience, à Berlin, il y a 5 000 auditeurs", conteste Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée de RFI, sans toutefois rendre publiques ces études d'audience. Face aux protestations, la direction de RFI semble quoi qu'il en soit vouloir temporiser et affirme désormais que rien n'est décidé.

(...)
Jean-Baptiste Chastand

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Je pense que tout dépend de la mission assignée à ces médias. Si leur mission est de faire la promotion de la langue française dans un monde dominé par la langue anglaise, alors je reponds par l'affirmative. Mais si l'objectif est de faire prévaloir et défendre la position de la France dans le monde, de promouvoir la culture française alors ces médias ont intérêt à parler dans les langues les plus importantes.

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Dire que les media francais doivent uniquement emettre en francais revient a reduire l2influence francaise .
cela parce que les langues qui sont les concurents du francais a savoir l"anglais et l"arabe notemmemt emettent dans d"autres langues et permettent en meme tant leur promotion.
Cete mesure tuera le Francais a cout sur

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si elle veule de tout fasoon c cequ'on voit depuis toujour on parle des francais!

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Sur La Gazette de berlin on peut lire sur RFi ca par exemple :

http://www.lagazettedeberlin.de/5157.html

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